Exposée lors du bicentenaire de la naissance de l’artiste au musée Courbet à Ornans en 2019, une Grande Baigneuse réapparue sur le marché en 2013 sera présentée aux enchères le 4 juin au château d’Artigny, près de Tours, à l’occasion de la 35e vente Garden Party de la maison Rouillac. Peint vers 1869, le tableau est le plus grand nu de Gustave Courbet à être présenté aux enchères et pourrait être son dernier chef-d’œuvre consacré à la nudité féminine.
Ceux qui ont eu la chance de fouler les salles du musée Gustave Courbet à Ornans, lors de l’exposition organisée en 2019 pour le bicentenaire de la naissance de l’enfant du pays, reconnaîtront cette Grande Baigneuse (Femme nue couchée au bord de l’eau), qui était alors présentée à côté de La Source (1868) du musée d’Orsay. Cette toile avait été découverte six ans plus tôt lors d’une vente parisienne, où elle était décrite comme une œuvre anonyme. Après de longs mois de recherche, la toile a retrouvé son maître : Gustave Courbet (1819-1877). Estimée entre 300 000 et 500 000 euros, elle sera l’une des pièces maîtresses de la 35e vente Garden Party de la maison Rouillac. « Seule une cinquantaine de Nus est référencée parmi les 1 000 œuvres qu’on lui connaît. La plupart est conservée dans des musées en Europe et aux Etats-Unis. Celui-ci, mesurant 83 cm de haut par 160 cm de large, est le plus grand de tous les temps à trouver le chemin des enchères », annoncent les commissaires-priseurs Aymeric et Philippe Rouillac.
Le dernier nu de Gustave Courbet ?
Cette Grande Baigneuse aurait été peinte par Gustave Courbet en 1869, ainsi que le révèle la marque du marchand de tableaux parisien, Henri & Cré, figurant au revers, une marque éphémère qui ne fut utilisée qu’en 1869. A cette époque, Courbet, au faîte de sa gloire, n’est plus l’artiste controversé du Pavillon du Réalisme de 1855. « Il a une voix influente au sein de la scène parisienne. Ses chefs-d’œuvre L’Enterrement à Ornans (1850), L’Atelier du peintre (1855), Le Sommeil (1866) et L’Origine du monde sont antérieurs. Au mois de juin 1870, il s’offre même le luxe de refuser la décoration de la Légion d’honneur que lui propose enfin l’Empereur Napoléon III, après dix ans d’attente », détaillent l’expert Thomas Morin Williams et le commissaire-priseur Aymeric Rouillac. Célébré dans toute l’Europe, Courbet expose au cours de l’automne 1869 à l’Exposition internationale de Bavière, au Glaspalast de Münich. En décembre, il brosse en quelques heures La dame de Münich, une œuvre aujourd’hui disparue, considérée par les historiens comme son dernier nu. « Notre Grande Baigneuse est probablement peinte à quelques semaines d’écart de cette toile, mais il est difficile de se prononcer sur son lieu de réalisation : lors du voyage du peintre en Bavière, à Ornans en décembre ou à son retour à Paris au début de l’année suivante », précisent l’expert et le commissaire-priseur.
Gustave Courbet (Français, 1819-1877). Grande baigneuse. (Femme nue couchée au bord de l’eau), vers 1869. Huile sur sa toile d’origine. Signée « Gustave Courbet » en bas à gauche. Hauteur : 83,3 Largeur : 160 cm. Estimation : 300 000 – 500 000 euros.
La Grande Baigneuse aux sources de la Loue
Représentant une jeune femme brune, étendue lascivement sur un linge blanc, Courbet reprend les codes du nu académique qu’il renouvelle en brossant la toile au gré d’une touche nerveuse et empâtée. « Courbet est loin d’en être à son coup d’essai dans le genre du nu féminin, initié à 22 ans (Femme nue dans un paysage, 1841, Musuem of Fine Arts, Boston), lorsqu’il peint cette ultime Grande Baigneuse. Il a abordé le thème avec une grande liberté : tantôt inspiré des maîtres de la Renaissance, Titien puis Vélasquez (La dame de Münich), tantôt pudique (La Source), et tantôt licencieux voire érotique (Femme aux bas blancs, 1864, Fondation Barnes, Chicago). Notre Grande Baigneuse établit quant à elle une audacieuse synthèse entre le paysage réaliste de la région d’Ornans, avec les sources de la Loue où il aimait se baigner, et le nu féminin, qu’il n’a cessé d’explorer et renouveler tout au long de sa vie. » Aux tons pastel et délicats des peintres académiques, Courbet préfère les nuances de la nature, jouant d’une palette sourde et terreuse – « Le beau donné par la nature est supérieur à toutes les conventions de l’artiste ». La Grande Baigneuse fait ainsi corps avec son environnement, abandonnant sa main gauche dans l’onde fugitive de la rivière – un dernier geste qui, ainsi que le souligne l’historien de l’art Niklaus Manuel Güdel (« Gustave Courbet – Une enquête sur le paysage », éditions Les presses du réel, Dijon, 2019) « matérialise le lien entre le modèle et la rivière, puisqu’à travers lui, la femme devient baigneuse ».
Visite en images de la vente Garden Party des Rouillac
La 35e édition de la très attendue « Garden party » des Rouillac se tiendra les 4 et 5 juin au Château d’Artigny à Montbazon, près de Tours, et en live sur Interencheres. Comme chaque année, la vente regorge de trésors. Plus de 350 lots seront présentés, d’une toile abstraite de l’artiste japonais Kazuo Shiraga (1924-2008) à un portrait mystérieux de Lavinia Fontana (1552-1614), en passant par un étonnant mannequin féminin pour artiste, des poupées de Marie Vassillieff (1884-1957) ou une Citroën 2CV en bois de 1955. Visite en images.
Par ROUILLAC à Montbazon
le 04/06/2023 : Kazuo Shiraga (Japonais, 1924-2008)
T. 34, 1962
Toile, signée et datée en bas à gauche.
Etiquette effacée au dos de la Galerie Stadler, 51 rue de Seine – 75006 Paris : « Nom du Peintre : SHIRAGA / Titre : T. 34 – 1962 / Dimensions : 81 x 116 ».
Inscription sur le châssis en rouge « PARIS 34 » et en noir « No 50 ».
Haut. 80,2 Larg. 116,1 cm.
(restaurations)
Provenance :
– Galerie Stadler, Paris, 1962 ;
– Collection particulière, Amboise, depuis 1990.
A 1962 painting by Kazuo Shiraga entitled « T. 34 ».
Exposition probable : « Shiraga », galerie Stadler, Paris, du 26 janvier au 22 février 1962.
Bibliographie : « Le catalogue d’art contemporain n°6 », 1990, éditeur Jean-Claude Livet, Usson, œuvre reproduite pleine page, n°1, avec un texte de Tadaô Ogura, Directeur du musée national d’art moderne de Tokyo.
