Le 5 avril 2023 | Mis à jour le 15 mars 2024

De la Bourgogne à la Champagne : des vins pour tous les budgets aux enchères à Cannes

par Diane Zorzi

Des grands crus du Domaine de la Romanée-Conti, des nectars de vignerons talentueux de la vallée de la Loire, des bouteilles de Champagne du mythique millésime 2008… La maison Besch Auction dispersera les 7 et 8 avril non moins de 2 000 lots de vins prestigieux pour tous les budgets. Tour d’horizon.

 

Trois fois par an, Besch Auction organise au rythme des saisons sa traditionnelle vente de vins et alcools prestigieux, un rendez-vous attendu des amateurs à travers le monde. Pour le premier opus 2023, la maison cannoise dispersera sur deux jours non moins de 2 000 lots, dont deux ensembles ayant bénéficié de conditions de conservation optimales. « Le premier jour, nous vendons des bouteilles provenant de la cave d’un excellent restaurant de la périphérie cannoise qui change de propriétaire (lots 1 à 263). On y retrouve notamment de très belles bouteilles de Bourgogne blanc et de la vallée du Rhône », détaille l’expert Pascal Kuzniewski, avant de citer les nectars qui ont sa préférence : les vins des domaines Anne Boisson et Bernard-Bonin. « Le 8 avril, nous présenterons également une très jolie cave de professionnels composée de grands vins de Bourgogne, mais aussi de jolis vins de Loire (lots 1 001 à 1 375) ».

 

Les grands crus de la Romanée-Conti, des valeurs sûres

Cette « vente de vins prestigieux » compte, sans surprise, une sélection de bouteilles Bordeaux Petrus, dont une caisse de douze bouteilles du millésime 2010 (45 000 – 50 000 euros), ainsi qu’un florilège des neufs grands crus bourguignons du Domaine de la Romanée-Conti – La Tâche, Romanée-Saint-Vivant, Richebourg et le mythique Romanée-Conti. Autant de nectars que rassemble le lot le plus prestigieux de la vente : un assortiment de treize bouteilles issues du millésime 2009 (70 000 – 80 000 euros). « Les vins de Bourgogne restent les plus recherchés. Même si les prix sont un peu plus sages ces derniers mois aux enchères, c’est une tendance à mon avis passagère car les prix restent élevés à la propriété. Les vins de Bourgogne tels que Rousseau, Roumier, Romanée-Conti ou encore Leroy, restent les valeurs sûres. »

 

 

De la Loire à la vallée du Rhône, des vins accessibles

Le catalogue compte néanmoins de nombreuses bouteilles affichant des prix plus accessibles. A commencer par un florilège de vins de Loire dont l’expert nous offre un avant-goût alléchant. « Nous proposons notamment l’une des plus belles cuvées du Domaine des Roches Neuves, à savoir la cuvée Les Mémoires, avec un prix moyen par bouteille de 30 à 35 euros. » Ce domaine situé au cœur de la vallée de la Loire se compose de 61 parcelles réparties sur 28 hectares en appellation Saumur Champigny pour les vins rouges et Saumur pour les vins blancs. La cuvée baptisée « Les Mémoires », en clin d’œil aux vignes centenaires, compte parmi les plus belles réussites de Thierry Germain, le propriétaire depuis 1991 de ce domaine converti en culture biodynamique au début des années 2000.

Du côté de la vallée du Rhône, l’expert Pascal Kuzniewski conseille notamment les vins d’Auguste Clape qui expriment brillamment le terroir de Cornas, à l’instar de la cuvée Renaissance issue des jeunes syrahs du domaine et proposée à partir de 50 euros la bouteille pour un millésime 2013. « A l’exception de quelques caisses de Bordeaux qui méritent d’être davantage attendues, l’avantage de cette vente est qu’elle regorge de vins que l’on peut boire dès maintenant, sans avoir à les stocker des années au préalable, précise l’expert. Ce sont en effet majoritairement des bouteilles qui étaient proposées sur les cartes de restaurant et donc destinées à être dégustées sur place. »  

 

 

Des vins de Champagne pour parier sur l’avenir

A ceux qui souhaitent parier sur l’avenir, Pascal Kuzniewski conseille de miser sur le millésime 2008 en Champagne. « Ce millésime est une très grande réussite, il fera sans aucun doute partie des grands millésimes de Champagne ». A la vente, le millésime 2008 sera représenté par Bollinger (130-150 euros), Philipponnat (200-220 euros), Pol Roger (220-240 euros), Louis Roederer (250-275 euros) ou encore Moët et Chandon avec le mythique Dom Pérignon (225-250 euros). « Dom Pérignon est un Champagne qui vieillit très bien », précise l’expert.

Ces dernières années, le Champagne suscite l’effervescence auprès d’amateurs en quête de nouvelles sensations gustatives.  « On a considéré pendant longtemps que l’intérêt du Champagne résidait avant tout dans ses bulles et qu’il ne pouvait exprimer l’identité d’un terroir », nous expliquait l’expert Pascal Kuzniewski dans un précédent article dédié au marché des vins de Champagne. « On pensait qu’il fallait le déguster rapidement et qu’il ne pouvait se complexifier au fil du tempsMais depuis dix ans, et encore davantage ces cinq dernières années, les Champagnes anciens – et particulièrement les vieux millésimes d’une trentaine ou quarantaine d’années, ainsi que les grands millésimes 2002 et 2008 – intéressent de plus en plus de particuliers, curieux de découvrir de nouvelles saveurs.» Les signatures prestigieuses et millésimes anciens obtiennent désormais des résultats soutenus, émanant notamment d’enchérisseurs originaires des pays Scandinaves. A la vente, il faudra par exemple compter sur une estimation de 400 à 500 euros pour s’offrir une bouteille de Champagne Clos des Goisses 1961.  

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