A l’occasion de leur vente de prestige annuelle, la maison Rouillac dévoilera le 19 juin au Château d’Artigny à Montbazon un ensemble de broderies anciennes provenant de la collection Fruman, dont un panneau brodé royal exceptionnel exécuté à la fin du XVIe siècle au sein des ateliers de broderies liturgiques du monastère San Lorenzo d’El Escorial.
A l’heure de la Contre-Réforme, le roi Philippe II d’Espagne s’entoure des plus habiles artistes pour façonner des œuvres fastueuses, propres à exalter la foi chrétienne. Le « roi prêtre » installe en 1571, dans le monastère San Lorenzo d’El Escorial, un atelier de broderies liturgiques qui réunit une centaine de brodeurs et passementiers, pour beaucoup originaires des Flandres. Là, les dessins des plus célèbres artistes de l’époque se métamorphosent en panneaux et vêtements liturgiques faits de fils de soie, d’or et d’argent. Les artisans travaillent sans relâche pour le monarque, tant et si bien qu’à l’inventaire de 1605 plus de 1 200 chasubles différentes sont répertoriées. « L’Espagne vit son « Siècle d’or », dont l’Escorial est la principale réalisation. Pesant de tout son poids dans la Contre-Réforme Tridentine, Philippe II met les richesses puisées en Amérique au service du culte catholique, dépensant sans compter pour la plus grande gloire de Dieu », détaillent Aymeric et Philippe Rouillac.
Un rare souvenir des ateliers de broderies liturgiques d’El Escorial
Avec la conquête napoléonienne, l’Escorial est vidé de ses trésors en 1809 pour servir l’ambition du nouveau roi d’Espagne, Joseph Bonaparte, frère aîné de Napoléon qui entend ériger au cœur de la capitale madrilène un musée réunissant les plus beaux témoignages de l’art ibérique – le Musée Josefino, ancêtre du Prado. Le transfert des œuvres souffre d’une documentation lacunaire et la trace de maintes broderies se perd. Hors d’Espagne, une poignée d’entre elles seulement sont référencées : deux sont installées au Trésor de la cathédrale du Puy-en-Velay suite à la donation de la collection Cougard-Fruman, deux autres sont conservées au Kunstgewerbemuseum de Berlin et au musée de Krefeld, en Allemagne, et une dernière demeure en mains privées. « C’est dire la rareté de ce Mariage de la Vierge », s’enthousiasment les commissaires-priseurs de la maison Rouillac qui dévoileront le 19 juin un ensemble de broderies provenant de la collection Josiane et Daniel Fruman, avec pour pièce maîtresse ce panneau brodé exceptionnel en or nué, exécuté au sein de l’atelier de broderies d’El Escorial autour de 1580-1586.
Atelier de broderies liturgiques du monastère San Lorenzo d’El Escorial, vers 1580-1586. Le Mariage de la Vierge en broderie d’or nué, fils d’or, de soie et d’argent. Espagne, fin du XVIe siècle. Haut. 28,5 Larg. 19,6 cm. Scène sans la bordure : Haut. 25,8 Larg. 18,5 cm. Estimation : 15 000 – 18 000 euros.
Sur fond d’architecture baroque, le panneau donne à voir le grand prêtre, au centre, qui unit la Vierge Marie auréolée à Saint Joseph, reconnaissable à son bâton fleuri. Cette scène, tirée de LaLégende dorée de Jacques de Voragine, évoque une gravure exécutée par l’artiste allemand Israhel van Meckenem (ca. 1445-1503) à partir d’un dessin perdu d’Hans Holbein le Vieux (ca. 1460-1524). Elle partage également certains détails avec une gravure d’Adriaen Collaert (1560-1618) d’après Jan van der Straet (1523-1605). La bordure, ornée de canetille, de brins de bouillon et d’un galon avec rehauts de cordonnets est typique, tant par sa technique que par ses dimensions, de celles façonnées à la fin du XVIe siècle à l’Escorial. « Un ensemble blanc, commencé en 1580 et terminé six années plus tard, est signalé comme étant brodé avec« des portraits entiers de vierges », poursuivent Aymeric et Philippe Rouillac. La spécialiste Maria Barrigón Montañés suggère que cet ensemble était en réalité décoré avec des scènes de la vie de la Vierge et utilisé pour la célébration du jour de Notre Dame. Aucun fragment de cet ornement n’étant conservé à El Escorial ou nulle part ailleurs, nous pouvons simplement avancer l’hypothèse que notre broderie soit l’une des rares reliques de cet ensemble disparu. »
La collection Fruman, un ensemble unique au monde de broderies anciennes
