Le Salon Epoqu’Auto de Lyon est le plus important événement consacré à l’automobile ancienne de l’automne. Il accueille chaque année une vente aux enchères d’exception. Pour la 44e édition, près de 100 véhicules seront vendus par la maison Osenat le 12 novembre. Au programme : une Alpine 1600 VC Groupe 3 à palmarès, une rarissime MG Metro et un festival d’Austin Healey…
Le monde de la collection automobile se réunira, comme chaque année, à Lyon du 10 au 12 novembre pour la 44e édition du Salon Epoqu’Auto. Il sera clôturé le dimanche par la vente traditionnellement organisée par la maison Osenat. Plusieurs véhicules phares sont mis en avant cette année, à commencer par une Alpine 1600 VC Groupe 3 à palmarès. Celle-ci a remporté sa catégorie au rallye Lyon Charbonnières 1973, grâce au talent du célèbre pilote Jacques Henry et a connu une jolie carrière sportive jusqu’en 1978. Elle se trouve dans un état parfait, bien qu’ayant perdu sa teinte orange d’origine (120 000 – 150 000 euros). A ses côtés figurera un autre témoignage du rallye, mais plus récent, une rarissime MG Metro 6R4 de 1986. Cette version dite « Clubman » est l’un des exemplaires qui furent vendus aux particuliers, tout en conservant la plupart de leurs équipements de course. Elle n’a compté que deux propriétaires durant sa carrière, a toujours été très soignée et n’a jamais été engagée en compétition (200 000 – 250 000 euros).
Par Osenat Fontainebleau à Chassieu
le 12/11/2023 : 1972 ALPINE 1600 VC GROUPE 3 « compétition client » ex-Jacques HENRY
140 000 / 160 000€
L’alpine 1600S (type VC) numéro de série 18223, numéro de carrosserie 6092 est sortie de Dieppe le 24 novembre 1972.
Le type VC a été homologué en 1972, il s’agissait d’une série de berlinettes 1600S dotées du moteur 1605cc de la R17 et non du 1565cc de la R12 Gordini (alpine 1600VB). En effet, cette série dépassant la limite des 1600cc a permis d’homologuer en groupe 4 le moteur 1800cc qui allait permettre à la marque Alpine d’être la première Championne du Monde des rallyes en 1973 !
ALPINE 1600VC SERIE 18223
18223 a été fabriquée sur la chaine de la série car elle apparait dans les archives de la « série », et non dans celles de la compétition de Gilbert Harivel, la copie de la liste du chef mécanicien du service course, bras droit de Jacques Cheinisse étant conservée par l’auteur et 18223 n’y apparaissant pas. Il s’agit toutefois d’une commande spéciale d’un modèle « groupe 3 », ce qu’il faut expliquer.
Un client pouvait commander chez Alpine une berlinette strictement de série, ou une groupe 3 (Grand Tourisme de série), ou une groupe 4 (GT spéciale). Dans les deux derniers cas, la voiture était dotée des options qui étaient indispensables ou autorisées dans chacun des groupes définis par la Fédération Internationale de l’Automobile.
Le groupe 3 correspondait à une voiture strictement de série, mais certaines options étaient nécessaires : arceau, coupe circuit… d’autres étaient utiles : longues portées, baquet, pare brise chauffant, harnais, boite courte etc…
18223 a été commandée comme groupe 3, elle a donc été dotée d’un bon nombre d’options. En outre, elle a reçu la grosse boite « 364 » type 01, c’est-à-dire avec la pignonnerie rallye, couple 8×27. Le moteur est indiqué dans les archives type 844.32 (cylindrée 1605cc) et précisé P pour préparé. En effet, il pouvait y avoir une préparation pour le groupe 3, qui consistait en un montage soigneux et des équilibrages parfaits, car tout le reste devait être de série.
En outre, il est indiqué : « pneus 165×13, échappement Autobleu ».
Enfin, point important nous allons le voir plus loin : couleur ORANGE (numéro 12 sur la plaque peinture).
Elle a donc été livrée le 24 novembre 1972 à Besançon.
Le premier propriétaire était Monsieur Marc GATEZ de Besançon, directeur de société. Comme il nous l’a été confirmé par les Archives Départementales du Doubs, il a immatriculé 18223 le 26 décembre 1972 sous le numéro 4800 QK 25. La carte grise comporte une légère erreur puisqu’elle donne un type 1600VB et non VC !
Marc GATEZ était un ami et copilote occasionnel du grand pilote Alpine originaire de Lure (70) Jacques HENRY, comme nous l’a confirmé le fils de celui-ci, Patrick HENRY qui a été lui-même champion de France des Rallyes comme son père.
DISCUSSION SUR LA PARTICIPATION DE 18223 AU RALLYE DE MONTE CARLO :
Le rallye de Monte Carlo 1973 est la première épreuve du Championnat du Monde et se déroule du 19 au 26 janvier. Alpine y vient en force avec 5 voitures d’usine. Jacques Henry, originaire de Lure dans la Haute Saône, pilote privé de talent mais avec des moyens limités, ne peut espérer remporter l’épreuve au scratch. Mais il peut briller en remportant le groupe 3, et la berlinette est une voiture tout à fait adaptée à cet objectif !
Il va donc s’engager sous le numéro 33 avec une 1600S immatriculée 790 HQ 70.
Cette Alpine portant cette immatriculation avait pour numéro de série 17953 avait été mise en circulation le 16 mai 1972, livrée aussi à Besançon dans le Doubs et recevant comme première immatriculation 919 QH 25. Le 18 janvier 1973, soit la veille du départ du Rallye, Jacques Henry qui l’a achetée, l’immatricule à son nom et à son adresse route de Belfort à Lure. Elle reçoit donc le numéro 790 HQ 70. Elément important, elle est bleu Alpine.
Il se présente donc à Reims le 19 janvier, lieu en France du départ de l’étape de concentration de la célèbre épreuve, et situé à 350 kilomètres de son domicile.
Comme on peut le voir sur les photos, la berlinette est de couleur bleue, les lettres de son sponsor sont orange.
La question se pose alors : est-il sur 17953 ou sur 18223, celle-ci ayant alors récupéré l’identité de 17953 pour cette occasion ?
En effet, depuis longtemps 18223 est créditée d’avoir fait le rallye de Monte Carlo 1973 avec Henry.
ELEMENTS ALLANT DANS LE SENS DE LA PARTICIPATION DE 18223 AU MC 73 :
– la plaque 790 HQ 70 peinte à l’arrière apparaissait sur la voiture (non contrôlé par l’auteur)
– Jacques Henry aurait indiqué au propriétaire actuel qu’il avait utilisé cette Alpine au Monte Carlo
– L’Alpine ayant été immatriculée en décembre 1972, le temps était compté pour faire un passeport de compétition
– il s’agit d’une groupe 3 « client » qui était neuve
– un document d’Alpine indiquerait qu’elle a fait le Monte Carlo 1973 avec Henry, mais ce document ne nous a pas été communiqué
ELEMENTS ALLANT DANS LE SENS D’UNE PARTICIPATION DE LA VRAIE 17953 AU MC 73 :
– cette Alpine 17953 a été immatriculée par J. Henry à son nom la veille du Rallye, elle était presque neuve puisqu’elle avait 8 mois.
