
Estimé 800 000 € - 1 200 000,00 €
Par Artcurial à Aubergenville le 07/12/2025 : 1997 Williams-Renault FW19 Formule 1
Constructeur : 1997 Williams-Renault FW19 Formule 1
Carte Grise : Véhicule de compétition
Sans titre de circulation
N° Chassis : Châssis n° 03
Moteur RS09 n° 1259
- La monoplace championne du monde de la saison 1997
- Pilotée par HH Frentzen lors du Grand Prix du Brésil 1997
- Voiture de réserve de Jacques Villeneuve sur de nombreux Grand Prix
- La dernière Williams conçu sous la direction d’Adrian Newey
- Dans la collection Renault depuis 1998, état d’origine saisissant
Jerez, 26 octobre 1997, dernier Grand Prix de la saison. La bataille fait rage pour la conquête du titre mondial entre Michael Schumacher, avec sa Ferrari F310 B, et Jacques Villeneuve au volant d'une Williams-Renault FW19. A 20 tours de l'arrivée, le pilote allemand va à la faute lors d’une vaine tentative pour fermer le passage à Villeneuve en train de le passer à la régulière. Mais il y a une justice sportive : Schumacher atterrit dans les gravillons et Villeneuve assure sa troisième place. Il est Champion du Monde ! C’est le quatrième titre pilote en six ans pour Williams associé à Renault, et la cinquième couronne constructeurs. (neuvième titre de champion des constructeurs pour Williams) Déjà, l'année précédente, Williams a dominé la saison avec la FW18, remportant 12 victoires sur 16 Grands Prix et signant 12 pole-positions. Cette monoplace a assuré la première place de Damon Hill au Championnat du Monde des pilotes, devant le bouillant Jacques Villeneuve dont c'est alors la première saison chez le constructeur britannique.
La FW18 ayant été une voiture brillante, il était logique d'en reprendre la base pour le modèle suivant, la FW19 de 1997. C'est ce que fait Adrian Newey, ingénieur en chef chez le constructeur depuis 1991 et dont c'est la dernière Williams sur laquelle il travaille puisqu'il se rend pour la saison 1997 chez McLaren. Ses études sont poursuivis par Geoff Willis, spécialiste aérodynamicien qui se concentre tout particulièrement sur le profilage de la voiture et ses qualités dynamiques. Un autre cerveau se penche sur le berceau de cette nouvelle monoplace, celui de Patrick Head dont les 20 ans d'expérience en Formule 1 constituent un précieux apport. Ce châssis FW19 est équipé du moteur Renault RS9, toujours sous la supervision de Bernard Dudot à Viry-Châtillon, il est encore amélioré par rapport à son prédécesseur : angle du V agrandi pour abaisser le centre de gravité, poids réduit de 11 kg, gain de 600 tr/mn en régime maxi... Au niveau pilotes, Frank Williams a confirmé Jacques Villeneuve, et Heinz-Harald Frentzen remplace Damon Hill, parti chez Arrows.
Avec de telles pointures pour sa conception, un des meilleurs moteurs du plateau et des pilotes de haut niveau, il était logique que cette voiture brille dès le premier Grand Prix de la saison. Ainsi, le 9 mars en Australie, Villeneuve et Frentzen occupent la première ligne avec les deux meilleurs temps aux essais, même si la course ne se déroule pas comme prévu, le Canadien abandonnant après un accrochage. Au Brésil, il signe à nouveau la pole-position, devant Michael Schumacher et, cette fois, il prend sa revanche et franchit en tête la ligne d'arrivée. La suite de la saison confirme le duel acharné qui oppose Jacques Villeneuve et Michael Schumacher, les deux hommes monopolisant les victoires et ne laissant que des miettes à leurs adversaires. Sur les 17 Grands Prix de la saison, Michael Schumacher en remporte cinq et Jacques Villeneuve sept, les deux pilotes totalisant au championnat 81 points pour le Canadien et 78 pour l'Allemand, devant H.-H. Frentzen qui, troisième, compte un total de 42 points.
C'est à la qualité de ses adversaires que l'on juge une victoire et, connaissant le talent de Michael Schumacher et sa rage de vaincre, il apparaît de façon évidente que la Williams-Renault FW19 était en 1997 la meilleure voiture de la grille, surtout associée à la fougue d'un pilote comme Jacques Villeneuve.
Pour le V10 Renault, ce succès éclatant constitue un superbe épilogue puisqu'il quitte la Formule 1 après neuf ans de réussite. Il poursuit toutefois sa carrière, notamment chez Williams, sous l'étiquette d’un partenaire de longue date, Mechachrome.
La voiture que nous présentons fait partie des 7 châssis de FW19 construit par Williams pour la saison 1997. A ce titre, cette Formule 1 championne du monde est exceptionnelle par son historique, mais il convient aussi de souligner son état stupéfiant. Cette voiture est arrivée officiellement dans La Collection Renault le 1er octobre 1998. Elle faisait l’objet d’un accord entre Williams et Renault afin de récupérer une monoplace à la fin de la saison 1997. Elle n’a depuis été que peu exposée et soigneusement conservée. En effet, la voiture semble bien préservée et complète, elle est équipée de son système de suspension, ses trains roulants, ses câblages électriques et ses calculateurs ainsi que ses radiateurs. L’intérieur du baquet et gaufré aux initiales JV et la livrée est aussi celle de Jacque Villeneuve portant le numéro 3. La voiture adopte une décoration spécifique sans mention de marque de tabac qui avait alors était dessiné pour respecter les nouvelles lois régissant le sponsoring dans le sport automobile. Comme nous l’a confirmé Laurent Debailleul responsable de Alpine F1 Engine Heritage, le moteur qui équipe la voiture a principalement été utilisé lors d’essais privés, entre mai et septembre 1997, avec le châssis FW19-06 piloté par Frentzen et Bouillon notamment à Magny-Cours, Silverstone et Monza.
Grâce à l'aide du directeur du département Heritage de Williams F1, nous avons pu confirmer le palmarès exceptionnel de cette voiture, qui a participé à un Grand Prix avec Heinz-Harald Frentzen lors du Grand Prix du Brésil, terminant à la neuvième place. Les deux pilotes de l'équipe pendant la saison 1997.
La voiture a d'abord été utilisée lors des essais de pré-saison. HH Frentzen et J. Villeneuve l'ont pilotée sur le circuit de Magny-Cours du 24 au 26 février 1997. Le châssis 03 a également été utilisé comme voiture de réserve de Jacques Villeneuve lors des Grands Prix d'Australie, de Monaco, d'Allemagne, du Japon et, surtout, lors de la manche décisive du championnat à Jerez.
