Le 16 mai 2022 | Mis à jour le 16 mai 2022

Une collection d’arts décoratifs du XXe siècle provenant d’un hôtel particulier aux enchères à Nantes

par Interencheres

Le 17 mai prochain, la maison de vente Couton-Veyrac-Jamault dispersera aux enchères une collection exceptionnelle d’œuvres du XXe siècle. Rassemblée par un amateur passionné d’Art déco, design ou céramique d’après-guerre, elle garnissait jusqu’alors un hôtel particulier situé au cœur de Nantes. Au programme, une tapisserie de Jean Lurçat côtoie des meubles d’Adnet ou Knoll et des céramiques de Carbonell ou Capron. 

 

Dans un hôtel particulier au cœur de Nantes se cache un trésor d’art contemporain digne d’une collection muséale. Des huiles sur toile, céramiques, meubles de créateurs et tapisseries cohabitent harmonieusement au sein de cette ancienne maison du peintre et docteur Jules Paressant (1917-2001), acquise dans les années 1990 par un amateur d’art contemporain. Ce collectionneur, guidé par ses envies et ses rencontres, a rassemblé durant 30 ans plus de 450 pièces éclectiques, datant de l’Art Déco, de la période d’après-guerre et des années Pompidou. Il s’apprête aujourd’hui à quitter cette demeure et vend aux enchères l’intégralité de sa collection. « Il laisse ainsi partir vers d’autres horizons et en d’autres mains bienveillantes, des “valeurs sûres” et également des œuvres d’artistes moins connus mais tout aussi talentueux », détaillent les commissaires-priseurs d’Ivoire Nantes. Les fonds réunis lors de la vente du 17 mai serviront à financer la restauration d’un édifice historique. 

 

Une importante collection de céramiques d’après-guerre

La collection rassemble un ensemble exceptionnel de céramiques des années 1950 à 1980. A commencer par la première œuvre achetée par le collectionneur dans les années 1990 : un vase de Mado Jolain (né en 1921), arborant une coloration caractéristique de ses grandes années de création. « La terre montée est délicatement pincée et présente une coloration en zones de couleurs typique de l’artiste », précisent les commissaires-priseurs. Cet objet est accompagné de douze autres œuvres de cette céramiste française. Au catalogue des céramiques, la production de Vallauris est également largement représentée, avec des pièces de Baud, Joel, Innocenti, Grandjean-Jourdan, Picault, Portanier ou encore Roger Capron (1922-2006), chef de file de ce groupe. « A travers une trentaine de pièces, on trouvera un catalogue presque exhaustif du travail de Roger Capron. Les différentes typologies sont représentées dans la collection : les multicolores, les décors à la paraffine, les monochromes orangés, les représentations d’oiseaux, les tables hautes et basses, avec les décors aux navettes et même à la feuille de plomb. » D’autres grands noms tels que Jacques Blin (1920-1995), Albert Thiry (1923-2009) ou Guidette Carbonell (1910-2008) complèteront cet ensemble exceptionnel de céramiques d’après-guerre. « Toutes les pièces ont été choisies pour leur état de conservation, mais également pour leur provenance irréprochable, à l’instar des six œuvres de Guidette Carbonell, dont Harpie. » Cette très grande sculpture, réalisée à moins de dix exemplaires, provient du jardin de l’artiste à Meudon. Elle a été exposée au Musée des Arts Décoratifs à Paris, au Musée de la Piscine à Roubaix et au Musée de la Céramique de Rouen (20 000 – 30 000 euros). 

 

Guidette Carbonell (1910-2008), Harpie. Grande sculpture double face en céramique émaillée. Piètement en fer sur base en béton. Hauteur totale : 100 cm ; Hauteur de la céramique : 59 cm. Estimée entre 30 000 et 50 000 euros.

 

Une tapisserie de Jean Lurçat estimée entre 8 000 et 12 000 euros 

La collection regorge en outre de meubles design des années 1970-1980, à l’instar du célèbre canapé Knoll International signé Florence Knoll (1917-2019), estimé entre 2 000 et 3 000 euros. Autant de pièces placées aux côtés de meubles Art déco tels qu’un fauteuil dans le goût d‘Iribe, une table de Jacques Adnet, des créations de Joseph André Motte ou une suspension d’Hervé Van der Straeten qui décorait sa galerie dans le Marais, rue Ferdinand Duval (8 000-12 000 euros). L’une des pièces maîtresses de la vente reste néanmoins la tapisserie monumentale sur fond noir de Jean Lurçat (1892-1966). Estimée entre 8 000 et 12 000 euros, cette Jubilation a été tissée dans l’un des meilleurs ateliers de lissier d’Aubusson.

Enchérir | Suivez la vente de la collection d’arts décoratifs du XXe siècle le 17 mai en live sur interencheres.com

 

Haut de page

Vous aimerez aussi

Des œuvres de Street art en vente à Vannes

Le 22 juin 2022 | Mis à jour le 22 juin 2022

Berthet One, Pakone, Léo & Steph, Tito / Mulk… Une trentaine de Street artistes seront réunis le 25 juin à Vannes à l’occasion d’une vente aux enchères d’art urbain organisée […]

Les broderies royales espagnoles de la collection Fruman

Le 17 juin 2022 | Mis à jour le 17 juin 2022

A l’occasion de leur vente de prestige annuelle, la maison Rouillac dévoilera le 19 juin au Château d’Artigny à Montbazon un ensemble de broderies anciennes provenant de la collection Fruman, […]