Nous remercions Mme Aya Senoo de la Fondation Culturelle d’Amagasaki qui a retrouvé le négatif noir et blanc et un tirage positif non titré de cette toile dans le fonds documentaire de la Kazuo Shiraga Memorial Room. Elle précise : « Il semble que l’œuvre était exposée à l’exposition personnelle de Kazuo Shiraga qui avait eu lieu à la même galerie (Stadler) entre le 26 janvier et le 22 février 1962. Cependant, il n’existe ni photos d’époque, ni liste des œuvres présentées dans la brochure de l’exposition. »
« Transformez votre corps et votre âme en pinceau. Non à tout ! Laissez tout tomber ! Peignez de toute votre force – n’importe quoi, n’importe comment ! Etendez l’émail, laissez-le se renverser ! Faites-le éclabousser dans les visages des maîtres de calligraphie. Débarrassez-vous de tous ces pantins qui vénèrent la calligraphie avec un grand C… Je vais me faire un chemin, je vais me tailler un chemin. La rupture est totale. »
Inoue Yûichi, Journal personnel
Texte de présentation à découvrir dans le catalogue et sur le site internet www.rouillac.com. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 04/06/2023 : Lavinia Fontana (Italienne, 1552-1614)
Portrait d’Antonietta Gonsalvus
Toile.
Haut. 54,5 Larg. 47 cm.
(restaurations anciennes)
Cadre ancien en bois sculpté et doré.
Sur le cadre en bas : « Dell’ isole Canarie fu condotta al re Enrico, poi da questo duca di Parma inviata : nel 159(?) dipinto » (Des îles Canaries, elle fut apportée au roi Henri, puis envoyée par lui au duc de Parme : en 159(?), elle fut peinte)
Notre tableau est à rapprocher de la composition de Lavinia Fontana conservée au musée des Beaux-arts
de Blois.
Provenance : collection de la famille Berillon, dont la présence est attestée en Bourgogne depuis le XVIe siècle.
A 16th century portrait of Antonietta Gonsalvus by Lavinia Fontana. In a carved giltwood frame.
Le portrait d’Antonietta Gonsalvus
La jeune Antonietta Gonsalvus, aussi appelée Tognina Gonzales, est passée à la postérité grâce à son portrait à l’huile réalisé vers 1595 par la peintre bolonaise Lavinia Fontana (Musée des Beaux-Arts, château de Blois, n°997.1.1). Comme son père et la plupart de ses frères et sœurs, « Tognina » souffre d’hypertrichose, une maladie génétique provoquant une pilosité envahissante. En 1547, son père Pedro Gonzales, né à Ténérife et alors âgé de 10 ans, est offert au roi de France Henri II à l’occasion de son sacre. La possession de cet « homme sauvage » est source de prestige pour le monarque, qui lui attribue une partie du parc du château de Fontainebleau et l’élève avec les autres enfants de la Cour. Pedro prend alors le nom de Petrus Gonsalvus. Au décès du roi Henri II en 1559, il est marié à Catherine Raffelin, nourrissant la légende du conte « La belle et la bête ».
Au décès de Catherine de Médicis en 1589, la famille Gonsalvus et ses sept enfants est envoyée en Italie, accueillie chez différents nobles. L’inscription en italien sur le feuillet que tient ici Antonietta, semblable à celle du portrait Blois, raconte le parcours familial : « Don Pietro, un homme sauvage découvert dans les iles Canaries, a été transporté chez son altesse sérénissime Henri, roi de France, et de là chez son excellence le Duc de Parme. C’est de lui que je suis issue, Antonietta, et que l’on me trouve aujourd’hui à la cour de Dame Isabella Pallavicina, l’honorable marquise de Soragna ».
Le périple des Gonsalvus depuis la France vers l’Italie est connu grâce aux observations scientifiques qui sont réalisées à chaque étape. Merry Wiesner-Hanks l’a remarquablement documenté dans son ouvrage publié en 2009 aux presses universitaires de Yale : « The Marvelous Hairy Girls : The Gonzales Sisters and their Worlds ». A Bâle, le physicien Felix Platter étudie ainsi deux enfants et commande leurs portraits. Les tableaux, dont celui de Maddalena Gonzales, seront ensuite envoyés à l’archiduc Ferdinand II et accrochés en son château d’Ambras, lequel donnera son nom au syndrome pileux représentés sur ces toiles.
En 1594, Antonietta qui serait alors âgée d’une quinzaine d’années est examinée à Bologne par Ulisse Aldrovandi, dont les notes scientifiques ne seront publiées qu’en 1642 dans l’ouvrage « Monstrorum Historia ». C’est à ce moment que son amie la peintre Lavinia Fontana, formée par Sophonisba Anguissola, réalise le portrait de Blois. Fontana collabore alors en effet avec d’autres peintres, hommes et femmes, au projet éditorial à venir d’Aldrovandi, dont sont conservées 8.000 aquarelles. Sur l’une d’elles, un autre portrait ressemblant à celui d’Antonietta, avec les mêmes fleurs dans les cheveux et la même robe de brocard, diffère par son inscription : « Une femme poilue de vingt ans dont la tête ressemble à un singe, mais qui n’est pas poilue sur le reste du corps ».
Suscitant la plus grande des curiosités de son vivant, allant de la crainte sauvage à la défiance animale en passant par le statut d’objet précieux offert en présent, Antonietta est une petite fille sans équivalent dans l’histoire de la peinture. L’apparition de cette toile inconnue, peinte par une artiste femme, est d’autant plus marquante qu’elle représente une enfant dont la trace disparait à la fin du XVIe siècle en Italie, alors même que se déroule au Musée des arts décoratif à Paris l’exposition évènement « Des cheveux et des poils ». Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 04/06/2023 : Jan Porcellis (Provinces-Unies, 1583/85-1632)
Voiliers sur une mer agitée
Toile marouflée sur panneau.
Haut. 102 Larg. 158 cm.
(restaurations anciennes, accidents et manques)
Dans un cadre à palmettes en bois doré d’époque Empire.
Provenance : collection Pierre Lapeyre (1820-1889), château du Claux à Naucelles dans le Cantal ; par descendance, collection du Val de Loire.
A marine painting by Jan Porcellis depicting ships on a stormy sea. Oil on canvas on wood. In an Empire giltwood frame.
Nous remercions la Professeure Gerlinde de Beer de son aide pour la rédaction de cette notice. Elle inclura ce tableau dans une monographie de l’artiste à paraître
Texte de présentation à découvrir dans le catalogue et sur le site internet www.rouillac.com. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 04/06/2023 : Jean-Baptiste Oudry (Français, 1686-1755)
Cerf aux abois dans les rochers de Franchard, forêt de Fontainebleau, 1733
Plume et encre de chine, lavis gris avec des rehauts de gouache blanche sur papier anciennement bleu.
Signé et daté « JB. Oudry 1733 ».
Haut. 32,5 Larg. 55,5 cm.
(insolé)
Provenance :
– vente de la collection Bruun-Neergaard, Paris, 29 août 1814, n°286 (15 Frs) ;
– Gustave Lacan ;
– vente anonyme à Paris, galerie Charpentier, Me Rheims, expert Pierre Lamy, 7 juin 1955, additif au catalogue n°A ;
– Louis Henri Girard (1881-1973), industriel à Champagnole, Jura ;
– par descendance, collection particulière, Tours.
