Le 22 octobre à Cannes, la maison Pichon & Noudel-Deniau présentera aux enchères le fonds des Coustou, une famille de sculpteurs illustres des XVIIe et XVIIIe siècles. Composé de portraits et documents inédits, ce patrimoine exceptionnel, transmis par descendance à la famille Brochant de Villiers, constitue une véritable découverte pour le marché et l’histoire de l’art.
La famille Brochant de Villiers, propriétaire aujourd’hui de la collection, a conservé comme une sorte de trésor familial cet ensemble de 22 tableaux anciens, de manuscrits et d’objets, tous en lien avec la famille Coustou. Les Coustou ont reçu de nombreuses commandes prestigieuses, notamment pour les demeures royales et les églises parisiennes sous Louis XIV et Louis XV. C’est tout une partie de l’histoire de la sculpture française qui est ainsi retracée à l’occasion de la vente organisée par la maison Pichon & Noudel-Deniau le 22 octobre à Cannes.
Attribué à Jean Baptiste Santerre (1651-1717), Portrait de Nicolas Coustou (1658 – 1733), huile sur toile, 97 x 74 cm. Estimation : 12 000 – 15 000 euros.
Des portraits inédits de la famille Coustou
C’est à l’occasion d’un partage familial que Thierry Noudel-Deniau découvre d’abord deux portraits de la famille Coustou. L’un des cohéritiers se manifeste et permet une seconde découverte. « Avoir trouvé les portraits de Nicolas et Guillaume Coustou était déjà une grande émotion, confie Thierry Noudel-Deniau. Mais avoir pu réunir six autres portraits de la famille Coustou, dont les tableaux du Baron Gérard et de François-André Vincent, totalement oubliés depuis les années 1950, est le bonheur et la fierté de tout commissaire-priseur. »
François André Vincent (1746 – 1816), Portrait de Jules Robert Auguste (1789-1850), huile sur toile, 64,5 x 54,5 cm. Estimation : 60 000 – 80 000 euros.
Roslin, Santerre, Gérard : des tableaux de grands maîtres des XVIIIe et XIXe siècles
Cette collection illustre également un pan de l’histoire de la peinture française des XVIIIe et XIXe siècles. Dans ce bel ensemble de 17 portraits, quatre tableaux se distinguent. Le Portrait de Nicolas Coustou attribué à Jean-Baptiste Santerre (1651-1717), estimé 12 000 à 15 000 euros, est sans doute le plus jeune portrait connu du sculpteur, tandis que le Portrait de Guillaume II Coustou, fils du précédent, par Alexandre Roslin (1718-1793), est un portrait posthume (40 000 à 60 000 euros).
Alexandre Roslin (1718 – 1793), Portrait de Guillaume II Coustou (1716 – 1777), huile sur toile, 92 x 71 cm. Estimation : 40 000 – 60 000 euros.
Deux autres portraits, chacun estimé 80 000 à 120 000 euros, illustrent l’évolution de cet art à la fin du XVIIIe siècle vers une tendance plus intimiste, avec un intérêt nouveau pour la représentation de la famille et de la figure de l’enfant : le Portrait de l’orfèvre Henri Auguste et de sa famille par le Baron Gérard (1770-1837), dans lequel la jeune épouse représentée est née Coustou, et le très beau Portrait de Jules-Robert Auguste par François-André Vincent (1746-1816), où le futur sculpteur et peintre, ami de Delacroix et de Géricault, est représenté à l’âge de six ans. C’est aussi lui que l’on remarque à droite sur le tableau du Baron Gérard.
François Gérard, dit le Baron Gérard (Rome, 1770 – Paris, 1837), Portrait de l’orfèvre Henri Auguste (1759-1816) et de sa famille, huile sur toile, 184 x 132 cm. Estimation : 80 000 – 120 000 euros.
Des documents officiels
Le Fonds Coustou est aussi riche de manuscrits. On y remarque des documents officiels tels que des brevets de logement au Louvre ou des certificats de réception à l’Académie. Signés des grands noms de la peinture et de la sculpture tels que Mignard, Coysevox, Largillière, Girardon entre autres et par les représentants de l’autorité royale comme le duc d’Antin ou encore le marquis de Marigny, les documents familiaux de cette dynastie d’artistes sont autant de précieux témoins de l’histoire des arts du XVIIIe siècle.
