A Bourges, une gourde en porcelaine de l’époque Qianlong s’est envolée à près de 5 millions d’euros, tandis qu’à Paris un bronze tibétain du XVe siècle et un brûle-parfums du XIXe siècle pulvérisaient leurs estimations, trouvant preneur jusqu’à 115 000 euros. Découvrez les résultats enregistrés dans les maisons de ventes du 2 au 8 mars 2020.
Mise à prix à 700 000 euros, une gourde en porcelaine du XVIIIe siècle s’est envolée à 4,937 millions d’euros (frais compris), sous le marteau d’Olivier Clair le 7 mars à Bourges, acquise par un collectionneur chinois. Arborant un camaïeu bleu de cobalt sur fond blanc, cette gourde dite « Bianhu » était exceptionnelle de par sa provenance. Elle fut en effet cuite dans les fours de l’empereur Qianlong, sixième empereur de la dynastie Qing, dont le règne, qui s’étendit de 1735 à 1796, est considéré comme l’âge d’or de la civilisation chinoise.
Deux jours plus tôt à Lyon, l’art asiatique enregistrait déjà de belles envolées d’enchères avec un bronze tibétain du XVe siècle adjugé à 115 000 euros (frais compris), alors qu’il était estimé à 1 000 euros, et un grand brûle-parfums tripode du XIXe siècle adjugé à 22 500 euros (frais compris).
Découvrez notre sélection de résultats du 2 mars au 8 mars 2020 dans notre galerie en image ci-dessous. Tous les prix de la galerie sont indiqués hors frais de vente.
Par Ader OVV à Paris le 04/03/2020 : Claude VENARD (1913-1999) Le Port, 1953. Huile sur toile.
Signée en bas à gauche. 200 x 291 cm.
Par Ader OVV à Paris le 04/03/2020 : Francis GRUBER (1912-1948) Jeune fille assise dans l’atelier, 1938. Huile sur toile. Signée en bas à gauche. Datée en haut à droite. 55 x 46 cm.
Par Hôtel des Ventes Victor Hugo à Dijon le 07/03/2020 : Louis TOFFOLI (1907-1999) : le marché flottant. Huile sur toile signée en bas à droite, 130 x 162 cm.
Par HOTEL des VENTES d’AVIGNON sarl à Avignon le 07/03/2020 : Georges LAPCHINE (1885-1950) : Place de la Madeleine à Paris. Huile sur toile signée en bas à droite. Dim.: 60 x 73 cm.
Par HOTEL des VENTES d’AVIGNON sarl à Avignon le 07/03/2020 : Othon COUBINE (1883-1969): La vieille chapelle de St Saturnin-les-Apt. Huile sur toile (sans cadre), signée en bas à droite, titrée au dos, porte le n°157 avec étiquette d’atelier (en partie déchirée). Dim.: 54 x 65 cm. (Erraflure en haut au rebord du châssis, sauts de peinture à l’angle en bas à droite).
Par Ader OVV à Paris le 04/03/2020 : Geneviève ASSE (née en 1923) Fleurs, 1955. Huile sur toile.
Signée en bas à droite. 46 x 38 cm.
Par HOTEL des VENTES d’AVIGNON sarl à Avignon le 07/03/2020 : Vasyl KHMELUK (1903-1986): Femme en bleu. Huile sur isorel signée en bas à droite. Dim.: 91,5x73cm. (Porte une étiquette au dos avec le titre).
Par Hôtel des Ventes Victor Hugo à Dijon le 07/03/2020 : Bernard BUFFET (1928-1999) : Raymond. Lithographie originale signée et numérotée 7/120, 72 x 51 cm.
Par Hôtel des Ventes Victor Hugo à Dijon le 07/03/2020 : Stéphane GISCLARD, né en 1966 : London. Huile sur toile signée en bas à droite, 116 x 89 cm.
Par Hôtel des Ventes Victor Hugo à Dijon le 07/03/2020 : Michel JOUENNE, né en 1933 : les gondoles. Huile sur toile signée, 73 x 100 cm.
Par HOTEL des VENTES d’AVIGNON sarl à Avignon le 07/03/2020 : André LHOTE (1885-1962): Paysage. Aquarelle signée en bas à gauche. Dim.: 29 x 39 cm. Authentifié par Mme Dominique BERMANNE.
Par Crait + Müller à Paris le 06/03/2020 : Emile CROCIANI (1902-1979) Port de Nice. Huile sur toile. Signée en bas à droite. 50 x 65 cm.
Par SADDE COMMISSAIRES-PRISEURS à Dijon le 05/03/2020 : Guy BARDONE (1927-2015). Paysage du Jura. Toile signée en bas à droite, titrée « Givre » sur le châssis. 45 x 38 cm.
