Le château de Quintin, dans les Côtes-d’Armor, accueillera le 25 juin une vente aux enchères d’exception. 244 œuvres d’art seront dispersées par le commissaire-priseur breton Karl Benz, dont un buste du Prince impérial par Jean-Baptiste Carpeaux, une rare faïence de Mathurin Méheut et un ensemble de tableaux inédits de Georges Moreau de Tours.
Aux pièces d’exception, glanées une année durant par Karl Benz, un château du XVIIIe siècle, niché au cœur de la petite cité de caractère de Quintin dans les Côtes-d’Armor, servira d’écrin le 25 juin prochain, le temps d’une vente aux enchères. Le commissaire-priseur entend initier en Bretagne un rendez-vous annuel pour les amoureux de l’art et du patrimoine. « Nous souhaitons, à travers cet événement hors du temps, mettre en valeur les œuvres proposées à la vente dans un écrin éphémère d’exception et faire connaître, à cette occasion, un monument emblématique de notre patrimoine régional ». Cet événement, Karl Benz l’a baptisé à dessein « Florilège », du latin florilegus, « qui choisit les fleurs ». « C’est un bouquet que j’ai l’honneur de vous offrir, conte-t-il en préambule du catalogue. Il se compose de pièces remarquables, sélectionnées pour leur qualité, leur rareté, leur beauté, ou pour l’émotion qu’elles ont en moi provoquée. Certaines ont nécessité beaucoup de soins avant de s’épanouir, de livrer leurs secrets, de diffuser leur parfum. Je connais chacune d’elles par cœur, au sens propre du terme. Et j’en aime certaines comme La Quintinie aimait ses poires. Voici donc venu le temps de vous les livrer ; de disperser cette collection éphémère que j’ai tenu à rassembler dans une des plus belles serres des Côtes d’Armor, le château de Quintin. Je forme le vœu de les voir s’enraciner dans les meilleurs sols du Globe auprès de jardiniers attentionnés. »
La Bretagne, de Marin-Marie à Mathurin Méheut
Si ce florilège se distingue par son éclectisme, réunissant un buste du Prince impérial par Jean-Baptiste Carpeaux (3 000 – 5 000 euros), un porte-manteaux signé Charlotte Perriand et Le Corbusier (2 500 – 3 500 euros), un tableau de Charles Lapicque (2 000 – 3 000 euros), une ménagère Art déco par Laparra (3 000 – 5 000 euros) et deux véhicules emblématiques du patrimoine français, des Citroën 2CV, la vacation fait naturellement la part belle aux artistes locaux, à l’instar de Mathurin Méheut (1882-1958), dont une aquarelle et une paire d’assiettes côtoient une rare faïence exécutée autour de 1928-1930 au sein des ateliers Henriot de Quimper (4 000 – 6 000 euros). « Cette pièce d’une qualité époustouflante était conservée dans une propriété de Saint-Brieuc, détaille Karl Benz. Elle est rarissime. Le fruit de nos recherches nous permet d’identifier avec certitude seulement trois autres exemplaires de ce groupe, tous en mains privées ». Si Méheut s’illustra en coloriste de génie, il sublime ici, au seul moyen d’un monochrome blanc, le geste d’une femme de Roscoff traînant des squales et roussettes en une danse rituelle – « Dès mon enfance, j’ai subi l’attraction de l’océan. […] Je m’attachai aux travailleurs de la mer, aux combattants de la mer, à ceux qui la ressentent de si près dans leur corps qu’elle leur donne cette allure et ce caractère inimitable ». Une attraction pour la mer bretonne et ses travailleurs que Méheut partage avec maints artistes de la vente, tels les peintres de marine Marin-Marie et Albert Brenet, ou Ernest Guérin, dont une aquarelle donne à voir des Sardiniers à l’œuvre au cœur d’une nature silencieuse.
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Mathurin MEHEUT (Lamballe, 1882 – Paris, 1958) – HENRIOT, Quimper
« Femme aux roussettes » dite aussi « Femme de Roscoff aux squales ». Vers 1928-1930.
Rare faïence monochrome émaillée blanc. Monogrammée sur la terrasse. Signée « Henriot. Quimper » au dessous.
Hauteur : 37 cm. Longueur : 49 cm. Profondeur : 14 cm.
Provenance : collection particulière, Saint-Brieuc.
Le 7 décembre 1928, à la prestigieuse Galerie Charpentier, a lieu le vernissage de l’exposition « Mer et Forêt », exposition personnelle de Mathurin Méheut. Il y présente trois cents oeuvres dont trente-cinq sculptures. Nombre d’entre elles ont été réalisées à Sèvres durant l’année. D’autres en revanche viennent de Quimper, des ateliers Henriot. Parmi elles : « La Femme aux roussettes ».
