Dans les ventes d’arts d’Asie se mêlent pièces anciennes et modernes, venues de pays très différents… Mais ce marché, si vaste soit-il, connaît des modes et des variations. Exploration avec trois experts.
Expert notamment pour Cannes Enchères, Jean Gauchet pose d’emblée le débat : « Ce marché des arts d’Asie est très fluctuant, il bouge d’une année sur l’autre. Le domaine phare reste à mon avis la porcelaine ancienne. Et depuis quelques temps je remarque que les pièces de qualité moyenne, datées du XIXe siècle sont en perte de vitesse alors que les beaux objets rares et plus anciens ne cessent de monter ».
La cote de la porcelaine chinoise du XVIIIe siècle
La porcelaine justement se retrouve pratiquement dans toutes les ventes… Mais avec des estimations qui peuvent aller de quelques dizaines d’euros à quelques millions ! Tout en haut de la fourchette se trouvent les porcelaines impériales, à l’image d’un vase époque Qianlong XVIIIe siècle estimé 300 000 à 400 000 euros dans la vente Cannes Enchères du 13 juin. « Un exemplaire similaire a été adjugé 7,7 millions d’euros chez Osenat en 2022 », rappelle l’expert.
Mais en dehors de ces pièces d’exception, l’experte Marine Bassal Biron indique que « la porcelaine chinoise du milieu du XVIIIe siècle, période de transition entre les Ming et les Qing est toujours recherchée. C’est du bleu et blanc classique, mais à ce moment politiquement un peu instable, les artistes ont eu beaucoup plus de liberté dans leur création, leurs pièces sont souvent étonnantes ». Pour la maison de vente Aguttes, elle a ainsi estimé deux verseuses à décor de tulipes feuillagées pour 800 à 1 000 euros pièce (vente du 12 juin). Plusieurs experts citent également parmi les « best sellers » originaires de Chine les jades (néphrite blanc et jaune, jadéite vert pomme) et les émaux cloisonnés sous forme de petits objets et boîtes.
Par CANNES ENCHERES à Cannes le 13/06/2025 : !!!! AUCUNE ENCHERES LIVE ACCEPTEE / NO LIVE BID ALLOWED !!!!
CHINE, Marque et époque Qianlong, XVIIIe siècle
Important et rarissime vase en porcelaine
De forme bouteille dite « tianqiuping » (天球瓶), présentant une large panse globulaire surmontée d’un col droit tubulaire, sur lequel évolue un très important décor peint sous couverte en émaux bleu de cobalt sur fond blanc. Il est orné de neuf dragons à cinq et trois griffes évoluant parmi des nuées volutées. La bordure du col est agrémentée d’une frise de champignons d’Immortalité Lingzhi. Une marque Qianlong à six caractères en zhuanshu en bleu de cobalt apposée sous la base.
Hauteur : 53 cm
Diamètre : 40 cm
(Anciennement monté en lampe et comprenant un trou de 9 mm en partie inférieure de la panse)
Les renseignements sur l’état sont donnés à titre indicatif au mieux de la connaissance du commissaire-priseur et/ou de l’expert. Ils n’engagent nullement leur responsabilité et n’excluent pas l’examen du lot par l’acheteur ou par son représentant.
Photos condition report : https://www.dropbox.com/scl/fo/2d8hu8cesla173pfhnwgt/ACARswEjV7vPeL610RssNcQ?rlkey=lt1osxo13b38lwqp0po1tysyo&st=cf5b0stu&dl=0
清乾隆 青花釉裏龍出海紋天球瓶
《大清乾隆年製》款
Estimation : 300 000 / 500 000 €
Frais en sus du prix d’adjudication : 30 % TTC
Conditions pour participer aux enchères : une caution bancaire de 100 000 € devra impérativement être versée par l’enchérisseur sur le compte de Cannes Enchères et reçue sur ce même compte avant le 11 juin, pour pouvoir enchérir dans la salle ou par téléphone (français / anglais). Aucune enchère sur Internet ne sera permise pour ce lot. Nous demander nos références bancaires pour le versement de la caution.
Seuls les enchérisseurs qui se seront enregistrés préalablement et avant le 11 juin pourront participer après avoir fourni : – 2 pièces d’identité en cours de validité recto-verso (passeport, carte d’identité,..) – l’ensemble de ses coordonnées (téléphone, adresse postale précise avec copie d’une facture – de type relevé bancaire, électricité, eau,… – émise à son nom et à cette même adresse) – les coordonnées bancaires internationales du participant (IBAN).- des références sérieuses auprès de maisons de ventes de renommée internationale (copies de factures à son nom – récentes et soldées – exigées pour des achats et montants suffisamment significatifs). En l’absence de références jugées suffisamment sérieuses, Cannes Enchères pourra refuser la participation ou exiger une caution bancaire supplémentaire de 200 000 €.
Si l’acheteur est représenté, ces mêmes informations seront demandées à la fois pour l’acheteur et pour son représentant.
!!!! ATTENTION !!!! Aucune modification du nom de l’acheteur sur le bordereau ne sera permise une fois l’adjudication prononcée. Il est impératif de communiquer le nom de l’acheteur final dès la demande de participation.
Paiement : Le paiement du lot adjugé se fait au comptant par tout moyen, étant entendu que le paiement en espèces ne peut dépasser 15 000 € pour les non professionnels et résidents fiscaux hors de France. Le paiement ne peut être fractionné et ne peut être fait que par le débiteur. Cannes Enchères accepte plusieurs paiements partiels pour une seule facture mais provenant d’un seul et même payeur.
Renseignements : Alexandre Debussy, Téléphone : +33 6 78 69 44 29, Email : [email protected]
Expert : Gauchet Art Asiatique, 45 rue Monge 75005 Paris, Téléphone : +33 6 12 43 84 29, Email : [email protected]
Exposition : Visible chez Cannes Enchères à Cannes jusqu’au 23 mai sur rendez-vous uniquement (+33 6 78 69 44 29). Visible chez l’expert à Paris entre le 31 mai et le 9 juin sur rendez-vous uniquement +33 6 12 43 84 29. Exposition publique avant-vente le 12 juin (10h-12h / 14h30-18h) et le matin de la vente 13 juin (10h-12h).
Exportation : Une demande de certificat d’exportation pour bien culturel a été déposée le 12 mars 2025 auprès du Service des musées de France à Paris. La licence d’exportation, une fois le nom de l’acheteur connu, sera demandée pour son compte par Cannes Enchères (coût 300 € HT à la charge de l’acquéreur).