Estimée entre 15 000 et 18 000 euros, cette broderie sera vendue aux enchères à l’occasion de la vente annuelle de prestige organisée par la maison Rouillac les 19 et 20 juin au Château d’Artigny à Montbazon. Elle sera présentée aux côtés de douze autres broderies anciennes exceptionnelles provenant de la collection Fruman, dont un autre chef-d’œuvre attribué aux ateliers de broderies liturgiques du monastère San Lorenzo d’El Escorial (6 000 – 8 000 euros) et figurant Saint Jean-Baptiste. « La collection Fruman est non seulement majeure mais unique, explique Guillaume Kientz, Président de The Hispanic Society of America à New York. À bien des égards ils ont été pionniers dans l’appréciation moderne des broderies anciennes, avec une curiosité qui force l’admiration et inspire l’humilité aux plus grands spécialistes. Une partie de la collection Cougard-Fruman est aujourd’hui au Trésor du Puy, j’espère que ces pièces vendues aux enchères éveilleront chez d’autres collectionneurs la même passion et générosité que j’ai rencontrées chez Josiane et Daniel. Qui sait si par des chemins détournés, ces incroyables pièces ne viendront pas à leur tour, plus tard rejoindre les collections d’un musée et susciter par la même l’émerveillement et l’édification d’un jeune conservateur… et de milliers de visiteurs ! »
Par ROUILLAC à Montbazon
le 19/06/2022 : Atelier de broderies liturgiques du monastère San Lorenzo d’El Escorial, vers 1580-1586
Le Mariage de la Vierge
en broderie d or nué, fils d or, de soie et d argent. Les carnations, exécutées avec le point bouture obtenu croissant de soies au point satin les brins de filés or, après les avoir « dénudés » de la lame métal. La broderie des cheveux et barbes au point fendu, en suivant la direction des boucles ou des ondulations.
La bordure est ornée de canetille, de brins de bouillon et d’un galon brodé de deux lignes parallèles de cordonnet enserrant une grosse corde faite de quatre brins de filé or, sur lit de brins de sorbec de soie bleue et lame argent.
Espagne, fin du XVIe siècle.
Haut. 28,5 Larg. 19,6 cm.
Scène sans la bordure : Haut. 25,8 Larg. 18,5 cm.
Provenance :
– commande du roi Philippe II d Espagne (1527-1598).
– monastère royal San Lorenzo de El Escorial, probablement jusqu au début du XIXe siècle.
– collection Josiane et Daniel Fruman, depuis la fin du XXe siècle.
A late 16th century Spanish embroidered fabric by the royal monastery of El Escorial depicting the wedding of the Blessed Virgin Mary.
Une présentation exhaustive, avec sources bibliographiques et documentation, est disponible sur le site rouillac.com
Installé par Philippe II d Espagne dans le monastère San Lorenzo d El Escorial qu il vient de fonder, l atelier des broderies liturgiques de l Escorial réunit entre 1571 et 1598 les plus habiles artistes, brodeurs, artisans et passementiers, notamment des Flandres, d un empire sur lequel le soleil ne se couche jamais. L Espagne vit son « Siècle d or », dont l Escorial est la principale réalisation. Pesant de tout son poids dans la Contre-Réforme Tridentine, Philippe II met les richesses puisées en Amérique au service du culte catholique, dépensant sans compter pour la plus grande gloire de Dieu. L atelier de broderies liturgiques emploie à lui seul cent-neuf brodeurs et vingt-six passementiers travaillant sans relâche pour un monarque dont l ambition était d enlever à Atlas le poids du monde pour qu il puisse se reposer. Un inventaire de 1605 comptabilise ainsi plus de 1200 chasubles différentes ! Ces ateliers ont transformé en fils de soie, d or et d argent les dessins des plus célèbres artistes de leurs temps, dont les feuilles sont conservées à la bibliothèque Royale de Madrid ainsi que dans quelques-uns des plus grands musées du monde. Car avec la conquête napoléonienne, l Escorial est vidé de ses trésors en vue de créer un musée à Madrid, provoquant des disparitions et dispersions mal documentées. Pourtant, hors d Espagne, seule une poignée de broderies issues de ces ateliers légendaires sont conservées : deux dans le trésor de la cathédrale du Puy-en-Velay, deux en Allemagne, au Kunstgewerbemuseum de Berlin et au musée de Krefeld, et une dans une collection privée publiée par de Farcy en 1890 actuellement non localisée. C est dire la rareté insigne de ce Mariage de la vierge !
