Le 3 février 2021 | Mis à jour le 12 février 2021

Les coups de cœur 2020 de l’équipe Interencheres

par Interencheres

De la toile de Pedro Ribera au projet de drapeau olympique de Pierre de Coubertin, de la maison de poupée d’époque Napoléon III au verre en cristal de la reine Hortense, les belles adjudications ont émaillé l’année 2020 ! Découvrez les coups de cœur de l’équipe Interencheres…

 

Le coup de cœur d’Anthony


.Un dessin du procès d’Alfred Dreyfus

adjugé à 7 936 euros

 

« Les traits tirés, une mine amaigrie mais un regard déterminé… Cette gouache, réalisée par l’illustrateur Maurice Feuillet lors du célèbre procès d’Alfred Dreyfus, immortalise un moment clé de l’Histoire de France, évoquant les conditions de détentions terribles et le climat équatorial éprouvant de l’Ile du Diable. Un petit caillou de terre que j’ai eu la chance de visiter au cours de mon enfance passée en Guyane française et qui me donnait le sentiment de compter parmi les témoins privilégiés d’une affaire historique. »

Anthony, Technicien support et administrateur des ventes

Maurice Feuillet (1873-1968), Alfred Dreyfus au procès, le 12 août 1899. Pierre noire avec rehauts de gouache blanche. 35,2 x 22,8 cm. Adjugé à 7 936 euros par Ivoire Nantes le 8 décembre 2020 à Nantes et préempté par le Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme.

 

Le coup de cœur de Mathilde 


.Une enluminure préemptée par le musée Cluny 

adjugée à 66 040 euros

« Cette enluminure date du XVe siècle et semble pourtant avoir été exécutée hier, sous nos yeux. Malgré les siècles traversés, ses couleurs ont conservé tout leur éclat et ses détails délicats se manifestent encore avec la plus grande clarté et précision. Il me tarde de découvrir bientôt au musée Cluny ce témoignage extraordinaire d’un art porté à son plus haut degré de perfection.»

Mathilde, Juriste et DPO

Enluminure représentant une femme en prière dans un encadrement de rinceaux et de personnages. Miniature sur vélin, vers 1450. 18 x 12,5 cm. Contrecollée sur panneaux. Adjugé à 66 040 euros par Prunier le 11 octobre 2020 à Louviers.

 

Le coup de cœur de Guillaume 


.Le médaillon d’un corsaire malouin 

adjugé à 620 000 euros

« Breton d’origine et de cœur, je ne pouvais qu’être passionné par les histoires de corsaires. Ainsi, lorsque ce médaillon a été présenté aux enchères, mettant en lumière le prestige de la cité malouine, il a attiré mon attention. Le corsaire malouin Alain Porée se le voit offrir par Louis XIV pour ses nombreux faits d’armes en 1696. Ce médaillon est exceptionnel, tant par sa facture (or, argent, diamants…), que par son état de conservation et le fait qu’il ait conservé ses diamants d’origine et survécu aux vicissitudes de l’Histoire.»

Guillaume, Technicien support et administrateur des ventes

Boîte à portrait de Louis XIV ornée des diamants de la couronne pour un corsaire malouin, 1695. En or et argent ornée d’un profil du Roi-Soleil à l’antique, en émail moulé à la façon d’un camée, et au dos de son chiffre émaillé. La monture ornée de vingt diamants taillés en rose, probablement des mines de Golconde. Bélière en or. Adjugé à 620 000 euros par Rouillac le 4 octobre 2020 à Montbazon.

 

Le coup de cœur d’Alix 


.Un verre en cristal portant le monogramme de la reine Hortense

adjugé à 2 286 euros

« Un gobelet en cristal d’une incroyable finesse qui nous parvient en état exceptionnel malgré sa fragilité, les deux cents années et les dix changements de régime qu’il a vu défiler. Le verre est gravé de paysages et de cavaliers en différents reliefs, donnant une réelle profondeur aux scènes représentées. Un travail incroyable, qui sublimera encore bien des petits whiskies pour le plus grand bonheur de son heureux acquéreur.»

Alix, Business developer

Verre gobelet en cristal taillé gravé de cavaliers avec le monogramme de la reine Hortense et les grandes armoiries impériales. Adjugé à 2 286 euros par Beaussant-Lefèvre le 11 décembre 2020 à Paris.

 

Le coup de cœur d’Olivier 


.Un bas-relief égyptien

adjugé à 23 040 euros

« Ce bas-relief, vieux de près de 3 000 ans, ce qui en soit est fascinant, représente un dignitaire en adoration devant deux cartouches contenant les noms de Ramsès II, le premier signifiant « Elu de Ré ». Il illustre parfaitement l’importance qu’avait cette écriture pour ce peuple qui en couvrait ses temples et me rappelle la fascination que j’ai éprouvée en les visitant et en découvrant les hauts-reliefs de l’époque du père de Ramsès, Seti 1er, à Abydos.»

