Le 5 décembre 2025 | Mis à jour le 5 décembre 2025

Renault vend ses icônes aux enchères : plus de 180 véhicules, F1 et maquettes

par Magazine des enchères

Renault a confié à la maison Artcurial Motors la vente de plus de 180 véhicules, maquettes d’étude et autres objets Automobilia issus de son immense patrimoine. Tour d’horizon.

 

Les rares privilégiés qui ont eu la chance de visiter les réserves situées dans son usine de Flins le savent : parmi les constructeurs français, Renault est celui qui détient le patrimoine historique le plus important grâce à une politique de conservation entamée tôt dans son histoire. La marque possède plusieurs centaines de véhicules, mais aussi des maquettes d’étude, de la documentation et un très grand nombre d’objets liés à l’automobile. Elle a fait le choix de se séparer de certains d’entre eux qu’elle considère comme des doublons à l’occasion d’une vente confiée à Artcurial Motorcars qui se tiendra le 7 décembre à Flins. Objectif : renforcer le budget alloué à la construction d’un nouveau musée qui ouvrira en 2027 sur le site de l’usine, mais aussi permettre à des véhicules historiques de reprendre vie, Renault Icons ayant pour politique de faire rouler son patrimoine. L’ensemble constitue assurément l’une des ventes événements de cette fin d’année.

 

Des objets Automobilia Renault uniques

Les passionnés sont nombreux à avoir rêvé devant des maquettes d’étude de constructeurs, jalons indispensables dans la conception des modèles. Elles seront plusieurs dizaines à être dispersées lors de la vente, datant des années 1950 aux années 1990. Les plus émouvantes sont peut-être celles qui représentent des modèles jamais sortis, comme l’étude au 1/5 de la fin des années 1950 à lunette inversée qui évoque irrésistiblement la Citroën Ami 6 (1 000 — 2 000 euros) ou l’étude d’Alpine P2 de la fin des années 1960 à la même échelle, qui semble issue directement d’un album de Michel Vaillant (1 000 — 2 000 euros).

La vente comprend d’ailleurs de nombreuses maquettes à l’échelle un, qui auraient parfaitement leur place dans des musées : citons la Renault 21 de Supertourisme dépourvue de moteur qui reprend la livrée du modèle de compétition de la saison 1988, qui fut exposée au Salon de Bangkok 1991 (6 000 — 10 000 euros). Parmi les objets vendus comme maquettes figurent d’authentiques moteurs de F1, dont certains ont participé à des Grand-Prix comme le V10 RS08 qui a concouru à trois Grand Prix en 1996 à bord d’une Benetton (10 000 — 20 000 euros).

 

 

Une Renault 21… ex Carlos Tavares

Ce sont bien entendu les voitures de course ayant fait l’histoire de Renault Sport qui affichent les estimations les plus élevées, à commencer par la toute première A442 produite ayant participé aux 24 Heures du Mans 1977 avec pour pilotes René Arnoux, Didier Pironi et Guy Fréquelin et ayant obtenu une troisième place au 1000 km de Monza 1975, l’année de sa production (250 000 — 500 000 euros).

Une victoire en course reste bien sûr la plus haute marque d’un palmarès et celui de la Renault RE40-03 ne compte rien moins qu’une première place obtenue au Grand-Prix de Belgique 1983 par Alain Prost (500 000 — 800 000 euros).

Pour le clin d’œil, Renault a également choisi de vendre une Renault 21 Turbo Groupe A de 1988 pilotée à l’International Semperit Rallye en 1990 par un certain Carlos Tavares, dont le nom figure encore sur l’aile avant. Rappelons que l’ancien patron de Stellantis a réalisé la plus grande partie de sa carrière chez Renault et nourrit depuis toujours une passion pour la course et le pilotage (15 000 — 20 000 euros).

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