Née dans les années 1930 grâce à la collaboration d’un membre de la famille avec la maison Lalique, la collection dispersée aux enchères par Alexandre Landre recèle de pièces uniques jamais vues sur le marché.
C’est la petite-fille de François Regenet, collaborateur de la maison Lalique entre 1925 et 1932, qui a conservé jusque-là la collection familiale. « Cet ensemble est unique, s’enthousiasme l’expert Marc Lallement, car il comporte des prototypes qui n’ont jamais été édités, ou des matrices permettant de comprendre le travail de Lalique ».

Des pièces uniques de Lalique jamais vues sur le marché
Marc Lallement attire d’abord notre attention sur un lampadaire, pièce unique en bronze patiné à décor de fagot (15 000 à 20 000 euros) : « Lalique n’a jamais fait de lampadaires, mais nous avons trouvé une lampe qui est une déclinaison de ce travail dans le catalogue raisonné ». Autre pièce unique, une étude en bronze à la cire perdue en forme de grand médaillon, montrant un couple moyenâgeux (2 500 à 3 000 euros) : « la seule correspondance trouvée est celle avec un pendentif de 5 cm de diamètres réalisé en 1902 », ajoute l’expert.

Et si l’on continue cette recherche de pièces rares, il faut citer un élément de porte en verre moulé-pressé décoré d’une silhouette de forgeron (8 000 à 10 000 euros) qui serait, selon la tradition familiale, le premier exemplaire de panneau réalisé en 1925.

Une autre pièce, cette fois passée par l’édition, devrait attirer les regards : le vase palestre en verre blanc satiné soufflé moulé (15 000 à 30 000 euros). « Créé en 1928, il mesure plus de 40 cm de haut et n’existe qu’à peu d’exemplaires, affirme Marc Lallement, peut être à cause de son décor composé de jeunes athlètes masculin entièrement nus… ».