– L’Alpine d’Henry du Monte Carlo était équipée d’un arceau qui ne provenait pas d’Alpine, mais était un arceau d’un accessoiriste avec la barre transversale inversée par rapport à un arceau « usine », or 18223, groupe 3 client, était équipée dès sa sortie d’usine d’un arceau dont un seul modèle existait à Dieppe
– 17953 a été vendue en mai 1973 à Monsieur Jean Pierre Gauthier des Bouches du Rhône par Jacques Henry, qui lui a dit qu’il s’agissait de la voiture du MC 73. Jean pierre Gauthier, qui a conservé la voiture jusqu’en 2021, nous l’a récemment confirmé verbalement. En outre, un article sur le pilote amateur JP Gauthier de la revue Echappement numéro 106 d’aout 1977, cite le fait « qu’il achète en 1973 l’alpine 1600S qui vient de remporter le groupe 3 aux mains de Jacques Henry »
– enfin, 17953 est bleue alors que 18223 est orange, comme le prouve sa plaque de peinture numérotée 12 (couleur orange) et d’ailleurs l’orange initial apparait en dessous en certains endroits du coffre.
Cela voudrait dire que la voiture sortie neuve en orange fin novembre, a été repeinte en bleu avant mi janvier, sauf les lettres Christine Laure qui seraient restées orange, puis a été repeinte a nouveau en orange après le rallye de Monte Carlo !
En effet, comme vous pouvez le constater sur une photo jointe, nous avons retrouvé un engagement de Jacques Henry au rallye Lyon Charbonnières qui s’est déroulé du 9 au 11 mars 1973. L’Alpine 18223 qui porte bien son immatriculation « légitime » 4800 QK 25 est orange… Son copilote est bien Marc Gatez, le propriétaire de l’auto. Précisons qu’au Rallye Monte Carlo, le copilote de Jacques Henry était Dominique Thiry.
Pour que 18223 ait participé au Monte Carlo avec l’identité de 17953, il aurait été nécessaire qu’elle soit peinte en bleu pour le Monte Carlo, puis repeinte ensuite en orange pour le Lyon charbonnières qui se déroulait 5 semaines après… Précisons qu’à cette époque le covering n’existait pas !
Cela semble peu vraisemblable.
En outre, indiquons que le propriétaire actuel de 17953 est juridiquement en droit de revendiquer l’historique de sa voiture au Monte Carlo 1973, puisque c’est bien l’immatriculation 790 HQ 70 du numéro 17953 qui était sur l’auto d’Henry au Monte Carlo.
Enfin chacun se fera son idée après la lecture de ce qui précède (ou plusieurs lectures car ces histoires d’autos de course sont toujours croquignolesques et un peu compliquées, quelles que soient les marques, même les plus prestigieuses). Jacques Henry et Marc Gatez étant décédés, comme Gilbert Harivel le chef mécanicien du service course, il est impossible d’avoir leurs témoignages.
Revenons à la compétition : Jacques Henry fait un magnifique rallye de Monte Carlo, il est 23eme à l’issue du parcours commun et réussit à gagner une place pendant le parcours complémentaire (la fameuse nuit du Turini). Henry et Thiry terminent 22eme et premier du groupe 3, la marque faisant un triplé en tête avec Andruet/Andersson/Nicolas.
790 HQ 70 apparait encore à la Ronde de Serre Chevalier juste après le Rallye Monte Carlo, toujours bleue, portant la décoration du Monte Carlo, Henry termine 9eme de l’épreuve sur glace.
LA SUITE DE L’HISTOIRE DE 18223 :
Nous avons donc vu que 18223 a été engagée avec certitude au Lyon Charbonnières 1973, grâce à son immatriculation (4800 QK 25) et sa couleur orange. Cette grande épreuve internationale démarre du circuit d’Hockenheim, en Allemagne. Elle se déroule sur deux circuits (l’allemand et Dijon) pendant 2000 kilomètres entre Stuttgart et Charbonnières près de Lyon ! Des classiques épreuves spéciales sont au programme : Moulinon Antraigues, Burzet, Saint Pierre d’Entremont, La Féclaz, saint Jean en Royans…
Jacques Henry, après le Monte Carlo 1973, avait décidé de suspendre son activité rallye pour se consacrer au circuit sur un proto Lola T290. Il s’engage cependant au Lyon Charbo sur 18223, avec son propriétaire Marc Gatez comme copilote. Il a comme concurrent en groupe 3 un jeune qui monte, Bruno Saby sur une berlinette de l’écurie Echappement ; Jacques Régis, aussi sur Alpine ; Gedehem, sur Porsche 911 S ; Roger Valet sur berlinette… bref, des très bons pilotes ! Malgré cela, Jacques Henry va brillamment remporter ce groupe 3 en signant la 7eme place au scratch, derrière Fiorentino, Piot, Chasseuil, Larousse, Wolleck…
Derrière lui, 10eme et second du groupe 3, Bruno Saby démontre les qualités qui feront de lui le champion que l’on connait.
18223 n’apparait manifestement plus en compétition. Le 24 avril 1974, elle est vendue au garage AUTO CENTER de Besançon, un garage qui employait d’ailleurs le mécanicien d’Henry comme nous l’a précisé Patrick Henry. Elle est revendue un mois après et quitte le Doubs pour rejoindre le Rhône. Elle est immatriculée 7338 FJ 69 le 15 mai, le propriétaire en étant inconnu du fait de la destruction des archives de la préfecture de ce département.
Le 13 janvier 1975, elle est acquise par Patrick Florange de Gaillard (Haute Savoie) qui l’immatricule 7899 QS 74 au nom de Marie Noëlle Missilier. Florange va engager 18223 dans de nombreuses épreuves : en 1975, Neige et Glace avec Missilier comme copilote (46eme et 11eme du groupe), Course de côte de Chanaz, rallye du Var (8eme gr3) … En 1976, le rallye Vercors Vivarais, en 1977, le Rallye du Mont Blanc (8eme gr3) et le slalom de Praille en Suisse.
A noter que 18223 a toujours été engagée en groupe 3, elle n’a pas subi les modifications classiques du groupe 4, dont les ailes larges…
Le 17 février 1978, elle est acquise par son propriétaire actuel qui l’immatricule 9128 QS 01. Il va ne la conserver que 3 ans pour la céder à un nommé Buff…qui lui revendra en 2003 ! Le propriétaire actuel a donc eu cette berlinette 23 ans, mais en deux fois…
Cette berlinette est une vraie groupe 3 compétition client (un modèle rare donc), les archives Alpine en attestent. En outre, elle a au moins participé à une grande épreuve avec Jacques Henry, futur champion de France des Rallyes 1974 et certainement le meilleur pilote privé en Alpine. Ce rallye Stuttgart Lyon Charbonnières verra la victoire en groupe 3 du pilote de Lure.
Concernant la participation de 18223 au Rallye de Monte Carlo 1973 avec Henry, un doute subsiste comme nous l’avons indiqué ci-dessus.
Enfin, avec Patrick Florange, elle a participé à d’autres épreuves importantes : Var, Vercors Vivarais, Neige et Glace, Mont Blanc…
Bref, avec ou sans Monte Carlo, un beau palmarès correspondant à l’âge d’or des Rallyes automobiles français !
Gilles VALLERIAN
Elève expert auprès de la Chambre Nationale des Experts Spécialisés
Légende des photos
(copyright Maurice Louche ou DR)
Photo numéro 1 : photo du départ d’une liaison du Rallye Stuttgart-Lyon-Charbonnières avec l’Alpine 18223 de Jacques Henry, portant sa première immatriculation 4800 QK 25. Vu le froid de ce mois de mars, les entrées d’air de chauffage ont été bouchées. A noter que l’Alpine utilisée par Henry au Monte Carlo 1973, un mois avant, possédait un coupe circuit dans l’entrée d’air coté passager, ce qui n’est clairement pas le cas sur 18223.