A 1733 drawing by Jean-Baptiste Oudry depicting a deer hunt in the Fontainebleau Forest. Ordered by Louis XV and presented to the King by the artist.
Bibliographie : H.Opperman, « Jean-Baptiste.Oudry (1686-1755) », Garland Publishing, 1977 (édition revue et augmentée de la thèse de 1972), Tome II, cat n°D583.
Inscription sur un cartouche au dos de l’encadrement : « Evènement singulier arrivé sur un des rochers de la forêt de Fontainebleau dans une des chasses de S.M. Louis XV. Dessin d’après ses ordres par J-B Oudry pour être peint par lui en grand. Présenté au Roy par J-B Oudry ».
Inscription au dos de l’encadrement : « Sur un rocher qui surplombe la forêt un cerf se défend contre la meute. Au pied du rocher, deux groupes de chasseurs à cheval et de piquer au milieu desquels se trouve le Roi. A droite et à gauche des échappées où l’on distingue d’autres cavaliers qui viennent se joindre à la chasse ».
Ces dessins préparent les tentures des Chasses Royales de Louis XV : ensemble de neuf tapisseries conçues par Jean-Baptiste Oudry dans les années 1733-1738. Les tapisseries, tissées aux Gobelins, devaient orner la chambre du roi, son antichambre et le cabinet du conseil au château de Compiègne. Notre dessin fait partie du même groupe que « Louis XV chassant le Loup » conservé au Musée du Louvre (1728, 38 x 52 cm, Inv. 31493) et que « Louis XV tenant en laisse un limier » (1728, 33 x55 cm, vente Couturiers Nicolaÿ, expert de Bayser, Paris 17 mars 1989).
Les Chasses Royales sont certainement le projet le plus ambitieux conçu par Oudry. La commande des Chasses Royales advient en 1733 et concerne tout d’abord trois scènes avant de devenir un projet beaucoup plus ambitieux. Vers 1738 au plus tard, la série complète est prévue même s’il est difficile d’en faire une chronologie précise entre 1733 et 1738. Nous savons par contre de manière précise que le premier carton est présenté au souverain en 1735, à Pâques, et les deuxième et troisième en 1736 et 1737, à la Pentecôte. Le carton préparatoire à cette tapisserie, actuellement en restauration, correspond à la quatrième pièce. Daté 1738, il est conservé au musée de Fontainebleau.
Sur les neuf esquisses à l’huile, huit sont conservées au musée Nissim de Camondo à Paris (et une dans une collection particulière). Des neuf grands cartons, huit sont à Fontainebleau encastrés dans les boiseries (le dernier, en mauvais état, est au musée du Louvre). La liste des neufs sujets et les renseignements que nous avons à propos de chacun est la suivante :
1. Rendez-vous au carrefour du Puits du Roi, Forêt de Compiègne
Esquisse à Camondo, datée 1733 ; Carton à Fontainebleau, daté 1735
2. La Mort du cerf aux étangs de Saint-Jean-aux-Bois, Forêt de Compiègne
Esquisse à Camondo, datée 1733 ; Carton à Fontainebleau, daté 1736
3. Chasse au cerf dans l’Oise à la vue de Compiègne, du côté de Royallieu
Esquisse à Camondo, datée 1736 ; Carton à Fontainebleau, daté 1737
4. Cerf aux abois dans les rochers de Franchard, forêt de Fontainebleau
Esquisse dans une collection privée, datée 1737 ; Carton à Fontainebleau, daté 1738
5. Louis XV tenant le limier, allant au bois, au carrefour du Puits solitaire, forêt de Compiègne
Esquisse à Camondo, datée 1738 ; Carton à Fontainebleau, daté 1739
6. On découple la vieille meute au carrefour de la Petite Patte d’Oie, Forêt de Compiègne
Esquisse à Camondo, datée 1739 ; Carton à Fontainebleau, daté 1741
7. Meute de chiens qui vont au rendez-vous, au carrefour de l’Embrassade, Forêt de Compiègne
Esquisse à Camondo, datée 1741 ; Carton à Fontainebleau, daté 1743
8. La curée du cerf dans le forêt de Saint-Germain à la vue de l’abbaye de Poissy
Esquisse à Camondo, non datée ; Carton au Louvre, daté 1744
9. Le Forbu à la fin de la curée
Esquisse à Camondo, datée 1745 ; Carton à Fontainebleau, daté 1746 Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 04/06/2023 : Louis-Nicolas Van Blarenberghe (Français, 1716-1794)
La partie de cartes
Gouache
Signée en bas à droite.
Oval : Haut. 5,5 Larg. 7 cm.
French, 18th century. A miniature painting by Louis-Nicolas Van Blarenberghe depicting gentlemen and ladies playing cards.
La femme recevant ses amis autour d’une partie de cartes porte le même chapeau que celle brodant sur le couvercle de la boite intitulée La bibliothèque (Vente Le Breton, Paris, 7 décembre 1921, reproduit in Monique Maillet-Chassagne, « Une dynastie de peintres lillois, les Van Blarenberghe », Bernard Giovanangeli Editeur, Paris, 2001, fig. 62 p. 150). L’auteur souligne que la finition de cette œuvre « égale celle des miniatures de la tabatière Choiseul », suggérant que les cartons en vrac représentés dans la bibliothèque signifient « le soudain déménagement forcé des Choiseul de Paris à Chanteloup » lors de la disgrâce du Ministre en 1770.
On peut rapprocher notre miniature, probable ancien couvercle d’une boite ou tabatière, de celle représentant la chambre d’apparat du Duc de Choiseul à l’hôtel Crozat à Paris (musée du Louvre, OA 2281), notamment pour sa représentation du parquet de Versailles, que l’on retrouve également sur la vue de l’appartement ministériel du Duc sur la tabatière récemment acquise par le Louvre.
L’abbé Barthélémy, auteur du Voyage du jeune Anacharsis en Grèce, pourrait être le personnage à gauche, tandis que la Duchesse de Choiseul serait représentée à la table de jeu à droite avec des amis. La tapisserie à alentours sur les murs de la pièce a probablement été tissée à la manufacture royale des Gobelins dans le troisième tiers du XVIIIe siècle. Elle présenterait un décor mythologique dans un médaillon, sur contre-fond damassé, rinceaux, guirlandes de fleurs et trophées guerriers. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 04/06/2023 : Paul Cézanne (Français, 1839-1906)
Bord du lac d’Annecy, 1896
Aquarelle.
Haut. 23,7 Larg. 47,5 cm.
Provenance :
– Ambroise Vollard, Paris ;
– Martin Fabiani, Paris ;
– Mouradian et Valloton, Paris ;
– collection de M. et Mme K., Touraine.
Un certificat de l’Art Loss Register en date du 30/11/2022 sera fourni à l’acquéreur.