Par PICHON & NOUDEL-DENIAU, Commissaires-Priseurs à Cannes le 22/10/2024 : Guillaume COUSTOU (1677-1746) l’auteur des Chevaux de Marly
BREVET DE LOGEMENT AUX GALERIES DU LOUVRE GUILLAUME I COUSTOU
LOUIS XV (1710-1774). Pièce signée « Louis » (secrétaire), Versailles 6 juin 1733 ; contresignée par Jean-Frédéric PHELYPEAUX, comte de Maurepas, secrétaire d’Etat de la Maison du Roi (1701-1781) ; visée et signée à Compiègne le 15 juin 1733 par le duc d’ANTIN (1665-1736), Directeur général des Bâtiments et Jardins, Arts, Académies et Manufactures royales ; vélin oblong in-4 (25 x 33 cm ; petite tache).
Le Roi, « désirant gratifier et traiter honorablement Guillaume Coustou sculpteur ordinaire de Sa Majesté et Recteur de son académie de Peinture et Sculpture », lui accorde le « logement qu’occupoit aux galleries du Louvre le feu Sr Nicolas Coustou son frere »
On y joint une pièce signée par Louis-Antoine de Pardaillan de Gondrin, duc d’ANTIN (1665-1736), Directeur général des Bâtiments et Jardins du Roi, Arts, Académies et Manufactures royales, Versailles 3 juin 1733 ; contresignée par De la Motte d’Orsonville ; 2 pages in-fol. (37 x 24 cm) avec sceau de cire rouge aux armes. Document certifiant que le Roi a accordé à Guillaume Coustou le logement occupé aux Galeries du Louvre par son frère Nicolas Coustou [mort le 1er mai 1733].
Provenance : Marie-Cécile Coustou (1825-1906), arrière petite fille de Charles Pierre Coustou, épouse de Gustave Brochant de Villiers (1811-1864) puis par descendance
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Par PICHON & NOUDEL-DENIAU, Commissaires-Priseurs à Cannes le 22/10/2024 : Nicolas COUSTOU (1658-1733)
BREVET DE LOGEMENT AUX GALERIES DU LOUVRE pour Nicolas Coustou.
LOUIS XIV (1638-1715). Pièce signée « Louis » (secrétaire), Versailles 14 juin 1703 ; contresignée par Jérôme PHELYPEAUX, secrétaire d’Etat de la Maison du Roi (1674-1747); visée et signée à Marly le 23 juin 1703 par l’architecte Jules HARDOUIN-MANSART (1646-1708), conseiller du Roi, surintendant et ordonnateur général des Bâtiments, Jardins, Arts et Manufactures; vélin oblong in-4 (25 x 33 cm).
Le Roi, « bien informé de l’experience, et de la reputation que Nicolas Coustou sculpteur s’est acquise dans cette profession par les differens ouvrages quil a faits pour son service, et voulant en cette consideration le faire loger dans la galerie de son chasteau du Louvre avec les autres artisans qui se sont acquis cet honneur par leur meritte », lui accorde le logement précédemment occupé par le géographe Guillaume Sanson
Provenance: Marie-Cécile Coustou (1825-1906), arrière petite fille de Charles Pierre Coustou, épouse de Gustave Brochant de Villiers (1811-1864) puis par descendance
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Par PICHON & NOUDEL-DENIAU, Commissaires-Priseurs à Cannes le 22/10/2024 : Guillaume COUSTOU fils (1716-1777)
CERTIFICAT DE RECEPTION A L’ACADEMIE DE GUILLAUME II COUSTOU
Pièce signée par Guillaume COUSTOU père, le sculpteur René FREMIN (1672-1744), le peintre Nicolas de LARGILLIERRE (1656-1746), le sculpteur Jean-Baptiste LEMOYNE (1704-1778) et le sculpteur Robert LE LORRAIN (1666-1743) ; elle est visée et signée sur le revers par Nicolas de LARGILLIERRE et par le graveur François-Bernard LEPICIE (1698-1755), Paris 28 juillet 1742 ; vélin oblong in-fol.. (38 x 55 cm ; bas remplié avec queue).