Elle a ensuite participé aux essais hivernaux en décembre 1997, pilotée par Max Wilson et un certain Juan Pablo Montoya, qui était encore pilote de Formule 3000 mais qui allait devenir le pilote emblématique de Williams en 2001.
Il s’agit d’une opportunité unique dans la vie d’un collectionneur, d’acheter une Formule 1 championne du monde qui a participé à un Grand Prix et qui a été la voiture de réserve notamment lors du Grand Prix décisif de Jerez du champion du monde de la saison, directement auprès de Renault, à une époque où Williams était l’écurie de pointe, et où la marque au losange en était le brillant motoriste pour son ultime année. Voir le lot

Estimé 500 000 € - 700 000,00 €
Par Artcurial à Aubergenville le 07/12/2025 : 1983 Renault RE 40-04 Formule 1
Constructeur : 1983 Renault RE 40-04 Formule 1
Carte Grise : Voiture de compétition
Sans titre de circulation
N° Chassis : Châssis n° RE 40-04
Moteur n°
- 3ème du Grand Prix d’Italie, Monza 1983 avec Eddie Cheever
- Une des meilleures monoplaces Renault F1
- A participé à sept Grands Prix avec Eddie Cheever, un des rares pilotes américains en Formule 1
- Vendue directement par le constructeur, avec son carnet de bord d’origine !
- Remise en état par les équipes de la collection, utilisée régulièrement
Pour la saison 1983, René Arnoux étant parti chez Ferrari, il est remplacé par Eddie Cheever : "Il était sympathique, américain, ce qui était extrêmement intéressant pour notre image de marque, et extrêmement professionnel," dira de lui Gérard Larrousse, directeur de Renault Sport. La voiture présentée ici, RE 40-04, a été confiée à Cheever pour la deuxième partie de la saison 1983, et il participé à sept Grands Prix à son volant. Elle appartient à la série des RE 40, qui font partie des meilleures monoplaces Renault de la période turbo et qui ont permis au constructeur de boucler sa meilleure saison avec la deuxième place de Prost au Championnat du Monde.
RE 40-04, une des sept fabriquées par Renault Sport et dont six sont restées chez Renault depuis l'origine. Elle est accompagnée de son "carnet de bord", un classeur répertoriant toutes ses sorties, avec à chaque fois sa configuration, ses réglages et les commentaires du pilote, ce qui permet de retracer de façon précise l'histoire en course de la voiture. Ce document compète les informations contenues à ce sujet dans l'excellent ouvrage Renault F1, Les années turbo (1991, Jean-Louis Moncet, Bernard Dudot, Jean Sage).
L'on y apprend qu'elle fait ses premiers essais les 6 et 7 juillet 1983 à Zeltweg, en prévision du Grand Prix d'Autriche prévu le 14 août. Cheever teste divers ailerons et pneus, tout en souffrant de problèmes moteur à cause d'un déjaugeage de la pompe à huile. Il finit par fixer son choix sur les Michelin 439 T.
La voiture se rend ensuite à Silverstone pour le Grand Prix de Grande-Bretagne dont les essais commencent le 14 juillet. La voiture a bénéficié de modifications de détails et Cheever signale :"La voiture survire un peu, la 3e et la 4e sont trop courtes." Il signe le septième temps aux essais, mais une surchauffe moteur le contraint toutefois à l'abandon le jour de la course. Alain Prost est plus chanceux et remporte la victoire.
L'épreuve suivante est le Grand Prix d'Allemagne, à Hockenheim. Les essais officiels débutent le 5 août et, malgré une deuxième journée sous la pluie, Cheever obtient le sixième temps. Il joue toutefois de malchance car, alors qu'il est quatrième et en vue de l'arrivée, son accélérateur reste bloqué à fond. C'est l'abandon...
D’Allemagne, les écuries filent en Autriche, à Zeltweg. Pendant la première séance d'essais, le 12 août, Cheever peine à trouver le bon équilibre entre sous-virage et survirage. Idem le lendemain, où il n'améliore pas son temps de la veille, huitième sur la grille. Le jour de la course il obtient une belle quatrième place, Prost arrachant la victoire à Arnoux et Piquet.
La carrière de RE 40-04 se poursuit à Zandvoort, pour le Grand Prix de Hollande prévu le 28 août. Cheever parvient à trouver "un très bon équilibre" malgré une piste glissante et signe le onzième temps, mais lors de la course il abandonne sur casse moteur. De son côté, Prost heurte Nelson Piquet dans une manœuvre de dépassement, et ne termine pas non plus l'épreuve.
Les essais du Grand Prix d'Italie, les 9 et 10 septembre, voient pour la première fois l'utilisation d'un moteur de qualification, avec des turbos réglés à 3,6 bars. Eddie Cheever réalise le septième temps et décroche le jour de la course une excellente troisième place avec cette voiture, son meilleur résultat de la saison.
La voiture boucle sa carrière avec le Grand Prix d'Europe à Brands Hatch, le 25 septembre, puis celui d'Afrique du Sud à Kyalami, le 15 octobre. Cheever termine respectivement dixième et onzième de ces deux épreuves, celle de Kyalami étant la toute dernière course qu'il dispute avec Renault.
La voiture va faire une dernière apparition le 18 décembre 1983 sur le circuit Paul Ricard, pour une séance au cours de laquelle quelques pilotes professionnels effectuent des essais pour le compte de titres de la presse automobile.
RE 40-04 dont disposait Eddie Cheever était identique à la voiture d'Alain Prost, mais il a manqué au pilote américain, qui était très rapide, une pointe de talent supplémentaire pour faire aussi bien que son coéquipier. "Il n'a pas eu beaucoup de chance chez nous," reconnaît Gérard Larrousse, "mais il faut dire que Prost mobilisait toutes les énergies." Dans tous les cas, la contribution de RE 40-04 au travail de l'équipe a évidemment joué son rôle dans le résultat final de cette saison 1983, ce qui fait de cette voiture une pièce maîtresse de la réussite de Renault pendant cette période turbo.
Aujourd'hui, cette voiture se présente en bel état. Elle a été restaurée par les équipes de la collection aux couleurs d'Alain Prost pour participer à des démonstrations historiques et s'est produite à partir de 2010 au Grand Prix de France Historique, à la réunion Sport & Collection au Vigeant, lors de rétrospectives à Nice et à Monaco, en plus de plusieurs apparitions au Festival of Speed de Goodwood, en Angleterre. Lors de ces évènements, il est arrivé qu'Alain Prost en prenne le volant, de même que son fils Nicolas qui, pour la première fois, a pris les commandes d'une ancienne monoplace de F1 comme celle que son père pilotait. C'était à Goodwood, en juillet 2025, où Renault était présent pour l'anniversaire des 75 ans de la Formule 1.
