Un paysage d’Henri Martin à plus de 290 000 €, une toile du Puigaudeau préemptée par le musée de Batz-sur-Mer…

06/05/2019

Les peintres modernes étaient à l’honneur le 4 mai en Bretagne. A Brest, une toile d’Henri Moret a doublé son estimation, tandis qu’un paysage flamboyant d’Henri Martin s’est envolé à plus de 290 000 euros à Vannes, avant qu’une toile de Ferdinand du Puigaudeau ne soit préemptée par le musée de Batz-sur-Mer. Découvrez les résultats enregistrés dans les maisons de ventes du 29 avril au 5 mai 2019.

 

Une toile du Puigaudeau préemptée par un musée de Loire-Atlantique

Samedi dernier à Vannes, les collectionneurs et amateurs de peinture moderne se sont déplacés en nombre pour assister à la vente organisée par Maître Jack-Philippe Ruellan. Estimé autour de 100 000 euros, un paysage post-impressionniste d’Henri Martin (1860-1943) s’est envolé à 297 600 euros (frais compris). Acquis par un collectionneur belge, il provenait de la collection d’un ami du peintre et avait été exposé à l’Ecole des beaux-arts de la ville de Toulouse en 1983. Quelques minutes plus tard, une scène d’ombres chinoises de Ferdinand du Puigaudeau (1864-1930) a été préemptée pour 28 520 euros (frais compris) par la Réunion des musées nationaux au bénéfice du musée de Batz-sur-Mer, installé en Loire-Atlantique.

« La plupart des lots ont doublé leurs estimations, s’enthousiasme Maître Jack-Philippe Ruellan. Beaucoup d’enchères ont été portées en salle. » Ainsi, un collectionneur breton avait fait le déplacement pour un groupe en faïence émaillée polychrome représentant une Vierge à l’enfant jouant du biniou, qu’il a finalement remporté à 21 576 euros (frais compris). « Cette pièce, confectionnée autour de 1958 par le céramiste breton Robert Micheau-Vernez (1907-1989) pour Henriot Quimper, avait fait scandale à la fin des années 1950 à tel point que la fabrique avait été contrainte de suspendre son tirage. Le fait de figurer le Christ jouant d’un instrument de musique était alors jugé irrespectueux, ôtant toute solennité à la scène biblique. »  

 

Un paysage impressionniste d’Henry Moret adjugé à plus de 210 000 euros

Le même jour à Brest, ce sont les peintres impressionnistes qui étaient à l’honneur. Provenant de l’ancienne collection Durand-Ruel, une toile printanière d’Henry Moret (1856-1913) a doublé son estimation pour s’envoler à 213 500 euros (frais compris), tandis qu’une Rêverie de l’Américain Richard Edward Miller (1875-1943) trouvait preneur à 122 000 euros (frais compris). « Le modèle de l’oeuvre, Harriet Adams, épouse de l’artiste depuis 1907, était traité d’une touche veloutée sensuelle en opposition à l’effet brossé du mobilier, des accessoires et du fond paysagé à la manière de la technique Nabie, détaille la maison Thierry-Lannon. Le cadrage de la jeune femme dans son environnement le plus familial portait ainsi à l’introspection et à l’intimité donnant à l’ oeuvre un fort symbolisme : celui de la rêverie ».

 

Un trésor gaulois acquis par le Musée d’archéologie national de Saint-Germain-en-Laye

Le lendemain à Meung-sur-Loire près d’Orléans, un trésor gaulois découvert en 2012 a été vendu de gré à gré au Musée d’archéologie national de Saint-Germain-en-Laye pour la somme de 50 000 euros. Le trésor, composé de 65 bracelets, colliers et armes datant du VIe siècle avant J.-C., constituait l’une des dernières découvertes archéologiques à pouvoir être vendue aux enchères. En effet, la découverte précédait la loi du 7 juillet 2016 prévoyant que toute découverte archéologique est désormais présumée appartenir à l’Etat dès sa mise au jour au cours d’une opération archéologique. 

 

Découvrez notre sélection de résultats du 29 avril au 5 mai 2019 dans notre galerie en image ci-dessous. Tous les prix de la galerie sont indiqués hors frais de vente.

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