Après avoir rappelé la fondation de « l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture » par lettres patentes du Roi « pour élever les Arts de Peinture et de sculpture au plus haut degré de perfection qu’il est possible » , « l’Académie connoissant la capacité et sufisance du Sieur Guillaume Coustou, sculpteur, natif de Paris, fils de Monsieur Coustou ancien Directeur et Recteur, par les divers ouvrages qu’il a faits et spécialement par une figure en marbre de ronde bosse representant un Vulcain , qui lui avoit été ordonné pour ouvrage de reception, Elle a reçu et reçoit le dit Sieur Guillaume Coustou en qualité d’Académicien »
Provenance : Marie-Cécile Coustou (1825-1906), arrière petite fille de Charles Pierre Coustou, épouse de Gustave Brochant de Villiers (1811-1864) puis par descendance
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Par PICHON & NOUDEL-DENIAU, Commissaires-Priseurs à Cannes le 22/10/2024 : Guillaume COUSTOU (1677-1746) l’auteur des Chevaux de Marly
CERTIFICAT DE RECEPTION A L’ACADEMIE DE GUILLAUME I COUSTOU
Pièce signée par le peintre Louis de BOULLOGNE le Jeune (1654-1733), le sculpteur Antoine COYZEVOX (1640-1720) et le peintre Charles de LA FOSSE (1636-1716) ; elle est visée et signée sur le revers par le sculpteur François GIRARDON (1628-1715), et le secrétaire perpétuel de l’Académie et son historiographe Nicolas GUERIN (1645 ?-1714), Paris 25 octobre 1704 ; vélin oblong in-fol. (34 x 52 cm ; bas remplié avec queue).
Après avoir rappelé la fondation de « l’Académie Royalle de Peinture et de Sculpture » par lettres patentes du Roi « pour élever les arts de peinture et de sculpture au plus haut degré de perfection qu’il est possible » , « l’Académie connoissant la capacité et suffisance du Sieur Guillaume Coustou sculpteur né a Lion par les divers ouvrages qu’il a faictz et specialement par l’ouvrage qu’il a faict en marbre de ronde bosse representant Hercule sur le Bucher, et qui luy avoit esté ordonné pour luy servir pour luy servir a sa reception, Elle l’a receu et reçoit en qualité d’Academicien »
Provenance : Marie-Cécile Coustou (1825-1906), arrière petite fille de Charles Pierre Coustou, épouse de Gustave Brochant de Villiers (1811-1864) puis par descendance
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Par PICHON & NOUDEL-DENIAU, Commissaires-Priseurs à Cannes le 22/10/2024 : Nicolas COUSTOU (1658-1733)
CERTIFICAT DE RECEPTION A L’ACADEMIE DE NICOLAS COUSTOU
Pièce signée par les peintres Bon BOULLOGNE « l’aisné » (1649-1717), Noël COYPEL (1628-1707), Pierre MIGNARD (1612-1695) ; elle est visée et signée sur le revers par le sculpteur François GIRARDON (1628-1715), et le secrétaire perpétuel de l’Académie et son historiographe Nicolas GUERIN (1645 ?-1714), Paris 29 août 1693 ; vélin oblong in-fol. (41,5 x 54 cm ; bas remplié avec queue).
Après avoir rappelé la fondation de « l’Académie Royalle de Peinture et de Sculpture » par lettres patentes du Roi « pour élever les arts de Peinture et de Sculpture au plus haut degré de perfection qu’il est possible » , « l’Académie connoissant la capacité et suffisance du Sr Nicolas Coustou sculpteur natif de Lyon par les divers ouvrages qu’il a fait pour le Roy et specialement par un bas relie de marbre representant un sujet allegorique sur le recouvrement de la santé du Roy qui luy avoit esté ordonné pour luy servir a sa reception, Elle a receu et reçoit ledit Sr Nicolas Coustou en qualité d’Academicien »
Provenance : Marie-Cécile Coustou (1825-1906), arrière petite fille de Charles Pierre Coustou, épouse de Gustave Brochant de Villiers (1811-1864) puis par descendance.