Nous remercions Mesdames Elisabeth Royer et Madame Hélène Sébastien, exécutrice testamentaire des ayants droit d’Ambroise Vollard, pour leur aide dans les recherches effectuées sur les possesseurs successifs de cette aquarelle de Paul Cézanne.
A 1896 watercolor by Paul Cézanne depicting the Annecy lakeshore. Painted at the same time as the « Lac d’Annecy » painting held in the Courtauld Institute of Art collections.
Bibliographie :
-John Rewald, « Catalogue raisonné des aquarelles de Paul Cézanne », New York, 1984, œuvre décrite p. 202 et reproduite sous le n°474.
– Antoine Terrasse, « Les aquarelles de Cézanne », Flammarion, 1995, Paris, p. 21 et suivantes.
Exposition :
– « Cézanne, Renoir, Rouault », 1963, Musée d’Isetan, Tokyo, n°14 du catalogue.
– « Cézanne », 1971, Musée d’Art Moderne Hyogo (Kobé, Japon), n°21 du catalogue.
Texte de présentation à découvrir dans le catalogue et sur le site www.rouillac.com. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 04/06/2023 : Adriaen Isenbrant (actif à Bruges de 1510 à 1551)
Marie-Madeleine
Panneau de chêne, une planche, non parqueté.
Haut. 40 Larg. 30,3 cm.
(restaurations anciennes)
Cadre en placage d’ébène mouluré, travail hollandais du XVIIe siècle (la vue rapportée).
Provenance, selon les propriétaires :
– collection de Longeville ;
– collection Roger Aubert (restaurateur de peintures), rue Megevand, Besançon ;
– collection Louis Henri Girard (1881-1973), industriel à Champagnole, Jura ;
– par descendance, collection particulière, Tours.
A portrait of Saint Mary Magdalene by Adriaen Isenbrant. In a Dutch 17th century ebony frame.
Notre tableau était attribué jusqu’à ce jour au Maître des demi-figures, un peintre « maniériste anversois » au style aisément identifiable, à qui l’on doit de nombreuses représentations de Marie-Madeleine à mi-corps (Expertise par G. Delestre et P. de Bayser en date du 29 octobre 1949). Cependant, le style pictural tout en courbes et ondulations, souvent un peu « sec », du maître des demi-figures, ne correspond pas à la force, à la géométrisation par masses ni à la douceur que l’on observe ici. On perçoit l’influence de Gérard David et de Jan Provost dans le rendu des détails, ce qui situe notre tableau à Bruges et non à Anvers, alors que l’ampleur spatiale est influencée par les portraits de la Haute-Renaissance du début du XVIe siècle (Léonard de Vinci, Raphaël).
On rapprochera le visage des modèles féminins dans le volet gauche du diptyque Van de Velde d’Isembrant (Bruxelles, musée royaux des beaux-arts) et du Portrait d’une dame avec un chien de l’ancienne collection Thyssen-Bornemisza du même artiste (vente Christie’s à Londres, 4 juillet 2019, lot n°1), faisant de notre tableau plus un portrait sous les traits de Marie Madeleine qu’une simple représentation de la sainte.
Nous remercions Mr Peter van den Brinck d’avoir confirmé l’attribution de ce tableau à Isembrant, sur photographie numérique. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 04/06/2023 : Alfred Jarry (Français, 1873-1917)
« Les Jours et les Nuits », [Paris], 1897
Manuscrit autographe, deux fois signé et daté avril 1897 .
In-8 (202 x 156mm).
Collation : 259 pages autographes, numérotées 257, à l’encre noire.
Reliure de l’époque, probablement réalisée pour Victor Lemasle. Dos de chagrin noir, à nerfs, plats de papier marbré.
(charnières de la reliure légèrement frottées)
Provenance :
– Victor Lemasle (1876-1932, marchand d’autographes et éditeur, notamment du dernier livre d’Alfred Jarry, Albert Samain (Souvenirs), en 1907) ;
– Louis Lormel (1869-1922), marchand de tableaux.
Exposition de ce manuscrit :
– « ExpoJarrysition », Galerie Jean Loize, Paris (18 palotin au 8 gidouille 80), du 7 mai au 20 juin 1953 ;
– « Alfred Jarry 1873-1917 », Graphisches Kabinett, Kunsthaus Zürich, du 14 décembre 1984 au 10 mars 1985.
Bibliographie :
– Patrick Besnier, Alfred Jarry, Paris, 2005, pp. 304 et suiv.
Maurice Saillet, Sur la route de Narcisse, Paris, 1974 ;
– Karl Pollin, Alfred Jarry : l’expérimentation du singulier, Amsterdam, New York, 2013 ;
– Henry-Alexander Grubbs, « L’Influence d’Isidore Ducasse sur les débuts littéraires d’Alfred Jarry » in Revue d’Histoire littéraire de la France, 42e année, n° 3 (1935), pp. 437-440.
Webographie : manuscrits de Jarry aujourd’hui connus : http://alfredjarry.fr/amisjarry/fichiers_ea/etoile_absinthe_132_133.pdf
An 1897 autograph manuscript of Alfred Jarry’s « Les Jours et les Nuits » novel.
MANUSCRIT AUTOGRAPHE COMPLET DE L’UN DES PLUS BEAUX TEXTES D’ALFRED JARRY.
TOUT SE TRANSPOSE INFINIMENT DANS LE REVE ECRIT STEPHANE MALLARME, EN SEPTEMBRE 1897, A PROPOS DE CE ROMAN.
LE MANUSCRIT APPARTINT A LOUIS LORMEL, AMI DE LA PREMIERE HEURE D’ALFRED JARRY ET PASSEUR DE L’AVANT-GARDE
Texte de présentation par l’expert Jean-Baptiste de Proyart à découvrir dans le catalogue et sur le site internet www.rouillac.com. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 04/06/2023 : Nadar Jeune (Français, 1825-1903), Adrien Tournachon, dit
Le mime Jean Charles Deburau (1829-1873) interprète Pierrot, 1854-55
Pierrot photographe, Pierrot surpris, Pierrot plaidant, Pierrot à la corbeille de fruits, Pierrot riant, Pierrot écoutant, Pierrot souffrant, Pierrot au pot de médecine, Pierrot voleur, Pierrot tenant une pièce de monnaie Pierrot ouvrant une enveloppe avec la mention : « A Monsieur Ad Tournachon Nadar Jeune / fondateur de Maison de la photographie 11 Bd des Capucines », Pierrot enjambant une porte-fenêtre.
25 tirages par contact, à partir de négatifs contretypes de photographies d’époque.
Cachet-signature du photographe « Nadar Jne » dans l’image.
Photographies de la série « Têtes D’expressions » réalisées en 1854-1855 dans l’atelier du 11 Boulevard des Capucines à Paris.
Format moyen : 17 x 12 cm.
Format moyen avec marges : 19,5 x 13,5 cm.
Provenance :
– offert par Nadar à Marie Pellechet (1840-1900) ; issue d’une famille aisée, elle connut une existence à la fois traditionnelle et pionnière, voire féministe dans plusieurs domaines dont notamment la photographie ;
– sa descendance, hôtel particulier du cloître Saint Aignan, Orléans.