Par HdV de La Rochelle Sarl Mes LAVOISSIERE et GUEILHERS à La Rochelle le 06/03/2020 : Adolphe MILLOT – 1857 – 1921 à Paris – Dessinateur au Museum d’ Histoire naturel de Paris – Beau dessin au lavis représentant l’ EXPLORATEUR présentant des animaux rares et exotiques à la SCIENCE assise les pieds sur un lion – au premier plan figure un crane gravé – en médaillon au coin supérieur gauche : une ruche – déchirures et fortes mouillures dans les marges n’affectant pas le dessin par lui même – Lavis signé : A. MILLOT 1913 et collé sur carton – 45 x 56 cm.
Par MORAND & MORAND à Paris le 08/03/2020 : École Italienne début du XVIIIème siècle
Entourage de Ilaro Mercanti dit Lo Spolverni (Parme 1657-1734) Combat de cavalerie. Huile sur toile
78,5 x 124 cm. Rentoilage.
Par MORAND & MORAND à Paris le 08/03/2020 : Ecole Flamande du milieu du XVIIème siècle
Cavalier, villageois et villageoises en chemin à travers un sous-bois. Huile sur panneau. Chêne
(manque en haut à gauche) Au revers une ancienne inscription Ct : NOZIE. 29,4 x 42,5 cm. (Petites restaurations; ancien vernis encrassé).
Par SVV MICHEL DARMANCIER & OLIVIER CLAIR S.A.R.L à Bourges le 07/03/2020 : Chine : importante gourde dite « bianhu », en porcelaine blanche émaillée en bleu sous couverte d’un dragon de face parmi les nuages à la recherche de la perle sacrée au-dessus des flots agités et tourbillonnants, de dix chauves souris au pied et sur les côtés, les anses formant qilong archaïsants mouvementés entre le col et l’épaulement. Au revers de la base, la marque en bleu sous couverte de Qianlong à six caractères en zhuanshu.vigoureux et dynamique sur chaque face, témoigne parfaitement de la splendeur impériale de l’empereur Qianlong(1736 – 1795). Afin d’assoir leur légitimité au trône de la Chine comme souverain étranger, les empereurs mandchous de la dynastie Qing furent particulièrement attentifs à la tradition de la société chinoise et utilisèrent chaque type d’art pour affirmer leur position.En conséquence, les artisans des fours impériaux de Jingdezhen s’inspirèrent de grandes œuvres du passé de la Chine et de leurs coutumes, tout en créant simultanément des pièces innovantes et contemporaines mettant en exergue l’excellente qualité d’exécution de l’époque, sous le suivi de l’empereur Qianlong. Ce type d’objet est issu des gourdes de pèlerins de la dynastie des Tang constituées de cuir, elles empruntaient elles-mêmes leur forme des bronzes archaïques qui contenaient du vin. Les gourdes en porcelaine bleu blanc proviennent de la première partie de la période Ming (1368 – 1644). Le motif d’un dragon de face apparait pour la première fois au milieu du XVIe siècle, et devient la forme la plus souvent représentée dans les arts décoratifs à partir de la fin de la période Ming, sur les robes de cérémonie, la porcelaine et les objets sculptés. Dans la deuxième partie du règne de Qianlong, il existe une forte quantité de grands vases et de larges gourdes en porcelaine créés en paire dont certaines en porcelaine blanche émaillée en bleu de cobalt sous couverte, à décor de dragons puissants fixés dans les airs dans une pose majestueuse face à la perle enflammée désirée, au-dessus des vagues parmi les nuages. Ici les dragons à cinq griffes, symbole de l’empereur, sont positionnés de face, dits « Zheng mian long ». Cette position du corps et l’allure du dragon est typique de l’époque Qianlong. Le traitement du bleu de cobalt est profond, les contours délicats, la finesse des écailles, le pointillisme, la force et le mouvement du dragon et des éléments, témoignent d’un haut niveau technique atteint par l’artisan. La férocité de l’animal mythique est mise en évidence par sa mâchoire puissante et son regard intense à la fois fixé sur la perle flamboyante et dirigé vers le spectateur, comme passeur de puissance et de bienveillance du fils du ciel, les cinq griffes contractées prêtes à saisir la perle sacrée, qui exaucerait les souhaits. Selon certaines légendes, la perle nait de la fécondation du coquillage par le tonnerre, ainsi associée au dragon elle représente le tonnerre et l’évolution. L’illustration de cette gourde fixe l’instant décisif avant le changement, précédent la prise de la perle qui permettra la symbiose des éléments et l’unification de l’empire, incarnés par l’empereur, le fils du ciel. Un modèle très similaire, avec le dragon de face le corps en miroir par rapport à celui-ci, fut vendu en 2007 à Londres chez Sotheby’s. Il se pourrait qu’il s’agisse d’une paire. Le même modèle aussi en miroir et en émaux doucai(couleurs contrastées) fut vendu en 2004 chez Christie’s New York, lot 331. Une autre gourde « bian hu » en porcelaine bleu blanc, d’une autre dimension, de la même époque, dans la collection de Wang Xing Lou, Imperial perfection, The palace porcelain of the three chinese emperors, illustre le même thème mais le dragon à cinq griffes a saisi la perle, et le rocher se dresse hors du tourbillon. H. 50,3 cm.
