Le 17 juin 2020 | Mis à jour le 27 juin 2020

Un vase Qianlong adjugé à plus de 2 millions d’euros à Paris

par Interencheres

Estimé entre 600 000 et 800 000 euros, un vase impérial chinois datant de l’époque Qianlong s’est envolé à 2,47 millions d’euros le 16 juin dernier à Paris, lors d’une vente organisée par la maison Ader avec le cabinet Portier. Arborant un rare décor inspiré de la peinture européenne du XVIIIe siècle, la porcelaine a été remportée par un collectionneur chinois.

 

C’est à l’issue d’une bataille d’enchères de plus de trente minutes qu’un collectionneur chinois a remporté au téléphone ce rare vase datant du règne de l’Empereur Qianlong (1736-1795). Adjugée à 2,47 millions d’euros (frais compris), soit trois fois plus que son estimation, la porcelaine était la pièce phare de la vente aux enchères organisée le 16 juin à Paris par la maison Ader, en collaboration avec le cabinet Portier, experts en arts d’Extrême-Orient. « Ce résultat millionnaire vient consacrer une pièce exceptionnelle de l’art chinois. Il s’agit d’une véritable prouesse technique et artistique, remarquable par la grande finesse de ses émaux et son rare décor inspiré de la peinture européenne du XVIIIe siècle », précisent avec enthousiasme les commissaires-priseurs et experts.

 

 

Une prouesse technique et artistique

L’objet était représentatif des innovations apportées à la fabrication de porcelaines, sous le règne de l’Empereur Qianlong. « Au cours de cette période, l’ingéniosité technique et la créativité de la dynastie Qing se trouvent à leur apogée, avec la création de nombreuses porcelaines destinées à satisfaire le plaisir de l’Empereur et celui de la cour impériale. Ces porcelaines très rares et précieuses doivent leur existence aux goûts esthétiques de l’Empereur Qianlong et aux réalisations poussées de Tang Ying, superviseur des fours impériaux », explique Alice Jossaume, expert en arts asiatiques au Cabinet Portier.

 

 

 

Un décor rare inspiré de l’art occidental

Arborant une forme bouteille à col étroit, ce vase jaune émaillé polychrome et or dévoilait un décor rare, inspiré de l’art occidental. « Les porcelaines sont à cette époque agrémentées de personnages, de paysages, de fleurs et de plumage, utilisant des techniques de ‘peinture de l’Ouest’, apportées par les Jésuites et très appréciées par la cour impériale ».

La panse présentait en outre un assemblage géométrique triangulaire « en patchwork », un motif populaire dans la Chine du XVIIIe siècle. « Ce motif dit de ‘rizières’, évoquant les champs juxtaposés, serait emprunté aux textiles chinois damassés de l’époque. Il était dit que les vêtements en patchwork assuraient une croissance harmonieuse aux enfants qui les portaient, ce qui en faisait un motif populaire durant les dynasties Ming et Qing ». Un vase d’époque Qianlong, au motif similaire de patchwork, est conservé au Metropolitan Museum de New York.

 

 

Crédits vidéo et photos © Ader

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