An 1854-1855 series of 25 contact prints of photographs taken by « Nadar Jeune » (Adrien Tournachon, aka) of mime Jean Charles Debureau as Pierrot the Clown.
Texte de présentation par l’expert Yves Di Maria à découvrir dans le catalogue et sur le site www.rouillac.com. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 04/06/2023 : Citroën
2 CV, type AZKA de 1955, Michel Robillard
« La Belle Lochoise »
Automobile quatre places entièrement réalisée en bois fruitier : noyer pour les ailes avant et arrière, poirier et pommier pour la carrosserie, merisier pour le remplissage des portes et le coffre arrière, loupe d’orme pour le tableau de bord. Capote noire en alpaga. Sellerie en tissus gris.
Sur le châssis original d’une Citroën Dyane de 1969 (ex n°38KA6324), avec un moteur essence de 602 cm3, 3CV (n°1GA02037104).
Véhicule vendu sans garantie d’aucune sorte.
Automobile intégrée à la collection « Citroën Origins » du musée virtuel de L’Aventure Citroën.
A fully functioning Citroen 2CV car with a wooden body by Michel Robillard. Alpaca sunroof cover, grey fabric interior.
Texte de présentation et dossier complet à découvrir dans le catalogue et sur le site www.rouillac.com. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 05/06/2023 : Tiffany Co
Paire de boucles d’oreilles
en platine 850 millièmes et or 750 millièmes, chacune à décor de fleurs, le centre orné d’une perle de culture, les pétales entièrement sertis de diamants ronds de taille brillant. Système à pince.
Signé.
Haut. 3 cm.
Poids brut 18,5 g.
Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 05/06/2023 : Sautoir articulé
en or gris 750 millièmes orné de perles de culture alternées de saphirs facettés.
Long. 90 cm.
Poids brut 156,8 g. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 05/06/2023 : Buccellati
Parure
en or 750 millièmes de deux tons, gravée à décor de fil d’or torsadé entrelacés et ornée de perles de culture comprenant : un collier large et souple ; un bracelet large et souple ; une paire de boucles d’oreilles, chacune retenant un motif en pampille amovible, système pour oreilles percées.
Signé sur tous les éléments (sauf sur la paire de boucles d’oreilles).
Poids brut 260,9 g.
(traces de colle).
Avec un écrin de la Maison Gianmaria Buccellati. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 04/06/2023 : Attribuée à Nicolas Sageot (Français, 1666-1731)
Commode dite « Mazarine »
marquetée en première partie et contrepartie de laiton sur fond d’écaille de tortue teintée rouge. De forme légèrement mouvementée, les côtés en table saillantes, elle ouvre par quatre tiroirs sur quatre rangs à trois compartiments. Le décor s’épanouit sur trois faces : arabesques, rinceaux, mascarons, grotesques, coupes fleuries et insectes. Chaque réserve latérale présente un page esquissant un pas de danse dans un entourage d’entrelacs, rinceaux et volutes affrontées.
Les montants en saillie en forme de volute se terminent par des sabots en bronze. Leurs côtés marquetés en deuxième partie.
Ornementation en bronze doré : entrées de serrures à mascarons, frises feuillagées et mains à rosettes. Les montants en console renversée reposent sur quatre pieds en bronze doré en forme de sabots de biche.
Travail de la fin du règne de Louis XIV, début du XVIIIe siècle.
Plateau de marbre brèche noir rapporté, veiné de blanc et tacheté de gris. (accidenté)
Haut. 85 Larg. 126 Prof. 61,5 cm.
(petits accidents et manques, restaurations)
French, early 18th century. A so-called « Mazarine » commode with marquetry and red tortoiseshell inlaid with brass attributed to Nicolas Sageot. Gilt bronze ornaments, black marble top flecked with white veins and grey spots.
Œuvres en rapport
– une commode au même décor de commedia del Arte sur les côtés et en façade, malgré des tiroirs à deux compartiments, attribuée à Nicolas Sageot dans la vente Caen enchères, Caen, 8 mai 2021, lot 45. La partie latérale des montants est, elle, en première partie.
– une commode comparable à la précédente, avec le même décor de commedia del Arte estampillée Nicolas Sageot dans la vente Tajan, Paris, 20 décembre 1994, lot 35.
Ce type de décor marqueté inspiré du monde romain mélangeant arabesques, figures grotesques et rinceaux est réinterprété par l’ornemaniste Jean Berain, « dessinateur de la Chambre et du Cabinet Roi ». Son recueil publié en 1711, « Oeuvres de Jean Berain recueilli par les soins du sieur Thuret », préfigure le style rocaille. De nombreux ébénistes parisiens de la fin du XVIIe et du début du XVIIIe siècle s’en inspirent. Le plus excellent de son temps est Nicolas Sageot (1666-1731), reçu maître en 1706. Installé dans le faubourg Saint-Antoine, il produit des meubles marquetés d’une très grande qualité et inspirés des ouvrages d’André-Charles Boulle. Les deux ventes de son fonds de commerce en 1720 mentionnent différentes commodes « en marqueterie de cuivre et d’écaille et partiellement garnies de bronze » pour des sommes allant de quatre cent à mille livres. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 04/06/2023 : Travail baroque autrichien du XVIIIe siècle
Scriban-tabernacle à deux corps galbés
en placage et marqueterie de noyer, prunier, érable, ronce de noyer et nacre. La partie haute est coiffée d’un fronton surmontant un tabernacle décoré d’une femme à l’oiseau et d’une fleur stylisée en marqueterie de nacre. Il ouvre par un vantail entouré de chaque côté de trois tiroirs. L’abattant central est orné de blasons marquetés et découvre cinq tiroirs autour d’une niche centrale. La partie basse s’ouvre par quatre tiroirs sur quatre rangs, chacun décoré de filets et marqueté d’entrelacs et rinceaux feuillagés. Entrées de serrures et poignées en laiton doré à décor de perles baroques et couronnes royales. Serrures à gâches et à ressorts.
Haut. 192 Long. 113 Prof. 64 cm.
(fentes, petits accidents et restaurations)
Provenance : dans la même famille autrichienne depuis l’origine, château des bords de Loire.
Austrian, 18th century. A two-part tabernacle secretaire with walnut, plum and maple tree veneer and mother-of-pearl inlays. Brass mounts and spring locks. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 04/06/2023 : Christophe Wolff (Allemand, 1720-1795)
Grand bureau de pente
en placage de palissandre et filets de bois clair. Il ouvre en façade par un abattant décoré de trois cartouches et découvrant deux tiroirs, un retrait et trois secrets. Le plateau est gainé d’un cuir vert décoré aux petits fers de rinceaux, la ceinture chantournée. Il repose sur quatre pieds cambrés à cinq pans.
Ornementation en bronze doré : chutes d’angle, entrées de serrure et sabots en chaussons.
Double estampille JME pour la jurande des menuisiers-ébénistes.
Estampille à l’intérieur d’un tiroir : C.WOLFF, reçu maître le 10 décembre 1755.
Epoque Louis XV.