Par DE BAECQUE et Associés à Lyon le 05/03/2020 : **CHINE – Fin du XVIIe siècle. Coupe libatoire en corne de rhinocéros à rare décor végétal sculpté et ajouré d’une Prêle des champs (Tsukushi, ou Mawei) Vers 1680. H. 10 cm – L. 16 cm – Poids : 240 g. Petits éclats anciens en bordure.
Par DE BAECQUE et Associés à Lyon le 05/03/2020 : CHINE – XIXe siècle. Grand brûle-parfums tripode à deux anses en bronze à patine noire. Marque apocryphe SUI SHO REI KA à quatre lettres au dessous. H. 12,5 cm – D. 23,5 cm.
Par Crait + Müller à Paris le 06/03/2020 : POTICHE DE FORME OVOÏDE en porcelaine de Chine à décor blanc bleu de fleurs, chrysanthèmes. Montée en lampe. H : 58 cm. (Egrenures, fond percé).
Par DE BAECQUE et Associés à Lyon le 05/03/2020 : TIBET – XVe siècle. Deux divinités protectrices de voyage, en bronze ciselé doré. H. 6,5 cm.
Par DE BAECQUE et Associés à Lyon le 05/03/2020 : JAPON – Epoque EDO (1603-1868) Yoroï, armure de Samouraï en lamelles d’acier laqué noir et laiton serti, les articulations en tissu bleu, composé de divers éléments : Dô, Kote avec ses Tekkô, Sode, Haidate, Suneate, Mengo laqué noir et rouge (Manque le cache-nez) Avec son Suji Kabuto à trente-deux lamelles en acier forgé, probablement de fabrication MYOCHIN (Signature non visible à case de la doublure intérieure), orné d’un insigne de demi-lune incliné XVIIe siècle. H. de l’armure : 75 cm environ. Petits sauts de laque, quelques éléments textiles emplacés.
Par VERSAILLES ENCHERES S.A.S. à Versailles le 04/03/2020 : KWANIN ACษPHALE en gr่s par้e de colliers. CHINE province du Shandong. Dynastie Qi du nord VIe si่cle ap. J.C. H. 67 cm.
Par VERSAILLES ENCHERES S.A.S. à Versailles le 04/03/2020 : TROIS CAVALIERS MUSICIENS SUR LEURS CHEVAUX เ engobe et rehauts de polychromie. Chine Dynastie Tang 618 – 907 ap. J.C.
Test de thermoluminescence pour les trois (petits manques ) H. 37 cm (celui de gauche) H 38 cm (celui du milieu) H 38,5 cm (celui de droite).
Par VERSAILLES ENCHERES S.A.S. à Versailles le 04/03/2020 : TORSE DE BODHISATTVA เ la t๊te aur้ol้, orn้ de bijoux autour du cou en schiste Art gr้co – bouddhique du Gandhara I – Ve si่cle ap. J.C. H. 49 cm.
Par Ader OVV à Paris le 06/03/2020 : ACHIAM (1916-2005) Femme allongée, 1966. Sculpture en grès rose – Taille directe. Non signée. 41 x 101 x 29 cm.
Par Ader OVV à Paris le 06/03/2020 : ACHIAM (1916-2005) Adam et Eve (version 1), [1958]
Epreuve en bronze patiné, en deux éléments. Adam : Longueur 96 cm Signée et numérotée sur 8 à la base. Eve : Hauteur 102 cm Signée et numérotée sur 8 sur le pied.
Par Ader OVV à Paris le 06/03/2020 : ACHIAM (1916-2005) Femme enceinte, 1952. Sculpture en basalte – Taille directe. Non signée. 108 x 40 x 30 cm.