L'année précédente, en 2024, cette voiture a fait l'objet d'une remise en état mécanique et a reçu un moteur neuf qui n'a, depuis, que peu tourné.
RE 40-04 constitue donc l'occasion exceptionnelle d'acquérir une des meilleures Renault F1 de l'époque turbo, en état de fonctionnement, dont l'historique est parfaitement connu, encore accompagnée de son carnet de bord d’époque et qui est restée depuis l'origine entre les mains du constructeur.
Etat des participations de RE 40-04
14 – 17 juillet 1983
Grand Prix de Grande-Bretagne, Silverstone
Pilote : Eddie Cheever
Qualification : 7ème
Course : DNF
5 – 8 aout 1983
Grand Prix d'Allemagne, Hockenheim
Pilote : Eddie Cheever
Qualification : 6ème
Course : DNF
14 – 16 aout 1983
Grand Prix d'Autriche, Zeltweg
Pilote : Eddie Cheever
Qualification : 8ème
Course : 4ème
26 – 28 aout 1983
Grand Prix de Hollande, Zandvoort
Pilote : Eddie Cheever
Qualification : 11ème
Course : DNF
9 – 10 septembre 1983
Grand Prix d'Italie, Monza
Pilote : Eddie Cheever
Qualification : 7ème
Course : 3éme
23 – 25 septembre 1983
Grand Prix d'Europe, Brands Hatch
Pilote : Eddie Cheever
Course : 10ème
13 – 15 octobre 1983
Grand Prix d'Afrique du Sud, Kyalami
Pilote : Eddie Cheever
Course : 11ème Voir le lot

Estimé 500 000 € - 800 000,00 €
Par Artcurial à Aubergenville le 07/12/2025 : 1983 Renault RE 40-03 Formule 1
Constructeur : 1983 Renault RE 40-03 Formule 1
Carte Grise : Véhicule de compétition
Sans titre de circulation
N° Chassis : Châssis n° RE 40-03
- Victoire avec Prost au Grand Prix de Belgique à Spa-Francorchamps
- Deux pole-positions à Monaco et Spa
- Pilotée par Alain Prost, un des meilleurs pilotes de l'histoire
- Une des sept RE 40 produites par Renault Sport pour la saison 1983
- Vendue par le constructeur, historique connu, authenticité indiscutable
"Elle est l'une des voitures les plus importantes de cette saison 1983, l'une des montures préférées d'Alain Prost qui l'utilisa pour plusieurs Grands Prix", mentionne à propos de cette RE 40-03 l'ouvrage Renault F1, Les années turbo (1991, Jean-Louis Moncet, Bernard Dudot, Jean Sage, chez Albin-Michel) d'où sont issues une bonne partie des informations concernant les monoplaces Renault de Formule 1. Il est peu de dire que, étant une des plus importantes de la saison 1983, cette voiture est aussi une des plus importantes de la saga des Renault turbo en F1, puisque 1983 correspond à la meilleure saison de la marque française : Alain Prost termine en effet deuxième du Championnat du Monde, ne manquant que de deux points le titre suprême.
Comme d'autres monoplaces de la vente, RE 40-03 est accompagnée de son classeur historique répertoriant toutes ses sorties avec, à chaque fois, les temps réalisés, les équipements testés, les réglages effectués, les remarques des pilotes, le tout écrit à la main sur des feuilles volantes, ce qui permet de mesurer le chemin parcouru jusqu'à l'informatique sophistiquée des monoplaces actuelles... Ce document, vendu avec la voiture, est de première importance car il permet de retracer l'historique de la voiture et complète les informations fournies dans l'ouvrage mentionné plus haut.
L'on apprend ainsi que RE 40-03 commence sa carrière en enchaînant quatre Grands Prix en un peu plus d'un mois, avant de se consacrer principalement à des séances d'essai. Elle fait sa première apparition au Grand Prix de San Marin, le 29 avril. Curieusement, sur la page de cette journée incluse au classeur est portée la mention "Jabouillisation" : peut-être une allusion à une modification propre à Jean-Pierre Jabouille ?... Précisant plus loin que la voiture "va bien et que les freins sont corrects", Prost signe le quatrième temps et, le jour de la course, termine deuxième derrière la Ferrari de Tambay. Une semaine plus tard, la voiture prend part à deux jours d'essais privés au Castellet en préparation de Monaco, que Prost met à profit pour affiner les réglages.
Les écuries se retrouvent le 12 mai dans la Principauté pour les essais du Grand Prix le plus attendu de la saison. "Moteur bien, boîte bien, mais la voiture saute trop, elle survire," indique Prost. Ce qui ne l'empêche pas de signer le meilleur temps et de partir en pole-position. Le jour de la course, un mauvais choix de pneus le force à changer de gommes au septième tour et il termine troisième.
Ensuite, direction la Belgique et Spa-Francorchamps. Prost se montre à nouveau très rapide aux essais et décroche le meilleur temps, devant la Ferrari de son ancien coéquipier René Arnoux. Il parvient cette fois à transformer cette pole-position en victoire, après une course impeccable au volant de cette monoplace RE 40-03. C'est une bonne journée pour Renault, Cheever ayant terminé troisième.
Pour l'épreuve suivante, il faut traverser l'Atlantique : le Grand Prix des États-Unis Côte Est a lieu à Detroit et les essais commencent le 3 juin. Une course à oublier pour Prost, qui ne fait pas mieux que le treizième temps aux essais, avec une huitième place à l'arrivée. Il retrouve le sourire quelques jours plus tard à Montréal, pour le Grand Prix du Canada, en décrochant le deuxième temps aux essais malgré un moteur cassé lors de la première séance. "La voiture est mieux équilibrée qu'hier," précise Prost, qui utilise toutefois la voiture de réserve pour la course qu'il termine cinquième.
Il retrouve sa RE 40-03 le 21 juin à Silverstone pour trois jours d'essais privés, en vue du Grand Prix de Grande-Bretagne. Prost et Cheever se succèdent au volant de la voiture pour différentes mises au point. Conclusion de Cheever, "comportement homogène." Ils se retrouvent sur ce même circuit le 14 juillet pour les essais officiels où la voiture sert de "mulet" à Prost, qui hérite par ailleurs d'une nouvelle monoplace, la RE 40-05. C'est avec cette dernière qu'il remporte une victoire magnifique chez les Anglais.