Probablement inspirée d une gravure par Israhel van Meckenem (autour de 1445-1503) sur la base d un dessin disparu de Hans Holbein le Vieux (autour de 1460-1524), notre scène reprend également certains détails d une gravure d Adriaen Collaert (1560-1618) d après Jan van der Straet (1523-1605). Colporté par la Légende dorée, le mariage de la Vierge n apparait pas dans les Evangiles. La vierge Marie, auréolée à gauche, est unie par le grand prêtre au centre à saint Joseph à droite, que l on reconnait à son bâton fleuri, dans un décor d architecture baroque. C est toutefois le galon de la bordure qui permet de dater avec précision cette broderie. Il reprend en effet les mêmes techniques et dimensions que des bordures parfaitement documentées conservées au monastère de l Escorial, au Puy-en-Velay, au musée de Krefeld et dans la collection publiée par de Farcy.
C est entre 1584 et 1587 que culminent dans la documentation de l Escorial les « ensembles en or nué ». Toute la surface de l uvre est couverte de brins de filés or, lancés et arrêtés seulement aux deux extrémités, croisés deux à deux de soies de différentes nuances pour former le dessin. Dans les endroits sombres, les points de soie se touchent pour recouvrir l or, tandis que les points de soie croisés sont plus ou moins éloignés pour laisser l or apparaitre dans les endroits clairs et lumineux. Un ensemble blanc, commencé en 1580 et terminé six années plus tard, est ainsi signalé comme étant brodé avec « des portraits entiers de vierges ». La spécialiste Maria Barrigón Montañés suggère que cet ensemble était en réalité décoré avec des scènes de la vie de la Vierge et utilisé pour la célébration du jour de Notre Dame. Aucun fragment de cet ornement n étant conservé à El Escorial ou nulle part ailleurs, nous pouvons simplement avancer l hypothèse que notre broderie soit l une des rares reliques de cet ensemble disparu. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 19/06/2022 : Attribué aux ateliers de broderies liturgiques du monastère San Lorenzo d El Escorial, vers 1579-1584
Saint Jean-Baptiste
en broderie d or nué, fils d or, de soie et d argent. Les carnations, exécutées avec le point bouture croisant de soies au point satin les brins de filés or, après les avoir « dénudés » de la lame métal. La broderie des cheveux et barbes au point fendu, en suivant la direction des boucles ou des ondulations.
Espagne, fin du XVIe siècle.
Haut. 24,2 Larg. 16,8 cm.
Provenance : collection Josiane et Daniel Fruman.
A late 16th century Spanish embroidered chasuble by the royal monastery of El Escorial depicting Saint John the Baptist.
Une présentation exhaustive avec sources bibliographiques et documentation est disponible sur le site rouillac.com.
La qualité du dessin et la précieuse exécution de notre panneau font de lui un chef-d uvre qui ne peut être issu que d un grand atelier. Le seul élément « exotique » qui pourrait nous permettre d identifier son atelier de production est le palmier très particulier à la droite de saint Jean-Baptiste. Il apparait dans une gravure représentant la Fuite en Egypte exécuté par Dürer vers 1503-1504, et interprété dans deux panneaux brodés presque identiques, avec le même sujet, issus de l atelier de broderies liturgiques d El Escorial. On retrouve dans ces trois uvres et notre panneau la même représentation de l écorce et des palmes.
Un ensemble de vêtements liturgiques décorés avec des broderies en or nué représentant des scènes de la vie de saint Jean-Baptiste est référencé au monastère d El Escorial. Il fut exécuté entre 1579 et 1584. En 1586, le brodeur Juan de Grijalba demandait d ailleurs une récompense financière pour le travail de quelques figures et mascarons qu il avait réalisés pour cet ensemble, disparu en totalité aujourd hui.
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Par ROUILLAC à Montbazon
le 19/06/2022 : Angleterre, 1849
Ange portant un écusson armorié, d après la « chasuble de Warwick » (1434-1445)
en broderie filé or et argent en couchure pour le fond, l écu et les animaux, tandis que l ange et le tertre sont en soies polychromes.
Etiquette au dos : « From a Chasuble / in the possession of / Rev W. Moore DD / Spalding : 1849 ».
Haut. 19 Larg. 22 cm.
Provenance :
– William Moore, pasteur à Spalding et vicaire de Moulton et Prebendary de Lincoln, Président de la Gentlemen’s Society de Spalding, 1849.
– collection Josiane et Daniel Fruman.
Une présentation exhaustive, avec sources bibliographiques et documentation, est disponible sur le site rouillac.com.