Photo numéro 2 :
Jacques Henry passe sur 18223 le fameux col de la Fayolle en Ardèche, dans la non moins fameuse spéciale « Moulinon Entraigues ». Il portait le numéro 3, étant un pilote de notoriété.
Photo numéro 3 : Jacques Henry et son copilote et propriétaire de la berlinette, Marc Gatez, sur 18223 dans une spéciale probablement en Ardèche vu la végétation. La couleur orange de 18223 est bien évidente… Elle était orange à sa sortie d’usine en novembre 72, elle l’est en mars 73. Pour qu’elle fasse le Monte Carlo en janvier, elle aurait dû être repeinte une première fois en bleu, puis de nouveau en orange, le tout en trois mois …
Document numéro 4 : copie registre carte grise de 4800 QK 25
1972 ALPINE 1600 VC GROUP 3 « customer competition » ex-Jacques HENRY
140 000 / 160 000€
The Alpine 1600S (type VC), serial number 18223, body number 6092, left Dieppe on November 24, 1972.
Type VC was homologated in 1972, and was a series of 1600S berlinettes powered by the R17’s 1605cc engine, rather than the R12 Gordini’s 1565cc (Alpine 1600VB). In fact, this series, which exceeded the 1600cc limit, enabled the 1800cc engine to be homologated in Group 4, which would enable the Alpine brand to become the first World Rally Champion in 1973!
ALPINE 1600VC SERIE 18223
18223 was built on the series line because it appears in the « series » archives, not in Gilbert Harivel’s competition archives, the copy of the list of the chief mechanic of the racing department, Jacques Cheinisse’s right-hand man, being kept by the author, and 18223 not appearing in it. It is, however, a special order of a « group 3 » model, which needs to be explained.
A customer could order from Alpine a strictly standard berlinette, or a groupe 3 (standard Grand Tourisme), or a groupe 4 (special GT). In the latter two cases, the car was fitted with the options that were essential or authorized in each of the groups defined by the Fédération Internationale de l’Automobile.
Group 3 corresponded to a strictly production car, but some options were necessary: roll bar, circuit breaker, etc. Others were useful: long spans, bucket seat, heated windscreen, harness, short gearbox, etc.
As the 18223 was ordered as a Group 3, it was equipped with a good number of options. It also received the large « 364 » type 01 gearbox, i.e. with rally gearing, 8×27 torque. The engine is listed in the archives as type 844.32 (displacement 1605cc) and marked P for prepared. In fact, there may have been a preparation for Group 3, which consisted of careful assembly and perfect balancing, as everything else had to be standard.
It also says: « 165×13 tires, Autobleu exhaust ».
Last but not least, as we’ll see later: color ORANGE (number 12 on the paint plate).
It was therefore delivered on November 24, 1972 in Besançon.
The first owner was company director Marc GATEZ from Besançon. As confirmed by the Archives Départementales du Doubs, he registered 18223 on December 26, 1972 under number 4800 QK 25. There’s a slight error on the registration card, which shows type 1600VB and not VC!
Marc GATEZ was a friend and occasional co-driver of the great Alpine driver Jacques HENRY from Lure (70), as confirmed by the latter’s son, Patrick HENRY, who was himself a French Rally Champion like his father.
DISCUSSION OF 18223’S PARTICIPATION IN THE MONTE CARLO RALLY:
The 1973 Monte Carlo Rally is the first round of the World Championship and takes place from January 19 to 26. Alpine is out in force with 5 factory cars. Jacques Henry, from Lure in the Haute Saône, a talented private driver with limited means, couldn’t hope to win the scratch race. But he can shine by winning Group 3, and the Berlinette is just the car for the job!
So he entered the race under number 33, with a 1600S bearing the number 790 HQ 70.
This Alpine with this registration had the serial number 17953 and was launched on May 16, 1972, also delivered to Besançon in the Doubs region of France.
registration number 919 QH 25. On January 18, 1973, the day before the start of the Rallye, Jacques Henry, who had bought the car, registered it in his name and at his address on Route de Belfort in Lure. It was given the number 790 HQ 70. Importantly, it is Alpine blue.
On January 19, he arrives in Reims, the starting point for the concentration stage of the famous French race, 350 kilometers from his home.
As can be seen from the photos, the berlinette is blue, with the sponsor’s letters in orange.
The question then arises: is it on 17953 or 18223, the latter having taken over 17953’s identity for the occasion?
Indeed, 18223 has long been credited with taking part in the 1973 Monte Carlo Rally with Henry.
ELEMENTS SUPPORTING 18223’S PARTICIPATION IN MC 73:
– the 790 HQ 70 plate painted on the rear appeared on the car (not checked by the author)
– Jacques Henry would have told the current owner that he had used this Alpine at the Monte Carlo.
– As the Alpine was registered in December 1972, time was short to obtain a competition passport.
– the car is a « customer » Group 3, and was brand-new
– an Alpine document would indicate that it had competed in the 1973 Monte Carlo with Henry, but this document was not made available to us.
ELEMENTS IN SUPPORT OF THE REAL 17953’S PARTICIPATION IN MC 73:
– this Alpine 17953 was registered by J. Henry in his name on the eve of the Rally, and was almost new, being 8 months old.
– Henry’s Monte Carlo Alpine was fitted with a roll bar that did not come from Alpine, but was an accessory manufacturer’s roll bar with the crossbar reversed in relation to a « factory » roll bar, while 18223, a Group 3 customer, was fitted with a roll bar from the factory, of which only one model existed in Dieppe.
– 17953 was sold in May 1973 to Monsieur Jean Pierre Gauthier of Bouches du Rhône by Jacques Henry, who told him it was the car for MC 73. Jean Pierre Gauthier, who has kept the car until 2021, recently confirmed this to us verbally. Furthermore, an article on amateur racer JP Gauthier in Echappement magazine, issue 106, August 1977, cites the fact that « in 1973 he bought the Alpine 1600S that had just won Group 3 from Jacques Henry ».
– finally, 17953 is blue, while 18223 is orange, as evidenced by its paint plate numbered 12 (orange color) and the original orange underneath in certain areas of the trunk.
This would mean that the car, which came out new in orange at the end of November, was repainted in blue before mid-January, except for the letters Christine Laure, which would have remained orange, and then repainted again in orange after the Monte Carlo rally!
Indeed, as you can see from the attached photo, we have found an entry by Jacques Henry in the Lyon Charbonnières rally, which took place from March 9 to 11, 1973. Alpine 18223, bearing its « legitimate » registration number 4800 QK 25, is orange… His co-driver is Marc Gatez, the car’s owner. At the Monte Carlo Rally, Jacques Henry’s co-driver was Dominique Thiry.
For 18223 to have taken part in the Monte Carlo with the identity of 17953, it would have had to be painted blue for the Monte Carlo, then repainted orange for the Lyon Charbonnières, which took place 5 weeks later… Note that covering didn’t exist at the time!
This seems unlikely.
In addition, the current owner of 17953 is legally entitled to claim his car’s history at Monte Carlo 1973, since it was indeed the 790 HQ 70 registration number 17953 that was on Henry’s car at Monte Carlo.
In the end, everyone will make up their own mind after reading the above (or several readings, as these stories of racing cars are always whimsical and a little complicated, whatever the make, even the most prestigious). As Jacques Henry and Marc Gatez are deceased, as is Gilbert Harivel, the chief mechanic of the racing department, it is impossible to have their testimonies.
