Le casque de course est sans doute l’objet qui reflète le plus la personnalité des pilotes qui les portent. A ce titre, ils sont devenus des objets de décoration convoités. Près de soixante exemplaires légendaires ont doublé leurs estimations lors de leur mise en vente par la maison Aguttes le 15 mars à Paris.
Niki Lauda, Alain Prost, Ayrton Senna, Jacques Villeneuve mais aussi Mika Hakkinen ou encore Lewis Hamilton. Ce sont tous les grands noms de la Formule 1 qui étaient rassemblés en une vente organisée à huis clos et en live par la maison Aguttes le 15 mars à Paris. Elle rassemblait en effet cinquante-huit casques qui reflétaient par leur décoration une époque, des sponsors mais aussi la personnalité des champions.

Des casques devenus d’authentiques objets de décoration
Ainsi, celui de Jackie Stewart (adjugé à 1 440 euros), correspondant à sa période d’engagement chez Tyrell entre 1970 et 1973, est recouvert d’un motif tartan symbolisant ses origines écossaises, celui d’Emerson Fittipaldi, daté de 1974 (adjugé à 1 440 euros), revêt comme il se doit le drapeau brésilien et celui de Nigell Mansell de 1992, l’Union Jack (adjugé à 2 160 euros). Des couleurs souvent vives qui en font d’authentiques objets de décoration, pouvant trôner dans un salon ou orner le bureau de passionnés.

Certains d’entre eux ne concernaient pas la Formule 1. C’est le cas du casque d’Yvan Muller, pilote de WTCC (adjugé à 1 749 euros) ou celui d’Erik Comas, qui courut notamment en championnat japonais d’Endurance (adjugé à 1 458 euros).

Le casque de Sebastian Vettel adjugé à 18 720 euros
La valeur de ces objets dépendait bien sûr de la célébrité de leur propriétaire, mais aussi de leur « palmarès » en course. Ainsi si la plupart des casques présentés à la vente n’avaient jamais été portés, ceux qui l’ont été en course faisaient l’objet d’adjudications plus élevées. A ce titre, le casque de Sebastian Vettel, quadruple champion du monde entre 2010 et 2013 au volant de F1 de l’écurie Red Bull Racing, s’est envolé à 18 720 euros. Daté de 2011, il porte des traces d’usure manifestes, consécutives à son usage en course : assurément les marques de la gloire !