La RE 40-03 est ensuite utilisée pour des essais, privés ou officiels, successivement en Belgique à Zandvoort (Cheever), en Allemagne à Hockenheim, en Autriche à Zeltweg (Prost), à Zandvoort à nouveau (Prost), en Angleterre à Brands Hatch (surtout Cheever, un peu Prost). Elle reprend avec Prost le départ d'un Grand Prix le 11 septembre, en Italie à Monza, après avoir fait office de "mulet" pendant les séances d'essais. Mais cette dernière course de la RE 40-03 se termine sur un abandon, turbo cassé.
La voiture participe ensuite aux essais du Grand Prix d'Europe à Brands Hatch avant de se rendre à Kyalami, en Afrique du Sud pour des essais privés où elle est utilisée par Cheever pour parfaire les réglages en vue du dernier Grand Prix de la saison. Conclusion de Cheever : "Survire partout, beaucoup plus vive."
On retrouve cette voiture mi-décembre sur le circuit Paul Ricard, mais avec l'équipe de pilotes de la saison 1984 : Patrick Tambay et Derek Warwick, qui remplacent Cheever et Prost. La voiture est principalement utilisée par Warwick pour des essais de freins, puis de pneus. Ultime séance le 4 janvier avec Warwick pour des tests sur la boîte de vitesses. C'est la fin de la carrière "officielle" de cette voiture, au cours de laquelle elle a totalisé 7 826 km de piste, un des kilométrages les plus importants des monoplaces Renault F1 de cette époque.
L'année suivante, elle est livrée par Renault Sport au Service des Relations Extérieures de Renault et, 10 ans plus tard, en mai 1995, il est décidé de l'exposer au Pub Renault des Champs-Élysées. Elle fait au préalable l'objet d'une remise en état cosmétique, commandée par Jean Robert qui dirige alors le service Patrimoine et Innovation. Il écrit sur le devis : "Remise en état indispensable compte tenu des exigences de qualité des véhicules exposés au Pub Renault." Les travaux réalisés à l'atelier Betesta, de Viry-Châtillon, totalisent 19 000 francs et concernent un nettoyage complet, la remise en état de la carrosserie avec peinture, décoration d'origine à main levée et reproduction de tous les autocollants d'époque.
Après un séjour au Pub Renault, elle est prêtée pour diverses expositions ou salons, comme au Mondial 1998 ou à Rétromobile 1999. Elle fait également quelques apparitions chez des concessionnaires et, de 2000 à 2007, elle est exposée au musée de l'automobile de Mulhouse, collection Schlumpf, avant d'y retourner de 2014 à 2017, puis en 2021 et 2022. Elle est actuellement dans sa livrée d'origine, au nom d'Alain Prost et portant son numéro 15.
Cette RE 40-03, qui fait partie des sept RE 40 fabriquées par Renault Sport et dont six sont restées chez Renault depuis l'origine, présente une importance historique capitale car elle a largement contribué à la deuxième place d'Alain Prost au Championnat du monde 1983, son meilleur résultat depuis ses débuts en compétition. Elle a pris le départ de cinq Grands Prix, signé deux pole-positions et remporté une victoire entre les mains d'un des meilleurs pilotes de l'histoire de la F1, Alain Prost, quadruple Champion du Monde. Il est extrêmement rare qu'une monoplace de F1 puisse se targuer d'un tel palmarès, qui plus est lors d'une des époques les plus fascinantes de l'histoire de cette discipline, l'ère magique des turbos.
Etat des participations de RE 40-03
27-29 avril 1983
Grand Prix de San Marin
Pilote : Alain Prost
Qualifications : 4ème
Course : 2ème
12-14 mai 1983
Grand Prix de Monaco
Pilote : Alain Prost
Qualifications : 1er
Course : 3ème
19 - 22 mai 1983
Grand Prix de Belgique, Spa-Francorchamps
Pilote : Alain Prost
Qualifications : 1er
Course : 1er
3 - 5 juin 1983
Grand Prix des Etats-Unis, Detroit
Pilote : Alain Prost
Qualifications : 13ème
Course : 8ème
10 – 12 juin 1983
Grand Prix du Canada, Montréal
Pilote : Alain Prost
Qualifications : 2ème
11 septembre 1983
Grand Prix d’Italie, Monza
Pilote : Alain Prost
Course : Abandon
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Estimé 200 000 € - 300 000,00 €
Par Artcurial à Aubergenville le 07/12/2025 : 1997 Benetton B197-05 Formule 1
Constructeur : 1997 Benetton B197-05 Formule 1
Carte Grise : Véhicule de compétition
Sans titre de circulation
N° Chassis : Châssis n° B197-05
- Deuxième au GP du Canada et à Silverstone avec Alesi !
- La dernière Formule 1 pilotée par Gerard Berger lors d’un Grand-Prix
- Palmarès exceptionnel avec Jean Alesi – Trois podiums
- Etat de conservation rare
Au cours de 16 saisons, depuis ses débuts officiels comme constructeur de Formule 1 en 1986 jusqu'à sa dernière saison en 2001 à la suite de son rachat par Renault, l'équipe Benetton a totalisé 27 victoires en Grand Prix. La Benetton B197 à moteur V10 Renault est la dernière monoplace aux couleurs de la marque de mode italienne à avoir signé une victoire, en été 1997.
Entre les mains de Gerhard Berger et Jean Alesi, la B197 s'est également adjugée deux podiums, deux pole-positions et deux records du tour, Benetton terminant troisième au classement constructeurs du Championnat du Monde 1997. La dernière victoire de Berger à Hockenheim, lors du Grand Prix d'Allemagne 1997, est arrivée à point nommé 11 ans après que ce même pilote ait apporté sa première victoire à l'équipe, au GP du Mexique 1986, lors de sa première saison sous le nom Benetton.
Célèbre pour ses t-shirts et ses pulls de couleurs vives, ainsi que pour ses campagnes de publicité provoquantes, Benetton entre en Formule 1 en 1983 en sponsorisant l'équipe Tyrrell, avant d'apposer en 1984-1985 sa célèbre livrée verte sur les Alfa Romeo d'usine. Au printemps 1985, l'entreprise augmente son implication en F1 en faisant l'acquisition de l'équipe Toleman.