Assurance après-vente : Compte tenu des délais de règlement et de traitement administratif indépendants de la volonté de Cannes Enchères, le lot sera assuré après-vente, jusqu’à son retrait par l’acheteur ou son transporteur dûment mandaté, pour son montant adjugé frais compris (coût 0,30% du montant assuré à la charge de l’acquéreur).
Provenance :
• Edmond André GAUTIER (1835-1895), arrière-grand-père de l’actuel propriétaire du vase. Edmond GAUTIER, greffier au tribunal de 1ere instance de Loches et membre correspondant de la Société archéologique de Touraine, était historien de la ville et du château de Loches. Une rue porte son nom à Loches. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et écrits sur cette ville.
Publications :
o Dissertation sur le donjon de Loches, la tour Ronde dite de Louis XI, la troisième tour dite le Martelet, les cachots et les souterrains du château, Congrès archéologique de France, tenu à Loches en 1869, Paris, 1870, p. 174-179.
o Étude sur le château de Loches, Congrès archéologique de France, tenu à Loches en 1869, Paris, 1870, p. 360-385.
o Journal de l’occupation prussienne à Loches du 6 février au 8 mars 1871.
o Les souterrains du château de Loches, Bulletin de la Société archéologique de Touraine, Tours, 1877, t. III, p. 29-58.
o Histoire du donjon de Loches, Châteauroux, A. Nuret et fils, 1881, 221 p.
• Marie François Méturas Edmond André GAUTIER (1873-1929), fils du précédent, rentier, engagé sous les drapeaux pendant la guerre de 14-18. Il reprit une partie des recherches de son père sur le château de Loches.
Publication :
o Résumé des recherches et découvertes nouvelles faites au château de Loches, Bulletin de la Société archéologique de Touraine, Tours, 1912, t. II, p. 475-476.
• Par descendance.
Le vase est avec certitude dans la famille depuis au moins les années 20 d’après la datation des photos retrouvées dans les archives familiales. Toutefois, de tradition familiale, le vase serait rentré dans la famille au cours du XIXe siècle.
Comparatif :
• Un modèle de vase identique est conservé dans les collections du Palais à Pékin, sous la référence n°00087783, illustré dans l’ouvrage : G. Baoshang, Qīnghuā yòu lǐ hóng (青花釉里红 (下), Shanghai Science and Technology Press, 2000, p. 141, pl. 127.
• Un autre modèle a été vendu par la maison de ventes aux enchères Osenat à Fontainebleau le 1er octobre 2022, sous le n° 36.
Faire communion entre la terre et le ciel… Tel était le statut céleste des empereurs sous la dynastie des Qing. Appelés également « fils du ciel », ces derniers avaient le pouvoir d’interférer entre le monde humain et le divin. Notre présent vase en porte également toute la charge symbolique, d’une part par sa rareté, sa forme ainsi que son décor.
Cette allégorie au divin se manifeste tout d’abord à travers la forme employée. Celle-ci, variante de la forme classique de vases dite « bouteille », est appelée en chinois « tianqiuping » (天球瓶), ce qui se traduit en français par « sphère céleste ». La taille imposante ainsi que la rondeur parfaite de la panse évoquent en effet celle d’un astre. Ce type de modèle fut introduit dans la production de céramiques à partir du règne de l’empereur Yongle (1402-1424), sous la dynastie des Ming. Ils furent tout particulièrement employés pour l’ornement des autels au sein des temples des palais impériaux. La plupart des premiers modèles présentent un décor en bleu et blanc, à l’instar de notre vase, annonçant ainsi les prémices du chef-d’œuvre qu’il deviendra. Ce décor se popularise tout au long de la dynastie Ming, grâce aux avancées des techniques de cuisson, permettant d’obtenir une panse sphérique parfaitement formée et un décor harmonieux sur l’ensemble de la pièce. Il s’agit de productions extrêmement coûteuses, qui nécessitent une production longue et parfaite, ne laissant pas de place au repentir. Sous le règne de Xuande (1426-1435), plusieurs exemples notables, tels qu’un vase présent dans les collections du Palais impérial de Pékin (cf. illu 1), arborant un décor de dragon à trois griffes évoluant parmi les nuées, ne sont pas sans rappeler les prémices de notre modèle.
Sous la dynastie Qing, la production des vases tianqiuping atteint son apogée, avec des réalisations d’une qualité inégalée issues des ateliers impériaux de Jingdezhen, sous la supervision de Nian Xiyao (1726-1736) et Tang Ying (1736-1753). Chacun d’eux marquera les productions de leur temps par les innovations qu’ils insuffleront aux décors et aux formes. Sous le règne de Qianlong (1736-1795), les productions visent à rendre hommage aux réalisations du passé tout en y apportant une touche de modernité, tant par l’utilisation de techniques plus abouties que par une recherche stylistique poussée, aboutissant à une perfection dans l’agencement des décors. Notre présent vase en est le témoignage, avec une répartition du décor extrêmement harmonieuse sur l’ensemble de la pièce et une recherche approfondie de profondeur et de perspective dans l’usage des différents camaïeux de bleu de cobalt, apportés par la maîtrise des cuissons et des différents oxydes présents dans les pigments (aluminates et silicates de cobalt). Le décor des vases tianqiuping s’enrichit au fil des dynasties, les ateliers impériaux faisant preuve de davantage de fantaisie en y ajoutant notamment des motifs en rouge de fer, à l’image d’un vase conservé dans les collections du musée du Palais (cf. illu. 2), mais également avec des décors traités en réserve à la manière du modèle conservé dans les collections du musée Guimet (cf. illu. 3).
Très tôt dans les productions de porcelaine chinoise, le motif du dragon, allégorie suprême de l’Empereur sous sa forme zoomorphe, s’impose comme le décor privilégié des commandes impériales. Cette créature fantastique, tantôt marine, tantôt terrestre, sert également de lien entre le monde terrestre et l’au-delà. Le dragon est parfois représenté seul, évoluant dans les nuées célestes, mais il apparaît également au sein de rinceaux de lotus (cf. illu. 4 : voir vente Christie’s du 19 septembre 2019, lot n° 763). Sur notre modèle, les dragons sont représentés de profil, parfois ailés, adoptant des postures variées et dynamiques, se répartissant harmonieusement sur l’ensemble de la panse. Ils reprennent les caractéristiques stylistiques classiques apparues au début de la dynastie Ming : yeux globuleux, museaux larges, têtes surmontées de cornes de cerf et corps recouverts d’écailles finement détaillées.