Haut. 102,5 Larg. 146 Prof. 58 cm.
(restaurations, petits accidents)
Louis XV Period. A palissander veneered slant-top desk by Christophe Wolff. Gilt bronze ornaments.
Christophe Wolff est originaire d’Allemagne. « D’abord simple ouvrier, puis artisan libre, il passa maître le 10 décembre 1755. Après avoir résidé rue de Charenton durant une vingtaine d’années, il transporta son atelier rue Neuve-Saint-Denis, où il exerça avec succès jusqu’à la Révolution. […] Comme beaucoup de ses compagnons, Christophe Wolff pratiquait habilement la marqueterie; il avait du goût pour la mécanique et a signé de fort bons ouvrages ».
in François de Salverte, « Les ébénistes du XVIIIe siècle », Paris, Nobele, 1962, p. 331. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 04/06/2023 : Jacob-Desmalter (Français, actif en 1803-1813)
Canapé
en hêtre sculpté et doré, à dossier cannelé renversé. Les accotoirs droits en sceptre égyptien avec un décor de fleurs de lotus. Il repose sur deux pieds antérieurs en pilastres, ornés de palmes dans deux lyres affrontées, et sur deux pieds postérieurs sabres à décor d’enroulements et d’ailes de chauve-souris. La ceinture est ornée d’une suite de boucliers stylisés.
Epoque Consulat-Empire.
Haut. 98, Larg. 115, Prof. 75 cm.
(restauration, accidents, manques. En l’état)
Provenance :
– collection du château du Parc à Saint-Pience dans la Manche ;
– par descendance, collection particulière, Tours.
Early 19th century. A carved and giltwood loveseat by Jacob Desmalter.
Oeuvres en rapport pour des fauteuils au décor comparable :
– François de Salverte, « Les ébénistes du XVIIIe siècle », Paris, de Nobele, 1962, pl. LXXX.
– Ernest Dumonthier, »La collection des bois de sièges du Mobilier national », t.1, Paris, Massin, 1900 (fauteuil conservé au Mobilier national sous le numéro « GMT-8532-004 »).
Le style « Retour d’Egypte » de ce canapé, avec ses accotoirs reprenant la forme du sceptre du pharaon Thoutmosis III (Musée du Louvre, inv. E5983), l’attache clairement à la personnalité du premier Consul Bonaparte, après son retour de la bataille des pyramides. Sa taille est rare, comme la production de canapés chez Jacob-Desmalter. Les mémoires de cette maison publiés en 1925 par Hector Lefuel n’identifient qu’une trentaine de canapés de tailles et qualités différentes. Seuls deux exemplaires de ce modèle ont été identifiés : l’un en 1805, de 206 cm le long dans une collection particulière (vente Sotheby’s, Paris, 30 juin 2021, n°404) et un plus grand encore de 1809 dans le grand Salon du château de Compiègne. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 04/06/2023 : Inde moghole, XVIIe siècle
Rare chemise talismanique
en coton épais composée de six parties rectangulaires cousues ensemble, finement inscrites à l’encre noire, rouge et beige (possiblement une trace de peinture à l’or) de versets coraniques dans des compartiments carrés, de la Shahada dans deux grands rondeaux sur le devant, un verset de la Sourate Yusuf (XII, 64) au revers, et la litanie des Noms Divins de Dieu (al-asma’ al-husna) écrits en bihârî sur la bordure.
Haut. 51,5 Larg. 75 cm.
(usures, décor partiellement effacé, petites déchirures, coutures, manques – notamment une bande manquante sur la manche gauche – et taches).
Provenance d’après la tradition familiale :
– collection Mohammed Alim Khan (1880-1944), Boukhara, actuel Ouzbekistan ;
– collection Jamshed Khan, Qamari, Afghanistan ;
– par descendance, collection Mourid Ahmad, Strasbourg, France.
Mughal Indian, 17th century. A rare talismanic shirt comprised of six rectangular cotton pieces sewn together and covered with black, red and beige (formerly gold?) inscriptions: Qur’anic verses, the Shahadah, one verse of the Surah Yusuf (Chapter 12, 64) and the divine names of Allah.
Un rapport C14 du laboratoire Ciram à Bordeaux confirme la datation du XVIIe siècle avec un intervalle probant de 1635 à 1706.
Texte de présentation par l’expert Laure Soustiel à découvrir dans le catalogue et sur le site www.rouillac.com. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 04/06/2023 : Attribuée à Philippe-Joseph Brocard à Paris (Français, 1831-1896)
Superbe lampe de mosquée de style mamelouk, c. 1870
en verre émaillé. Lampe sur piédouche munie de six agrafes de suspension, en verre transparent très légèrement teinté vert à décor émaillé. Le col évasé est orné d’un large bandeau élégamment calligraphié en thuluth au nom du sultan mamluk Nasser al-Din Mohammed, réservé et dessiné d’un trait rouge sur fond bleu, bordé par deux frises de rinceaux floraux. Sur la panse, des bouquets floraux alternent entre les anses et, sous la panse, se trouvent des médaillons en amande alternant avec des rondeaux meublés d’inscriptions stylisées sur fond floral. Le piédouche est orné d’une inscription répétitive bleue dont les lettres sont surlignées de rouge.
L’inscription autour du col indique : « izz li-mawlâna al-sultân al-malik al- âlim al- âdil al-malik al-nâsir izz nasrahu » (Gloire à notre maître le sultan le roi savant et juste, al-Malik al-Nasir, que sa victoire soit glorieuse !)
L’inscription sur le piédouche est la répétition des lettres du mot « al- âlim » (Le savant).
Haut. 32 Diam. 25 cm.
Diam. ouverture 22,5 Diam. base 14 cm.
(corps en excellent état, infimes égrenures et fêles de cuisson sur les anneaux)
Provenance : Château chartrain. Conservé dans la descendance de Nicolas Pierre Dominique Billard, maire de Chartres sous l’Empire et la Restauration.
A ca. 1870 Mamluk-style enameled light green glass mosque lamp attributed to Philippe-Joseph Brocard, Paris. Thuluth inscription around the mouth and on the foot praising Mamluk sultan an-Nasir Muhammad.
Philippe-Joseph Brocard (1831-1896) est un maître-verrier émailleur et orientaliste parisien qui débute sa carrière comme restaurateur. Il est célèbre pour avoir imité à la perfection de très nombreux verres égyptiens mamelouks.
Cette lampe de mosquée, qui reprend le modèle des lampes de mosquée égyptiennes mameloukes en verre émaillé, est la copie presque parfaite d’une lampe au nom du sultan Malik Nasir Muhammad, ou al-Nâsir Nâsir-al-Dîn Muhammad ibn Qalâ’ûn (règne 1294-95, 1299-1309 et 1309-1340) conservée actuellement au musée Arabe du Caire, (Gaston Wiet, Catalogue du musée Arabe. Lampes et bouteilles en verre émallé, Imprimerie de l’IFAO, Le Caire, 1929, n° 4259, pp. 140-42, ill. Pl. XI).