Créé en 1928 cette sculpture présente une pureté de ligne sublimée par le monochrome blanc, une nouveauté à Quimper. Méheut est un coloriste de génie et pourtant rien ne manque. Car cette oeuvre est achevée; avec le coeur. Ecoutons Michel Maubourg qui sort de l’exposition à la Galerie Charpentier : « Ces artisans (…) le peintre de la mer (…) les montre dans leurs attitudes caractéristiques, avec ce même accent de vérité si sincère, et en même temps avec cette même compréhension affectueuse (…). C’est une oeuvre débordante d’émotion et d’amour que l’oeuvre de Mathurin Méheut ». Comme il dit bien cette « sensibilité méditative et passionnée qui se révèle ». Et pourtant il n’a probablement jamais entendu Mathurin Méheut dire : « Dès mon enfance, j’ai subi l’attraction de l’océan (…) Je devais y consacrer ma vie (…) Je m’attachai aux travailleurs de la mer, aux combattants de la mer, à ceux qui la ressentent de si près dans leur corps qu’elle leur donne cette allure et ce caractère inimitable ».
Est-il encore besoin de décrire notre Femme aux roussettes ?
Il semblerait qu’aucune institution ne conserve un exemplaire de ce groupe. Le fruit de nos recherches nous permet d’en identifier trois autres avec certitude, tous en mains privées. Le dernier à être passé aux enchères, il y a plus de sept ans, a été adjugé 12 240 (Adjug’Art, Brest, le 18 décembre 2013, n°153).
Bibliographie :
– ABC Artistique et Littéraire, Michel Maubourg, Mathurin Méheut, n°49, janvier 1929, pp. 3 à 7, reproduite p. 4.
– Bernard Jules VERLINGUE, Mathurin et Maryvonne Méheut Céramique, catalogue d’exposition – Musée de la Faïence de Quimper, 2003. Reproduite p. 29.
– Phlippe THEALLET et Bernard Jules VERLINGUE, Encyclopédie des Céramiques de Quimper, éditions de la Reinette, Tours, 2007, t. V, reproduite p. 157.
– Coll. Quimper, trois siècles de faïences, ouvrage du tricentenaire, éditions Ouest-France, 1990. Reproduite p. 160.
Nous remercions Mademoiselle Maëlle Perrot, étudiante en Histoire de l’Art à l’Université de Bretagne Occidentale, pôle Quimper, pour ses recherches sur cette faïence. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Mathurin MEHEUT (Lamballe, 1882 – Paris, 1958) – HENRIOT, Quimper.
PAIRE D’ASSIETTES du Service de la Mer à décor émaillé polychrome de coquillages. L’aile ornée de rayures vertes. Monogrammées et signées au dos.
Diamètre : 24,5 et 25 cm. (L’assiette aux lambis est fêlée et présente une égrenure, quatre sauts d’émail à l’autre).
Ce service est présenté et primé à l’Exposition de 1925. La Manufacture Henriot et Méheut y recevrons chacun un Grand Prix dans la rubrique Céramique.
Le Musée de la Faïence de Quimper conserve un exemplaire de chacun de ces modèles (inv. 186 et R.237). Ils sont par ailleurs reproduits dans l’Encyclopédie des Céramiques de Quimper (Théallet Verlingue), t. V, pp. 138 et 139.
Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Mathurin MEHEUT (Lamballe, 1882 – Paris, 1958) – Peintre de la Marine en 1921.
« La vielle pâtourde »
Aquarelle titrée, située « Plévenon (C-D-N) » et signée « M Méheut » en bas à gauche. Monogrammée en bas à droite.
Hauteur : 27,5 cm. Largeur : 40 cm. (A vue).
Provenance : ancienne collection d’un Capitaine au long cours, pays de Penthièvre.
Note manuscrite du collectionneur : « M. Méheut se déplaçait à la foire de La Monbrant (sic) en septembre à Pléboule (sic) (…) et à l’occasion visitait les environs ». Il situe également précisément le lieu où se déroule cette scène : « Sur la lande Auray ». Cette lande se situe entre Port-Nieux et la pointe de la Saudraie.
Notre vieille pâtourde, coiffée du capot de travail typique du pays de Penthièvre, est assise dos à la mer sur un coussin de bruyères. Elle tricote, tout en veillant sur sa vache, avec quatre aiguilles. Des chaussettes, donc. On reconnaît ici la précision et la justesse documentaire caractéristiques de l’oeuvre de Méheut. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Albert BRENET (Harfleur, 1903 – Paris, 2005) – Peintre de la Marine en 1936.