Ces dragons sont pourvus à trois ou cinq griffes, cette dernière représentation étant le symbole ultime des productions impériales. En effet, seules les œuvres destinées à l’Empereur et à sa famille étaient autorisées à représenter des dragons sous cette forme. Enfin, la présence de neuf dragons sur ce vase n’est pas un choix anodin : seule la famille impériale pouvait utiliser cette représentation, le chiffre neuf étant le plus grand des nombres entiers et associé à l’Empereur dans la symbolique chinoise.
L’utilisation du nombre sacré de neuf dragons, combinée à la forme céleste qianqiuping de ce vase, renforce ainsi la connexion impériale et nous permet d’affirmer que cette pièce était destinée à être utilisée au sein du Palais impérial et à l’usage de l’Empereur Qianlong lui-même. Un modèle identique à notre vase est aujourd’hui présent dans les collections du Palais à Pékin, sous la référence n° 00087783 (cf. illu. 5).
Témoignage exceptionnel des plus belles productions en porcelaine réalisées sous la dynastie Qing, notre vase incarne à la fois la perfection technique mais également la puissance symbolique du règne de l’Empereur Qianlong. Il illustre la quête d’excellence qui animait les artisans impériaux de Jingdezhen au service de l’Empereur.
CHINA, Qianlong mark and period, 18th century
A highly important and exceptionally rare porcelain vase of tianqiuping (« Heavenly Sphere ») bottle form, featuring a generous globular body rising to a tall cylindrical neck, adorned with a superb underglaze cobalt-blue enamel decoration against a white ground. The intricate design depicts nine dragons—both five-clawed and three-clawed—emerging dynamically amidst voluminous swirling clouds. The rim of the neck is embellished with a frieze of Lingzhi, the sacred “Mushrooms of Immortality.”
A six-character Qianlong mark in zhuanshu script, rendered in underglaze blue, appears to the underside.
Height: 53 cm
Diameter: 40 cm
(Previously mounted as a lamp, with a 9 mm aperture to the lower section of the body.)
A Union Between Earth and Heaven… Such was the celestial status of emperors under the Qing dynasty. Known as “Sons of Heaven,” they bridged the human and divine realms. This vase embodies that symbolism through its rarity, shape, and decoration.
The divine allegory begins with its form. Called tianqiuping (天球瓶) in Chinese – translated as “celestial sphere” in English – its impressive size and perfectly round suggest the likeness of a celestial orb. This model emerged during the Yongle Emperor’s reign (1402-1424) in the Ming dynasty, often used to adorn altars in imperial palace temples. Early examples, like this one, feature blue-and-white decoration, hinting at the masterpiece it would become.
This style gained popularity throughout the Ming dynasty, thanks to advanced firing techniques that produced a flawless spherical body and harmonious decoration. These were costly, meticulous productions with no margin for error. Under the Xuande reign (1426-1435), notable examples – like a vase in the Palace Museum, Beijing, with a three-clawed dragon amid clouds – foreshadowed this design.
The dragon motif, an allegory of the Emperor in zoomorphic form, became the favoured decoration for imperial commissions early in Chinese porcelain history. This mythical creature, whether marine or terrestrial, links the earthly and divine. It may appear alone amid clouds or within lotus scrolls .
On this vase, the dragons – sometimes winged – are shown in profile with dynamic poses, arranged harmoniously across the body. They retain classic Ming-era traits: bulging eyes, broad snouts, deer-antlered heads, and finely detailed scales.
These dragons have either three or five claws, the latter reserved for imperial works meant for the Emperor and his family. The nine dragons here are no coincidence: in Chinese symbolism, nine – the highest single-digit number – is tied to the Emperor, a privilege exclusive to the imperial family. Paired with the celestial tianqiuping form, these nine dragons affirm this piece’s purpose within the Imperial Palace, likely for the Qianlong Emperor himself. An identical vase resides in the Palace Museum, Beijing, under reference no. 00087783.
A Testament to the Finest Qing Porcelain. This vase is a remarkable example of Qing dynasty porcelain at its best, blending technical perfection with the potent symbolism of Qianlong’s reign. It showcases the relentless pursuit of excellence by Jingdezhen’s imperial artisans in service to the Emperor.
Provenance
• Edmond André GAUTIER (1835-1895), greatgrandfather of the current owner of the vase. Edmond Gautier, a clerk at the Court of First Instance in Loches and a corresponding member of the Société Archéologique de Touraine, was a historian of the city and château of Loches. A street in Loches is named after him. He authored numerous works on the city.
• Marie François Méturas Edmond André GAUTIER (1873-1929), son of the above, a man of independent means who served in the Great War (1914-1918). He continued some of his father’s research on the château of Loches.
• By descent : The vase has been in the family since at least the 1920s, as confirmed by dated photographs in
the family archives. However, family tradition suggests it entered the collection during the 19th century.
INFORMATION
Fees in addition to the hammer price: 30 % including VAT
Conditions for participating in the auction:
A €100,000 bank deposit must be transferred by the bidder to the Cannes Enchères account and received by June 11 to bid in the room or by telephone (French/English). No online bidding is permitted for this lot. Please request our banking details for the deposit.
Only bidders registered by June 11 may participate, after providing:
• Two valid forms of identification (passport, ID card, etc., front and back)
• Full contact details (phone number, exact postal address, with a copy of a bill – such as a bank statement, electricity, or water bill – issued in the bidder’s name and matching the address)
• The bidder’s international banking details (IBAN)
• Credible references from internationally renowned auction houses (recent, fully paid invoices in the bidder’s name for significant purchases are required).
If references are deemed insufficient, Cannes Enchères may refuse participation or request an additional €200,000 bank deposit. If the buyer is represented, the same information is required for both the buyer and their representative.
No changes in the buyer’s name on the invoice will be allowed after the sale. The final buyer’s name must be provided at the time of the participation request.
Payment: Payment for the adjudicated lot must be made in full immediately by any means, noting that cash payments cannot exceed €15,000 for non-professionals and tax residents outside France. Payment cannot be split and must come from the buyer alone. Cannes Enchères accepts multiple partial payments for a single invoice, but only from the same payer.
Viewing:
• At Cannes Enchères in Cannes until May 23, by appointment only (+33 6 78 69 44 29).
• At the expert’s office in Paris between May 31 and June 9, by appointment only (+33 6 12 43 84 29).
• Public pre-auction exhibition on June 12 (10:00–12:00 / 14:30–18:00) and on the morning of the sale on June 13 (10:00–12:00).
Exportation: A request for an export certificate for cultural property was submitted on March 12, 2025, to the Service des Musées de France in Paris. Once the buyer’s name is known, Cannes Enchères will request the export license on their behalf (cost: €300 excl. VAT, payable by the buyer).