D’après Gaston Wiet, le style décoratif de la lampe du musée du Caire date du premier quart du XIVe siècle, ce qui correspond au début du troisième règne du sultan Malik Nasir Muhammad ibn Qalaoun. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 04/06/2023 : Travail de la seconde moitié du XIXe siècle
Paire de lustres aux félins
en bronze doré, ciselé, à seize lumières sur deux registres. La petite couronne est décorée de quatre félins bondissants. Deux chevaux ailés entourent la colonne balustre centrale supportant huit bras de lumière en enroulements feuillagés. La partie basse ornée de graines, feuilles d’acanthe et de mascarons supporte huit bras de lumières en enroulement terminés par des bustes de Diane.
Haut. 100 Diam. 70 cm.
Electrifiés.
Provenance : château du Nord de la France et, depuis 1980, collection particulière normande.
French, second half of the 19th century. A pair of gilt bronze chandeliers decorated with jumping felines and winged horses, and with acanthus leaves, mascarons and busts of Diana on the lower part.
Les félins bondissants de la petite couronne évoquent les attributs de Diane, qui figure en partie basse du lustre. Au même titre que l’arc, les flèches et le croissant de lune, la peau de léopard est régulièrement utilisée par les peintres et sculpteurs comme attribut de la déesse de la chasse. Elle est le signe de sa chasteté.
Néanmoins, le léopard est rarement représenté en lustrerie. Thomire est probablement l’inventeur de ce type de félin en ronde-bosse de bronze doré. Au musée du Louvre est conservé le candélabre dit de « l’Indépendance Américaine » signé Thomire et daté de 1785 (OA 5312). La base se compose de trois léopards stylisés, dont la morphologie plus sage est à rapprocher de nos félins bondissants. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 04/06/2023 : Proviendrait du château de Chanteloup
Paire de vases Médicis
en marbre sculpté en ronde bosse. La lèvre évasée coiffant une panse cintrée décorée de godrons en partie inférieure. Chacun repose sur un piédouche mouluré complété par des socles carrés.
L’intérieur d’un vase marqué « CF ».
Haut. 99 Diam. 67 cm.
(accidents, manques et restauration)
Provenance familiale :
– famille Coquery, dont la présence est attestée à Amboise depuis le XVIIe siècle, propriétaire de la parcelle A95 à la Varenne-sous-Chandon. Elle aurait été située à proximité de l’allée acquise par Choiseul, parmi six propriétés, pour rejoindre le Chatellier en bordure de Loire. Cette allée prolonge celle de Saint-Gatien conduisant à la Pagode. Le tracé de cette voie est identifié sur « Le tableau d’Assemblage des Plans des Bois et Forêts composant l’Atlas Forestier de l’Inspection d’Amboise » en 1845.
– par descendance, collection particulière, Touraine.
A pair of white marble Medici vases supposedly from the Chanteloup Castle.
Remerciements particuliers à Monsieur Thierry André, propriétaire de la Pagode de Chanteloup, pour le partage de ses connaissances. Nous remercions également Monsieur Jean-Michel Robinet, archiviste aux archives départementales d’Indre-et-Loire, pour ses indications.
Œuvres en rapport : quatre vases dans le même marbre encadrent les entrées Nord et Sud du Pont Wilson à Tours. Un document aux archives départementales de Touraine du 27 germinal an VI précise : « les 4 vases de marbre placés au lac de la Pagode de Chanteloup, [qui ont] été reformés(?) de la vente qui a été faite au Domaine, comme objets d’Art » ont été déplacés à Tours par suite de la proposition de la commune en vue « d’orner la place publique » (Tours, AD 37, L589, pièce 18).
Texte de présentation sur le domaine de Chanteloup et son démantellement à découvir dans le catalogue et sur le site www.rouillac.com.
Les vues laissées par Louis-Nicolas Van Blarenberghe et Nicolas Pérignon présentent Chanteloup comme un jardin fastueux. Le Duc de Choiseul place à l’extrémité du grand tapis de verdure, dans l’axe central Sud, les quatre vases qui soulignent aujourd’hui l’entrée du pont Wilson à Tours. De par leur forme et le marbre blanc dans lequel ils sont réalisés, ces derniers rappellent notre paire traitée dans des dimensions inférieures. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 04/06/2023 : Albert-Ernest Carrier-Belleuse à Minton (Français, 1824-1887)
Nymphe portant une amphore, 1875
en céramique émaillée polychrome.
La nymphe vêtue d’un voile pudique tenant dans ses mains une amphore turquoise à frise de grecques. Elle est assise sur un panier en osier duquel tombent des grappes de raisin.
Signée « A.Carrier » sur la terrasse.
Cachet en creux au revers « Minton » et numérotée « 1700 », « U » et « 8 ».
Haut. 69 cm.
(restauration à un pied, petits accidents)
An 1875 Minton polychrome glazed majolica vase from a model by Albert-Ernest Carrier-Belleuse figuring a scantily clad nymph supporting an amphora.
Après un début de carrière modeste mais prometteur au Salon de 1850, Albert Carrier-Belleuse traverse la Manche pour collaborer au sein de la Manufacture de Minton à l’invitation du directeur artistique, Léon Arnoux. Son recrutement s’inscrit dans la volonté politique du gouvernement britannique de promouvoir l’industrie nationale, quand bien même les artistes sont issus de pays voisins. La première pièce de Carrier-Belleuse, « La Fontaine de Galathée », est présentée au Crystal Palace en 1851 et profite d’une reconnaissance publique. Grâce aux recherches d’Arnoux qui « mit au point une majolique moderne lancée par Herbert Minton en 1851 » (Gilles Grandjean, « Carrier-Belleuse. Le maître de Rodin », 2014, p. 21-22), Carrier-Belleuse modernise la sculpture ornementale. Son travail à Minton se prolonge jusque dans les années 1880. Il travaille ensuite pour la Manufacture de Sèvres, qui se réjouit d’accueillir un talent capable d’organiser un si grand atelier. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 04/06/2023 : Manufacture de Robert à Marseille, après 1761
Légumier couvert
en faïence de forme losange, muni d’anses en forme de rinceaux rocaille rehaussés de peignés roses, la prise du couvercle en forme de branches, coquilles et algues à décor polychrome de bouquets de fleurs et orné des armoiries d’alliance des familles Geffrard de la Motte et Rulault de Sanois (Bretagne) dans deux écus supportés par un lévrier et un rapace sous une couronne de marquis.
Haut. 23 Long. 30 cm.
(une petite fêlure)
Provenance : collection bretonne.
A post-1761 losange-shaped covered majolica tureen by the Robert Manufacture in Marseille decorated with foliage, flowers and shells and bearing the Geffrard de la Motte and Rulault de Sanois coats of arms.
Les armoiries sont celles de Joseph Geffrard de la Motte (1723-1799 et de son épouse Anne Louise Rulaud de Sanois (1733-1811), mariés en 1761. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 04/06/2023 : Antonin Mercié (Français, 1845-1916)
David vainqueur de Goliath, 1869-70
Bronze à patine brune. Signé. Cachet de fondeur Barbedienne.
