Le 9 juin 2015 | Mis à jour le 15 juin 2015

Ling Fengmian, le maître qui monte

par Interencheres

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Quatre œuvres de l’illustre artiste et théoricien de l’art chinois du XXe siècle sont mises aux enchères lundi 15 juin 2015 à Paris. L’occasion de vérifier que les prix des œuvres du maître de Zao Wou-Ki, Wu Guanzhong et Chu Teh-Chun sont en train d’égaler ceux de ses élèves.

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Quel est le point commun entre les artistes chinois contemporains Zao Wou-Ki, Wu Guanzhong et Chu Teh-Chun ? Ces trois stars du marché de l’art, dont les tableaux enregistrent des millions d’euros en ventes publiques ont bénéficié de l’enseignement artistique du même homme : Lin Fengmian (1900-1991). Si le travail de cet illustre artiste et théoricien de l’art chinois du XXe siècle a toujours été reconnu en Chine, où il a notamment occupé le poste de président de l’Académie nationale des Arts de Pékin, sa cote restait néanmoins bien en-deçà de celle de ses élèves. Mais Lin Fengmian semble avoir depuis peu le vent en poupe, « ces œuvres atteignent désormais le million d’euros, alors qu’elles plafonnaient à 100 000 euros il y a encore 2 ou 3 ans », commente Maître Ludovic Morand qui proposera trois encres et couleurs sur papier et une huile de l’artiste lundi 15 juin 2015 à Paris.

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Ces quatre œuvres témoignent de l’union entre l’art chinois et la peinture occidentale moderne opéré par Fengmian, qui fait partie des premiers artistes chinois à étudier en France, entre 1918 à 1925. « Il s’inspire en effet des courants occidentaux comme le cubisme, le fauvisme et l’impressionnisme. Comme pour sa « Mare aux lotus », qui rappelle instinctivement les « Nymphéas » de Monet tout en célébrant la fleur emblématique de la Chine, détaille le commissaire-priseur. Dans sa scène d’opéra, « Le Pavillon des pivoines », l’influence du cubisme est également très présent, notamment dans les costumes géométriques. » Pour autant Lin Fengmian continue de s’inspirer de techniques et de thématiques traditionnelles chinoises comme l’encre de Chine ou encore la thématique de l’Opéra, son but étant de mêler les deux influences franco-chinois dans une parfaite fusion artistique.

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Cet ensemble dispersé aux enchères, pour des estimations allant de 180 000 à 350 000 euros, provient d’une famille franco-asiatique. Résidant à Hong-Kong dans les années 1950, les propriétaires avaient acheté ces quatre œuvres dans une galerie pour leur aspect décoratif, sans se douter qu’elles étaient l’œuvre d’un artiste majeur chinois. Leur surprise a d’ailleurs été grande lorsque Maître Morand leur a dévoilé leurs quatre estimations !

 

Lien vers l’annonce de la vente aux enchères

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