Par Maison de Ventes PASTAUD Limoges à Limoges le 07/03/2020 : [PAUL Ier Tsar de Russie et Marie FÉODOROVNA (Aux armes de)] – PLUTARQUE. Les vies des hommes illustres de Plutarque, traduites en françois, avec des remarques historiques et critiques. [A la suite] Les vies des hommes illustres omises par Plutarque. Paris, David, 1734. 9 vol. in-4, maroquin rouge, dos à nerfs richement ornés, frise dorée encadrant les plats avec armes dorées en leur centre, tranches dorées. [2] 2 ff.n.ch., XLIX (3) -568 pp., [2] 674 pp., [2] 626 pp., [2] 600 pp., [2] 704 pp., [2] 602 pp., [2] 656 pp., [2] 561 (1) pp., [2] IX (3) -672 pp., 2 ff.n.ch. L’illustration se compose d’un grande vignette en-tête, de 58 portraits des hommes illustres in-texte en médaillons dont certains laissés vides, ainsi que de nombreuses lettrines gravées sur bois. Nouvelle édition revue, corrigée et augmentée de la traduction de Dacier qui s’est efforcé de corriger la traduction d’Amyot car elle laissait trop souvent à désirer sous le rapport de l’exactitude. Elle est complète du 9ème tome qui est un supplément faisant communément défaut. Brunet (IV, 739) : « les exemplaires sans le 9ème volume perdent un tiers de leur valeur ». Précieux exemplaire en maroquin aux armes d’alliance du Tsar Paul I de Russie et de Marie Féodorovna Impératrice consort de Russie frappées sur les 2 plats de chaque volume, contemporain de leur règne (1796 – 1801).
Par Maison de Ventes PASTAUD Limoges à Limoges le 07/03/2020 : GRASSET de SAINT-SAUVEUR (Jacques). Costumes civils actuels de tous les peuples connus, dessinés d’après nature, gravés et coloriés. Accompagnés d’un abrégé historique de leurs coutumes, mœurs, religions, sciences, arts, commerce, monnoies. Paris, chez l’auteur, 1784.
2 volumes in-4, maroquin vert ép., dos lisse orné, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, triple filet encadrant les plats, coupes et chasses ornées, tranches dorées.
Très rare première émission du recueil de costumes de Grasset de Saint-Sauveur, publié par l’auteur, et dédié au maréchal de Castries. Il contient 2 titres gravés par Hénault, un feuillet de dédicace gravé et 120 planches gravée à l’aquatinte et coloriées. Les feuillets de texte sont chiffrés par pays.
Les planches sont en premier tirage, avant tout encadrement. Elles sont gravées par Mixelle d’après Grasset de Saint-Sauveur ou Desrais. Elles représentent les costumes des différentes contrées d’Europe, d’Asie, d’Afrique, d’Amérique et d’Océanie ; Ceylan, les Moluques, les Patagons, la Terre de feu, Tahiti, le Nouveau Mexique, Surinam, les Hottentots, la Californie, les Philippines, les côtes de Coromandel et de Malabar, les Bayadères, les Caffres, Madagascar, des Tartares et diverses populations de la Russie et de la Sibérie, l’Islande, le Caucase et l’Asie centrale, la Finlande, les Lettons, les Lapons, les Acadiens, et les Indiens du Canada. Très bel exemplaire en maroquin vert de l’époque, à grandes marges. Colas, 1289. Les autres bibliographies ne citent que des tirages de la même année mais postérieur, avec plusieurs adresses sur le titre et sans la dédicace au maréchal de Castries.
Par Maison de Ventes PASTAUD Limoges à Limoges le 07/03/2020 : Angleterre – [Charles II]. Le Regne Galant de [Charles II] Roy d’Angleterre. MANUSCRIT. sl, sd (c. 1675-1680). 3 parties (« tomes ») reliées en un vol. in-4 de [540] pp. dont la page de titre (foliotés par cahiers de 4 ff., à quelques rares exceptions près), manuscrites d’une même main. Manquent deux feuillets au cahier 17 du tome I (narrant l’épisode de la vengeance du Comte de Southesk). Veau ép., dos à nerfs orné (muet).