Post-sale Insurance: Due to settlement and administrative processing times beyond Cannes Enchères’ control, the lot will be insured after the sale until collected by the buyer or their appointed transporter, for its adjudicated amount including fees (cost: 0.30% of the insured amount, payable by the buyer).
For any request: [email protected]Voir le lot
Par CANNES ENCHERES à Cannes le 13/06/2025 : !!!! AUCUNE ENCHERES LIVE ACCEPTEE / NO LIVE BID ALLOWED !!!!
CHINE, Marque et époque Qianlong, XVIIIe siècle
Important et rarissime vase en porcelaine
De forme bouteille dite « tianqiuping » (天球瓶), présentant une large panse globulaire surmontée d’un col droit tubulaire, sur lequel évolue un très important décor peint sous couverte en émaux bleu de cobalt sur fond blanc. Il est orné de neuf dragons à cinq et trois griffes évoluant parmi des nuées volutées. La bordure du col est agrémentée d’une frise de champignons d’Immortalité Lingzhi. Une marque Qianlong à six caractères en zhuanshu en bleu de cobalt apposée sous la base.
Hauteur : 53 cm
Diamètre : 40 cm
(Anciennement monté en lampe et comprenant un trou de 9 mm en partie inférieure de la panse)
Les renseignements sur l’état sont donnés à titre indicatif au mieux de la connaissance du commissaire-priseur et/ou de l’expert. Ils n’engagent nullement leur responsabilité et n’excluent pas l’examen du lot par l’acheteur ou par son représentant.
Photos condition report : https://www.dropbox.com/scl/fo/2d8hu8cesla173pfhnwgt/ACARswEjV7vPeL610RssNcQ?rlkey=lt1osxo13b38lwqp0po1tysyo&st=cf5b0stu&dl=0
清乾隆 青花釉裏龍出海紋天球瓶
《大清乾隆年製》款
Estimation : 300 000 / 500 000 €
Frais en sus du prix d’adjudication : 30 % TTC
Conditions pour participer aux enchères : une caution bancaire de 100 000 € devra impérativement être versée par l’enchérisseur sur le compte de Cannes Enchères et reçue sur ce même compte avant le 11 juin, pour pouvoir enchérir dans la salle ou par téléphone (français / anglais). Aucune enchère sur Internet ne sera permise pour ce lot. Nous demander nos références bancaires pour le versement de la caution.
Seuls les enchérisseurs qui se seront enregistrés préalablement et avant le 11 juin pourront participer après avoir fourni : – 2 pièces d’identité en cours de validité recto-verso (passeport, carte d’identité,..) – l’ensemble de ses coordonnées (téléphone, adresse postale précise avec copie d’une facture – de type relevé bancaire, électricité, eau,… – émise à son nom et à cette même adresse) – les coordonnées bancaires internationales du participant (IBAN).- des références sérieuses auprès de maisons de ventes de renommée internationale (copies de factures à son nom – récentes et soldées – exigées pour des achats et montants suffisamment significatifs). En l’absence de références jugées suffisamment sérieuses, Cannes Enchères pourra refuser la participation ou exiger une caution bancaire supplémentaire de 200 000 €.
Si l’acheteur est représenté, ces mêmes informations seront demandées à la fois pour l’acheteur et pour son représentant.
!!!! ATTENTION !!!! Aucune modification du nom de l’acheteur sur le bordereau ne sera permise une fois l’adjudication prononcée. Il est impératif de communiquer le nom de l’acheteur final dès la demande de participation.
Paiement : Le paiement du lot adjugé se fait au comptant par tout moyen, étant entendu que le paiement en espèces ne peut dépasser 15 000 € pour les non professionnels et résidents fiscaux hors de France. Le paiement ne peut être fractionné et ne peut être fait que par le débiteur. Cannes Enchères accepte plusieurs paiements partiels pour une seule facture mais provenant d’un seul et même payeur.
Renseignements : Alexandre Debussy, Téléphone : +33 6 78 69 44 29, Email : [email protected]
Expert : Gauchet Art Asiatique, 45 rue Monge 75005 Paris, Téléphone : +33 6 12 43 84 29, Email : [email protected]
Exposition : Visible chez Cannes Enchères à Cannes jusqu’au 23 mai sur rendez-vous uniquement (+33 6 78 69 44 29). Visible chez l’expert à Paris entre le 31 mai et le 9 juin sur rendez-vous uniquement +33 6 12 43 84 29. Exposition publique avant-vente le 12 juin (10h-12h / 14h30-18h) et le matin de la vente 13 juin (10h-12h).
Exportation : Une demande de certificat d’exportation pour bien culturel a été déposée le 12 mars 2025 auprès du Service des musées de France à Paris. La licence d’exportation, une fois le nom de l’acheteur connu, sera demandée pour son compte par Cannes Enchères (coût 300 € HT à la charge de l’acquéreur).
Assurance après-vente : Compte tenu des délais de règlement et de traitement administratif indépendants de la volonté de Cannes Enchères, le lot sera assuré après-vente, jusqu’à son retrait par l’acheteur ou son transporteur dûment mandaté, pour son montant adjugé frais compris (coût 0,30% du montant assuré à la charge de l’acquéreur).
Provenance :
• Edmond André GAUTIER (1835-1895), arrière-grand-père de l’actuel propriétaire du vase. Edmond GAUTIER, greffier au tribunal de 1ere instance de Loches et membre correspondant de la Société archéologique de Touraine, était historien de la ville et du château de Loches. Une rue porte son nom à Loches. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et écrits sur cette ville.
Publications :
o Dissertation sur le donjon de Loches, la tour Ronde dite de Louis XI, la troisième tour dite le Martelet, les cachots et les souterrains du château, Congrès archéologique de France, tenu à Loches en 1869, Paris, 1870, p. 174-179.
o Étude sur le château de Loches, Congrès archéologique de France, tenu à Loches en 1869, Paris, 1870, p. 360-385.
o Journal de l’occupation prussienne à Loches du 6 février au 8 mars 1871.
o Les souterrains du château de Loches, Bulletin de la Société archéologique de Touraine, Tours, 1877, t. III, p. 29-58.
o Histoire du donjon de Loches, Châteauroux, A. Nuret et fils, 1881, 221 p.
• Marie François Méturas Edmond André GAUTIER (1873-1929), fils du précédent, rentier, engagé sous les drapeaux pendant la guerre de 14-18. Il reprit une partie des recherches de son père sur le château de Loches.
Publication :
o Résumé des recherches et découvertes nouvelles faites au château de Loches, Bulletin de la Société archéologique de Touraine, Tours, 1912, t. II, p. 475-476.