« L’adieu au Bonchamp »
Aquarelle gouachée signée en bas à gauche. Papier marouflé sur carton fort.
Hauteur : 63,5 cm. Largeur : 98,5 cm. (A vue). (Taches, manques et accidents mineurs).
Provenance : ancienne collection d’un Capitaine au long cours, pays de Penthièvre.
Albert Brenet embarque sur le trois-mâts barque Bonchamp en septembre 1929, sous les ordres du capitaine Jules Deschamps. Il est de retour au Havre sept mois plus tard, en avril 1930. C’est cette arrivée qui est ici représentée. Brenet, débarqué, adresse son adieu au Bonchamp depuis l’embarcation du pilotage du port. Le voilier, nous dit notre collectionneur, est en train d’établir sa voilure, huniers et focs, par vent de sud-ouest de force 5 sur une mer agitée.
C’est durant ce voyage que Brenet trouve son chemin de Damas, lui qui se destinait à la peinture animalière. De plus, le Bonchamp est désarmé et détruit en 1932. Lancé en 1902, c’était le dernier grand voilier français à naviguer sans moteur. C’est dire combien ce bateau devait être profondément ancré dans la mémoire et le coeur d’Albert Brenet. Ainsi, il réalise cet émouvant autoportrait vraisemblablement 10 ou 15 années plus tard. Il sonne, sinon comme une métaphore, du moins comme un hommage. Adieu à la grande Marine à voile, adieu à sa prime jeunesse ; salut à une nouvelle ère.
Ce tableau enrichissait depuis 2002 la collection d’un Capitaine au long cours. Il était accroché à une place d’honneur dans sa maison située à un jet de pierre de celle… Où le Capitaine Jules Deschamps s’était établi pour sa retraite ! Les deux Capitaines étaient grands amis, le vieux s’enquérant toujours des aventures du jeune, et lui dispensant les conseils que l’expérience lui avait donné. Fabuleuse destinée qui transforme le douloureux adieu de Brenet en trait d’union entre l’ancien et le nouveau monde. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : MARIN-MARIE (Fougerolles-du-Plessis, 1901 – Saint-Hilaire-du-Harcouët, 1987) Paul-Emmanuel Durand Couppel de Saint-Front, dit – Peintre de la Marine en 1934
Quatre mâts barque sous voiles battant pavillon français.
Aquarelle gouachée sur papier Canson d’Arches, vers 1920-1930.
Hauteur : 57,5 cm. Largeur : 77 cm. (Taches, piqûres).
Provenance :
– Offert par Marin-Marie à son ami M. G. en 1945-1946 à Saint-Malo.
– Par descendance, pays de Loudéac. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Eugène BEGARAT (Quingey, 1944)
« La Fôret-Fouesnant ».
Huile sur toile signée en bas à gauche.
Hauteur : 50 cm. Largeur : 65 cm. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Eugène BEGARAT (Quingey, 1944)
« La pause après la danse ».
Huile sur toile signée en bas à droite.
Hauteur : 38 cm. Largeur : 46 cm. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Ernest GUERIN (Rennes, 1887 – Quiberon, 1952)
« Sardiniers bretons »
Aquarelle signée à l’hermine et titrée en bas à droite.
Hauteur : 18,5 cm. Largeur : 24,5 cm. (A vue). (Infimes piqûres).
Provenance : ancienne collection du Docteur C., Saint-Brieuc. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Ernest GUERIN (Rennes, 1887 – Quiberon, 1952)
« Quiberon – La Grande Côte – Bretagne »
Aquarelle signée à l’hermine et titrée en bas à droite.
Hauteur : 36,5 cm. Largeur : 45 cm. (A vue). (Rousseurs et piqûres).
Provenance : ancienne collection du Docteur C., Saint-Brieuc. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Ernest GUERIN (Rennes, 1887 – Quiberon, 1952)
« Bavardage – Bretagne »
Aquarelle signée à l’hermine et titrée en bas à droite.
Hauteur : 18 cm. Largeur : 22,5 cm. (A vue).
Provenance : ancienne collection du Docteur C., Saint-Brieuc. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : René-Yves CRESTON (Saint-Nazaire, 1898 – Etables-sur-Mer, 1964) – Peintre de la Marine en 1936
Bigoudène dans le vent en bord de mer.
Crayons de couleurs.
Hauteur : 27,5 cm. Largeur : 40 cm. (A vue).
Provenance : collection particulière, Saint-Brieuc.
Certificat d’authenticité de Padraig Creston. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : René-Yves CRESTON (Saint-Nazaire, 1898 – Etables-sur-Mer, 1964) – Peintre de la Marine en 1936
Chaloupes sardinières.