Importants mémoires, inédits, riches en détails et anecdotes sur les aventures galantes du roi d’Angleterre Charles II et la vie à la cour. Le rédacteur, resté anonyme, peut-être un diplomate français, nous livre sa vision de témoin direct de la cour, employant un ton objectif éloigné de toute hagiographie (ce qui justifie d’ailleurs certainement son anonymat) : « On ne doit pas penser au moins que mon dessein soit de donner ici une relation générale de toutes les affaires galantes de [Charles II]. Ce serait une terrible entreprise, où je ne m’embarquerai pas ; je n’ai pas assez de loisir pour cela. La matière est un peu trop ample. Non j’ai seulement envie de régaler les honnêtes gens de celles qui ont fait le plus d’éclat, et qui méritent le mieux d’avoir part dans une histoire de cette classe. Je veux bien répondre que je ne dirai rien dont je n’aie été instruit ou par mes propres yeux, ou de si bonne part que c’est comme si je l’avais vu moi-même. » Après quelques pages consacrées au portrait physique et moral du roi (« il était bien fait de sa personne, d’une taille grande et droite ; il avait le port naturellement grave et majestueux, l’air beau et d’autorité… Charles avait d’admirables talents pour le trône mais il n’était pas d’humeur à les mettre toujours en œuvre sur tous ceux où il fallait du soin et de la peine ; naturellement peu laborieux il laissait plus de choses à faire qu’il n’en faisait. On ne peut pas avoir plus d’esprit qu’il en avait…»), l’auteur en vient au sujet même de son ouvrage, à savoir l’histoire de la vie privée de Charles II : « Charles était né galant et propre à se faire aimer. Partout où la fortune l’avait promené soit en France soit en Flandes soit en Hollande, il n’avait pas plutôt trouvé des maîtresses aimables, qu’il s’était voulu donner le plaisir malgré tous ses malheurs de n’être aimé. Chacun a ses consolations. Celle-là était la sienne… » Fils du roi d’Angleterre Charles Ier, le jeune Charles II (1630-1685) doit fuir son pays lors de la première Révolution anglaise qui aboutit à la décapitation de son père en 1649 et à l’arrivée au pouvoir de Cromwell à la tête d’une république. Réfugié en France où règne son tout jeune cousin Louis XIV puis à La Haye auprès de sa sœur Marie et de son beau-frère Guillaume II d’Orange-Nassau, il a une brève liaison avec Lucy Walter, qui lui donnera un fils, le futur duc de Monmouth. Ce dernier jouera un rôle prépondérant dans la politique britannique ; il est également le sujet de plusieurs anecdotes narrées dans ce manuscrit.
La mort de Cromwell, en 1658, provoquant une crise politique permettant la restauration de la monarchie, Charles II, alors âgé de 30 ans, retourne en Londres acclamé par son peuple. D’une ouverture d’esprit certaine, il n’aura de cesse de composer avec le gouvernement puritain en essayant d’imposer (souvent en vain) une certaine tolérance religieuse, notamment envers les catholiques. Sous le règne du « Happy Monarch », les mœurs se font plus libres, les théâtres sont rouverts et donnent souvent des comédies paillardes, les comédiennes femmes sont acceptées sur les planches. Cela fait écho aux propres mœurs du souverain. Il conclut une alliance diplomatique avec le Portugal (qui lui vaudra par ailleurs une solide implantation en Inde, évidemment cruciale pour l’expansion du Commonwealth) en épousant Catherine de Bragance. Leur mariage, resté stérile, donnera lieu à un virulent débat autour de sa succession, qui doit échoir à son frère cadet le Duc d’York, catholique… La Chambre des Communes proposera l’Exclusion Bill (pour exclure le Duc d’York de la succession, au profit notamment du Duc de Monmouth), dont les opposants seront surnommés les Tories et les partisans les Whigs. Pour l’anecdote, lors de la deuxième guerre anglo-néerlandaise, la colonie américaine de La Nouvelle-Amsterdam passée aux mains anglaises sera rebaptisée New York en hommage au frère du roi. Si Charles II n’a aucun enfant avec son épouse légitime, il n’en est pas de même avec ses nombreuses maîtresses. Il n’a pas moins de douze enfants conçus et légitimés avec sept de ses maîtresses, dont la moitié avec la favorite Barbara Palmer, comtesse de Castlemaine et duchesse de Cleveland (1641-1709). De nombreuses pages de ce manuscrit sont consacrées aux amours du roi et de « la Belle Pamer (sic) qui était effectivement née pour l’amour et qui entendait merveilleusement l’art de l’assaisonner de tout ce qui pouvait le rendre charmant (…) Elle le menait de feste en feste et de plaisirs en plaisirs et elle savait par la variété le tenir toujours en goût pour le rassasier. C’était ce qu’il fallait à ce Prince voluptueux, qui charmé de cette heureuse fertilité de sa maîtresse ne pouvait presque plus être un moment sans elle. » Le texte évoque aussi à plusieurs reprises le conflit entre cette dernière et le puissant Duc de Buckingham. Parmi les autres favorites décrites dans le manuscrit, on retiendra (entre bien d’autres) Nell Gwyn (1650-1687) « une comédienne, jolye créature, vive comme un poisson, ayant toujours un pié en l’air, brune et la peau fine et fort blanche […] Elle dançait fort bien, elle avait une humeur enjouée et de plaisanterie[…] à faire mourir de rire quand elle s’y mettait… », Mary Moll ou bien encore l’intrigante Louise de Kéroual (1649-1734), duchesse de Portsmouth et d’Aubigny : « Elle n’était pas d’une grande magnificence d’habits mais ce qu’elle en avait était assez propre et elle avait attiré à la cour de France l’art de se bien mettre ce que les Anglais, malgré toute leur fierté, ne pouvaient s’empêcher de copier… » Cette dernière supplanta vite la duchesse de Cleveland dans le cœur du roi : « Elle avait une belle abondance de cheveux […] le visage plutôt rond qu’ovale, tous les traits réguliers que rien