Olivier, Directeur technique 

Bas-relief égyptien, gravé en creux d’une scène, Nouvel Empire, XIXe dynastie, règne de Ramsès II. 44 x 49 cm. Adjugé à 23 040 euros par Ader le 18 juin 2020 à Paris.

 

Le coup de cœur de Céline 


.Un flacon signé Hector Guimard  

adjugé à 127 600 euros

« Je ne suis pas particulièrement fan de parfum, mais celui-ci est d’une formidable élégance ! J’aime beaucoup le style tout en délicatesse de l’Art nouveau et les courbes sinueuses de ce flacon en font une véritable œuvre d’art. Les couleurs chaudes et dorées sont également très séduisantes.»

Céline, Chef de projet digital

Hector Guimard (1867-1942), Eau de toilette Kantirix. Adjugé 127 600 euros le 9 octobre 2020 par la maison de ventes Copages Auction à Paris.

 

Le coup de cœur de Nicolas 


.Un projet de drapeau Olympique de Pierre de Coubertin 

adjugé à 234 950 euros

« Les Jeux Olympiques réunissent les sportifs du monde entier tous les quatre ans depuis 1896. Les Jeux ont été annulés en de très rares occasions, pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale. Cette année aussi, l’épidémie de Covid-19 a eu raison de l’évènement. Malgré tout, il garde une place de choix dans le cœur des amoureux du sport, preuve en est cette adjudication largement au-dessus de son estimation. La flamme olympique n’est pas prête de s’éteindre. »

Nicolas, Lead développeur back 

Pierre de Coubertin (1863-1937), projet de drapeau Olympique, 1913. Dessin à la mine de plomb et gouache sur papier. 21 x 27,5 cm. Adjugé 234 950 euros par Cannes Enchères le 26 juillet 2020 à Cannes.

 

Le coup de cœur de Mary 


.Un recueil d’architecture de Mallet-Stevens

adjugé à 1 736 euros

« Ce rare exemplaire des dessins de Robert Mallet-Stevens pour sa Cité Moderne nous replonge dans les années 1920 et aux prémices de la carrière du grand architecte. J’aurais adoré acquérir ce recueil ! »

Mary, Chef de projet digital

Recueil d’architecture, Une cité moderne. Dessins de Robert Mallet-Stevens (1886-1945) et préface de Frantz Jourdain (1847-1935). Adjugé à 1736 euros par Vichy Enchères le 14 mai 2020 à Vichy.

 

Le coup de cœur de Bénédicte 


.Une paire de perroquets de la manufacture Karl Ens

adjugée à 384 euros

« Inévitablement cette paire de perroquets de la manufacture de Karl Ens (Saxe), deux petits bijoux en porcelaine… Malheureusement je n’ai pas remporté l’enchère ! Mais je scrute tous les jours mes alertes pour me positionner sur les prochains qui passeront en vente.»

Bénédicte, Directrice commerciale et marketing

 

Manufacture de Karl Ens, paire de perroquets « Ouvéa » et Cacatoès. Porcelaine polychrome. 33 x 36 cm. Adjugé à 384 euros par Adjug’Art le 20 octobre 2020 à Brest.

 

Le coup de cœur de Pascal


.Un ouvrage de Plutarque ayant appartenu à Montaigne 

adjugé à 369 000 euros

« Un ouvrage important, quand on sait l’attachement du philosophe humaniste à l’égard du moraliste béotien, de même que leurs affinités stylistiques. Les quelques annotations laissées en marge par Montaigne, révèlent un lecteur éclairé et précis.»

Pascal, UX designer

Plutarque (46-125), Les vies des hommes illustres grecs et romains, deuxième édition de la traduction française vers 1559 ayant appartenu à Montaigne. Adjugé à 369 000 euros par Blanchy-Lacombe le 15 octobre 2020 à Bordeaux.

 

Le coup de cœur de Frédéric


.Une toile de Pedro Ribera

adjugée à 83 640 euros

« Les ventes aux enchères nous invitent au voyage et ont parfois cette faculté extraordinaire de faire ressurgir nos plus précieux souvenirs. Ainsi, devant ce chef-d’œuvre de Pedro Ribera, je revivais mes tendres années au pays basque espagnol et retrouvais sa lumière flamboyante, ses odeurs envoûtantes et l’allégresse d’une fête populaire, ponctuée d’un fougueux Fandango.»

Frédéric, Directeur général délégué

Pedro Ribera (1867-1949), Fandango à Saint-Jean de Luz. Huile sur toile. 41 x 55 cm. Adjugé à 83 640 euros par Carrère Laborie le 25 juillet 2020 à Guéthary.

 

Le coup de cœur de Delphine


.Une maison de poupée d’époque Napoléon III

adjugée à 36 000 euros

« Si beaucoup d’enfants rêveraient aujourd’hui de pouvoir jouer avec cette maison de poupée d’1m75, c’est aussi un petit bijou technique avec ses cheminées, soieries et boiseries décorant les pièces ! Un raffinement qui lui a permis d’être exposée au Petit Palais au début du XXe siècle. »

Delphine, Chef de projet digital

Grande maison de poupée de style néoclassique, 1865. Noyer ciré en quatre éléments. Adjugé à 36 000 euros par la Galerie de Chartres le 16 mai 2020 à Chartres.