A 1849 English embroidered piece of fabric depicting an angel bearing a coat of arms, after the 1434-1445 « Warwick chasuble ».
Cette petite broderie est identique à celles qui se trouvent aux extrémités du bras d une croix de chasuble au Victoria Albert Museum de Londres (inv. 402 – 1907) datée entre 1434 et 1445. Ces dates correspondent pour la première au mariage d Henry de Beauchamp avec Cecily Neville et pour la seconde à la date de son décès. Il devient comte de Warwick en 1439 à la mort de son père et est fait Duc par Henri VI d Angleterre en 1445. Il meurt en 1446.
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Par ROUILLAC à Montbazon
le 19/06/2022 : France, vers 1700
Antependium de l Annonciation
en toile de laine blanchie imprimée d’un décor ramage crème donnant un aspect damassé pour le fond ; la broderie du champ faite de laines polychromes au point passé et la représentation de l’Annonciation en peinture à l’aiguille en soies polychromes.
Probable travail conventuel de la fin de l époque Louis XIV.
Haut. 92 Larg. 152 cm.
Provenance : collection Josiane et Daniel Fruman.
A ca. 1700 embroidered and painted woolen altar frontal depicting the Annunciation. Presumably made in a French convent.
Une présentation exhaustive, avec sources bibliographiques et documentation, est disponible sur le site rouillac.com.
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Par ROUILLAC à Montbazon
le 19/06/2022 : France, XVIIe siècle
Voile de calice avec la vierge Marie
en broderie métallique de fils d or au couché, canetille d or, lame d argent en relief sur corde et cordonnet d or pour les entourages et les enroulements. L encadrement du cartouche central est constitué d un rare enchevêtrement de deux cartisanes : fils d or enroulés sur une bande de parchemin ou carton.
Haut. 67 Larg. 63 cm.
Provenance :
– probablement un couvent des Ursulines.
– collection Josiane et Daniel Fruman.
A 17th century French embroidered chalice veil depicting the Holy Virgin Mary. Presumably made in a French Ursuline convent.
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Par ROUILLAC à Montbazon
le 19/06/2022 : Italie, Toscane, deuxième moitié du XVIe siècle
Parement de dalmatique aux armes de la famille Taglieschi d’Anghiari
en broderie presque totalement en couchure d’or et argent, avec de la soie polychrome pour les fleurs, feuilles et détails du blason, sur fond de satin rouge. Les motifs et les bordures sont liserés de cordonnet or.
Haut. 44 Larg. 51 cm.
Provenance :
– ancienne collection Salvatore Romano, Florence.
– collection Josiane et Daniel Fruman.
A 16th century Italian embroidered fabric panel bearing the coat of arms of the Taglieschi d’Anghiari family used to decorate a dalmatic tunic.
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le 19/06/2022 : Italie, Sicile, fin du XVIIIe siècle
Antependium à l agneau sur le livre des sept sceaux
en broderie d or, filé, frisé, lame et cannetille en couchure et gaufrure, rehaussée de paillettes et paillons or et émaillés rouges pour les sceaux du livre sur un gros de Tours ivoire. Les nuages sont en couchure de sorbec polychromes.
Haut. 100 Larg. 240 cm.
Provenance : collection Josiane et Daniel Fruman.
A late 18th century Italian embroidered altar frontal depicting the Lamb on the Book of the Seven Seals.
Une présentation exhaustive, avec sources bibliographiques et documentation, est disponible sur le site rouillac.com.
La représentation de l agneau endormi et couché sur la croix posée sur le livre de sept sceaux apparaît au centre de la croix au dos d une chasuble ayant appartenu probablement aux ornements de la chapelle du Palais de Versailles et aujourd hui au De Young Museum de San Francisco (Diane Mott, A set of Liturgical Vestments from the Time of Louis XIV, in Fine Arts, Museums of San Francisco, Spring/Summer 2008, p. 21-22). Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 19/06/2022 : Espagne, XVIe siècle
Les litanies de la Vierge
panneau brodé, dont le fond est en velours rouge. La broderie de l image centrale est en or nué pour les habits et au point fendu pour les visages et membres. Les symboles des litanies sont aussi brodés séparément, certains en relief, et appliqués. Les motifs en bordure sont en filé or, en couchure simple et gaufrure. Le champ est semé de paillettes bombées.
Haut. 48,5 Larg. 58,5 cm.
Provenance : collection Josiane et Daniel Fruman.
A 16th century Spanish embroidered panel depicting the litany of the Blessed Virgin Mary.