Gouache et encre de chine monogrammée et portant le cachet de l’artiste en bas à droite. Datée « 27.5.22 » en bas au centre.
Hauteur : 32,5 cm. Largeur : 49 cm. (A vue). (Froissures, petit manque en haut à gauche).
Provenance : collection particulière, Saint-Brieuc.
Certificat d’authenticité de Padraig Creston. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : René-Yves CRESTON (Saint-Nazaire, 1898 – Etables-sur-Mer, 1964) – Peintre de la Marine en 1936
Chaloupes sardinières sur un quai animé de marins et femmes en costume.
Pastel et crayon noir daté 6 – ? – 21 en bas à droite.
Hauteur : 32 cm. Largeur : 50,5 cm. (A vue). (Petit trou en bas à gauche).
Provenance : collection particulière, Saint-Brieuc.
Certificat d’authenticité de Padraig Creston. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : René-Yves CRESTON (Saint-Nazaire, 1898 – Etables-sur-Mer, 1964) – Peintre de la Marine en 1936
Homme du pays Pagan en kalaboussen.
Gouache.
Hauteur : 35 cm. Largeur : 53,5 cm. (A vue). (Pliures en bas à droite).
Provenance : collection particulière, Saint-Brieuc.
Certificat d’authenticité de Padraig Creston. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : René-Yves CRESTON (Saint-Nazaire, 1898 – Etables-sur-Mer, 1964) – Peintre de la Marine en 1936
Homme du pays Glazik, de dos.
Crayon Comté. Vers 1922.
Hauteur : 48 cm. Largeur : 36 cm. (A vue). (Froissures, piqûres, petite déchirure en marge).
Provenance : collection particulière, Saint-Brieuc. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : René-Yves CRESTON (Saint-Nazaire, 1898 – Etables-sur-Mer, 1964) – Peintre de la Marine en 1936
Femme du pays Pourlet et homme de trois-quarts dos.
Crayon Comté monogrammé et situé « Langonnet » en bas à droite. Porte la mention « Gourin » rayée. Vers 1922.
Hauteur : 36 cm. Largeur : 48 cm. (A vue). (Froissures et pliures, piqûres mineures).
Provenance : collection particulière, Saint-Brieuc.
Certificat d’authenticité de Padraig Creston. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Charles MAILLARD (Cholet, 1876 – Corné, 1973) – HENRIOT, Quimper
Coupe à fruits Bigoudène.
Faïence émaillée polychrome signée. Vers 1922-1930.
Hauteur : 21 cm. Longueur : 28 cm. Profondeur : 15 cm. (Défaut d’émaillage, infimes éclats au talon).
Modèle reproduit dans l’Encyclopédie des céramiques de Quimper (Théallet et Verlingue), t. V, p. 111. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Emile-Just BACHELET (Nancy, 1892 – Aix-en-Provence 1981) – HENRIOT, Quimper
« Pêcheur portant un filet »
Faïence émaillée polychrome. Signée et monogrammée.
Hauteur : 25 cm. (Infime éclat à la base).
Reproduit dans l’Encyclopédie des céramiques de Quimper (Théallet et Verlingue), t. IV, p. 36. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : René-Yves CRESTON (Saint-Nazaire, 1898 – Etables-sur-Mer, 1964) – HENRIOT, Quimper.
« Femme. d’Hennebont ».
ASSIETTE en faïence à décor polychrome et filets jaune et bleu. Monogrammée, titrée et numérotée 134.
Art Déco, années 1920.
Diamètre : 20,5 cm. (Petit éclat et saut d’émail).
Il est intéressant de mettre notre assiette en rapport avec le pastel de Creston titré « Femme de dos en costume et capot du pays de Lorient » présenté à cette vente sous le n°37. Même costume, même posture, mais de dos ! Voir le lot
L’âme de l’atelier de Georges Moreau de Tours
La vente sera enfin marquée par la dispersion d’une trentaine d’œuvres inédites de Georges Moreau de Tours (1848-1901), un artiste originaire de la région parisienne, élève d’Alexandre Cabanel et de Gustave-Lucien Marquerie, qui s’illustra au cours de la seconde moitié du XIXe siècle à travers des scènes de genre, des portraits et des sujets patriotiques. « Toutes les œuvres proviennent de la collection de Jacqueline Moreau de Tours, l’une des filles de l’artiste. Il ne s’agit pas à proprement parler d’un fonds d’atelier, mais d’un ensemble d’œuvres sélectionnées par sa fille tant pour leur qualité que pour les souvenirs familiaux qu’elles lui évoquent. » L’un des tableaux sonne comme le testament de l’œuvre publique de Georges Moreau de Tours. L’artiste y dépeint avec tendresse ses filles, Jacqueline et Georgette, lavant du linge dans un baquet, tandis que son épouse Thérèse, surprise par un coup de vent, l’étend. C’est avec cette œuvre, accompagnée de Dilettanti, que le peintre fait sa dernière apparition au Salon des Beaux-Arts, en mai 1896. « Après avoir travaillé à glorifier la France dans le sang et la poudre, il nous offre ici une scène intime enveloppée de la douceur d’un soir de fin d’été, décrit Karl Benz. Une scène naturaliste on ne peut plus anodine érigée en monument par son format (134,5 x 195 cm). La gloire de Georges Moreau de Tours, c’est sa famille ».