 

Le coup de cœur de Diane


.Une étude pour un décor de théâtre d’Amable Petit 

adjugée à 4 340 euros

« A défaut de se délecter cette année d’une pièce de théâtre, les études d’Amable Petit réveillaient, le temps d’une vente, les souvenirs enchanteurs des plus beaux spectacles parisiens de la fin du XIXe siècle. Ainsi, derrière ce fastueux rideau au rouge flamboyant, pouvait-on aisément rêver de Phèdre, de Lady Macbeth ou de la Dame aux camélias interprétées par la Divine Sarah Bernhardt.»

Diane, Rédactrice en chef du Magazine des enchères

Amable Petit (1847-1917), Etude de rideau aux perroquets. Gouache sur papier. 30 x 30 cm. Adjugé à 4 340 euros par Valérie Régis le 21 avril 2020 à Deuil la Barre.

 

Le coup de cœur de Marie-Laure


.La Pomme bouche de Claude Lalanne

adjugée à 48 750 euros

« Poétique, baroque, naturaliste ou encore fonctionnelle, nombreuses sont les qualifications se rapportant à l’œuvre de Claude Lalanne. Cette Pomme bouche révèle la délicatesse d’une artiste généreuse, clairvoyante et vive. Œuvre à la fois végétale et anthropomorphe, elle supplante le symbolisme prégnant de ce fruit pour nous en offrir une interprétation intime et sensuelle. Le design floristique s’approprie ici le récit biblique, et nous révèle l’espièglerie de celle qui nous a quittés il y a deux ans déjà.»

Marie-Laure, Assistante commerciale

Claude Lalanne (1925-2019), Pomme Bouche, 1988. Epreuve en bronze doré. Haut : 13,5 cm. Adjugé à 48 750 euros par Osenat le 20 décembre 2020 à Versailles.

 

Le coup de cœur de Maxime


.La guitare Fender de Christophe signée Enki Bilal

adjugée à 32 500 euros

« Gros coup de cœur pour cette guitare unique, née de la collaboration des deux amis Enki et Christophe. Il s’agit d’un modèle limité à 25 exemplaires avec son étui custom. Celle-ci était réservée pour le chanteur, mais malheureusement il n’a jamais pu en profiter…»

Maxime, Lead développeur

Fender, guitare électrique. Modèle Telecaster « Enki Bilal ». Adjugé à 32 500 euros par Cornette de Saint-Cyr le 7 novembre 2020 à Paris.

 

Le coup de cœur de Marine


.Une photographie de Maradona disputant sa première Coupe du monde 

adjugée à 1 276 euros

« 1982. Belgique contre Argentine. Diego Maradona dispute sa première Coupe du monde à tout juste 21 ans. Cette photographie, issue du fonds d’archives du journal L’Equipe, fonctionnant comme le témoin d’une histoire qui perdure, capture le légendaire « Pibe de Oro », disparu en novembre dernier. Plus qu’un coup de cœur, un hommage à cette « espèce de cerf-volant cosmique ».»

Marine, Assistante Community Manager et Web Marketing

Diego Maradona, Belgique-Argentine – Coupe du monde 1982 © L’Équipe 13 juin 1982. Tirage unique postérieur. Impression jet d’encre sur papier baryté. Edition 1/1.60 x 80 cm. Adjugé à 1 276 euros par Boisgirard-Antonini le 9 octobre 2020 à Paris.

 

Le coup de cœur de Lucie


.Un pastel d’Edgard Degas 

adjugé à 362 500 euros

« Le regard est attiré vers la courbe du bras, la chute de l’épaule et le dos ; nous regardons la danseuse, non la personne. Cette primauté du corps et cette capacité à saisir la fugacité d’un instant sont les plus grandes prouesses de Degas. Ce pastel, à la grâce indéniable, est une étude pour une toile conservée à la National Gallery of Art de Washington…. la nostalgie d’un temps où l’on pouvait flâner dans les musées et le souvenir d’une exposition au musée d’Orsay.»

Lucie, Assistante éditorial

Edgard Degas (1834-1917), Danseuse, vers 1896-1899. Pastel. 47,8 x 34,5 cm. Adjugé à 362 500 euros par Touati-Duffaud le 20 novembre 2020 à Paris.

 

Le coup de cœur de Fiston


.La Ferrari de Johnny Hallyday 

adjugée en live à 318 600 euros

« Je m’imaginais déjà parcourir les routes, oreilles au vent, au rythme d’un air de rock’n’roll, avec pour compagne, Cheyenne, la chienne bien-aimée de Johnny…. Malheureusement courir après un os tant convoité n’est pas chose aisée ! »

Fiston, chargé de veille marché de l’art

Ferrari 512 TR 28CV, ayant appartenu à Johnny Hallyday. Adjugé à 318 600 euros par Montargis Enchères le 26 septembre 2020 à Solterre.

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