Une présentation exhaustive, avec sources bibliographiques et documentation, est disponible sur le site rouillac.com
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Par ROUILLAC à Montbazon
le 19/06/2022 : Travail probablement français du XVIIe siècle
La Circoncision de Jésus
panneau de broderie en soies polychromes au point fendu ou point de figure, dans un encadrement en filé et frisé or en couchure, filé et lame en guipure, rehauts de paillettes et canetille et soies polychromes pour les rideaux et les « plumes de paon ».
Haut. 32 Larg. 27 cm.
Provenance : collection Josiane et Daniel Fruman.
A 17th century presumably French embroidered fabric panel depicting the Circumcision of Jesus Christ.
Une présentation exhaustive, avec sources bibliographiques et documentation, est disponible sur le site rouillac.com. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 19/06/2022 : Espagne, fin du XVIe siècle
Guidon processionnel
en broderie de filé or en couchure à plat et en relief sur corde sur velours rouge. Les motifs en couchure sont cernés et agrémentés d un cordonnet or, qui est aussi utilisé pour les volutes. Les bords des guidons et les lambrequins sont cernés d un galon ibérique pourpre et or.
Haut. 62 Larg. 89 cm.
Provenance :
– collection José Moragas Pomar (1873-1945).
– collection Josiane et Daniel Fruman.
A late 16th century Spanish embroidered processional standard.
Une présentation exhaustive, avec sources bibliographiques et documentation, est disponible sur le site rouillac.com
Ce guidon processionnel (guion procesional) appartenait à la collection José Moragas Pomar (1873-1945), et a été exposé du 12 décembre 1959 au 7 janvier 1960, sous le numéro 54 de la section de broderies, dans la Sala Parés de Barcelone où ils furent probablement vendus. Il est donné comme « estandarte » et du début du XVIIe siècle. On indique par ailleurs que « le dessin des broderies fut fait en son temps par les grands maîtres de la peinture contemporaine, comme il est notoire et prouvé. A noter aussi leur excellent état de conservation ». Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 19/06/2022 : Italie, fin du XVIIe, début du XVIIIe siècle
Chasuble eucharistique au riche décor floral
en broderie en filés or pour les rinceaux, les n uds, les crochets et les volutes, en soies polychromes pour les fleurs, les branches et les feuilles, dite « aux deux endroits » sur deux fonds en gros de Tours, de couleurs ivoire et rouge.
Galon brodé de filé or en couchure, canetille, et filé au point plat or et argent.
Face : Haut. 115 Larg. 63,5 cm.
Dos : Haut. 115 Larg. 74 cm.
Provenance :
– suivant une attestation manuscrite jointe : offerte par la duchesse de Parme, Louise Marie Thérèse d Artois (Paris, 1819-1864, Venise), s ur du Comte de Chambord, à la Maison-Mère de la congrégation des Filles de la Croix, S urs de Saint André, à La Puye dans la Vienne.
– collection Josiane et Daniel Fruman.
A late 16th-early 17th century Italian embroidered chasuble depicting the Holy Eucharist. A gift from the Duchess of Parma to the Congregation of the Sisters of the Cross.
Une présentation exhaustive, avec sources bibliographiques et documentation, est disponible sur le site rouillac.com
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Par ROUILLAC à Montbazon
le 19/06/2022 : Travail italien entre 1675 et 1724
Deux blasons du cardinal Pietro Francesco Orsini, futur Benoit XIII
en cannelé à grosses côtes partiellement pinceautés et rehaussés de cordonnet argent et or pour les émaux : le chien en filé argent en couchure et les glands en soie cramoisie égayée d or.
Haut. 28 Larg. 22 cm.
Provenance : collection Josiane et Daniel Fruman.
Two late 17th-early 18th century Italian embroidered coats of arms of Cardinal Pietro Francesco Orsini (future Pope Benedict XIII) depicting the Circumcision of Jesus Christ.
Une présentation exhaustive, avec sources bibliographiques et documentation, est disponible sur le site rouillac.com. Voir le lot
Par ROUILLAC à Montbazon
le 19/06/2022 : France, fin du XIXe, début du XXe siècle
Chasuble au lys couronné de la litanie des saints
en broderie filée or en couchure et soies polychromes au point passé et passe empiétant.
Chasuble : Haut. 132 Larg. 138 cm.
Etole : Larg. 6,5 Long. 264 cm (hors frange).
Provenance : collection Josiane et Daniel Fruman.
A late 19th-early 20th century chasuble embroidered with a litany of saints and a fleur-de-lys pattern.
Une présentation exhaustive, avec sources bibliographiques et documentation, est disponible sur le site rouillac.com. Voir le lot