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Par PICHON & NOUDEL-DENIAU, Commissaires-Priseurs à Cannes le 22/10/2024 : Guillaume COUSTOU fils (1716-1777)
BREVET DE GARDE DES SCULPTURES ACCORDE A GUILLAUME II COUSTOU
LOUIS XV (1710-1774). Pièce signée « Louis » (secrétaire), Versailles 20 mai 1764 ; contresignée par Jean-Frédéric PHELYPEAUX, comte de Maurepas, secrétaire d’Etat de la Maison du Roi (1701-1781) ; visée et signée à Compiègne le 15 juin 1733 par Abel-François Piosson, marquis de MARIGNY (1727-1781), directeur et ordonnateur général des Bâtiments, jardins, arts, académies et Manufactures royales ; vélin oblong in-4 (25 x 33 cm)
Le Roi, désireux d’encourager les sciences et les arts, et « sur le compte qui lui a été rendu que le Cabinet des Antiques du Louvre confié à la garde d’un des membres de son Academie des Inscriptions et Belles Lettres, renfermoit nombre de figures modernes, moules et autres sculptures, qui n’ont nul trait aux sciences et à l’antiquité, et qui seroient d’un très grand secours aux élèves de l’academie de Peinture et Sculpture si ils pouvoient en être aidés dans leurs études, [ ] a jugé apropos de distraire ces figures, moules et autres sculptures modernes du Magasin des antiques de son château du Louvre, et d’en confier la garde » à Guillaume Coustou l’un de ses sculpteurs, et membre de son academie de peinture et sculpture qui à l’exemple de son père s’est rendu celebre dans cet art », et nomme Guillaume Coustou pour « tenir et exercer la place de garde des Sculptures modernes au Louvre »
Provenance : Marie-Cécile Coustou (1825-1906), arrière petite fille de Charles Pierre Coustou, épouse de Gustave Brochant de Villiers (1811-1864) puis par descendance
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Par PICHON & NOUDEL-DENIAU, Commissaires-Priseurs à Cannes le 22/10/2024 : Guillaume COUSTOU (1677-1746) l’auteur des Chevaux de Marly
BREVET DE LOGEMENT AUX GALERIES DU LOUVRE GUILLAUME I COUSTOU
LOUIS XV (1710-1774). Pièce signée « Louis » (secrétaire), Versailles 6 juin 1733 ; contresignée par Jean-Frédéric PHELYPEAUX, comte de Maurepas, secrétaire d’Etat de la Maison du Roi (1701-1781) ; visée et signée à Compiègne le 15 juin 1733 par le duc d’ANTIN (1665-1736), Directeur général des Bâtiments et Jardins, Arts, Académies et Manufactures royales ; vélin oblong in-4 (25 x 33 cm ; petite tache).
Le Roi, « désirant gratifier et traiter honorablement Guillaume Coustou sculpteur ordinaire de Sa Majesté et Recteur de son académie de Peinture et Sculpture », lui accorde le « logement qu’occupoit aux galleries du Louvre le feu Sr Nicolas Coustou son frere »
On y joint une pièce signée par Louis-Antoine de Pardaillan de Gondrin, duc d’ANTIN (1665-1736), Directeur général des Bâtiments et Jardins du Roi, Arts, Académies et Manufactures royales, Versailles 3 juin 1733 ; contresignée par De la Motte d’Orsonville ; 2 pages in-fol. (37 x 24 cm) avec sceau de cire rouge aux armes. Document certifiant que le Roi a accordé à Guillaume Coustou le logement occupé aux Galeries du Louvre par son frère Nicolas Coustou [mort le 1er mai 1733].
Provenance : Marie-Cécile Coustou (1825-1906), arrière petite fille de Charles Pierre Coustou, épouse de Gustave Brochant de Villiers (1811-1864) puis par descendance
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Par PICHON & NOUDEL-DENIAU, Commissaires-Priseurs à Cannes le 22/10/2024 : Nicolas COUSTOU (1658-1733)
BREVET DE LOGEMENT AUX GALERIES DU LOUVRE pour Nicolas Coustou.
LOUIS XIV (1638-1715). Pièce signée « Louis » (secrétaire), Versailles 14 juin 1703 ; contresignée par Jérôme PHELYPEAUX, secrétaire d’Etat de la Maison du Roi (1674-1747); visée et signée à Marly le 23 juin 1703 par l’architecte Jules HARDOUIN-MANSART (1646-1708), conseiller du Roi, surintendant et ordonnateur général des Bâtiments, Jardins, Arts et Manufactures; vélin oblong in-4 (25 x 33 cm).
Le Roi, « bien informé de l’experience, et de la reputation que Nicolas Coustou sculpteur s’est acquise dans cette profession par les differens ouvrages quil a faits pour son service, et voulant en cette consideration le faire loger dans la galerie de son chasteau du Louvre avec les autres artisans qui se sont acquis cet honneur par leur meritte », lui accorde le logement précédemment occupé par le géographe Guillaume Sanson
Provenance: Marie-Cécile Coustou (1825-1906), arrière petite fille de Charles Pierre Coustou, épouse de Gustave Brochant de Villiers (1811-1864) puis par descendance
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La collection Brochant de Villiers
Cette vente est aussi celle de la collection Brochant de Villiers, dans laquelle se trouve un manuscrit, Précis historique sur l’Art de la Verrerie, provenant de la bibliothèque du géologue et inspecteur Général des Mines, André Brochant de Villiers (1772-1840), beau-père de Marie-Cécile Coustou, qui fut également directeur de la Manufacture de Saint-Gobain. En tant que géologue, il avait acquis un microscope de Charles Lincoln (1744-1807) qu’il utilisait pour ses recherches et qui est présenté à la vente. Notons enfin la présence d’importants tableaux peints par le Comte André Jerzy Mniszech (1823-1905) qui proviennent de la même famille – un grand triptyque avec au centre un portrait d’orfèvre et une nature morte à la potiche chinoise.