Back to the competition: Jacques Henry had a magnificent rally in Monte Carlo, finishing 23rd at the end of the shared route and managing to gain a place during the supplementary route (the famous Turini night). Henry and Thiry finish 22nd and first in Group 3, with the brand making it a hat-trick at the top with Andruet/Andersson/Nicolas.
790 HQ 70 appears again at the Ronde de Serre Chevalier just after the Monte Carlo Rally, still blue, bearing the Monte Carlo decoration, Henry finishes 9th in the ice race.
THE STORY OF 18223 CONTINUES:
So we’ve seen that 18223 was entered with certainty in the 1973 Lyon Charbonnières, thanks to its registration (4800 QK 25) and orange color. This major international event starts from the Hockenheim circuit in Germany. It takes place on two circuits (the German one and Dijon) over a distance of 2,000 kilometers between Stuttgart and Charbonnières near Lyon! Classic special stages are on the program: Moulinon Antraigues, Burzet, Saint Pierre d’Entremont, La Féclaz, saint Jean en Royans…
Jacques Henry, after the 1973 Monte Carlo, had decided to suspend his rallying activities to devote himself to circuit racing on a Lola T290 proto. He nevertheless entered the Lyon Charbo on 18223, with his owner Marc Gatez as co-driver. His Group 3 rivals included an up-and-coming youngster, Bruno Saby, on a berlinette from the Echappement stable; Jacques Régis, also on an Alpine; Gedehem, on a Porsche 911 S; Roger Valet on a berlinette… in short, all very good drivers! Despite this, Jacques Henry brilliantly won Group 3, taking 7th place overall, behind Fiorentino, Piot, Chasseuil, Larousse, Wolleck…
Behind him, in 10th place and second in Group 3, Bruno Saby showed the qualities that would make him the champion he is today.
18223 clearly no longer appears in competition. On April 24, 1974, it was sold to the AUTO CENTER garage in Besançon, which, as Patrick Henry told us, employed Henry’s mechanic. A month later, the car was resold and left the Doubs for the Rhône. It was registered 7338 FJ 69 on May 15, the owner being unknown due to the destruction of the archives of the prefecture of this department.
On January 13, 1975, it was acquired by Patrick Florange of Gaillard (Haute Savoie), who registered it 7899 QS 74 in the name of Marie Noëlle Missilier. Florange entered 18223 in numerous events: in 1975, Neige et Glace with Missilier as co-driver (46th and 11th in the group), Course de côte de Chanaz, Rallye du Var (8th gr3)… In 1976, the Vercors Vivarais rally, in 1977, the Rallye du Mont Blanc (8th gr3) and the Praille slalom in Switzerland.
Note that 18223 was always entered in Group 3, and did not undergo the classic Group 4 modifications, such as wide fenders…
On February 17, 1978, it was acquired by its current owner, who registered it 9128 QS 01. He kept it for only 3 years, selling it to a man named Buff…who sold it back to him in 2003! The current owner has therefore owned this berlinetta for 23 years, but in two installments…
This berlinette is a genuine Group 3 competition customer (a rare model, in other words), as the Alpine archives attest. What’s more, it took part in at least one major event with Jacques Henry, the future 1974 French Rally Champion and certainly the best private Alpine driver. The Stuttgart Lyon Charbonnières rally saw the Lure driver win the Group 3 category.
As for 18223’s participation in the 1973 Monte Carlo Rally with Henry, there is still some doubt, as mentioned above.
Finally, with Patrick Florange, it took part in other important events: Var, Vercors Vivarais, Neige et Glace, Mont Blanc…
In short, with or without Monte Carlo, a fine record of achievements corresponding to the golden age of French rallying!
Gilles VALLERIAN
Student expert with the National Chamber of Specialized Experts Voir le lot
Par Osenat Fontainebleau à Chassieu
le 12/11/2023 : 1986 MG Metro 6r4
Série : SAXXRWNP7AD7AD570146
Carte grise de collection
210 000 / 260 000 €
– Désirable version clubman
– Entièrement d’origine
– Historique connu
– Mythe du groupe B
– 146ème exemplaire produit
Au début des années 80, le groupe British Leyland est présent en rallye avec la Tr7 V8, avant d’abandonner la discipline pour le circuit.
Mais l’engouement soulevé par le groupe B ainsi que l’annonce de l’arrivée de Ford, l’éternel concurrent, dans la discipline vont pousser la firme à s’intéresser au rallye.
Il est choisi la nouvelle MG Metro comme base. Mais transformer cette petite citadine, ce monstre de rallye sera un parcours du combattant. Si un V8 positionné à l’avant sera un moment envisagé, rapidement la solution se porte vers un V6 dérivé du V8 rover 3.5.
Les 4 roues motrices sont obligatoires pour être au niveau et l’ingénieur Bernie Marcus place la boîte à côté du moteur, derrière le siège copilote, un viscocoupleur Ferguson assurant la répartition de la puissance.
Cette architecture donne son appellation à la voiture : « 6 cylinder Rally 4 wheel drive » (6 R4). En 1984, la voiture est présentée officiellement mais pas encore homologuée pour le groupe B. Pour cela un moteur sera spécifiquement développé pour la voiture : un V6 quatre arbres 3 litres développant 250 chevaux pour le clubman et 410 en version usine.
Entre août et octobre 1985, 200 exemplaires sortent des usines et la voiture peut être engagée en groupe B pour le Rac 1985. Cette course sera un succès, la MG terminant 3ème derrière deux Delta S4. Malheureusement la saison 1986 du championnat du monde sera émaillée de problèmes techniques et l’arrêt soudain du groupe B empêchera la 6r4 de briller. Son plus beau résultat sera le titre de champion de France des rallyes avec Didier Auriol et une victoire au rallye d’Irlande.
La voiture que nous présentons est un clubman, contrairement à ces concurrentes, la MG Metro 6r4 clubman était vendue comme « ready to rallye » c’est-à-dire qu’en dehors des sièges et du moteur dégonflé, peu de choses différencient le clubman d’une usine. Aussi nombre d’équipes acquerront des clubmans qu’elles modifieront légèrement pour s’engager en championnat.
Nombre d’entre elles feront du rallye cross. Certains exemplaires seront acquis par des particuliers, c’est le cas de notre voiture. Livrée neuve en 1987 à un particulier britannique, celui-ci la conservera plus de 25 ans effectuant seulement quelques ouvertures de rallyes en guise de compétition. En 2012 elle est acquise par un collectionneur français, celui-ci la conservera 4 ans avant de la céder au collectionneur actuel. Celui-ci immatricule la voiture en France et participe à quelques évènements tout en respectant méticuleusement l’entretien de la voiture.
Cette MG Metro est une trace de la folle épopée du Groupe B, elle est aussi la dernière voiture de rallye atmosphérique ayant connu le succès.
1986 MG Metro 6r4
Series: SAXXRWNP7AD7AD570146
Collector’s registration
210 000 / 260 000 €
– Desirable clubman version
– Fully original
– Well-known history
– Group B myth
– 146th model produced
The car we’re presenting is a clubman. Unlike its competitors, the MG Metro 6r4 clubman was sold as « ready to rally », meaning that apart from the seats and deflated engine, there was little to differentiate a clubman from a factory model. As a result, many teams acquired clubmans, which they modified slightly to enter the championship.
Many also entered rallycross. Some were acquired by private individuals, as is the case with our car. Delivered new in 1987 to a British private individual, he kept it for more than 25 years, making only a few rally openings as competition. In 2012, it was acquired by a French collector, who kept it for 4 years before selling it to the current collector. He registers the car in France and takes part in a number of events, all the while meticulously maintaining the car.
