Le 30 mars 2018 | Mis à jour le 3 avril 2018

Pourquoi Omar el Nagdi est-il un artiste à suivre ?"]

[VIDEO] Pourquoi Omar el Nagdi est-il un artiste à suivre ?

par Interencheres

Dimanche 8 avril 2018, Maîtres Delphine et Jean-Jacques Bisman organiseront une vente au enchères au domaine du Chesney, près de Giverny, un lieu de création artistique dans lequel résida Omar el Nagdi, considéré comme l’un des « maîtres du renouveau de l’art contemporain oriental ». Cette vacation retransmise sur Interencheres Live présente plus de 30 œuvres de cet artiste égyptien, exposé au Louvre Abu Dhabi et dont les tableaux atteignent jusqu’à 900 000 euros aux enchères.

 

Un artiste incontournable du marché de l’art contemporain

En mars 2016, aux Emirats arabes unis, l’artiste égyptien Omar el Nagdi (né en 1931) enregistre un record de vente avec son tableau « Sarajevo » adjugé à près de 900 000 euros (855 570 euros au marteau). Cette huile sur toile de 3 mètres de long est actuellement visible au Louvre Abu Dhabi. Hissé depuis en première ligne du marché de l’art contemporain, Omar el Nagdi sera mis à l’honneur à l’occasion de cette nouvelle vente retentissante au cours de laquelle 34 de ses œuvres seront proposées. Les estimations oscilleront de 200 euros jusqu’à 70 000 euros pour « Badgad sous les bombes » une huile sur toile haute de près de 3 mètres qui, par sa thématique forte et son grand format rappelle son illustre « Sarajevo ».

 

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Aux côtés de Dali, Picasso et de Chirico

Diplômé des Beaux Arts et de la Facultés des Arts Appliqués du Caire, Omar el Nagdi expose à seulement 30 ans, en 1961, aux côtés de Dali et Picasso dans une exposition internationale en Espagne. Il fréquente également l’artiste italien Giorgio de Chirico qui inaugure sa première rétrospective à Rome en 1962. « A l’époque, Omar el Nagdi est déjà considéré par les critiques d’art comme un maître du renouveau de l’art oriental », détaille Maître Delphine Bisman, commissaire-priseur de la vente, avant de préciser qu’une grande exposition en solo a été organisée en 1995 à l’Institut du Monde arabe consacrant l’œuvre d’Omar el Nagdi sur la scène parisienne et internationale. Les tableaux de l’artiste égyptien sont aujourd’hui présents dans de nombreux musées et de grandes collections aux Etat-Unis, dans les pays du Golf, en Allemagne, en Égypte et au Japon

 

Une étonnante diversité des genres

Le domaine du Chesney, où sera organisé la dispersion, est un lieu de résidence d’artistes. « Entre parc et château, il devient pendant un temps le lieu de de création d’Omar el Nagdi, détaille Maître Delphine Bisman. C’est dans dans ce cadre classique que l’artiste contemporain réalise certaines des toiles présentées à la vente dont « Automne au Chesney, Vernon » estimée de 12 000 à 15 000 euros, peint sur le motif dans le bois du domaine. La touche impressionniste rappelle celle de Monet, qui peignait d’ailleurs juste à côté à Giverny ». Mais le travail d’Omar el Nagdi reste avant tout emprunt des références de la tradition orientale. « L’extraordinaire chez Omar c’est l’étonnante diversité des genres et des expressions picturales (…) une voix de l’Égypte qui parle de l’homme et de ses mystères tout en peignant dans un médium universel, le quotidien, sa beauté et l’ordre secret des choses et des âmes », détaille Francine Henrich, mécène d’Omar el Nagdi et propriétaire du domaine du Chesnay et de la collection des 150 œuvres mises aux enchères, dont les 34 de l’artiste égyptien.

 

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Arabesques, calligraphie traditionnelle et rehauts de feuille d’or

Ambassadrice passionnée d’art, Francine Henrich découvre Omar el Nagdi lorsqu’elle prit son poste en Egypte. La mécène est alors touchée par son « sens de l’arabesque décorative (qui) transfigure certaines de ses calligraphies et sert de multiples façons un art où le sens de la construction n’est jamais aride. Son admiration pour la culture Byzantine et ses icônes réapparaît en une série de toiles sur feuilles d’or qu’il affectionne. » Plusieurs de ses toiles rehaussées de feuilles d’or figurent au programme de la vente, à l’image « Des accordailles » dont l’estimation est fixée entre 30 000 et 40 000 euros. Cette oeuvre de 2 mètres par 2 mètres qui représente une scène traditionnelle de fiançailles est d’ailleurs l’un des coups de cœur de la commissaire-priseur : « J’aime le souci du détail, l’humanité insufflée aux personnages, la place centrale donnée au musicien et les les multiples références à la calligraphie orientale. Et en bas de la toile, Omar el Nagdi a signé deux fois : en français et en arabe. »

 

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Découvrez les 34 œuvres de l’artiste Omar el Nagdi mises aux enchères le 8 avril au Domaine du Chesnay et en Live sur Interencheres.

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