Basée à Witney (Oxfordshire) et arrivée en 1981 en F1, Toleman connaît des débuts difficiles. En 1984, grâce à l'entrée en scène du jeune Ayrton Senna et de son talent explosif, l'équipe se hisse aux avant-postes. On se souvient notamment de Senna frôlant la victoire au GP de Monaco, arrêté prématurément à cause de fortes pluies, avant qu'il ne signe deux autres podiums. Voir le lot

Estimé 200 000 € - 300 000,00 €
Par Artcurial à Aubergenville le 07/12/2025 : 1985 Renault RE 60-01B Formule 1
Constructeur : 1985 Renault RE 60-01B Formule 1
Carte Grise : Véhicule de compétition
Sans titre de circulation
N° Chassis : Châssis n° 01
- Monoplace de la fascinante époque turbo
- Restée chez le constructeur depuis l'origine, traçabilité exemplaire
- Utilisée jusqu’en 2007 par Erik Comas
- Projet de remise en route très intéressant
A l'issue de la saison 1984, l'équipe Renault est un peu ébranlée : résultats décevants, départ de Gérard Larrousse puis de Michel Têtu chez Ligier. Les journalistes ont de quoi se poser des questions, comme le fait Gérard Flocon dans L'Automobile Magazine : "Est-ce l'impasse ou, au contraire, faut-il s'attendre à un renouveau ?" La réponse est donnée par Max Mangenot, PDG de Renault Sport : "Après Kyalami [en 1983, quand Prost perd le titre au profit de Piquet], nous aurions tout aussi bien pu nous arrêter. C'était ce qu'il y avait de plus simple mais nous ne l'avons pas fait, car nous considérons que la Formule 1 constitue toujours un objectif indispensable pour la Régie." Ce que confirme Gérard Toth, successeur de Gérard Larrousse à la tête de Renault Sport : "En 1985, nous devons atteindre le meilleur niveau."
Renault ne jette donc pas l'éponge et dévoile en janvier 1985 sa nouvelle monoplace, la RE 60, confiée à ses deux pilotes Patrick Tambay et Derek Warwick. Affichant une jolie silhouette effilée proche de la RE 50, elle en diffère par la position des radiateurs qui ne sont plus inclinés par rapport au sol, mais par rapport à l'axe de la voiture, ce qui permet à l'air chaud d'être évacué sur les côtés et de ne pas gêner le flux d'air sur l'aileron arrière. Les suspensions sont profondément remaniées et surtout cette monoplace va disposer d'un nouveau moteur, désigné EF15, dont Bernard Dudot dira, à propos de sa toute dernière version de 1986 (EF15C), que "c'est le meilleur de la lignée des moteurs Renault F1 à turbo." Ce V6 peut disposer de 1 000 ch en qualifications mais, dans un premier temps, les voitures doivent se contenter du moteur EF4 bis, version intermédiaire bénéficiant de nombreux aménagements de l'EF15.
La saison 1985 ne répondra toutefois pas aux attentes de l'équipe Renault-Elf, et les meilleurs résultats sont deux troisièmes places pour Patrick Tambay : le 21 avril au Grand Prix du Portugal, sous la pluie, et le 9 mai à Imola. Lors des autres épreuves, l'équipe ne parvient à s'imposer ni aux essais ni en course, la voiture souffrant de performances insuffisantes et d'une fiabilité imparfaite. C'est d'autant plus frustrant que l'écurie Lotus, qui utilise le même moteur Renault EF15, obtient de meilleurs résultats. Ayrton Senna signe huit pole-positions et décroche deux victoires au Portugal et en Belgique, son coéquipier Elio De Angelis obtenant lui aussi une victoire, à San Marin.
Les conséquences de ces résultats n'attendent pas la fin de l'année et, le 27 août 1985, Georges Besse, président de Renault, annonce l'arrêt de la compétition en Formule 1. C'est à la fois une déception et un paradoxe : Renault, pionnier des moteurs turbo en F1, se retire alors que toutes les autres équipes ont adopté la technique initiée par le constructeur français.
La vocation sportive reste toutefois bien ancrée dans la culture de la marque au losange, qui continue de fournir en 1986 ses moteurs V6 turbo à Lotus, Ligier et Tyrrell, avant de revenir en 1989 avec un autre moteur innovant, un V10 atmosphérique. Mais c'est une autre histoire...
La RE 60-01B présentée ici fait partie des huit RE 60 fabriquées par Renault Sport, toutes restées chez le constructeur sauf deux coques fournies à Henri Julien, fondateur d'AGS qui les utilisera pour réaliser deux monoplaces de F1. Apparue en juillet au Grand Prix de France, la RE 60B était 30 kg plus légère et présentait quelques modifications comme des pontons plus bas, des roues avant différentes, un nouveau saute-vent, un capot arrière plus étroit, des radiateurs d'huile disposés différemment, de nouvelles transmissions.
Cette monoplace a été principalement utilisée à des fins de développement et de mise au point, avec de nombreux essais entre les mains des pilotes de l'équipe, Patrick Tambay et Derek Warwick.
Une fois sa carrière en course terminée, cette RE 60-01B a été livrée fin 1985 par Renault Sport à Renault Relations Extérieures, et elle est ensuite restée chez le constructeur sans discontinuer. Elle a été utilisée en démonstration, sa dernière sortie ayant eu lieu en 2007 lors des World Series, confiée à Erik Comas. Ayant souffert à ce moment-là d'une casse du V6 turbo, jamais réparé, elle est restée ensuite immobilisée et c'est ce même moteur qui l'équipe encore aujourd'hui. Par ailleurs quasi complète en mécanique, avec ses périphériques, elle porte le nom et le numéro 15 de P. Tambay, et affiche les couleurs jaune et noir caractéristiques des Renault de compétition de cette époque. Elle constitue une base rare et précieuse pour une restauration qui lui permettra de prendre part aux démonstrations historiques dont elle sera à coup sûr une des vedettes. Bien qu’elle n'ait pas pu se hisser au niveau des meilleures, elle reste une monoplace à la conception avancée, témoin précieux d'une des périodes les plus fascinantes de l'histoire de la Formule 1. Voir le lot

Estimé 130 000 € - 180 000,00 €
Par Artcurial à Aubergenville le 07/12/2025 : 1986 Tyrrell 015 Formule 1 Sans réserve
Constructeur : 1986 Tyrrell 015 Formule 1
Modèle : Sans réserve
Carte Grise : Véhicule de compétition
Sans titre de circulation
N° Chassis : Moteur n° EF15 501
- Historique suivi, cédée à Renault directement par Philippe Streiff
- Équipée d'un V6 turbo Renault type EF15 (incomplet)
- Belle présentation cosmétique
Alors que, au début des années 1980, les moteurs turbo s'imposent progressivement en Formule 1, Tyrrell, qui s'est notamment distinguée en 1968 en permettant à Jackie Stewart et sa Matra de décrocher le titre de Champion du Monde de F1, est la dernière écurie à rester fidèle au V8 Ford atmosphérique. Jusqu'au Grand Prix d'Autriche du 19 août 1984 où aucun des deux pilotes Tyrrell, Stefan Johansson et Stefan Bellof, ne parvient à se qualifier. L'écurie anglaise doit donc se mettre au goût du jour et le fait en signant un accord avec Renault pour la fourniture d'un V6 turbo. C'est lui qui équipe la Tyrrell 014 qui succède au cours de la saison 1985 à la Tyrrell 012 atmosphérique, et qui permet à l'équipe britannique de rester dans la course. Elle est elle-même remplacée lors de la saison 1986 par la Tyrrell 015 qui fait ses premières armes au Grand Prix de Monaco. Mais, bien que la voiture soit assez fiable et que l'écurie fasse courir les excellents pilotes que sont Martin Brundle et Philippe Streiff, elle manque de mise au point et peine à marquer des points au championnat. Elle signe sa meilleure performance au dernier Grand Prix de la saison, en octobre en Australie, où Brundle et Streiff finissent 4e et 5e. Il faut préciser que les moteurs fournis par Renault à Tyrrell sont des moteurs "client" qui ne correspondent pas à la toute dernière version, au contraire de Lotus qui bénéficie d'un contrat plus favorable. Tyrrell se classe finalement septième au Championnat constructeur 1986.
