Le 1 avril 2014 | Mis à jour le 3 avril 2014

Le mobilier retrouvé d’une pharmacie Art nouveau

par Interencheres

[Lot du jour] Dans la pharmacie du docteur Jacques à Nancy, les trublionnes plantes médicinales se courbent et s’entrecroisent pour hypnotiser les blessures et endormir les souffrants… .

Au début du XXe siècle, Nancy connaît l’une de ses plus brillantes périodes artistiques grâce aux artistes de l’Art Nouveau, qui va de paire avec une belle progression sociale. Preuve d’une réelle avancée de la médecine et d’un dynamisme économique nouveau, les pharmacies se multiplient en même temps que la population accroît dans la ville. Toutes s’installent dans le centre et huit d’entre elles défendront par l’architecture et l’ornementation de leurs officines la ligne courbe Art nouveau caractéristique de l’École de Nancy. A partir de 1903, l’officine du pharmacien Victor Jacques s’installe à l’intersection des rues Jeanne d’Arc et de la Commanderie. L’édifice, aujourd’hui classé monument historique, présente à l’intérieur un mobilier de Justin Férez (1870-1920) menuisier-ébéniste proche d’Eugène Vallin.

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En expertise chez un client de Meurthe-et-Moselle, Maîtres Pierre Perrin et Nicolas Leroy découvrent dans un grenier le mobilier de la pharmacie que l’on croyait disparu depuis un demi-siècle. Cette redécouverte s’avère importante pour le patrimoine Art nouveau de Nancy. Samedi 12 avril 2014, les commissaires-priseurs nancéiens proposent aux enchères ces deux portes à frontons, ainsi que deux encoignures, une étagère, et des éléments des comptoirs et boiseries à remonter. Les deux portes mesurent 3,5 mètres de haut. Leur décor sculpté présente les entrelacs d’une plante médicinale considérée comme magique : le datura stramoine. Elle soutient la structure ainsi que les desseins du lieu. La flore, omniprésente jusqu’aux gonds de la porte d’entrée, fait écho à l’ornementation de la façade de la pharmacie.

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Daté de 1904, l’ensemble sculpté dans le chêne est, semble-t-il, l’œuvre la plus importante de Justin Férez. Cette étonnante redécouverte, précieuse pour l’Art Nouveau, est estimée de 15 000 à 20 000 euros.

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Lien vers l’annonce de vente

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