• Par descendance.
Le vase est avec certitude dans la famille depuis au moins les années 20 d’après la datation des photos retrouvées dans les archives familiales. Toutefois, de tradition familiale, le vase serait rentré dans la famille au cours du XIXe siècle.
Comparatif :
• Un modèle de vase identique est conservé dans les collections du Palais à Pékin, sous la référence n°00087783, illustré dans l’ouvrage : G. Baoshang, Qīnghuā yòu lǐ hóng (青花釉里红 (下), Shanghai Science and Technology Press, 2000, p. 141, pl. 127.
• Un autre modèle a été vendu par la maison de ventes aux enchères Osenat à Fontainebleau le 1er octobre 2022, sous le n° 36.
Faire communion entre la terre et le ciel… Tel était le statut céleste des empereurs sous la dynastie des Qing. Appelés également « fils du ciel », ces derniers avaient le pouvoir d’interférer entre le monde humain et le divin. Notre présent vase en porte également toute la charge symbolique, d’une part par sa rareté, sa forme ainsi que son décor.
Cette allégorie au divin se manifeste tout d’abord à travers la forme employée. Celle-ci, variante de la forme classique de vases dite « bouteille », est appelée en chinois « tianqiuping » (天球瓶), ce qui se traduit en français par « sphère céleste ». La taille imposante ainsi que la rondeur parfaite de la panse évoquent en effet celle d’un astre. Ce type de modèle fut introduit dans la production de céramiques à partir du règne de l’empereur Yongle (1402-1424), sous la dynastie des Ming. Ils furent tout particulièrement employés pour l’ornement des autels au sein des temples des palais impériaux. La plupart des premiers modèles présentent un décor en bleu et blanc, à l’instar de notre vase, annonçant ainsi les prémices du chef-d’œuvre qu’il deviendra. Ce décor se popularise tout au long de la dynastie Ming, grâce aux avancées des techniques de cuisson, permettant d’obtenir une panse sphérique parfaitement formée et un décor harmonieux sur l’ensemble de la pièce. Il s’agit de productions extrêmement coûteuses, qui nécessitent une production longue et parfaite, ne laissant pas de place au repentir. Sous le règne de Xuande (1426-1435), plusieurs exemples notables, tels qu’un vase présent dans les collections du Palais impérial de Pékin (cf. illu 1), arborant un décor de dragon à trois griffes évoluant parmi les nuées, ne sont pas sans rappeler les prémices de notre modèle.
Sous la dynastie Qing, la production des vases tianqiuping atteint son apogée, avec des réalisations d’une qualité inégalée issues des ateliers impériaux de Jingdezhen, sous la supervision de Nian Xiyao (1726-1736) et Tang Ying (1736-1753). Chacun d’eux marquera les productions de leur temps par les innovations qu’ils insuffleront aux décors et aux formes. Sous le règne de Qianlong (1736-1795), les productions visent à rendre hommage aux réalisations du passé tout en y apportant une touche de modernité, tant par l’utilisation de techniques plus abouties que par une recherche stylistique poussée, aboutissant à une perfection dans l’agencement des décors. Notre présent vase en est le témoignage, avec une répartition du décor extrêmement harmonieuse sur l’ensemble de la pièce et une recherche approfondie de profondeur et de perspective dans l’usage des différents camaïeux de bleu de cobalt, apportés par la maîtrise des cuissons et des différents oxydes présents dans les pigments (aluminates et silicates de cobalt). Le décor des vases tianqiuping s’enrichit au fil des dynasties, les ateliers impériaux faisant preuve de davantage de fantaisie en y ajoutant notamment des motifs en rouge de fer, à l’image d’un vase conservé dans les collections du musée du Palais (cf. illu. 2), mais également avec des décors traités en réserve à la manière du modèle conservé dans les collections du musée Guimet (cf. illu. 3).
Très tôt dans les productions de porcelaine chinoise, le motif du dragon, allégorie suprême de l’Empereur sous sa forme zoomorphe, s’impose comme le décor privilégié des commandes impériales. Cette créature fantastique, tantôt marine, tantôt terrestre, sert également de lien entre le monde terrestre et l’au-delà. Le dragon est parfois représenté seul, évoluant dans les nuées célestes, mais il apparaît également au sein de rinceaux de lotus (cf. illu. 4 : voir vente Christie’s du 19 septembre 2019, lot n° 763). Sur notre modèle, les dragons sont représentés de profil, parfois ailés, adoptant des postures variées et dynamiques, se répartissant harmonieusement sur l’ensemble de la panse. Ils reprennent les caractéristiques stylistiques classiques apparues au début de la dynastie Ming : yeux globuleux, museaux larges, têtes surmontées de cornes de cerf et corps recouverts d’écailles finement détaillées.
Ces dragons sont pourvus à trois ou cinq griffes, cette dernière représentation étant le symbole ultime des productions impériales. En effet, seules les œuvres destinées à l’Empereur et à sa famille étaient autorisées à représenter des dragons sous cette forme. Enfin, la présence de neuf dragons sur ce vase n’est pas un choix anodin : seule la famille impériale pouvait utiliser cette représentation, le chiffre neuf étant le plus grand des nombres entiers et associé à l’Empereur dans la symbolique chinoise.
L’utilisation du nombre sacré de neuf dragons, combinée à la forme céleste qianqiuping de ce vase, renforce ainsi la connexion impériale et nous permet d’affirmer que cette pièce était destinée à être utilisée au sein du Palais impérial et à l’usage de l’Empereur Qianlong lui-même. Un modèle identique à notre vase est aujourd’hui présent dans les collections du Palais à Pékin, sous la référence n° 00087783 (cf. illu. 5).
Témoignage exceptionnel des plus belles productions en porcelaine réalisées sous la dynastie Qing, notre vase incarne à la fois la perfection technique mais également la puissance symbolique du règne de l’Empereur Qianlong. Il illustre la quête d’excellence qui animait les artisans impériaux de Jingdezhen au service de l’Empereur.
CHINA, Qianlong mark and period, 18th century
A highly important and exceptionally rare porcelain vase of tianqiuping (« Heavenly Sphere ») bottle form, featuring a generous globular body rising to a tall cylindrical neck, adorned with a superb underglaze cobalt-blue enamel decoration against a white ground. The intricate design depicts nine dragons—both five-clawed and three-clawed—emerging dynamically amidst voluminous swirling clouds. The rim of the neck is embellished with a frieze of Lingzhi, the sacred “Mushrooms of Immortality.”