This MG Metro is a trace of the mad epic of Group B, and is also the last successful atmospheric rally car. Voir le lot
Un festival d’Austin Healey
Incontournable en collection, le roadster Austin Healey se déplacera quant à lui en une meute composée de cinq exemplaires, dont quatre 3000 MK1, MK2 ou MK3 en superbe état (40 000 – 60 000 euros). Une fois n’est pas coutume, les enchérisseurs pourront opter pour la combinaison de couleurs de leur choix. Pour représenter les origines du modèle, une 100/4 de 1954 dotée de son quatre cylindres et de son fameux pare-brise rabattable, sera également présentée à la vente (40 000 – 60 000 euros).
Souvent célébrés à Epoqu’Auto, les ancêtres ont également toute leur place dans cette vente orchestrée par la maison Osenat, à commencer par une Renault Type D de 1901, née seulement trois ans après la création de la marque. Un modèle éminemment historique, éligible au célèbre rallye des vétérans Londres-Brighton (40 000 – 50 000 euros). Pas encore tout à fait centenaire, une rarissime Amilcar CGS de 1925 fait aussi partie des automobiles les plus en vue du fait de sa carrosserie et de son moteur d’origine, ce qui en fait l’une des plus authentiques encore en circulation (90 000 – 100 000 euros). A noter que cette vente compte également un important volet moto et Automobilia le 11 novembre.
Par Osenat Fontainebleau à Chassieu
le 12/11/2023 : 1964 AUSTIN HEALEY 3000 BJ8 MK3
Châssis n° HBJ8L29362
Certificat BRITISH MOTOR INDUSTRY HERITAGE
Restauration ancienne de très grande qualité
Carte grise de collection
50000/60000
Créée par Donald HEALEY en 1948, ingénieur pilote renommé, la marque AUSTIN HEALEY avait pour ambition de produire des roadsters performants et abordables. D’abord proposé en version 4 cylindres (la 100/4), le roadster AUSTIN HEALEY passe rapidement au 6 cylindres 3 litres pour plus de couple et de puissance, c’est la fameuse « big » Healey 3000. En 1963, AUSTIN HEALEY présente l’ultime évolution de la 3000 : la 3000 MK III qui sera produite jusqu’en 1968. Coté moteur, le bloc Austin 3 litres tout en fonte est un modèle de souplesse, capable de reprendre en 3ème à 1500 tr/min sans broncher. Gavé par 2 carburateurs SU, ce gros «6 en ligne » ne rechigne pas non plus à prendre des tours dans une sonorité absolument fabuleuse.
Le modèle présenté est sorti des chaines le 8 octobre 1964 équipé entre autres d’un overdrive, de roues fils et du chauffage. Elle fut ensuite expédiée pour les Etats Unis, comme la quasi-totalité de la production.
La voiture sera intégralement restaurée entre 2000 et 2003 aux Etats Unis comme en témoigne un impressionnant dossier de factures et de photos. Début 2020, celle-ci quitte les Etats-Unis pour rejoindre sa terre natale. Depuis, elle fut importée en France par son actuel propriétaire.
Cette très belle Austin Healey BJ8 se trouve aujourd’hui dans un très bel état. L’essai routier a été très concluant.
Cette Austin Healey n’attend plus qu’un nouveau propriétaire pour arpenter les routes de notre beau pays.
1964 AUSTIN HEALEY 3000 BJ8 MK3
Chassis n° HBJ8L29362
BRITISH MOTOR INDUSTRY HERITAGE certificate
Antique restoration of the highest quality
Collector’s registration document
50000/60000
Founded in 1948 by Donald HEALEY, a renowned racing engineer, the AUSTIN HEALEY brand aimed to produce high-performance, affordable roadsters. Initially offered in a 4-cylinder version (the 100/4), the AUSTIN HEALEY roadster soon moved up to a 6-cylinder, 3-liter model for greater torque and power – the famous « big » Healey 3000. In 1963, AUSTIN HEALEY presented the ultimate evolution of the 3000: the 3000 MK III, which was produced until 1968. On the engine side, the all-cast-iron Austin 3-liter block is a model of flexibility, capable of picking up in 3rd gear at 1500 rpm without flinching. Fed by 2 SU carburetors, this big in-line 6 doesn’t shy away from revs either, with an absolutely fabulous sound.
The model presented here rolled off the production line on October 8, 1964, equipped with overdrive, wire wheels and heating. It was then shipped to the United States, as was virtually the entire production run.
The car was fully restored between 2000 and 2003 in the USA, as evidenced by an impressive file of invoices and photos. In early 2020, it left the USA to return to its native land. It has since been imported to France by its current owner.
Today, this beautiful Austin Healey BJ8 is in excellent condition. The road test was very conclusive.
This Austin Healey is now waiting for a new owner to take to the roads of our beautiful country. Voir le lot
Par Osenat Fontainebleau à Chassieu
le 12/11/2023 : 1954 AUSTIN HEALEY 100/4 BN1
Série : BN1L226137
Matching Numbers
Certificat British Motor Industry Heritage Trust
Très belle configuration
Carte grise française
50000/60000
La « 100 » tient son nom, à l’origine, de l’objectif de Donald Healey d’atteindre 100 mph (160 km/h) avec sa nouvelle création. Elle est devenue rétrospectivement 100/4 pour la différencier de la 100/6 qui a suivi. Née du talent de Donald Healey, l’Austin-Healey 100 était équipée de composants mécaniques Austin, dont le robuste quatre-cylindres 2,6 litres de l’A90 Atlantic. Le dessin particulièrement séduisant, sorte d’archétype du roadster britannique, était dû à Gerry Coker et servira de base à toute la lignée des « grosses Healey » qui termineront leur carrière avec un moteur 3 litres. Aujourd’hui, on considère la 100 comme la plus sportive de la série : sa présentation plus rustique, ses quatre tambours et sa mécanique peu sophistiquée mais dotée d’un gros couple à bas régime en font une machine sans concession. Elle est également capable d’excellentes performances, comme le monteront d’ailleurs ses résultats en compétition.
La modèle que nous présentons est une 100/4 de type BN1 comportant son moteur d’origine avec numéro concordant (Matching Numbers) livrée neuve en Californie.
De couleur blanche et rouge, la voiture a été entièrement restaurée en Californie, état qu’elle n’a jamais quitté jusqu’à son arrivé en France. Aujourd’hui cette voiture se présente dans un état proche de la perfection, le parebrise rabattable spécifique au 100/4 est bien présent, et la mécanique délivre de bonnes performances, comme notre essai routier a pu le démontrer.
1954 AUSTIN HEALEY 100/4 BN1
Series: BN1L226137
Matching Numbers
British Motor Industry Heritage Trust certificate
Very nice configuration
French registration
50000/60000
The « 100 » originally took its name from Donald Healey’s goal of reaching 100 mph (160 km/h) with his new creation. It was retrospectively renamed 100/4 to differentiate it from the 100/6 that followed. The brainchild of Donald Healey, the Austin-Healey 100 was equipped with Austin mechanical components, including the sturdy 2.6-liter four-cylinder from the A90 Atlantic. The particularly attractive design, a kind of archetypal British roadster, was the brainchild of Gerry Coker, and served as the basis for the entire line of « big Healey » cars that ended their careers with a 3-liter engine. Today, the 100 is considered to be the sportiest of the series: its more rustic appearance, four drums and unsophisticated mechanics with high torque at low revs make it an uncompromising machine. It’s also capable of excellent performance, as demonstrated by its results in competition.