n’y manquait, les yeux bleus et très beaux […] sa gorge ne pouvait pas être mieux faite […] elle avait une manière de marcher particulière et qui devint en mode en Angleterre ». Le récit très vivant et d’une écriture agréable et très lisible donne également à voir les intrigues, amoureuses et/ou politiques, auxquelles se livrent les favorites et les courtisans. Il n’est pas sans rappeler la lecture des Vies des Dames Galantes pour les aventures badines ou des Liaisons dangereuses pour les stratégies sentimentales ; tout en s’attachant avec une grande perspicacité à la psychologie des protagonistes. Ainsi la favorite royale (et par ailleurs agent secret du roi de France) Louise de Kéroual « n’était pas naturellement méchante, mais fort bizarre et opiniâtre comme une Bretonne [la famille de Keroual est originaire de Guilers, près de Brest]. Elle n’était pas bienfaisante non plus, mais c’était par négligence, et qu’elle n’aimait point à se donner de la peine pour les autres […] Le grand sentiment n’était pas son affaire, les passions violentes non plus. » Détestée par les autres femmes de la cour, elle était surnommée « Squintabella » par Nell Gwyn (à cause de son léger strabisme, « squint » en anglais) ; l’auteur rappelant à ce propos que « la jalousie était entre les femmes une grande source de division. » Les autres grands personnages du royaume ne sont pas en reste : les histoires galantes des Ducs d’York, de Monmouth ou de Buckingham y sont racontées avec force détails, bien que les noms de certaines conquêtes aient été parfois biffés, par délicatesse. On retiendra notamment l’épisode savoureux de la vengeance du Duc de Southesk (« Sodasque »), qui, soupçonnant quelque familiarité entre sa femme et le Duc d’York « prit de sûres mesures pour avoir un mal qu’il communiqua à son épouse et qui parvint par ce moyen jusqu’à la Duchesse. Tel fut le bruit qui se répandit partout et qui fut généralement cru. Lord Southesk fut pendant plusieurs années assez content de voir qu’on y ajouta foi » (Hamilton, Mémoires du Comte de Grammont, 1792, notes p. 44). Plusieurs personnages français font également leur apparition comme par exemple Charles de Saint-Evremond ou le duc de Lesdiguières « l’homme de France le mieux tourné, et pour le corps et pour l’esprit, et à qui plusieurs femmes cherchaient le plaisir ». (N’oublions pas d’ailleurs que le français était alors une des deux langues traditionnellement utilisées à la cour et par l’élite anglaise.) Reliure usagée (coiffe sup. endommagée, fortes épidermures au second plat, coins émoussés), certains feuillets roussis, manque important (1/4 de page) au dernier feuillet du tome I avec atteinte au texte, marges courtes parfois légèrement rongées avec petites atteintes au texte, avant-dernier feuillet déchiré sans manque. Certains noms (celui du Roi, les Stuart, etc.) ont été biffés dans les premiers feuillets, et à de plus rares occasions par la suite ; biffures de correction et ratures. Passionnant manuscrit, à la fois vivant et circonstancié, d’une rare importance pour l’étude de nouvelles perspectives historiques sur cette période capitale dans l’histoire de la Grande-Bretagne.
« Car quand on est capable d’amour et qu’on trouve occasion d’aimer agréablement c’est un plaisir qu’on ne se refuse guère ».
Par Maison de Ventes PASTAUD Limoges à Limoges le 07/03/2020 : COOK (James). Relation des voyages entrepris par ordre de sa Majesté Britannique, actuellement regnante ; pour faire des découvertes dans l’Hémisphère Méridional, et successivement exécutés par le Commodore Byron, le Capitaine Carteret, le Capitaine Wallis & le Capitaine Cook, dans les vaisseaux le Dauphin, le Swallow, & l’Endeavour : rédigée d’après les journaux tenus par les différens commandants & les papiers de M. Banks, par J. Hawkesworth, Docteur en droit, et enrichie de figures, & d’un grand nombre de plans & de cartes relatives aux pays qui ont été nouvellement découverts, et qui n’étaient qu’imparfaitement connus. Traduit de l’anglais. Paris, Saillant, Nyon & Panckouke, 1774. 4 vol. in-4, veau marbré, dos à nerfs ornés, triple filet doré encadrant les plats, double filet doré sur les coupes. L’illustration comprend 52 planches hors-texte, certaines repliées (cartes, vues etc.) Édition originale de la traduction française du premier voyage de Cook. Le récit fut rédigé par John Hawkesworth, d’après les notes de Byron, Carteret, Wallis et du journal du capitaine Cook. Cet ouvrage contient de nombreuses observations sur l’Amérique du Sud, dont la description des géants patagons par Byron, et sur les îles du Pacifique, en particulier Tahiti, découverte en 1767 par Wallis. Le récit de Cook occupe une grande partie de l’ouvrage. James Cook, chargé d’aller observer à Tahiti une très rare éclipse provoquée par l’interposition de Vénus entre la Terre et le Soleil, emporte sur l’Endeavour une équipe de scientifiques composée de l’astronome Charles Green, des botanistes Joseph Banks et Daniel Solander, et de trois artistes, Sydney Parkinson, Alexander Buchan et Herman Spöring. Passé par le cap Horn, il effectue son observation astronomique en juin 1769, puis navigue vers le sud pour tenter de préciser l’étendue du fameux et légendaire continent austral. En fait, cette partie du voyage, d’octobre 1769 à mars 1770, aboutit à délimiter les rivages de la Nouvelle-Zélande. Il en étudie les habitants avec précision, puis cartographie la dangereuse côte est de la Nouvelle-Hollande (l’Australie) en 1770, démontrant que cette terre est séparée de la Nouvelle-Guinée. Cook prend possession de ces terres immenses au nom du roi d’Angleterre, le 23 août 1770. Il revient en Angleterre le 12 juillet 1771 en passant par Batavia (aujourd’hui Jakarta, en Indonésie) et le cap de Bonne-Espérance. Très bel exemplaire.