Rare fonte sans pagne avec David nu par Barbedienne.
Haut. 110 cm.
Provenance : collection du Vexin.
A rare 1869-70 brown patinated bronze figure of David victorious by Antonin Mercié. Barbedienne Foundry stamp. On sculptures cast at a later date, a loincloth was added to cover up David’s groin.
Bibliographie : Florence Rionnet, « Les bronzes Barbedienne », Arthena, Paris, 2016, bronze documenté sous le n° cat. 1072, un exemplaire de 92 cm de haut, également sans son pagne, reproduit en pleine hauteur p. 64.
Réalisé à Rome en 1869-70 et directement acquis par l’Etat, le David de Mercié remporte un grand succès, après la guerre de 1870, au Salon de 1872. L’élégance de la pose et la fermeté de son modelé sont perçus comme symbole d’espoir d’une revanche future de la France sur la Prusse (musée d’Orsay). Le plâtre original y reçoit la médaille de première classe avant d’être affecté au musée des Augustins de Toulouse (inv. RA 982). Notre bronze de 110 cm de hauteur est le plus grand commercialisé par la maison Barbedienne à partir de 1876. Rapidement, un pagne pudique couvre la nudité de David, conférant à notre exemplaire un attrait de rare originalité. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 04/06/2023 : Marie Vassilieff (Russe, 1884-1957)
André et Jeanne Salmon, 1919
Deux poupées en peau d’agneau bourrée, billes de verre noir, coton marron et laine. Chaussures en tissu enduit et peint.
André : Haut. 46 cm. (manque le nez)
Jeanne : Haut. 52 cm.
Provenance : collection particulière, château de Bretagne.
Nous remercions M. Claude Bernès qui a examiné et confirmé l’authenticité de ces poupées.
Two 1919 portrait-dolls of André Salmon and his wife Jeanne by Marie Vassilieff.
Bibliographie:
– Julie Richard, « Les poupées de Marie Vasilieff entre utopie et dystopie, les déploiements de l’effigie dans l’art expérimental des avant-gardes historiques », mémoire de maîtrise en histoire de l’art, Université du Québec à Montréal, 2016. Reproduit p.184.
– Claude Bernès, « Marie Vassilief », BVR, 2017, chapitre p.153 et suivantes : M. V. créatrice de « poupées portraits… ». qui y précise : « son ami André Salmon conseille à Marie Vassilieff de s’en tenir aux poupées qui viennent asseoir sa réputation… »
« Mes portraits poupées ne le sont qu’extérieurement, ils sont en réalité des démonstrations contre la sévère banalité de la sculpture moderne et classique. »
Marie Vassilieff, 1925
Marie Vassilieff créé ses premières poupées en 1915, pour amuser des enfants. Elle les expose à partir de 1916 dans l’hôtel particulier puis les galeries du couturier Paul Poiret dans les années 1920-30. Le succès est réel : tout Paris prend le chemin de son atelier pour commander sa « poupée-portrait. » Dénoncée comme « espionne bolchévique », Marie Vassilieff est placée en résidence surveillée en février 1919 avec son fils Pierre. Le critrique d’art André Salmon obtient du préfet le laissez-passer lui permettant d’habiter à nouveau à Paris. Ecrivain, poète, romancier et journaliste, André Salmon (1881-1969) est l’un des grands défenseurs du cubisme, donnant son titre aux « Demoiselles d’Avignon ». Marie Vassilieff réalise pour le remercier deux poupées-portraits le représentant avec son épouse Jeannot. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 04/06/2023 : Travail parisien vers 1840
Rarissime mannequin féminin pour artiste
en tissu rembourré de crin sur une armature en bois articulée par 16 mécanismes métalliques pouvant être serrés à l’aide d’une clé.
La tête en papier mâché peint est ornée de cheveux blonds, de cils et d’yeux en sulfure marron.
Il repose sur un socle en bois de forme circulaire avec une hausse de positionnement réglable.
Haut. 160 cm.
Haut totale 171 cm.
(bon état général de conservation ; petits accidents et déchirure au tissu, deux doigts accidentés, manques et frottement de peinture au niveau du visage)
Parisian, ca. 1840. A rare life size articulated mannequin with horsehair stuffed and fabric covered limbs and a metal jointed under-structure. Papier-mâché head with blond hair and eyebrows and brown sulfide eyes. On a height adjutable stand.
Texte de présentation par Valentin de Sa Morais à découvrir dans le catalogue et sur le site www.rouillac.com. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 05/06/2023 : Chaumet
Paire de clips d’oreille
de forme ronde en chrysoprase à décor de torsades, la monture en or jaune 750 millièmes.
Signé et poinçonné.
Poids brut 22,1 g.
(accident à une chrysoprase) Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 05/06/2023 : Rolex
Cosmograph Daytona « Panda », Ref. 116500LN, vendue en 2017
Montre bracelet de pilote automobile
en acier avec chronographe. Boitier en acier avec couronne, poussoirs et fond vissés. Lunette monobloc en céramique noire avec échelle tachymétrique gravée. Rehaut gravé. Etanche 100 m. Cadran blanc avec index appliqués cerclés en or et aiguilles luminescents. Trois compteurs cerclés noirs pour l’indication des 12 heures, des 30 minutes du chrono et de la petite seconde. Mouvement mécanique à remontage automatique, cal. 4130. Spiral Parachrom bleu. Bracelet Rolex Oyster en acier mat et poli Ref. 78590 avec boucle déployante Oysterlock et Easylink.
Cadran, boîtier et mouvement signés.
Numérotée 48ZF3521.
Diam. 40 mm.
Avec écrin, certificat d’origine (achat Roure, Tours), facture d’achat, mode d’emploi et deux maillons supplémentaires.
LE MYTHE DAYTONA
La Daytona est la montre mythique de la firme genevoise depuis 1963, qui fête cette année son 60e anniversaire. Le nom « Daytona » fait référence à la course automobile de Daytona Beach, en Floride. Cette épreuve réunit la crème des pilotes dès le début du XXème siècle. Paul Newman participe au succès de ce modèle en l’immortalisant notamment dans le film de 1969 réalisé par James Coldstone : Virages.
La dernière mise à jour du chronographe est réalisée en 2016 et introduit la célèbre lunette en céramique noire (LN) à la place de l’acier. Le contraste avec son fond blanc lui vaut l’affectueux surnom de « Panda ». Le 27 mars 2023, Rolex annonçait le remplacement de ce modèle, qui devient ainsi un collector historique dont la cote est appelée à suivre celle de ses prédécesseurs. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 05/06/2023 : Gianmaria Buccellati
Parure
en or 750 millièmes de deux tons entièrement gravé à décor de feuilles de chênes, les glands ornés de perles de culture comprenant : un collier articulé, les motifs en chute ; une paire de boucles d’oreilles, système pour oreilles percées ; un clip de revers et une bague.
Signé.
Haut. du clip 7,5 cm.
Tour de doigt 50.
Poids brut 169,2 g.
Avec un écrin de la Maison Gianmaria Buccellati. Voir le lot