The model we present is a 100/4 type BN1 with its original engine and matching numbers, delivered new in California.
White and red in color, the car was fully restored in California, a state it never left until its arrival in France. Today, the car is in near-perfect condition, with the 100/4’s specific folding windscreen, and the engine delivers good performance, as our test drive demonstrated. Voir le lot
Par Osenat Fontainebleau à Chassieu
le 12/11/2023 : 1963 AUSTIN HEALEY 3000 MKII BJ7
Série HBT7L22107
Carte Grise Française de Collection
55000/65000
Né en 1898, Donald Healey porte rapidement de l’intérêt à la mécanique automobile. Il devient pilote puis ingénieur pour Riley et, par la suite, pour Triumph. Pendant la Grande Guerre, il rencontre les personnes avec qui il produira par la suite sa première Healey. Différents modèles se succèderont et Healey est convaincu du potentiel de ses autos. Souhaitant se démarquer en compétition (à la suite de succès déjà prometteurs), il veut produire un roadster dont seul le moteur et le réseau de distribution lui manquent. Né d’un accord entre la division « Austin Motor Company » de la société « British Motor Corporation » et Donald Healey, la marque Austin-Healey née en 1952 en Angleterre. Dès lors, le constructeur anglais va produire des voitures de sports jusqu’en 1972. Globalement, trois modèles d’Austin Healey représenteront la gamme du constructeur : l’Austin-Healey 100, l’Austin Healey 3000 et l’Austin-Healey Sprite. L’Austin-Healey est produite entre 1959 et 1967 par la société Jensen Motors. Surnommée Big Healey en raison de son moteur de 3 litres de cylindrée, elle se déclinera en trois versions : MK1, MK 2 et MK 3. La Mark 1 reprend la carrosserie de l’Austin-Healey 100 mais le 3.0L remplace le 2.6L. Le moteur sera alimenté par deux carburateurs SU. La Mark 2 sera alimenté non pas par deux mais par trois carburateurs SU (seulement la première année car difficiles à régler) et se différenciera par une calandre à barres verticales. Elle ne sera produite plus qu’en version 2+2 (code BJ7). La Mark 3 ne sera également produite qu’en 2+2 et sera plus puissante et luxueuses que ses grandes sœurs.
L’exemplaire que nous vous présentons est une Austin-Healey 3000 MK2 BJ7 de 1962, dans un bel état général, cette voiture fut vendue neuve aux USA en 1963. Importée dans les années 2000, la voiture avait été restaurée aux états unis avant son importation. Depuis elle a été repeinte dans son schéma de couleur actuel et régulièrement entretenue.
1963 AUSTIN HEALEY 3000 MKII BJ7
HBT7L22107 series
Carte Grise Française de Collection
55000/65000
Born in 1898, Donald Healey quickly developed an interest in motor mechanics. He became a driver and then an engineer for Riley and, later, for Triumph. During the Great War, he met the people with whom he would later produce his first Healey. Various models followed, and Healey was convinced of the potential of his cars. Wishing to make his mark in competition (following already promising successes), he wanted to produce a roadster for which only the engine and distribution network were lacking. Born of an agreement between the Austin Motor Company division of the British Motor Corporation and Donald Healey, the Austin-Healey brand was born in England in 1952. From then on, the British manufacturer produced sports cars until 1972. Overall, three Austin Healey models represented the manufacturer’s range: the Austin-Healey 100, the Austin Healey 3000 and the Austin-Healey Sprite. The Austin-Healey was produced between 1959 and 1967 by Jensen Motors. Nicknamed the Big Healey because of its 3-liter engine, it came in three versions: MK1, MK 2 and MK 3. . The Mark 1 uses the bodywork of the Austin-Healey 100, but the 3.0L replaces the 2.6L. The engine will be fed by two SU carburetors. The Mark 2 will be powered not by two but by three SU carburetors (only in the first year, as they are difficult to adjust), and will be distinguished by a grille with vertical bars. Only the 2+2 version (code BJ7) will be produced. The Mark 3 will also only be produced as a 2+2, and will be more powerful and luxurious than its larger siblings.
The example we’re presenting is a 1962 Austin-Healey 3000 MK2 BJ7, in fine overall condition, sold new in the USA in 1963. Imported in the 2000s, the car had been restored in the USA prior to importation. It has since been repainted in its current color scheme and regularly serviced. . La Mark 2 sera alimenté non pas par deux mais par trois carburateurs SU (seulement la première année car difficiles à régler) et se différenciera par une calandre à barres verticales. Elle ne sera produite plus qu’en version 2+2 (code BJ7). The Mark 1 uses the bodywork of the Austin-Healey 100, but the 3.0L replaces the 2.6L. The engine will be fed by two SU carburetors. The Mark 2 will be powered not by two but by three SU carburetors (only in the first year, as they are difficult to adjust), and will be distinguished by a grille with vertical bars. Only the 2+2 version (code BJ7) will be produced. The Mark 3 will also only be produced as a 2+2, and will be more powerful and luxurious than its larger siblings.
The example we’re presenting is a 1962 Austin-Healey 3000 MK2 BJ7, in fine overall condition, sold new in the USA in 1963. Imported in the 2000s, the car had been restored in the USA prior to importation. It has since been repainted in its current color scheme and regularly serviced. Voir le lot
Par Osenat Fontainebleau à Chassieu
le 12/11/2023 : 1960 AUSTIN HEALEY 3000 MKI BT7
Châssis n° BT718167
Bel état
Carte grise de collection
« Big Healey »
50 000 / 60 000€
Présentée au public en 1959, l’Austin Healey 3000 est la descendante d’une lignée de roadsters anglais imaginée après la Seconde Guerre Mondiale par Donald Healey avec pour but de faire des cabriolets abordables, élégants et performants. D’abord entrainé par un quatre cylindres sous le capot de l’Austin Healey 100/4, le roadster adopte rapidement un moteur six cylindres en ligne pour près de trois litres et développant alors 125 chevaux dans sa première version ce qui lui conféra le surnom de « Big Healey ». Trois versions d’Austin Healey 3000 se suivirent jusqu’en 1968 avec la BJ8 qui offre des performances très convenables pour l’époque. La conduite de ce cabriolet est un véritable bonheur et fait tourner beaucoup de têtes sur son passage.
L’exemplaire que nous présentons est un 3000 MK1 de type BT7, configurée dans un élégant deux tons de verts. Cette automobile se présente dans un bel état général, la mécanique fonctionne bien, la sellerie est belle, tout comme la peinture.
1960 AUSTIN HEALEY 3000 MKI BT7
Chassis n° BT718167
Good condition
Collector’s registration
« Big Healey
50 000 / 60 000€
Introduced to the public in 1959, the Austin Healey 3000 is the descendant of a line of English roadsters imagined after the Second World War by Donald Healey with the aim of making affordable, elegant, high-performance convertibles. Initially powered by a four-cylinder engine under the hood of the Austin Healey 100/4, the roadster soon adopted an in-line six-cylinder engine developing almost three liters and 125 horsepower in its first version, earning it the nickname « Big Healey ». Three versions of the Austin Healey 3000 followed until 1968, with the BJ8 offering very decent performance for its time. This convertible is a real joy to drive, and turns a lot of heads.