A l'issue de la saison 1986, Philippe Streiff a l'opportunité de récupérer une monoplace Tyrrell 015 et, en 1994, il accepte de l'échanger avec le service des Relations Publiques de Renault, contre la monoplace Renault RE50-08 de 1984. Un courrier daté du 9 mai 1995, signé par Jean Robert, directeur du département Patrimoine et Innovation, et qui se recommande d'Alain Dubois-Dumée, directeur de la Communication, atteste de cette transaction. Il est contresigné par Philippe Streiff lui-même. La voiture fait ensuite l'objet d'une remise en état cosmétique aux ateliers Betesta pour pouvoir être utilisée à des fins d'exposition.
Elle est notamment prêtée au musée Matra de Romorantin au début de l'année 2002, puis à nouveau en 2009 et elle est exposée en janvier 2006 lors d'une opération "portes ouvertes" à la succursale de Renault-Boulogne. En septembre 2006, elle prend part à l'opération "World Series by Renault", au Mans.
Elle se présente aujourd'hui dans une livrée proche de celle qu'elle portait à Monaco, avec le nom de Philippe Streiff et son numéro 4, en plus des autocollants des sponsors de cette époque dont Data General et Kelémata, marque italienne de cosmétiques et parfumerie. Elle est équipée d'un moteur type EF15, n°501, qui est toutefois incomplet. L'habitacle très sommaire ne comporte que deux instruments, compte-tours et manomètre de pression de turbo, de rares interrupteurs et son volant d'époque, patiné par les mouvements du pilote.
Avec son V6 turbo et sa belle livrée blanche, cette Tyrrell illustre la saga des moteurs Renault turbo en Formule 1 et rappelle qu'ils ont équipé d'autres équipes que celle du constructeur, preuve de leurs performances et de leur excellente réputation parmi les écuries en lice. Tout en nous rappelant les qualités d'un pilote de talent, stoppé trop brusquement par son grave accident en 1989, cette voiture représente une opportunité rare d'acquérir une monoplace de cette période, une des plus fascinantes de l'histoire de la F1. Voir le lot

Estimé 10 000 € - 20 000,00 €
Par Artcurial à Aubergenville le 07/12/2025 : 1985 Moteur maquette Renault EF15 V6 Turbo Numéro 367T
Sans réserve - No reserve
1985 Moteur maquette Renault EF15 V6 Turbo Numéro 367T
Moteur 6 cylindres en V turbocompressé de 1494 cm3. Il est identifié en tant que maquette n°1 1985 chez le constructeur. Il semble être accompagné de ces périphériques et il est vendu avec sa caisse de transport Renault Sport.
1985 Renault EF15 V6 Turbo display engine Number 367T. It is identified as model no. 1 1985 by the manufacturer. It appears to come with these accessories and is sold with its Renault Sport transport case.
Crédit photos © Alexis Ruben
Notes aux acheteurs, lots Automobilia
Conditions générales d'achat : En sus du prix d'adjudication, l'adjudicataire devra acquitter par lot les commissions et taxes suivantes : 27 % + TVA au taux en vigueur (32,40 % TTC)
Buyer's information, lots Automobilia
Conditions of purchase : In addition of the lot's hammer price, the buyer must pay the following costs and fees : 27% + Current VAT (32.4% VAT included)
1985 Moteur maquette Renault EF15 V6 Turbo Numéro 367T
Sans réserve - No reserve
1985 Renault EF15 V6 Turbo display engine Number 367T. It is identified as model no. 1 1985 by the manufacturer. It appears to come with these accessories and is sold with its Renault Sport transport case.
Crédit photos © Alexis Ruben
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Estimé 10 000 € - 20 000,00 €
Par Artcurial à Aubergenville le 07/12/2025 : 1992 Moteur maquette Renault RS04 V10 Numéro 354
Sans réserve - No reserve
1992 Moteur maquette Renault RS04 V10 Numéro 354
Moteur maquette V10 né en version RS04 pour la saison 1992. Selon les archives du constructeur, il a été utilisé pour des tests d’endurance sur banc d’essais de mai à juin 1992. Il est ensuite déclaré HS dans les archives du constructeur après des essais privée à Silverstone le 25 juin 1992. Il va être alors utilisé à des fins de marketing et entièrement peint en couleur doré, certaines pièces d’habillage proviendraient d’un RS05. Une photo célébrant les succès de Renault en formule 1 et réunissant Bernard Dudot, Louis Schweitzer et Patrick Faure, entourant ce moteur à la couleur éclatante existe dans les archives.
V10 model engine born in RS04 version for the 1992 season
It was then declared out of service in the manufacturer's archives after private testing at Silverstone on June 25, 1992. It was then used for marketing purposes and painted entirely in gold, with some bodywork parts reportedly coming from an RS05. A photo celebrating Renault's successes in Formula 1, showing Bernard Dudot, Louis Schweitzer, and Patrick Faure surrounding this brightly colored engine, exists in the archives.