Si la sélection comprend plusieurs travaux préparatoires pour des commandes étatiques, à l’instar de Vive la France ! Ou la mort du sergent Gombault dont le tableau définitif orne la salle d’honneur de l’hôtel de ville de Dinan, ou d’une étude destinée à la salle des mariages de la mairie de Courbevoie, elle dévoile un pan plus intimiste du travail de Georges Moreau de Tours qui, délaissant la peinture d’Histoire, se concentre à la fin de sa carrière sur ce qui lui est cher, à savoir son épouse et ses trois enfants. « La section s’achève avec un portrait de l’artiste réalisé par son épouse qui fut également son élève. Ce tableau posthume est d’une puissance bouleversante. Le regard du peintre est saisissant. Ses yeux sont humides. Thérèse y a placé ses propres larmes ». Autant d’œuvres qui, invitant à pénétrer l’âme de l’atelier de Georges Moreau de Tours, n’avaient jusqu’alors jamais quitté le cocon familial.
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Georges MOREAU DE TOURS (Ivry-sur-Seine, 1848 – Bois-le-Roi, 1901)
« Le coup de vent », 1896.
Huile sur toile signée et datée en bas à droite. Cachet « Succession Moreau de Tours » au dos et n°215.
Hauteur : 134,5 cm. Largeur : 195 cm. (Restaurations).
Georges Moreau de Tours expose pour la dernière fois au Salon des Beaux-Arts, en mai 1896, avec cette oeuvre et « Dilettanti ». Il y représente ses petites filles, Jacqueline et Georgette, lavant du linge dans un baquet, tandis que son épouse Thérèse, surprise par un coup de vent, l’étend. C’est une esquisse qui est reproduite dans le catalogue officiel sous le numéro 1447 (Catalogue illustré du Salon de 1896, Ludovic Bachet, Paris, 1896, p. 90). Chose étonnante, un quatrième personnage apparaît sur la composition, entre les fillettes. Il s’agit d’une dame, penchée sur la bassine, un battoir à la main. Elle figurait également sur notre tableau, nous en distinguons encore les contours. C’est Georges (ou Thérèse), qui l’a fait disparaître pour une raison qui nous est inconnue.
Ce tableau sonne comme le testament de l’oeuvre publique de Moreau de Tours. Après avoir travaillé à glorifier la France dans le sang et la poudre, il nous offre ici une scène intime enveloppée de douceur. La douceur d’un soir de fin d’été, de la lumière, des carnations de ses petites filles. Une scène on ne peut plus anodine érigée en monument par son format. La gloire de Georges Moreau de Tours, c’est sa famille.
Provenance :
– Atelier Moreau de Tours.
– Succession Moreau de Tours, après 1921.
– Collection Jacqueline Moreau de Tours.
– Par descendance, appartement parisien. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Georges MOREAU DE TOURS (Ivry-sur-Seine, 1848 – Bois-le-Roi, 1901)
L adieu au marin, 1895.
Huile sur toile signée et datée en bas à gauche. Cachet « Succession Moreau de Tours » au dos.
Hauteur : 54 cm. Largeur : 73 cm. (Restaurations).
Provenance :
– Atelier Moreau de Tours.
– Succession Moreau de Tours, après 1921.
– Collection Jacqueline Moreau de Tours.
– Par descendance, appartement parisien. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Thérèse MOREAU DE TOURS (1861- Paris, 1921)
Portrait de Georges, son carnet de croquis à la main, 1902.
Huile sur toile signée et datée en bas à droite. Cachet « Succession Moreau de Tours » au dos et n°427.
Hauteur : 55,5 cm. Largeur : 46,5 cm. (Petits manques et restauration).
Cette toile est datée 1902, l’année qui suit la mort de Georges. Ce portrait posthume est d’une puissance bouleversante. Le regard du peintre est saisissant. Ses yeux sont humides. Thérèse y a placé ses larmes.
Provenance :
– Atelier Moreau de Tours.
– Succession Moreau de Tours, après 1921.
