Comment allons-nous fêter Noël ? Confinés, sous couvre-feu, avec ou sans réunion familiale… Difficile à savoir. Une chose est certaine, il y aura des jouets ! Les ventes aux enchères autour de ce thème se multiplient en novembre et en décembre, et elles concernent petits et grands.
A suivre dans les prochaines semaines, une série de vacations proposées par l’Hôtel des ventes Méditerranée. Il s’agit de lots invendus et fins de collection de jouets très récents. « Je vais organiser une ou deux ventes par semaine de ce type jusqu’à la fin de l’année », explique Renaud Mazella, avec à chaque fois « autour de 800 jouets neufs, qui valent pour la plupart moins de 50 euros en magasin ». Au programme, des jeux de société très classiques, Monopoly (10-20 euros), Mastermind (5-10 euros), Meccano (10-20 euros), des puzzles (5-10 euros), jusqu’à des Overboard mono-roues (100-150 euros). De quoi remplir la hotte des familles nombreuses… Prochaine édition le 12 novembre, la suivante le 17 depuis Marseille et en live sur Interencheres.
Le rétro-gaming à l’honneur
Ces ventes qui attirent à la fois des particuliers et des marchands venus refaire leurs stocks ne devraient pas souffrir de l’absence de public ou d’exposition, « elles se déroulent toujours essentiellement à distance, et une fois la vente terminée, nous expédions, c’est bien rodé », souligne le commissaire-priseur, qui prévoit également deux ventes rétro-gaming plus spécifiquement consacrées aux jeux vidéos : « c’est un vrai marché désormais, qui m’amuse beaucoup parce que c’est ma génération, et qui me semble en pleine croissance… Je vois parfois les prix s’envoler, et des bornes d’arcades être adjugées plus cher que des commodes anciennes… ». Dans une vente organisée le 5 novembre dernier, l’Hôtel des ventes de Perpignan a effectivement enregistré quelques belles adjudications sur des bornes d’arcades : plus de 600 euros au marteau pour le « King of the Hammer » ou la « Sega Trix Skate », plus de 1 000 euros pour « Monkey and Coconuts » ou une borne de jeu de voitures Sega. Le commissaire-priseur Thibaut Ruffat poursuivra dans cette veine ludique avec une collection de 227 petites voitures le 17 novembre. Elles sont estimées entre 5 et 40 euros. Toujours dans les petites voitures, une très belle collection de Dinky Toys sera dispersée par Maître Xavier de la Perraudière le 13 novembre. 297 lots dont quelques raretés seront présentés : coffret Gift Set n°4 de 5 bolides (Alfa Romeo Maserati, Ferrari…) ou une variante de l’Oldsmobile 1938, en bleu nuit. Le commissaire-priseur d’Angers poursuivra le lendemain avec notamment une sélection de bateaux JEP ou Hornby (estimés entre 100 et 1 500 euros). Des petits bateaux dont certains vont sur l’eau : barque à voile de bassin Nova ou Vogu’enmer (150-200 euros). Le 3 décembre, les Dinky Toys continueront d’animer les enchères à l’Hôtel des ventes de Nîmes, à l’occasion d’une vente consacrée aux jouets anciens dont un exemplaire unique d’une maquette d’étude en bois sculpté monobloc de la Chrysler Saratoga, estimé entre 4000 et 6000 euros. Pour les amateurs de maquette et de modélisme, c’est à Aurillac qu’il faudra s’adresser : Cantal enchères offre une sélection de plus de 300 lots (petites voitures, trains poupées, maquettes…) le 21 novembre.
Un mois complet autour des jouets
Du côté de Chartres, c’est un mois complet autour du jouet qui s’annonce. L’étude organise ses traditionnelles ventes de jeux de collection (le 14 novembre), de trains (le 15 novembre). Dans la vente du 14, une petite collection d’avions Bandaï, Joustra, Solido ou J.L.M devrait attirer les amateurs. Le 26 novembre, ce sera au tour des « Super héros et retrogaming » d’entrer en lice. Caroline Rivière s’occupe de cette vente qui comprendra une collection autour de Tintin, dont des figurines et des pouet-pouet, des jouets Playmobil, et une série de jouets autour des super héros comme Goldorak, Action Joe, Spiderman… « L’idée des Playmobil peut paraître un peu surprenante, explique la commissaire-priseur, c’est un domaine plus compliqué que le jeu ancien, justement parce que ce n’est pas très ancien. Dans ce domaine, il faut du neuf sous blister, et des séries rares ». Au programme de la vente figurent notamment trois Playmobil géants (une princesse, un pirate et un facteur), qui servaient en décoration dans les magasins de jouets, ainsi que petites consoles Bandaï et des jouets à piles. « En raison des restrictions de déplacement, pour les jouets censés être animés, nous essayons de faire des petites vidéos à destination des internautes… La vie de commissaire-priseur c’est aussi de courir acheter des piles pour faire fonctionner un jouet ! », s’amuse Caroline Rivière. Elle assure, comme les autres commissaires-priseurs, que le click and collect restera possible si nécessaire, et que les expéditions permettront à chacun d’avoir son cadeau au pied du sapin.