Crédit photos © Alexis Ruben
Notes aux acheteurs, lots Automobilia
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1992 Moteur maquette Renault RS04 V10 Numéro 354
Sans réserve - No reserve
V10 model engine born in RS04 version for the 1992 season
It was then declared out of service in the manufacturer's archives after private testing at Silverstone on June 25, 1992. It was then used for marketing purposes and painted entirely in gold, with some bodywork parts reportedly coming from an RS05. A photo celebrating Renault's successes in Formula 1, showing Bernard Dudot, Louis Schweitzer, and Patrick Faure surrounding this brightly colored engine, exists in the archives.
Crédit photos © Alexis Ruben
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Estimé 10 000 € - 20 000,00 €
Par Artcurial à Aubergenville le 07/12/2025 : 1996 Moteur maquette Renault RS08 V10 Numéro 1084
Sans réserve - No reserve
1996 Moteur maquette Renault RS08 V10 Numéro 1084
Moteur maquette V10 type RS08 construit en 1996 pour l’écurie Benetton.
Grace aux archives de Viry Chatillon, nous pouvons confirmer que ce moteur a participé à trois Grand-Prix du Championnat du monde. Deux avec Gerhard Berger, à Imola pour le Grand Prix de San Marin où il se classe troisième (avec 196/05) et à Monza (196/04), et un avec Jean Alesi, lors du Grand Prix du Portugal où il se classe quatrième avec (196/07). Ce moteur maquette au palmarès important et documenté est vendu avec son pied d’exposition.
RS08 V10 display engine built in 1996 for the Benetton team. Engine used in three World Championship Grand Prix races. Two with Gerhard Berger, at Imola for the San Marino Grand Prix, where he finished third (with 196/05), and at Monza (196/04), and one with Jean Alesi, at the Portuguese Grand Prix, where he finished fourth (with 196/07).
Crédit photos © Alexis Ruben
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Conditions générales d'achat : En sus du prix d'adjudication, l'adjudicataire devra acquitter par lot les commissions et taxes suivantes : 27 % + TVA au taux en vigueur (32,40 % TTC)
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1996 Moteur maquette Renault RS08 V10 Numéro 1084
Sans réserve - No reserve
RS08 V10 display engine built in 1996 for the Benetton team. Engine used in three World Championship Grand Prix races. Two with Gerhard Berger, at Imola for the San Marino Grand Prix, where he finished third (with 196/05), and at Monza (196/04), and one with Jean Alesi, at the Portuguese Grand Prix, where he finished fourth (with 196/07).
Crédit photos © Alexis Ruben
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Estimé 5 000 € - 10 000,00 €
Par Artcurial à Aubergenville le 07/12/2025 : 1982 Renault Formule 1
Maquette promotionnelle à l'échelle 1/5ème
Sans réserve - No reserve
1982 Renault Formule 1
Maquette promotionnelle à l'échelle 1/5ème
En résine et matériaux composites, aux couleurs de Renault Sport, montée sur un socle, avec une vitrine ; accidents
H. : 22 cm. (8 ¾ in.), L. : 111 cm. (43 ¾ in.), l. : 51,5 cm. (20 ¼ in.)
Socle : 128 x 66 cm. (50 ½ x 26 in.)
Vitrine : H. : 35 cm. (13 ¾ in.), L. : 124 cm. (48 ¾ in.), l. : 62 cm. (24 ¼ in.)
1982 Renault Formule 1
1/5th scale promotional model ; accidents. No shipping box
Crédit photos © Flora Ferreira
Notes aux acheteurs, lots Automobilia
Conditions générales d'achat : En sus du prix d'adjudication, l'adjudicataire devra acquitter par lot les commissions et taxes suivantes : 27 % + TVA au taux en vigueur (32,40 % TTC)
Buyer's information, lots Automobilia
Conditions of purchase : In addition of the lot's hammer price, the buyer must pay the following costs and fees : 27% + Current VAT (32.4% VAT included)
1982 Renault Formule 1
Sans réserve - No reserve
1982 Renault Formule 1
1/5th scale promotional model ; accidents. No shipping box
H. : 22 cm. (8 ¾ in.), L. : 111 cm. (43 ¾ in.), l. : 51,5 cm. (20 ¼ in.)
Socle : 128 x 66 cm. (50 ½ x 26 in.)
Vitrine : H. : 35 cm. (13 ¾ in.), L. : 124 cm. (48 ¾ in.), l. : 62 cm. (24 ¼ in.)
Crédit photos © Flora Ferreira
Crédit photos © Flora Ferreira
Notes aux acheteurs, lots Automobilia
Conditions générales d'achat : En sus du prix d'adjudication, l'adjudicataire devra acquitter par lot les commissions et taxes suivantes : 27 % + TVA au taux en vigueur (32,40 % TTC)
Buyer's information, lots Automobilia
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Estimé 6 000 € - 10 000,00 €
Par Artcurial à Aubergenville le 07/12/2025 : 1989 Renault 21 Supertourisme maquette d'exposition Sans réserve
Constructeur : 1989 Renault 21 Supertourisme maquette d'exposition
Modèle : Sans réserve
Carte Grise : Sans titre de circulation
- Réplique inspirée de la vice-championne 1989 de Supertourisme
- Extrêmement spectaculaire
- Exposée au Salon de Bangkok 1991
- Sans réserve
Lancé en 1976, le Championnat Production, puis Superproduction et Supertourisme, devient rapidement très populaire car il réunit des berlines de tourisme à l'allure proche de la série. En 1987, Renault décide de s'y engager avec la toute récente Renault 21 Turbo. Complètement modifiée, la voiture reçoit un châssis partiellement tubulaire, une carrosserie allégée, une transmission intégrale et un moteur préparé par Sodemo, dont la puissance passe de 175 ch à 430 ch. Entre les mains de Jean Ragnotti et Jean-Louis Bousquet, la R21 domine avec insolence la saison 1988, avec le titre pour le premier et un total de six victoires pour les deux pilotes confondus, sur les 10 manches de la saison.
L'année suivante, des changements de règlement entraînent la modification de la position du moteur qui passe de transversal à longitudinal. La voiture n'est plus aux couleurs de Renault mais de Philips Car Stereo et, malgré un début de saison difficile, elle termine vice-championne avec un total de 11 pole positions sur 14.
La voiture proposée ici est une maquette s'inspirant de la n°21 de la saison 1988, avec une caisse dépouillée en acier, un arceau-cage, un siège-baquet et des trains roulants de R21 normale. Elle a été notamment exposée au Salon de Bangkok 1991 avant d’être intégrée très tôt à la collection. Dépourvue de mécanique, elle constitue un show car extrêmement spectaculaire pour tout passionné de Supertourisme.