– Collection Jacqueline Moreau de Tours.
– Par descendance, appartement parisien. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Georges MOREAU DE TOURS (Ivry-sur-Seine, 1848 – Bois-le-Roi, 1901)
Thérèse à son carnet de croquis, en sous-bois.
Huile sur panneau.
Hauteur : 27 cm. Largeur : 22 cm.
Provenance :
– Atelier Moreau de Tours.
– Collection Jacqueline Moreau de Tours.
– Par descendance, appartement parisien.
Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Georges MOREAU DE TOURS (Ivry-sur-Seine, 1848 – Bois-le-Roi, 1901)
Thérèse, de dos, à son chevalet.
Panneau monogrammé en bas à gauche. Cachet « Succession Moreau de Tours » au dos et n°445.
Hauteur : 14,5 cm. Largeur : 23 cm.
Provenance :
– Atelier Moreau de Tours.
– Succession Moreau de Tours, après 1921.
– Collection Jacqueline Moreau de Tours.
– Par descendance, appartement parisien. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Georges MOREAU DE TOURS (Ivry-sur-Seine, 1848 – Bois-le-Roi, 1901)
Jeune femme avec deux enfants, vers 1896.
Huile sur panneau. Cachet « Succession Moreau de Tours » au dos et n°52.
Hauteur : 14,5 cm. Largeur : 24 cm.
Les petits enfants sont probablement Georgette et René.
Provenance :
– Atelier Moreau de Tours.
– Succession Moreau de Tours, après 1921.
– Collection Jacqueline Moreau de Tours.
– Par descendance, appartement parisien. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Georges MOREAU DE TOURS (Ivry-sur-Seine, 1848 – Bois-le-Roi, 1901)
Paysage de campagne – « Un morceau de ? »
Huile sur toile signée en bas à droite. Cachet « Succession Moreau de Tours » au dos et n°242.
Hauteur : 38 cm. Largeur : 55,5 cm.
Provenance :
– Atelier Moreau de Tours.
– Succession Moreau de Tours, après 1921.
– Collection Jacqueline Moreau de Tours.
– Par descendance, appartement parisien.
Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Georges MOREAU DE TOURS (Ivry-sur-Seine, 1848 – Bois-le-Roi, 1901)
Enfants jouant sur la plage de Mers-les-Bains (Somme).
Huile sur panneau. Cachet de succession au dos et n°92.
Hauteur : 21 cm. Largeur : 27 cm.
Provenance :
– Atelier Moreau de Tours.
– Succession Moreau de Tours, après 1921.
– Collection Jacqueline Moreau de Tours.
– Par descendance, appartement parisien. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Georges MOREAU DE TOURS (Ivry-sur-Seine, 1848 – Bois-le-Roi, 1901)
Autoportrait, 1890.
Huile sur toile signée, dédicacée « A ma Thérèse » et datée 90 en haut à droite.
Hauteur : 27 cm. Largeur : 21,5 cm. (Infime saut).
Provenance :
– Atelier Moreau de Tours.
– Collection Jacqueline Moreau de Tours.
– Par descendance, appartement parisien. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Georges MOREAU DE TOURS (Ivry-sur-Seine, 1848 – Bois-le-Roi, 1901)
Etude pour « Vive la France ! ou la mort du sergent Gombault », 1892.
Huile sur toile fragmentaire.
Hauteur : 12,5 cm. Largeur : 18,5 cm.
Le tableau orne la salle d honneur de l’hôtel de ville de Dinan.
Charles Gombault, Dinanais de 22 ans, est fusillé par les Prussiens le 9 janvier 1871 après plusieurs tentatives d’évasion d un camp de prisonniers. Il voulait « retourner au feu ». Voici ce qu’il écrit à ses parents, une heure avant son exécution, dans une lettre aujourd’hui conservée à la bibliothèque Dinan :
« Condamné par le jugement des hommes je vais paraître devant la justice de Dieu. (…) Consolez-vous, chers parents, je meurs content, j’offre ma vie pour ma patrie qui a subi tant de malheurs. Votre fils dévoué mort pour sa patrie. ».
Provenance :
– Atelier Moreau de Tours.
– Collection Jacqueline Moreau de Tours.
– Par descendance, appartement parisien. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Georges MOREAU DE TOURS (1848-1901) et artistes non identifiés.
