Le 25 novembre 2015 | Mis à jour le 25 novembre 2015

Un meuble de Majorelle « digne du musée d’Orsay »

par Interencheres

[Lot du jour] Que ce soit pour le néophyte ou le collectionneur éclairé, difficile de ne pas remarquer cet exceptionnel meuble haut de plus de 2 mètres ! Les plus avertis auront bien entendu reconnu à travers les courbes Art nouveau l’œuvre du plus célèbre ébéniste de Nancy, Louis Majorelle. Le jeudi 3 décembre 2015, cette vitrine d’apparat en noyer mouluré sera proposée par Maître Antoine Bérard, à Lyon et sur le Live d’Interencheres.
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« Daté de 1904 et présenté au Salon de l’année suivante, ce meuble est une pièce de grande qualité, explique Maître Bérard. Fabriqué à seulement deux ou trois exemplaires – dont un est passé en vente il y a une quinzaine d’années à New York – il s’agit d’une pièce exceptionnelle, achetée dans les années 1920 par un ambassadeur français qui le légua ensuite à ses neveux. »
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Parfaitement en accord avec les principes formels de l’Art nouveau – à savoir les motifs emblématiques de la nature et de la femme – ce meuble a la particularité d’accorder une grande place au décor. « Généralement, la marqueterie est cantonnée à de petits panneaux de 30 à 40 cm de haut, précise le commissaire-priseur. Ici, en revanche, le décor se déploie sur plus d’un mètre de haut, de manière très poétique. On distingue une grande mélancolie emplie de douceur dans le visage des deux femmes, l’une contemplant des marguerites, l’autre cueillant des fleurs dans un arbuste. »
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La structure presque racinaire, le socle ondoyant, le retour à la nature, les coiffures lâches des deux femmes, les motifs d’ombelles qui courent dans la partie haute, la clé en bronze à l’aspect floral, les courbes… Tout dans ce meuble est prétexte à célébrer l’Art nouveau. « En général, les bibliothèques sont assez simples et reprennent soit le motif des ombelles, soit la marqueterie, soit le socle ondoyant. Ici, tous ces éléments se rencontrent et se cumulent, c’est ce qui fait la force de ce meuble. Estimé de 40 000 à 60 000 euros, il a déjà suscité l’intérêt de collectionneurs nord-américains, français, japonais et autrichiens. Pourquoi ne pas imaginer également l’intervention de grandes institutions françaises : c’est pour ma part un meuble que je trouve digne d’Orsay ! »
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Outre ce meuble exceptionnel, les futurs enchérisseurs pourront également découvrir dans la même vente une impression sur soie de l’artiste belge Paul Delvaux intitulée Les Gothiques. Tirée à une dizaine d’exemplaires à peine, cette œuvre est le fruit de la collaboration entre l’artiste et la maison lyonnaise de soierie Bucol, spécialisée dans la haute-couture (est.15 000 – 25 000 euros).
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Lien vers l’annonce de la vente aux enchères

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