Des véhicules de collection et plus de 600 lots Automobilia aux enchères à l’occasion des 48 Heures de Troyes

09/09/2026

La maison Boisseau-Pomez profite des 48 Heures de Troyes, une importante manifestation de voitures anciennes dans l’Aube, pour lancer son département Patrimoine Moteurs. Au programme, trois ventes successives consacrées à l’univers du véhicule d’époque les 11, 12 et 13 septembre.

Les 48 Heures de Troyes sont devenues en 40 ans un événement majeur pour les amateurs d’automobiles de collection. Ce rallye réunit chaque année des centaines de voitures de collection exposées publiquement dans de nombreuses localités au fil de leur cheminement dans le département de l’Aube. Le point d’orgue aura lieu cette année le dimanche 13 septembre au Château de Menois où une tombola caritative, un concours d’élégance et une vente aux enchères sont prévus.

Trois jours de ventes dédiées aux véhicules de collection

La vente est organisée par la maison Boisseau-Pomez qui a profité de l’occasion pour lancer son département « Patrimoine Moteurs » consacré aux véhicules d’époque. « Nous nous rendons compte qu’il existe beaucoup de possesseurs de machines anciennes, automobiles, motos mais aussi tracteurs de collection dans notre Grand-Est qui souhaitent s’en séparer. Avec l’aide de trois experts spécialisés, notre objectif est de réaliser trois grandes ventes aux enchères par an consacrées à cet univers auto, moto et Automobilia », explique le commissaire-priseur Léonard Pomez.

La première session se tiendra du 11 au 13 septembre, avec une première vente d’Automobilia, suivie le lendemain d’une vente de motos et cylomoteurs. « Nous avons pour ce faire fait l’acquisition d’un entrepôt très proche de l’Hôtel des Ventes de Troyes. Nous visons le milieu de gamme, l’univers moteur au sens large, les voitures courantes et populaires, même si nous ne nous refusons bien sûr pas de vendre quelques pépites ». Des pépites qui seront dévoilées lors de la dernière vente du week-end, le 13 septembre, dans le cadre des 48 Heures de Troyes.

Un authentique Range Rover du Dakar et une rare Corvette C1

La vacation du 13 septembre consacrée aux automobiles compte 47 véhicules conformes aux ambitions de la maison de vente, avec des populaires françaises telle qu’une Renault Dauphine de 1959 en état d’origine à la patine intéressante (1 000 — 2 000 euros) ou un cabriolet Peugeot 504 V6 de 1977, encore doté de ses petits pare-chocs, très soigné (20 000 — 30 000 euros).

PEUGEOT – 504 cabriolet V6 – Année 1977. Estimation : 20 000 – 30 000 euros.

Parmi les têtes d’affiche, un Range Rover V8 ayant participé au Paris Dakar 1988 avec comme pilote Fabrice Pillaut. L’engin, qui conserve sa préparation course, a revêtu depuis les couleurs de l’exemplaire de René Metge victorieux en 1981. En très bel état, il est éligible au Dakar Classic et fait partie des rares authentiques participants à la course mythique (50 000 — 70 000 euros).

RANGE ROVER V8, 3L5, carbu R 200 – Année 1980 (ex : PARIS-DAKAR 1988). Estimation ; 50 000 – 70 000 euros.

Dans un tout autre genre, une Chevrolet Corvette C1 de 1959 dans sa désirable deuxième version dotée du V8 se présente dans un état conforme à sa sortie d’usine grâce à une restauration soignée. Elle nécessite néanmoins une remise en route après quelques années d’inactivité (40 000 — 60 000 euros).

CHEVROLET CORVETTE – Cabriolet V8 283ci – Année 1959. Estimation : 40 000 – 60 000 euros.

Des motos et plus de 600 lots Automobilia

Le samedi 12 se tiendra à Saint-Parres-lès-Vaudes la vacation consacrée aux cyclos et motos, avec 48 lots au programme, dont de nombreux deux-roues français populaires d’avant et d’après-guerre. L’estimation la plus élevée revient cependant à une emblématique Kawasaki 750 H2 de 1974 à moteur trois cylindres deux temps, appartenant au même propriétaire depuis l’origine (8 000 — 15 000 euros).

Kawasaki 750 H2 A Mach IV – c. 1974. Estimation : 8 000 – 15 000 euros.

La veille seront dispersés les 652 lots Automobilia, exposés d’ailleurs dans le nouvel entrepôt situé dans la même rue. « Il y a notamment un bel ensemble de pompes à essence qu’il est rare de trouver en si bel état. Tous ces lots proviennent du défunt collectionneur Jean-Max Drugeon, très connu dans la région, dont nous avions déjà dispersé voici deux ans sa collection de 120 motos », précise le commissaire-priseur.

SATAM. Pompe à essence type MO4, vers 1940, numéro 3205, plaque constructeur poinçonné par l’Etat, en fonte laqué jaune et rouge, à deux globes en verre de 5L, manivelle. Dim. : 260 x 45 x 45 cm. Usures. Estimation : 1 000 – 1 500 euros.

Plusieurs pompes Satam et Themis des années 1930 et 1940, complètes et en très bel état, retiennent particulièrement l’attention (1 000 — 1 500 euros), ainsi qu’un important ensemble de plaques émaillées, le collectionneur ayant développé un intérêt particulier pour celles éditées par les pétroliers, Caltex, Castrol, Esso… On relève enfin quelques plaques Citroën dont une « Citroën Stock » double face en bel état (300 — 400 euros). Des lots de bidons de collection, de documentations d’époque ou encore de livres complètent cet ensemble impressionnant.

Enchérir | Suivez les trois ventes d’Automobilia et véhicules de collection les 11, 12 et 13 septembre en live sur interencheres.com

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