Lamborghini et Ferrari ne sont pas les seuls constructeurs à avoir marqué de leur empreinte l’histoire des supercars. Bestiale mais fiable, une De Tomaso Pantera de 1972 sera proposée aux enchères le 18 juillet par la maison Alexandre Landre parmi d’autres sportives.
La fiabilité et la puissance d’un V8 américain conjuguées aux lignes radicales d’une supercar italienne. C’est à peu près la recette de la Pantera, voulue par un… Argentin, Alejandro de Tomaso, qui a fondé sa marque à Modèle en 1959. La Pantera demeure son modèle le plus apprécié et le plus produit, puisque sa carrière a duré plus de 20 ans, entre 1971 et les années 1990. C’est un exemplaire des débuts, dit « push button » en raison de son bouton d’ouverture des portières, qui sera proposé aux enchères le 18 juillet lors de la vente de dix-sept voitures classiques orchestrée par la maison Alexandre Landre.
La Supercar a fait l’objet d’une restauration complète documentée par trois classeurs livrés avec. Elle a notamment reçu un nouveau V8 Ford Cleveland conforme à l’origine tandis que l’intérieur se trouve dans un état remarquable. Comme beaucoup d’autres Pantera, elle a conservé ses ailes élargies spectaculaires, postérieures à sa sortie d’usine en 1972 (120 000 — 150 000 euros).

Autre modèle qui résonne dans l’histoire de Ford, une Mustang GT Shelby 500 de 2009. Il s’agit de la cinquième génération du modèle qui n’a pas été importé en France mais celle-ci, très peu kilométrée (18 000 km !), possède bien sa carte grise française et les caractéristiques des versions Shelby, y compris la signature du célèbre préparateur bien visible à l’intérieur. Rappelons que son V8 développe la bagatelle de 500 ch ! (40 000 — 60 000 euros).
Des Jaguar très soignées
Cette vacation bourguignonne fait particulièrement honneur à la marque Jaguar puisqu’on en compte cinq, dont deux XK : une XK120 de 1952 d’origine américaine dont l’historique est intégralement connu. Importée en 2006 après une restauration complète en 2002, elle a depuis fait l’objet d’un entretien suivi (80 000 — 120 000 euros).

Moins pure mais plus polyvalente, la XK140 qui l’a remplacée est représentée par une conduite à droite dans un état tout aussi remarquable suite à une restauration réalisée dans les années 2000 (60 000 — 80 000 euros). La plus rare de la vente est cependant un sculptural coupé XJC de 1976 d’origine française, comme l’atteste sa plaque de numéro de série. Il présente le double avantage d’être équipé du six cylindres 4.2 beaucoup plus fiable que le V12 et d’une encore moins courante transmission manuelle avec overdrive. Une configuration rare et un état remarquable grâce à un suivi constant (30 000 — 40 000 euros).