CARNET A DESSIN, album à l’italien contenant plus de cinquante croquis, la majorité à la mine de plomb, dont des dessins académiques, des esquisses pour des tableaux connus comme « Didon portée aux Enfers » (en nombre), « Le Sacrifice à la Patrie » ou encore « Faust et Marguerite ». Notons aussi la présence d’une composition élaborée figurant une scène moyenâgeuse, entourée d’un grand nombre de croquis. Sur l’un d’eux elle comporte un cadre portant l’inscription « 1902/2 / Hors concours ». Serait-ce une oeuvre jamais réalisée ? Signalons également des petits croquis intimistes figurant Thérèse, Jacqueline jouant du violon ou Georgette et sa maman au piano. Quelques dessins d’enfant y apparaissent également. Enfin un portrait annoté « Resfemblance 3.9.6.9. / Le peintre Moreau de Tours / dans son atelier / R. Herlof (?) / 20. janv. 80 ».
Hauteur : 20 cm. Largeur : 30 cm. (En l’état).
Provenance :
– Atelier Moreau de Tours.
– Collection Jacqueline Moreau de Tours.
– Par descendance, appartement parisien. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : L’âme de l’atelier Moreau de Tours
A l’appellation usuelle de « fonds d’atelier », il paraît ici plus juste d’évoquer l’âme de l’atelier Moreau de Tours. En effet, cet ensemble constitué de trente-deux œuvres peintes, d’un carnet de dessins, de deux meubles et de trois objets ne constitue pas une accumulation disparate et hasardeuse. Et ce pour la raison qu’elle provient de la collection de Jacqueline, l’une des filles de Georges et Thérèse Moreau de Tours, née à Bois-le-Roi en 1886. Elle a quinze ans lorsqu’elle perd son papa. La succession de sa maman, née de Champ-Renaud, s’ouvre à son décès, vingt ans plus tard. Bien que ne connaissant pas le contexte de son déroulé, il apparaît, à la lueur des pièces qui sont aujourd’hui livrées à notre regard, que la jeune femme a cherché à reconstituer un ensemble cohérent retraçant la carrière artistique du grand et célèbre peintre qu’était son père, mais aussi, et surtout, à réunir des pièces ravivant ses souvenirs et dialoguant avec son cœur. Elles sont restées à l’abri des regards pendant cent ans, entre les mains de ses descendants directs. La voilà l’âme de l’atelier Moreau de Tours.
Ainsi nous débuterons avec des œuvres empruntes de la patte de l’Art officiel. Celle que Georges a étudié à l’Ecole Nationale et Spéciale des Beaux-Arts où il étudie à partir de 1870. Celle d’Alexandre Cabanel dont il fut l’élève. Celle des premiers Salons de la jeune Troisième République en mal de patriotisme et de légitimité. Puis nous sentirons l’influence de l’école de Barbizon sous laquelle point ce souffle d’impressionnisme si présent chez Moreau de Tours. Les sujets, la palette, la touche changent. Georges délaisse Paris pour sa maison de Bois-le-Roi où il peint, en pleine nature avec son épouse et modèle Thérèse, elle aussi élève de Cabanel mais unique élève de Georges Moreau de Tours. Il peint avec elle, il la peint, elle le peint. Ses thèmes reflètent la douceur d’une heureuse vie de famille dans cette belle campagne d’Ile-de-France. Jacqueline, ses sœurs Georgette et Sophie-Germaine, décédée à trois ans, son frère René et sa maman apparaissent de façon quasi systématique sur les compositions animées. Alors on se prend à imaginer Georges sortant son carnet de croquis et croquant sa femme en train de croquer, de donner des leçons de musique à ses enfants, d’effectuer des tâches ménagères. Elle est dans le jardin, à son chevalet, il se glisse derrière elle et la peint en train de peindre. Les voilà les souvenirs, fixés dans l’huile pour l’éternité. C’est cette joie simple que Moreau de Tours présente au Salon de 1896 avec « Le coup de vent », accroché au milieu de scènes historicistes ou mythologiques. Ce sont ces merveilleux moments de son enfance que Jacqueline a eu à cœur de réunir. Autant de témoignages intimistes de la tendresse d’un foyer et de l’amour d’un ménage. Amour couronné par portrait posthume de Georges réalisé par Jacqueline. Elle restitue ses traits avec grand réalisme mais lui prête ses propres larmes.
Ces trente-huit lots témoignent ainsi de la carrière d’un peintre renommé de la fin du XIXe siècle, mais également de la vie intime d’un père et d’un époux. Ils nous rappellent avec émotion que faire un bon tableau nécessite du talent et du cœur. Georges Moreau de Tours à peint de bons tableaux. K.B.
Nous remercions Mademoiselle Maëlle Perrot, étudiante en Histoire de l’Art à l’Université de Bretagne Occidentale, pôle Quimper, pour ses recherches sur Georges Moreau de Tours ainsi que l’association des amis de Moreau de Tours (amisdemoreaudetours.com). Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Georges MOREAU DE TOURS (Ivry-sur-Seine, 1848 – Bois-le-Roi, 1901)
Etude pour « Vive la France ! ou la mort du sergent Gombault », 1892.
