Le 31 juillet 2016 | Mis à jour le 3 août 2016

La vie sauvage des bronzes animaliers

par Magazine des enchères

banniere-animauxUn bison, un âne, des familles d’ours ou d’éléphants et des fauves seront mis aux enchères dimanche 7 août 2016 aux Andelys par Maître Jacqueline Cousin. Un bestiaire patiné réalisé par un sculpteur contemporain plébiscité par le marché de l’art du nom de Vassil.

Les animaux de bronze sont toujours recherchés dans les ventes aux enchères, surtout ceux nés entre le XIXe et le milieu du XXe siècle, pendant l’âge d’or de ces sculptures. Lorsque ces bêtes à patine sont confectionnées par de grands sculpteurs animaliers comme Antoine-Louis Barye (1796-1875) et François Pompon (1855-1933), elles peuvent facilement sauter au-dessus de la barre des 500 000 millions d’euros d’adjudication, et bien au-delà du million d’euros lorsqu’il s’agit d’un babouin de Rembrandt Bugatti (1884-1916) ou d’un troupeau de montons de François-Xavier Lalanne (1927-2008). La production de bronzes animaliers est toujours aussi flamboyante, assurée aujourd’hui par des sculpteurs contemporains dynamiques comme le Français Jean Vassileff, dit Vassil (né en 1949). Dimanche 7 août 2016 aux Andelys, Maître Jacqueline Cousin mettra aux enchères une dizaine de sujets de cet artiste animalier.

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Une lionne en plein assaut se réceptionnant sur ses pattes avant, un éléphant à l’affût protégeant son petit, un âne en pleine ruade, le bestiaire de Vassil est toujours en mouvement, « comme une photographie prise au moment décisif de leur action. L’artiste réussit à capter l’essence de l’animal par l’instant qu’il choisit d’immortaliser », explique la commissaire-priseur. Pour Maître Cousin, le réalisme de ces sculptures démontre la grande maîtrise par Vassileff du sujet animalier et sa volonté de le replacer au cœur des préoccupations de notre société.  « Et l’expressivité de ses modèles, à l’image de cet ours épuisé de se faire chahuter par ses oursons ou de ce fauve montrant les crocs, rappellent le rapprochement que le sculpteur souhaite faire entre l’homme et l’animal, qui partageraient pour lui bon nombre de sensations et des sentiments. »

 

Si les sculptures de Vassil sont rarement présentées aux enchères, elles enregistrent néanmoins d’importantes adjudications lors de leurs passages en ventes, jusqu’à 10 000 euros. Après les connaisseurs du marché de l’art, qui apprécient cet artiste plusieurs fois médaillé d’or lors de salons et vainqueur du prix Sandoz des artistes animaliers en 2004, le grand public s’intéressent désormais à ses sculptures animalières exposées dans toute la France. Les estimations s’étaleront de 1 000 à 4 000 euros.

Lien vers l’annonce de la vente aux enchères

 

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