A six-character Qianlong mark in zhuanshu script, rendered in underglaze blue, appears to the underside.
Height: 53 cm
Diameter: 40 cm
(Previously mounted as a lamp, with a 9 mm aperture to the lower section of the body.)
A Union Between Earth and Heaven… Such was the celestial status of emperors under the Qing dynasty. Known as “Sons of Heaven,” they bridged the human and divine realms. This vase embodies that symbolism through its rarity, shape, and decoration.
The divine allegory begins with its form. Called tianqiuping (天球瓶) in Chinese – translated as “celestial sphere” in English – its impressive size and perfectly round suggest the likeness of a celestial orb. This model emerged during the Yongle Emperor’s reign (1402-1424) in the Ming dynasty, often used to adorn altars in imperial palace temples. Early examples, like this one, feature blue-and-white decoration, hinting at the masterpiece it would become.
This style gained popularity throughout the Ming dynasty, thanks to advanced firing techniques that produced a flawless spherical body and harmonious decoration. These were costly, meticulous productions with no margin for error. Under the Xuande reign (1426-1435), notable examples – like a vase in the Palace Museum, Beijing, with a three-clawed dragon amid clouds – foreshadowed this design.
The dragon motif, an allegory of the Emperor in zoomorphic form, became the favoured decoration for imperial commissions early in Chinese porcelain history. This mythical creature, whether marine or terrestrial, links the earthly and divine. It may appear alone amid clouds or within lotus scrolls .
On this vase, the dragons – sometimes winged – are shown in profile with dynamic poses, arranged harmoniously across the body. They retain classic Ming-era traits: bulging eyes, broad snouts, deer-antlered heads, and finely detailed scales.
These dragons have either three or five claws, the latter reserved for imperial works meant for the Emperor and his family. The nine dragons here are no coincidence: in Chinese symbolism, nine – the highest single-digit number – is tied to the Emperor, a privilege exclusive to the imperial family. Paired with the celestial tianqiuping form, these nine dragons affirm this piece’s purpose within the Imperial Palace, likely for the Qianlong Emperor himself. An identical vase resides in the Palace Museum, Beijing, under reference no. 00087783.
A Testament to the Finest Qing Porcelain. This vase is a remarkable example of Qing dynasty porcelain at its best, blending technical perfection with the potent symbolism of Qianlong’s reign. It showcases the relentless pursuit of excellence by Jingdezhen’s imperial artisans in service to the Emperor.
Provenance
• Edmond André GAUTIER (1835-1895), greatgrandfather of the current owner of the vase. Edmond Gautier, a clerk at the Court of First Instance in Loches and a corresponding member of the Société Archéologique de Touraine, was a historian of the city and château of Loches. A street in Loches is named after him. He authored numerous works on the city.
• Marie François Méturas Edmond André GAUTIER (1873-1929), son of the above, a man of independent means who served in the Great War (1914-1918). He continued some of his father’s research on the château of Loches.
• By descent : The vase has been in the family since at least the 1920s, as confirmed by dated photographs in
the family archives. However, family tradition suggests it entered the collection during the 19th century.
INFORMATION
Fees in addition to the hammer price: 30 % including VAT
Conditions for participating in the auction:
A €100,000 bank deposit must be transferred by the bidder to the Cannes Enchères account and received by June 11 to bid in the room or by telephone (French/English). No online bidding is permitted for this lot. Please request our banking details for the deposit.
Only bidders registered by June 11 may participate, after providing:
• Two valid forms of identification (passport, ID card, etc., front and back)
• Full contact details (phone number, exact postal address, with a copy of a bill – such as a bank statement, electricity, or water bill – issued in the bidder’s name and matching the address)
• The bidder’s international banking details (IBAN)
• Credible references from internationally renowned auction houses (recent, fully paid invoices in the bidder’s name for significant purchases are required).
If references are deemed insufficient, Cannes Enchères may refuse participation or request an additional €200,000 bank deposit. If the buyer is represented, the same information is required for both the buyer and their representative.
No changes in the buyer’s name on the invoice will be allowed after the sale. The final buyer’s name must be provided at the time of the participation request.
Payment: Payment for the adjudicated lot must be made in full immediately by any means, noting that cash payments cannot exceed €15,000 for non-professionals and tax residents outside France. Payment cannot be split and must come from the buyer alone. Cannes Enchères accepts multiple partial payments for a single invoice, but only from the same payer.
Viewing:
• At Cannes Enchères in Cannes until May 23, by appointment only (+33 6 78 69 44 29).
• At the expert’s office in Paris between May 31 and June 9, by appointment only (+33 6 12 43 84 29).
• Public pre-auction exhibition on June 12 (10:00–12:00 / 14:30–18:00) and on the morning of the sale on June 13 (10:00–12:00).
Exportation: A request for an export certificate for cultural property was submitted on March 12, 2025, to the Service des Musées de France in Paris. Once the buyer’s name is known, Cannes Enchères will request the export license on their behalf (cost: €300 excl. VAT, payable by the buyer).
Post-sale Insurance: Due to settlement and administrative processing times beyond Cannes Enchères’ control, the lot will be insured after the sale until collected by the buyer or their appointed transporter, for its adjudicated amount including fees (cost: 0.30% of the insured amount, payable by the buyer).
For any request: [email protected]Voir le lot
Par AGUTTES à Neuilly-sur-Seine le 12/06/2025 : CHINE
PERIODE TRANSITION, MILIEU DU XVIIe SIECLE
Verseuse en porcelaine bleu-blanc à décor de paysage lacustre, le col orné de tulipes feuillagées.
H. 21 cm
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Par AGUTTES à Neuilly-sur-Seine le 12/06/2025 : CHINE
PERIODE TRANSITION, MILIEU DU XVIIe SIECLE
Verseuse en porcelaine bleu-blanc à décor de deux lettrés et leurs attendants dans un jardin, le col orné de tulipes feuillagées.
H. 21,5 cm
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Par CANNES ENCHERES à Cannes le 13/06/2025 : CHINE, Epoque Transition
Rare vase en porcelaine, de forme rouleau, à panse cylindrique surmontée d’un col court, présentant un décor tournant en bleu de cobalt sur fond blanc d’enfant bouvier et dignitaire accompagné de ses suiveurs au sein d’un paysage montagneux, une frise de feuilles de bananier remontant au col. Double liseré incisé dans la pâte en partie inférieure de la panse et sous le col.