Huile sur toile fragmentaire.
Hauteur : 36,5 cm. Largeur : 57,5 cm. (A vue). (Manques et accidents).
Le tableau orne la salle d honneur de l’hôtel de ville de Dinan.
Charles Gombault, Dinanais de 22 ans, est fusillé par les Prussiens le 9 janvier 1871 après plusieurs tentatives d’évasion d un camp de prisonniers. Il voulait « retourner au feu ». Voici ce qu’il écrit à ses parents, une heure avant son exécution, dans une lettre aujourd’hui conservée à la bibliothèque Dinan :
« Condamné par le jugement des hommes je vais paraître devant la justice de Dieu. (…) Consolez-vous, chers parents, je meurs content, j’offre ma vie pour ma patrie qui a subi tant de malheurs. Votre fils dévoué mort pour sa patrie. ».
Provenance :
– Atelier Moreau de Tours.
– Collection Jacqueline Moreau de Tours.
– Par descendance, appartement parisien. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Georges MOREAU DE TOURS (Ivry-sur-Seine, 1848 – Bois-le-Roi, 1901)
Etude de nus féminins en bord de mer, 1900 (?).
Huile sur toile signée et datée en bas à gauche.
Hauteur : 24 cm. Largeur : 35 cm. (Accidents).
Provenance :
– Atelier Moreau de Tours.
– Collection Jacqueline Moreau de Tours.
– Par descendance, appartement parisien. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Georges MOREAU DE TOURS (Ivry-sur-Seine, 1848 – Bois-le-Roi, 1901)
« Patrie » – Etude pour la salle des mariages de la mairie de Courbevoie, 1883.
Huile sur carton titrée au dos.
Hauteur : 25,5 cm. Largeur : 85,5 cm.
C’est Alexandre Séon (1855-1917) qui remportera le concours.
Provenance :
– Atelier Moreau de Tours.
– Collection Jacqueline Moreau de Tours.
– Par descendance, appartement parisien. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Georges MOREAU DE TOURS (Ivry-sur-Seine, 1848 – Bois-le-Roi, 1901)
Etude pour la salle des mariages de la mairie de Courbevoie, 1883.
Huile sur toile clouée sur panneau. Cachet « Succession Moreau de Tours » au dos et n°463.
Hauteur : 17,5 cm. Largeur : 25 cm. (Accidents et manques).
C’est Alexandre Séon (1855-1917) qui remportera le concours.
Provenance :
– Atelier Moreau de Tours.
– Succession Moreau de Tours, après 1921.
– Collection Jacqueline Moreau de Tours.
– Par descendance, appartement parisien. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Georges MOREAU DE TOURS (Ivry-sur-Seine, 1848 – Bois-le-Roi, 1901)
Etude allégorique.
Huile sur toile marouflée sur panneau. Au dos, étiquette d’envoi postal de la maison Hardy-Alan, fournisseur de couleurs et toiles, à « Monsieur Moreau de Tours » datée du 10 mai 1897.
Hauteur : 12,5 cm. Largeur : 23,5 cm.
Provenance :
– Atelier Moreau de Tours.
– Collection Jacqueline Moreau de Tours.
– Par descendance, appartement parisien. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Georges MOREAU DE TOURS (Ivry-sur-Seine, 1848 – Bois-le-Roi, 1901)
Etude pour « La Tour d’Auvergne, premier grenadier de France, mort au champ d’honneur », 1880.
Huile sur panneau. Cachet « Succession Moreau de Tours » au dos et n°351.
Hauteur : 37,5 cm. Largeur : 50 cm. (Fente – panneau recollé – et petits manques).
Le tableau, présenté au Salon de 1880, est aujourd’hui conservé au Musée des Beaux-Arts de Quimper (inv. n°2013-0-75)
Provenance :
– Atelier Moreau de Tours.
– Succession Moreau de Tours, après 1921.
– Collection Jacqueline Moreau de Tours.
– Par descendance, appartement parisien. Voir le lot
Par Karl Benz Commissaire-priseur à Quintin
le 25/06/2022 : Georges MOREAU DE TOURS (Ivry-sur-Seine, 1848 – Bois-le-Roi, 1901)
Avant la bataille : étude pour une scène de bataille sous la Révolution.
Huile sur toile marouflée sur panneau.
Hauteur : 15,5 cm. Largeur : 23 cm.
Provenance :
– Atelier Moreau de Tours.
– Collection Jacqueline Moreau de Tours.
– Par descendance, appartement parisien. Voir le lot