Par HdV de La Rochelle Sarl Mes LAVOISSIERE et GUEILHERS à La Rochelle le 06/03/2020 : BUFFON, Georges-Louis LECLERC de, – SONNINI de MANONCOUR, Charles Nicolas Sigisbert,
Histoire naturelle, générale et particulière. Nouvelle édition, accompagnée de notes, et dans laquelle les suppléments sont insérés dans le premier texte, à la place qui leur convient. L’on y a ajouté l’histoire naturelle des Quadrupèdes et des Oiseaux découverts depuis la mort de Buffon, celle des Réptiles, des Poissons, des Insectes et des vers; enfin l’histoire des Plantes dont ce grand naturaliste n’a pas eu le temps de s’occuper. Paris, Dufart, an VIII [1799]-1808. 122 volumes (sur 127) in-8, reliés , dos lisses ornés insolés avec quelques accidents, pièces de titre et de tomaison de basane noire, toutes tranches dorées (reliure de l’époque). Trés nombreuses illllustrations noir sur les pages paires etreprises en couleurs sur les pages impaires intérieur en bon état, manques : volumes 3, 15, 67, 74, & 112
Par SVV R. JUGE & V. GERARD-TASSET S.A.R.L à Angoulême le 04/03/2020 : BOUCHERON Paris, belle parure en or, émeraudes et diamants comprenant un collier pavé de diamants et émeraudes (146,05 grs), un bracelet (104,12 grs) et une paire de boucles d’oreille (25,28 grs) – Toutes les pièces sont signées – dans coffret d’origine
Par Ader OVV à Paris le 06/03/2020 : BREGUET Empire N° 3144. Vers 1967. Montre bracelet pour homme en or gris 18K (750), cadran guilloché en argent, index chiffres romains formant les heures, aiguilles Breguet en or, mouvement à remontage mécanique calibre Peseux 320, bracelet cuir avec sa boucle d’origine en or gris 18K. Cadran, boîtier et mouvement signés. Diamètre : 30 mm. Poids brut : 36,2 g.
Par Ader OVV à Paris le 06/03/2020 : CARTIER Tank. Vers 1960 N° 42919-014790. Montre bracelet pour homme en or jaune 18K (750), cadran crème, index bâtons formant les heures, mouvement à remontage mécanique signé, calibre 821, bracelet cuir avec sa boucle déployante en or numérotée 14335. Cadran, boîtier et mouvement signés. Diamètre : 23 mm x 30 mm. Poids brut : 33,5 g.
Par Ader OVV à Paris le 06/03/2020 : AUDEMARS PIGUET. Vers 1990 n° 1538. Montre bracelet pour femme en or jaune 18K (750), lunette sertie de diamants taille brillant, cadran doré index diamants formant les heures, mouvement à quartz (fonctionne), bracelet en or jaune 18K partiellement serti de diamants taille brillant avec sa boucle déployante signée. Cadran, boîtier et mouvement signés.
Diamètre : 26 mm. Poids brut : 93,8 g.
Par Boisseau-Pomez Sarl à Troyes le 07/03/2020 : ROLEX OYSTER PERPETUAL DATEJUST OR & ACIER RÉF. 1601, vers 1976. Montre en acier à lunette et remontoir vissé en or jaune 18 carats, fond vissé, cadran doré à index bâtons appliqués, points et aiguilles luminescentes, date hublot à 3h à verre loupe cyclope Plexiglas, bracelet Rolex jubilé or et acier à boucle déployante d’époque (62523H18). Mouvement automatique. Diam. 36 mm. État : Fonctionne, bel état, avec boite, papiers de révision (Poids brut 95,30 g).