Hauteur : 45.8 cm
Diamètre au col : 12.4 cm
Provenance : – Collection du sud de la France
Photos condition report : https://www.dropbox.com/scl/fo/2d8hu8cesla173pfhnwgt/ACARswEjV7vPeL610RssNcQ?rlkey=lt1osxo13b38lwqp0po1tysyo&st=cf5b0stu&dl=0 Voir le lot
Par CANNES ENCHERES à Cannes le 13/06/2025 : CHINE, XVIIIe siècle
Vase en porcelaine bleu blanc de style Ming monté sur un petit pied. La panse de forme globulaire s’élançant en un haut col évasé à l’ouverture, décorée d’une importante frise de rinceaux de lotus fleuris. L’épaule ornée de têtes de ruyi et d’une frise de grecques. Le col rehaussé de feuilles de bananier stylisées et de motifs de têtes de ruyi. Une frise de rinceaux et de feuilles de bananier également sur le pied. La base non glaçurée.
Hauteur : 36.5 cm
Diamètre au col : 19 cm
(Légère fêlure au col)
Provenance : – Collection française
Photos condition report : https://www.dropbox.com/scl/fo/2d8hu8cesla173pfhnwgt/ACARswEjV7vPeL610RssNcQ?rlkey=lt1osxo13b38lwqp0po1tysyo&st=cf5b0stu&dl=0 Voir le lot
La mode des sculptures bouddhiques
« Les sculptures bouddhiques attirent beaucoup les regards depuis quelques années, se félicite Eléonore Nancy, certaines vendues chez nos confrères anglo-saxons ont battu des records ! ». L’experte de la maison Tajan souligne que dans ce domaine, l’ancienneté compte pour beaucoup ainsi que la qualité de la sculpture. Pour une pièce tibétaine ou sino-tibétaine du XVIIe ou du XVIIIe siècle, les enchères commencent en général autour de 10 000 à 15 000 euros. « Mais nous avons parfois des pièces qui sortent du lot, soit parce qu’elles sont plus anciennes, parfois du XVe siècle, soit du fait de leur qualité de fabrication », ajoute Marine Bassal Biron. Elle cite en illustration de son propos une statue de Shakyamuni en bronze doré du XVIIIe (30 000 à 50 000 euros), « qui est une fonte pleine à la cire ce qui n’est pas commun ».
Autre domaine à avoir les faveurs des amateurs, les Thangka tibétains, qui sont des tissus peints à la détrempe sur une toile de coton, parfois très anciens, XIVe ou XVe siècle. Eléonore Nancy signale deux raretés dans la vente du 9 juin chez Tajan : « deux Thangka datés du XVIIIe qui forment une paire ou un pendant, et un autre avec une inscription, ce qui n’est pas courant non plus ».
Par AGUTTES à Neuilly-sur-Seine le 12/06/2025 : SINO-TIBETAIN
DYNASTIE QING, XVIIIe SIECLE
Statue de Shakyamuni en bronze doré, le Bouddha assis en vajrasana sur une double base lotiforme aux pétales richement ouvragés, sa main droite en bhumiparshamudra, la main gauche reposant en dhyanamudra sur les jambes. Il est vêtu d’un dhoti remontant sur le torse, finement incisé de motifs géométriques. Le corps est drapé dans une robe monastique, richement décorée de médaillons de lotus et bordée de rinceaux, découvrant l’épaule droite et retombant en élégantes cascades de plis. Le visage fin, au menton pointu, les yeux étirés surmontés par une arcade sourcillière marquée, le nez droit, la bouche petite. La base non scellée.
H. 34 cm
Provenance: Collection particulière du Nord de la France, puis par descendance Voir le lot
Par AGUTTES à Neuilly-sur-Seine le 12/06/2025 : SINO-TIBETAIN
DYNASTIE QING, XVIIIe SIECLE
Statue de Shakyamuni en bronze doré, le Bouddha assis en vajrasana sur une double base lotiforme aux pétales richement ouvragés, sa main droite en bhumiparshamudra, la main gauche reposant en dhyanamudra sur les jambes. Il est vêtu d’un dhoti remontant sur le torse, finement incisé de motifs géométriques. Le corps est drapé dans une robe monastique, richement décorée de médaillons de lotus et bordée de rinceaux, découvrant l’épaule droite et retombant en élégantes cascades de plis. Le visage fin, au menton pointu, les yeux étirés surmontés par une arcade sourcillière marquée, le nez droit, la bouche petite. La base non scellée.
H. 34 cm
Provenance: Collection particulière du Nord de la France, puis par descendance Voir le lot
Par AGUTTES à Neuilly-sur-Seine le 12/06/2025 : LAOS
XVIIe SIECLE
Importante statue de Bouddha Maravijaya en bronze à patine brune. Le Bouddha assis en sattvaparyanka sur une base à gradins, la jambe droite repliée sur la jambe gauche, ne laissant qu’une seule plante de pied visible. Sa main droite en bhumiparshamudra (prise de la terre à témoin), tandis que la main gauche repose sur ses genoux, paume vers le haut, en dhyana mudra, signifiant la concentration méditative. Le sommet de la tête avec une ushnisha en forme de flamme. Le bronze brun, patiné, accentuant la stylisation des formes et le drapé subtil des robes. Le visage serein du Bouddha, aux yeux baissés et au sourire subtil, rayonnant de tranquillité.
H. 77 cm
Provenance: Photographie avec tampon de « J.C. Moreau-Gobard, Expert près la Cour d’Appel et le Tribunal de Grande Instance de la Seine, 40 rue des Saints-Pères, 75007 Paris, 544.07-09 », et avec certification manuscrite « H-0m,80 Bouddha assis dans le geste de la prise de la Terre à témoin. Bronze de patine noire – ART LAOTIEN – SAVANHAKET – XVIe siècle ».
NOTE
L’iconographie du Bouddha Maravijaya (« Vainqueur de Mara »), très populaire dans la tradition Theravada, dépeint un moment crucial de l’illumination du Bouddha. Alors que Siddharta Gautama demeure assis sous l’arbre de la Bodhi, Mara, le tentateur, envoie ses filles pour le séduire en dansant, mais Gautama n’ouvre pas les yeux. Au seuil de l’Éveil, le futur Bouddha demande à la terre de témoigner de ses mérites face aux tentations du démon Mara, en faisant ce geste connu sous le nom de bhûmisparshamudra, « la prise de la terre à témoin ». La terre tremble, reconnaissant sa victoire et Mara disparaît. Dans le bouddhisme Theravada, Mara n’est pas un démon extérieur aux êtres qui naviguent dans le Samsara, mais plutôt la personnification des passions et des objets du désir. L’iconographie de Maravijaya met l’accent sur la victoire spirituelle, la posture bien ancrée du Bouddha et son attitude calme invitant les fidèles à méditer sur la résilience et l’illumination, symbole intemporel de la paix intérieure. Voir le lot
Par TAJAN à Paris le 09/06/2025 : SUITE DE DEUX THANGKA VERTICAUX POUVANT FORMER PENDANT
à la détrempe et rehauts de dorure sur toile de coton, figurant l’arhat Hvashang escorté du gardien du sud, Virudhaka de carnation bleu, et du gardien de l’ouest, Virupaksha de carnation rouge, le groupe tourné vers la droite faisant face à Dharmata accompagné de son tigre et escorté du gardien de l’Est, Dhritarashtra de carnation blanche, et du gardien du Sud, Virudhaka de carnation jaune.
