La maison de ventes Rois et Vauprès dispersera le 17 septembre le contenu du Manoir de Feburon à Saint-Hilaire-du-Harcouët qui compte encore des objets personnels du peintre de la Marine Marin-Marie.
« Marin-Marie a vécu dans le manoir dont nous dispersons le contenu, explique la commissaire-priseur Mathilde Vauprès, et les propriétaires actuels avaient conservé quelques objets usuels lui appartenant ».
Pas de tableaux ou de dessins, mais une longue-vue en laiton sur un trépied en bois (150 à 200 euros) avec laquelle on peut imaginer l’artiste observant les rivages. Elle était peut être placée dans sa chambre, à côté du secrétaire de style Louis Philippe en orme et bois précieux (100 à 150 euros) et de l’armoire en chêne (50 à 80 euros).

Mobilier et bibliothèque, des souvenirs personnels du peintre Marin-Marie
Plus proche encore de l’activité du peintre, son escabeau en bois naturel (30 à 50 euros) et un petit bureau plat rustique en bois naturel (30 à 50 euros) qui porte encore des traces de peinture… « Ces meubles étaient dans une pièce dont le parquet est également tâché de peinture, et dans laquelle il avait installé un système de cimaises. Il s’en servait peut être comme atelier », suppose la commissaire-priseur.


Au catalogue figure également aussi un extrait de sa bibliothèque, constituée d’ouvrages sur les oiseaux, de romans… Quelques-uns portent la signature de Marin-Marie accompagnée de son motif habituel d’ancre. Et l’inventaire va jusqu’à des verres dépareillés, des plats, des coupelles issus de l’ancienne collection Marin-Marie (réunis en lot, estimé 5 à 10).


Marin-Marie, peintre de la Marine
Marin-Marie, de son vrai nom Marin de Saint-Front (1901-1987), fut l’un des plus célèbres peintres de marine français du XXe siècle et l’un des plus grands navigateurs de son époque. Formé aux côtés du commandant Charcot lors d’expéditions polaires, il détient depuis 1936 le record historique de la première traversée de l’Atlantique en solitaire sur un canot à moteur, après avoir déjà été l’homme le plus rapide sur l’Atlantique en 1933 avec le Winnibelle. Consultant reconnu pour son sens esthétique, il conçoit notamment les trois cheminées du paquebot Normandie. Nommé Peintre de la Marine en 1935, il vécut une partie de sa vie au manoir de Feburon, à Saint-Hilaire-du-Harcouët dans la Manche, où il s’éteint en 1987.