The example we present is a 3000 MK1 type BT7, configured in an elegant two-tone green. The car is in fine overall condition, with a well-functioning mechanical system and attractive upholstery and paintwork. Voir le lot
Par Osenat Fontainebleau à Chassieu
le 12/11/2023 : 1925 AMILCAR
Type : CGS
Châssis n° 15734
Moteur n° CGS 734
Carrosserie : Duval origine
Rare Matching Numbers
Carte grise de collection
90 000 / 100 000 €
Amilcar est née de la rencontre de 4 hommes : André Morel et Edmond Moyet pour la partie technique et Emile Akar et Joseph Lamy pour la partie finance. André Morel travaillait pour la société Le Zèbre et Edmond Moyet était un collaborateur de Jules Salomon chez Citroën sur le projet de la 5 CV. Il travaillait le soir à son domicile sur son projet personnel : la construction d’un cyclecar. Il rencontre ensuite A Morel mais les finances manquent à l’appel.
André Morel met alors le jeune ingénieur en relation avec Emile Akar qui détient des capitaux importants chez Le Zèbre et Joseph Lamy qui en est le directeur commercial. La mayonnaise allait prendre puisque les deux hommes sont conquis par le projet d’Edmond Moyet qui est très avancé et ils acceptent de construire le cyclecar. Amilcar était née (anagramme des noms des deux dirigeants Lamy et Akar). Et ceci en 1921. Cette même année, André Morel remporta dans sa catégorie le kilomètre lancé à Lyon. Le « cyclecar » Amilcar était lancé !
Il faut se rappeler qu’à cette époque la France sort péniblement de la guerre. L’état cherche à relancer l’économie par l’industrie et bien sur l’automobile. Il créa une réglementation sur les « cyclecars » qui réduit la taxe annuelle de cette nouvelle catégorie de petites voitures, moins taxées que les véritables automobiles. C’est ainsi que de nombreux constructeurs vont se lancer dans la fabrication de cyclecars. Ces créations originales et simplistes, seront la résultante d’un compromis entre le motocycle et la voiturette.
De nombreux cyclecars se feront également remarquer dans différentes compétitions. Tout d’abord le CS (Cycle Sport) destiné à la clientèle sportive en raison de ses performances, avec une carrosserie sport pointue en aluminium, la première « pointe Bordino » de la marque, tout ceci en 1922. Les carrosseries « course » DUVAL sont à deux places décalées, avec pointe en tôle d’aluminium.
Le modèle présenté est une authentique CGS. Elle a été restaurée en Angleterre par le spécialiste Keith Bowley ; Ashton Keynes Vintage Restorations (AKVR) depuis 1969. Sa carrosserie Duval est authentique et est livrée avec 2 jeux d’ailes. Un important dossier de factures et de photos sera remis à l’acquéreur. Son moteur est également d’origine avec sa rare plaque. Il est très rare sur le marché des cyclecars de trouver une automobile avec sa carrosserie et son moteur d’origine.
1925 AMILCAR
Type: CGS
Chassis no. 15734
Engine n° CGS 734
Bodywork: Duval origine
Rare Matching Numbers
Collector’s registration
90 000 / 100 000 €
Amilcar was born from the meeting of 4 men : André Morel and Edmond Moyet for the technical side, and Emile Akar and Joseph Lamy for the financial side. André Morel worked for the Le Zèbre company and Edmond Moyet was a collaborator of Jules Salomon at Citroën on the 5 CV project. He worked at home in the evenings on his personal project: building a cyclecar. He then met A Morel, but the project lacked financial backing.
André Morel put the young engineer in touch with Emile Akar, who owned a large stake in Le Zèbre, and Joseph Lamy, the company’s sales manager. The two men were won over by Edmond Moyet’s project, which was well advanced, and agreed to build the cyclecar. Amilcar was born (an anagram of the names of the two directors Lamy and Akar). All this in 1921. That same year, André Morel won the kilometer throw in Lyon in his category. The Amilcar cyclecar was launched!
It’s worth remembering that at this time, France was struggling to emerge from the war. The government was looking to revive the economy through industry, and of course the automobile. It created a regulation on « cyclecars » which reduced the annual tax on this new category of small cars, less taxed than real automobiles. As a result, many manufacturers began producing cyclecars. These original, simplistic creations were the result of a compromise between the motorcycle and the small car.Many cyclecars also made their mark in various competitions. First of all, the CS (Cycle Sport), aimed at sporty customers for its performance, with a sharp aluminum sports body, the brand’s first « Bordino point », all in 1922. DUVAL’s « racing » bodies feature two staggered seats, with aluminum sheet metal tips.The model presented here is an authentic CGS.It has been restored in England by specialist Keith Bowley; Ashton Keynes Vintage Restorations (AKVR) since 1969.The Duval bodywork is authentic and comes with 2 sets of fenders.An extensive file of invoices and photos will be handed over to the purchaser. The engine is also original, with its rare nameplate.It’s very rare on the cyclecar market to find a car with its original body and engine. Voir le lot
Par Osenat Fontainebleau à Chassieu
le 12/11/2023 : 1960 AUSTIN HEALEY 3000 MKI BT7
Châssis n° HBT7L5833
Bel état général
Carte grise française
Très belle configuration
50 000 / 60 000 €
Présentée au public en 1959, l’Austin Healey 3000 est la descendante d’une lignée de roadsters anglais imaginée après la Seconde Guerre Mondiale par Donald Healey avec pour but de faire des cabriolets abordables, élégants et performants. D’abord entrainé par un quatre cylindres sous le capot de l’Austin Healey 100/4, le roadster adopte rapidement un moteur six cylindres en ligne pour près de trois litres et développant alors 125 chevaux dans sa première version ce qui lui conféra le surnom de « Big Healey ». Trois versions d’Austin Healey 3000 se suivirent jusqu’en 1968 avec la BJ8 qui offre des performances très convenables pour l’époque. La MK1 était disponible en deux versions : une deux places, la BJ7 et un 4 places, le BT7.
L’exemplaire que nous proposons est un BT7 de 1960 se présentant dans un bon état général. En effet dernièrement de nombreux frais ont été effectués. L’embrayage, l’overdrive, les freins et l’échappement sont neufs. L’allumage a quant à lui a été remplacé pour un électronique, améliorant l’agrément et la fiabilité.
Ainsi c’est une automobile dans une désirable combinaison de couleurs que nous vous présentons, et fiabilisée par son propriétaire depuis 10 ans.
1960 AUSTIN HEALEY 3000 MKI BT7
Chassis n° HBT7L5833
Good condition
French registration
Very nice configuration
50 000 / 60 000 €
Introduced to the public in 1959, the Austin Healey 3000 is the descendant of a line of English roadsters imagined after the Second World War by Donald Healey with the aim of making affordable, elegant, high-performance convertibles. Initially powered by a four-cylinder engine under the hood of the Austin Healey 100/4, the roadster soon adopted an in-line six-cylinder engine developing almost three liters and 125 horsepower in its first version, earning it the nickname « Big Healey ». Three versions of the Austin Healey 3000 followed until 1968, with the BJ8 offering very decent performance for its time. The MK1 was available in two versions: a two-seater, the BJ7, and a 4-seater, the BT7.
The example we are offering is a BT7 from 1960, in good overall condition. A lot of work has been carried out recently. The clutch, overdrive, brakes and exhaust are all new. As for the ignition, it has been replaced by an electronic one, improving both comfort and reliability.
So it’s a car in a desirable color combination that we present to you, and one that’s been relied on by its owner for 10 years. Voir le lot
Par Osenat Fontainebleau à Chassieu
le 12/11/2023 : 1901 Renault
TYPE D
Même propriétaire depuis 23 ans
Moteur Monocylindre de Dion
Eligible à de nombreux évènements historiques
A participé au Londres-Brighton
Carte grise de collection
40 000 / 50 000€
Louis Renault se lance dans la production automobile avec le type A en 1898. Très vite le succès apparu et cette première automobile connut une descendance très rapidement avec les types B et C.