(Usures, l’un dans un cadre en bois).
Tibet, XVIIIe siècle.
A SET OF TWO VERTICAL THANGKA, INK AND COLORS ON CLOTH, TIBET, 18TH CENTURY.
DIM. (VUE) 57 X 41 CM (22 7/16 X 16 1/8 IN.) Voir le lot
Par TAJAN à Paris le 09/06/2025 : SUITE DE DEUX THANGKA VERTICAUX POUVANT FORMER PENDANT
à la détrempe et rehauts de dorure sur toile de coton, chacune représentant quatre arhats faisant face aux quatre autres.
(Usures, pliures).
Tibet, XVIIIe siècle.
A SET OF TWO VERTICAL THANGKA OF ARHATS, INK AND COLORS ON CLOTH, TIBET, 18TH CENTURY.
DIM. (VUE) 63 X 40 CM (24 13/16 X 15 3/4 IN.) Voir le lot
Par TAJAN à Paris le 09/06/2025 : THANGKA VERTICAL
à la détrempe et rehauts de dorure sur toile de coton, figurant Shri Devi sous sa forme Magzor Gyalmo, protectrice de la doctrine bouddhique, baignée de flammes noires et chevauchant une mule sur un océan de sang. Elle est dominée, en haut à gauche, par une figure de Tsongkhapa, entourée de deux divinités à têtes monstrueuses dites Makaramukha (à tête de Makara) et Simhamukha (à tête de lion) et surplombe un ensemble de divinités mineures comprenant : les douze déesses de la Terre (divisées en deux groupes dans les deux coins inférieurs) ; et les cinq sœurs Tseringma au centre du bord inférieur.
(Usures).
Tibet, probablement Khams, XIXe siècle.
A VERTICAL THANGKA OF MAGZOR GYALMO, INK AND COLORS ON CLOTH, TIBET, PROBABLY KHAMS, 19TH CENTURY.
DIM. (VUE) 101 X 74 CM (39 3/4 X 29 1/8 IN.) Voir le lot
Par TAJAN à Paris le 09/06/2025 : THANGKA VERTICAL
à la détrempe et rehauts de dorure sur toile de coton, figurant Tsonghkapa (1357–1419) assis sur l’éléphant blanc, effectuant « dharamacakramudra » (geste de la mise en branle de la roue de la loi), entouré de quatre autres formes de lui-même : Tsongkhapa en majesté sur un trône supporté par des atlantes ; Tsongkhapa sous la forme de Manjushri chevauchant un lion ; Tsongkhapa sous la forme d’un mahasiddha chevauchant un tigre ; Tsongkhapa pérégrinant en tant que pandit. La figure est dominée par une triade formée du Bouddha Bhaishajyaguru et de ses deux proches disciples Gyaltsap Dharma Rinchen (1364-1432) and Kedrup Geleg Pal Zangpo (1385-1438), et surplombe le couple formé par Yama Dharmaraja et sa parèdre.
(Usures).
Tibet, probablement Khams, fin du XIXe siècle.
A VERTICAL THANGKA, INK AND COLORS ON CLOTH, TIBET, PROBABLY KHAMS, LATE 19TH CENTURY.
DIM. (VUE) 152 X 88 CM (59 13/16 X 34 5/8 IN.)
NOTE
Tsongkhapa sur l’éléphant blanc est l’une des cinq formes du grand réformateur basées sur la vision qu’a eu son disciple Kedrub Geleg Pal Zangpo (1385-1438) après sa mort. Les quatre autres formes sont donc ici aussi représentées dans chaque coin. Voir le lot
Par AGUTTES à Neuilly-sur-Seine le 12/06/2025 : CHINE
DYNASTIE QING, PÉRIODE KANGXI (1661-1722)
Paire de vases balustres en porcelaine bleu-blanc à décor de phénix parmi les pivoines et rinceaux feuillagés. La base avec un double cercle en bleu sous couverte.
H. 35,6 cm et 35,5 cm Voir le lot
Par AGUTTES à Neuilly-sur-Seine le 12/06/2025 : INDE
XIXe-XXe SIECLE
Stèle en pierre sculptée figurant Kshetrapala Bhairava, debout, tenant une massue, un bâton, une tête décapitée et un trident, accompagné par deux attendants et son vahana, un chien. Le corps paré de serpents enroulés formant bracelets et boucles d’oreilles, avec un long collier de têtes coupées.
Dim. 58 x 38,5 cm Voir le lot
Une multitude de petits marchés
La plupart des ventes d’arts d’Asie comptent une petite section indienne. Et les experts sont prudents dans ce domaine : « C’est un peu l’inconnu pour nous, a priori la clientèle est principalement indienne et recherche des pièces très précises en termes de datation et de géographie », explique Eleonore Nancy. Elle estime les sculptures anciennes en grès indiennes entre 2 000 et 8 000 euros environ, et certaines sculptures en bronze autour de 15 000 à 20 000 euros. La vente du 9 juin de la maison Tajan possède un avantage certain : la provenance, car il s’agit de la collection de Gabriel Jouveau-Dubreuil, archéologue reconnu et donateur du musée Guimet.
« Connaître la provenance est bien sûr positif pour établir l’authenticité de l’objet, constate Jean Gauchet, mais c’est aussi le moyen de raccrocher l’objet à son histoire. Nous faisons toujours ce travail d’interroger l’ancien propriétaire pour savoir d’où viennent les pièces, les enchérisseurs apprécient ».
Il rappelle que ce vaste univers des arts d’Asie est en fait subdivisé en multiples petits marchés : « Pour les objets chinois anciens par exemple, les jades et les porcelaines, ce ne sont pas les mêmes acheteurs… Même si pour la Chine et le Vietnam par exemple nous avons beaucoup d’acheteurs nationaux ou issus de la diaspora. C’est moins le cas pour les pièces japonaises qui ont un marché plus occidentalisé ».