Unregistered
- Replica inspired by the runner-up in the 1989 Supertouring Championship
- Absolutely spectacular
- Displayed at the 1991 Bangkok Motor Show
- No reserve
Started in 1976, the Production, then Superproduction and Supertouring Championship quickly became very popular as the saloons competing looked similar to the standard production versions. In 1987, Renault decided to enter it with its newly introduced 21 Turbo. Totally modified, the car received a partly tubular chassis, a lighter body, four-wheel drive and an engine prepared by Sodemo, taking its power from 175 to 430bhp. Driven by Jean Ragnotti and Jean-Louis Bousquet, the R21 brazenly dominated the 1988 season, Ragnotti winning the title and the two drivers together notching up six wins over the ten rounds that year.
The following year, changes to the regulations led to the engine being installed longitudinally rather than transversely. The car was no longer in Renault’s colours but those of Philips Car Stereo, and despite a difficult start to the season, it finished as the runner-up with 11 pole positions out of 14.
The car offered today is a display model inspired by car number 21 from the 1988 season, with a stripped-out steel bodyshell, roll cage, bucket seat and the running gear from a standard R21. It was displayed at the 1991 Bangkok Motor Show before joining the collection at a very early stage. With no engine, it represents an absolutely spectacular show car for any Supertouring fan.
No reserve
Modèle : No reserve
Carte Grise : Unregistered
- Replica inspired by the runner-up in the 1989 Supertouring Championship
- Absolutely spectacular
- Displayed at the 1991 Bangkok Motor Show
- No reserve
Started in 1976, the Production, then Superproduction and Supertouring Championship quickly became very popular as the saloons competing looked similar to the standard production versions. In 1987, Renault decided to enter it with its newly introduced 21 Turbo. Totally modified, the car received a partly tubular chassis, a lighter body, four-wheel drive and an engine prepared by Sodemo, taking its power from 175 to 430bhp. Driven by Jean Ragnotti and Jean-Louis Bousquet, the R21 brazenly dominated the 1988 season, Ragnotti winning the title and the two drivers together notching up six wins over the ten rounds that year.
The following year, changes to the regulations led to the engine being installed longitudinally rather than transversely. The car was no longer in Renault’s colours but those of Philips Car Stereo, and despite a difficult start to the season, it finished as the runner-up with 11 pole positions out of 14.
The car offered today is a display model inspired by car number 21 from the 1988 season, with a stripped-out steel bodyshell, roll cage, bucket seat and the running gear from a standard R21. It was displayed at the 1991 Bangkok Motor Show before joining the collection at a very early stage. With no engine, it represents an absolutely spectacular show car for any Supertouring fan.
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Estimé 15 000 € - 20 000,00 €
Par Artcurial à Aubergenville le 07/12/2025 : 1988 Renault 21 Turbo Groupe N/A ex-Carlos Antunes Tavares Sans réserve
Constructeur : 1988 Renault 21 Turbo Groupe N/A ex-Carlos Antunes Tavares
Modèle : Sans réserve
Carte Grise : Voiture de compétition
N° Chassis : Châssis n° VF1L4850501096795
- A participé au Championnat d'Europe des Rallyes 1988, 1989 et 1990
- Voiture incroyablement préservée, et documentée
- Ex-Carlos Antunes Tavares, futur directeur de la marque
- Sans réserve
C'est en particulier par son authenticité que cette Renault 21 Turbo est remarquable, car elle est exactement telle qu'elle se présentait à l'arrivée de l'International Semperit Rallye 1990, en Autriche, dernière épreuve à laquelle elle a participé, pilotée par Carlos Antunes Tavares associé à son navigateur Jacky Racois. Elle y avait terminé 29ème sur 116 partants, avec une troisième place des 2-roues motrices dans sa classe. Remarquablement préservée, elle porte encore son numéro 37 de course ainsi que ses autocollants publicitaires et diverses marques de vérifications techniques de rallyes antérieurs. Elle est directement rentrée dans la collection en janvier 1991, elle a alors été immatriculée directement au nom de la Régie. Comme nous l’apprend le certificat de cession elle avait alors 17 818 km, elle affiche aujourd’hui 17 821 km !
Préparée pour les rallyes en Groupe N puis en Groupe A, elle présente une caisse rigidifiée complétée d'un arceau-cage, avec un habitacle complètement dépouillé et doté de sièges baquets, de harnais et d'instruments complémentaires.
Dans cette configuration, cette voiture a participé de 1988 à 1990 à plusieurs rallyes du championnat d’Europe, entre les mains de Carlos Tavares qui n'était pas encore le patron que l'on connaît, mais ingénieur à la Direction des études de Renault où il travaillait sur les futures Clio et Mégane. Passionné de compétition depuis son adolescence, ce dernier a pris part à partir de 1983 à divers rallyes régionaux, puis à des épreuves du Championnat d'Europe, au volant de R5 Alpine et R5 GT Turbo avant de passer à la R21 Turbo. D'abord inscrite en Groupe N en 1988, cette voiture a intégré en 1989 et 1990 le Groupe A où les restrictions techniques étaient un peu moins strictes et où elle développait près de 220 cv. Le meilleur résultat obtenu par Tavares à cette époque a été une 13ème place au classement général du Rali Vinho da Madeira de 1988, au Portugal, avec Jean-Paul Retaillieu comme copilote, et l'on peut noter en 1989 une quatrième place de catégorie (15ème au scratch) au Rallye Arbö Steiermark, en Autriche avec Thierry Dubois, et une troisième place de classe en Promotion, au Rallye Alpin-Behra, avec Retaillieu.
Rappelons que, présentée en 1987, la R21 Turbo n'a pas déçu : la puissance du 4-cylindres tout aluminium à simple ACT passait à 175 ch grâce à un turbo Garrett, selon une technique parfaitement maîtrisée par la marque grâce à ses succès en F1. Avec plus de 220 km/h en pointe, la R21 Turbo était une des françaises de tourisme les plus performantes de son époque et son aspect esthétique lui donnait toute l'agressivité nécessaire. En compétition, elle s'est particulièrement distinguée dès 1988 en dominant la saison Supertourisme entre les mains de Jean Ragnotti et Jean-Louis Bousquet. Celle qui nous intéresse ici correspond à une catégorie plus abordable où seules de rares modifications étaient accordées par le règlement, ce qui n'empêchait pas les meilleurs préparateurs de réussir à en extraire quelques chevaux supplémentaires, jusqu'à 230 pour la R21 Turbo en Groupe A.
Il est extrêmement rare qu'une voiture de rallye soit remisée sans modifications à l'issue de sa carrière en course. Portant les stigmates de ses aventures en rallye, celle-ci ne pourra que séduire les amateurs du genre. Voir le lot