Par Crédit Municipal à PARIS le 06/03/2020 : Bracelet-montre d’homme TREMATIC à triple quantième en or 750 mil, boîtier rond, cadran champagne à index en chiffres romains et épis, indication du jour et du mois par guichet à midi, dateur à aiguilles et phases de lune à 6H, mouvement automatique, bracelet en or 750 mil tressé avec boucle à cliquet. (Longueur : 17 cm environ). 89,2 g. brut
Par SVV R. JUGE & V. GERARD-TASSET S.A.R.L à Angoulême le 04/03/2020 : Bague platine ornée d’un très beau saphir et 2 diamants baguette sur les côtés, 8,26 grs. Porte une inscription sur l’anneau : « 17 cts 72 – VCA – 58477 » Dimensions: 1,7 x 1,3 cms- Profondeur environ 8mm. (Lègères égrenures sur des facettes).
Par SVV R. JUGE & V. GERARD-TASSET S.A.R.L à Angoulême le 04/03/2020 : Bague platine ornée d’un diamant solitaire, taille ancienne, environ 3,5 carats, aucun défaut visible –
Par Boisseau-Pomez Sarl à Troyes le 07/03/2020 : DIAMANT sur papier, de forme ronde et de taille brillant. Accompagné d’une attestation de la C.C.I.P. n° 085805 du 28/01/1981, précisant :- poids : 1.47 ct – couleur : H – pureté : VS1 – fluorescence : très faible – dimensions : 7.22-7.33 x 4.31 mm.
Par Boisseau-Pomez Sarl à Troyes le 07/03/2020 : BAGUE en platine 850 millièmes ornée au centre d’un diamant de seize diamants ronds également de taille brillant. Tour de doigt : 53 (boules). Poids brut : 7.0 g. Poids approximatif du diamant : env 1.50/1.65 ct. (Marque de mise à grandeur).
Par Boisseau-Pomez Sarl à Troyes le 07/03/2020 : BAGUE en or gris 750 millièmes et platine 850 millièmes, ornée au centre d’un saphir ovale d’environ 5,50 carats dans un entourage de quatorze diamants coussin de taille ancienne. (Egrisures au saphir et manque à un diamant). Tour de doigt : 56. Poids brut : 9 g.
Par Crédit Municipal à PARIS le 05/03/2020 : Anneau triple CARTIER, 2 anneaux en or gris 750 mill dont 1 entièrement pavé de diamants et 1 en céramique noire (TDD : 58). 6 g brut.
Par Crédit Municipal à PARIS le 05/03/2020 : Collier en or gris souple tressé 750 mil, centré d’un noeud rehaussé de diamants (Long : 45 cms). 78,8 g.
Par Crédit Municipal à PARIS le 05/03/2020 : Breacezlet gourmette US guilloché en or 750 mil (Long 21 cms environ). 69,8 g.
Par Crédit Municipal à PARIS le 06/03/2020 : Bracelet ruban articulé et ajouré en or 750 mil (avec huit de sécurité). Travail français des années 1950. (Longueur : 18 cm). 74 g.
Par COMPIEGNE ENCHÈRES – ACTEON COMPIÈGNE à Compiègne le 07/03/2020 : Gourmette en or jaune 18 K (750/oo) – Lg : 20 cm – Poids : 49,2 g.
Par COMPIEGNE ENCHÈRES – ACTEON COMPIÈGNE à Compiègne le 07/03/2020 : Collier en or jaune 18 K (750/oo) à décor de mailles grains de riz – Lg : 43 cm – Poids : 35,6 g AC.
Par Crédit Municipal à PARIS le 06/03/2020 : 2 pièces de 50 pesos mexicains en or 900 mil. 83,5 g.
Par POUSSE-CORNET SARL – VALOIR à Blois le 07/03/2020 : CASQUE de parachutiste de la Luftwaffe M38, coque ET68, numérotée 407, coque à 4 rivets à triple trous, finition feldgrau satiné à 90%, aigle du 2e type à 25%, coiffe intérieure de Karl Heisler, kopfweite Gr. 58, jugulaire en cuir gris bien complète (fin de guerre peut-être post 45). Casque intouché. Usure du bord de la coiffe en cuir qui est déchirée sur une vingtaine de cm. Provient de la région de Tours.ABE.
Par Crait + Müller à Paris le 06/03/2020 : Automobile mécanique de type PHAETON ouvert, pouvant accueillir 4 passagers et chauffeurs, tôle lithographiée, roues à pneus (manque un), soufflet klaxon, L : 23 cm. Il manque les personnages et chauffeur, lanternes et roues de secours sur le capot moteur.
Nous y joignons une moitié de chauffeur en tôle peinte et lithographiée, provenant d’un autre véhicule, H : 15 cm.