En 1901 Renault lance la type D équipée au choix d’un moteur Aster ou de Dion à refroidissement liquide. Dès 1902 elle est remplacée par le type G.
Notre exemplaire est doté d’une carrosserie tonneau et d’un moteur De Dion, le plus puissant disponible alors.
Cette voiturette fut livrée neuve à la famille Esclert, fabriquant de tissus dans le nord de la France. Celle-ci participe à des rallyes et la conservera jusqu’en 1996 année ou elle est acquise par un certain monsieur Hermann en Belgique.
Notre collectionneur en fait l’acquisition en 1996, l’automobile est alors roulante dans un très bel état. Celui-ci la conservera dans ce très bel état de présentation et de fonctionnement. Il enchaîne alors les rallyes, trois participations au Londres-Brighton et plusieurs évènement locaux.
Tous les véhicules de la collection Rollet n’ont pas circulé depuis au moins 5 ans, une remise en route sera à prévoir.
1901 Renault
TYPE D
Same Owner since 23 years
Single-cylinder de Dion engine
Eligible for many historic events
Participated in the London-Brighton
French Title
Louis Renault launched automobile production with the Type A in 1898. Success came quickly, and this first car was soon followed by the B and C types.
In 1901 Renault launched the Type D, equipped with a choice of Aster or Dion liquid-cooled engines. In 1902, it was replaced by the type G.
Our example features a tonneau body and a De Dion engine, the most powerful available at the time.
The car was delivered new to the Esclert family, fabric manufacturers in northern France. The family took part in rallies and kept it until 1996, when it was acquired by a certain Mr. Hermann in Belgium.
Our collector acquired the car in 1996, when it was still running and in very good condition. He kept it in the same beautiful condition, both in terms of presentation and running order. He then embarked on a series of rallies, including three participations in the London-Brighton and several local events. Voir le lot
Par Osenat Fontainebleau à Chassieu
le 12/11/2023 : 1904 BROUHOT D1
N° de série : #755
Même propriétaire depuis 15 ans
Carte grise française
Fondée en 1896 du nom de son créateur, la marque Brouhot, proposait à la fin des années 1890 un premier modèle d’automobile, équipé d’un moteur bicylindre placé horizontalement à l’arrière.
Jusqu’alors confidentielle, la marque se rendit néanmoins célèbre, bien malgré elle, lors de la course automobile Paris-Madrid en mai 1903 qui vit le tragique accident du coureur Tourand, sur Brouhot.
Délaissant les voiturettes, la marque s’orienta vers les grandes routières, en proposant dès 1903 deux châssis quatre cylindres de 15 et 20 CV, avec moteur vertical et transmission par chaîne, avant de revenir à une conception plus classique pour 1906, les moteurs, de 10 à 60 cv, étant désormais équipés de soupapes en T. La construction d’automobiles Brouhot s’interrompit avant le début du premier conflit mondial.
La voiture présentée est une biplace à carrosserie sport type » pointe de course « , baquets en cuir noir.
En 1921, la voiture est acquise par un viticulteur sarthois, celui-ci la conserva environ 40 ans avant de la vendre à Henry de Kilmaine au début des années 60.
A son volant, il participa à nombre de rallyes dont le Londres-Brighton, le Paris-Andorre via Marseille et Palma de Majorque ou encore le 5ème Rallye de la Belle Epoque en juin 1966.
Acquise aux enchères en 2008 par notre collectionneur, celui-ci participa à de nombreux événements avec cet ancêtre.
Cette Brouhot se présente dans un très bel état de conservation.
Tous les véhicules de la collection Rollet n’ont pas circulé depuis au moins 5 ans, une remise en route sera à prévoir.
1904 BROUHOT D1
Serial number: #755
Same owner since 15 years
French registration
20 000 / 30 000€
Founded in 1896 after its creator, the Brouhot brand offered its first automobile model in the late 1890s, equipped with a twin-cylinder engine mounted horizontally at the rear.
Until then a confidential brand, it nevertheless became famous, in spite of itself, during the Paris-Madrid motor race in May 1903, which saw the tragic accident of Tourand, driving a Brouhot.
In 1903, Brouhot began offering two four-cylinder 15 and 20 hp chassis, with vertical engine and chain drive, before returning to a more classic design in 1906, with engines ranging from 10 to 60 hp, Voir le lot
Par Osenat Fontainebleau à Chassieu
le 12/11/2023 : 1909 Delahaye Type 32
Série : 5033
Carrosserie MALEVAL ET VACHER
Même propriétaire depuis 18 ans
Carte grise française
30 000 / 40 000€
Dès ses débuts dans le monde de la construction automobile, à partir de 1894, Delahaye s’oriente vers des fabrications robustes et efficaces. Ces productions sont marquées par la personnalité du directeur technique, Charles Weiffenbach, présent dès le début du siècle et pendant encore 50 ans, alors qu’Émile Delahaye, qui a donné son nom à la marque, se retire en 1901. Delahaye s’intéresse déjà aux utilitaires, qui participent à l’équilibre financier de l’entreprise. Comme souvent à cette époque, Delahaye propose plusieurs modèles, avec un grand nombre de déclinaisons de châssis et de variantes. Le Type 32, présenté au Salon 1907, en fait partie. Modèle homogène doté d’un quatre cylindre monobloc borgne latéral, il va devenir le cheval de bataille de la marque et se poursuivre jusqu’en 1913.
Il peut être équipé de carrosseries très diverses, aussi bien sportives que statutaires.
Notre exemplaire est un coupé de voyage, carrossé par MALEVAL ET VACHER, un des premiers carrossiers à s’être lancé dans l’aventure automobile.
Nous avons pu retracer l’histoire de cette voiture jusqu’en 1992, année où elle est acquise par le musée de la Colline de l’automobile. Celui-ci la conservera jusqu’à sa fermeture définitive. Elle est alors acquise par le propriétaire actuel qui entreprendra durant sa possession une remise en route ainsi qu’une rénovation de la sellerie. Durant sa possession, l’automobile a participé à de nombreux rallyes et évènements.
L’automobile se trouve dans un remarquable état de conservation. Tous les véhicules de la collection Rollet n’ont pas circulé depuis au moins 5 ans.
1909 Delahaye Type 32
Series : 5033
MALEVAL ET VACHER bodywork
Same owner since 18 years
French registration
From its beginnings in the world of car manufacturing in 1894, Delahaye focused on robust, efficient production. These productions were marked by the personality of technical director Charles Weiffenbach, present from the beginning of the century and for the next 50 years, when Émile Delahaye, who gave his name to the brand, retired in 1901. Delahaye was already interested in utility vehicles, which contributed to the company’s financial equilibrium. As was often the case at the time, Delahaye offered several models, with a large number of chassis variations and variants. The Type 32, presented at the 1907 Motor Show, was one of them. A homogeneous model with a single-block four-cylinder engine, it was to become the brand’s workhorse until 1913.
It could be fitted with a wide variety of body styles, from sporty to formal.
Our example is a coupé de voyage, bodied by MALEVAL ET VACHER, one of the first coachbuilders to embark on an automotive adventure.
We were able to trace the car’s history back to 1992, when it was acquired by the Musée de la Colline de l’automobile. It remained in the museum’s possession until its closure. It was then acquired by the current owner, who undertook a refit and upholstery renovation during his ownership. During its ownership, the car took part in numerous rallies and events.
The car is in a remarkable state of preservation. Voir le lot