Les 24 et 25 mai, le commissaire-priseur Guillaume Cornet convie les amateurs d’art et d’histoire au cœur de la Sologne, pour une vente aux enchères exceptionnelle orchestrée dans un cadre d’exception, un château Renaissance rempli de trésors.
Édifié à la fin du XVe siècle par Philippe du Moulin, ami de jeunesse du roi Charles VIII, le château du Moulin ouvre ses portes pour deux journées d’enchères. Mobilier, tapisseries, sculptures, objets d’art et curiosités conteront plusieurs siècles d’histoire familiale. « C’est une vente rare, dans un cadre authentique. Le château conserve des pièces qui n’ont pas bougé depuis plus d’un siècle », souligne le commissaire-priseur Guillaume Cornet.
Un chef-d’œuvre de la sculpture médiévale autrefois attribué à Michel Colombe
Au catalogue de la vente figure une sculpture gothique de Sainte Catherine en pierre polychrome du XIVe siècle qui demeurait dans la même illustre famille depuis 1900 (6 000 à 8 000 euros). « Il apparaît qu’elle aurait été classée au titre des Monuments historiques par arrêté du ministre d’État chargé des affaires culturelles le 20 juillet 1962, avant que cette protection ne soit annulée par arrêté du 15 mai 1963 », précise l’experte Isabelle d’Amécourt. Cette œuvre fut attribuée par le passé à Michel Colombe et datée du XVe siècle par Paul Vitry, ancien conservateur du département des sculptures du musée du Louvre. « Cette datation nous semble trop tardive, une datation du XIVe siècle paraît plus juste« , précise l’experte. Son apparition sur le marché constitue un événement majeur pour les amateurs de sculptures. « Sa qualité, sa rareté et son ancienneté en font un chef-d’œuvre de la sculpture médiévale française », s’enthousiasme Guillaume Cornet.
Figure en pierre calcaire peint polychrome représentant Sainte Catherine France, XIVe siècle. Sa robe ornée de motifs floraux et de rinceaux avec des plis longs et droits, le manteau présente un orfroi; elle porte la roue de son martyre dans sa main gauche. Hauteur : 72 cm. Estimée entre 6 000 et 8 000 euros.
Parmi les pièces maîtresses de la vente figurent en outre une spectaculaire tapisserie Millefleurs fin XVe attribuée aux ateliers d’Arras ou de la Marche (12 000 à 18 000 euros), ainsi qu’un bureau plat en marqueterie Boulle d’époque Napoléon III (10 000 à 15 000 euros). « Chaque pièce raconte une histoire, chaque meuble, chaque tableau porte l’empreinte de ceux qui ont habité ce lieu unique. Nous sommes ravis de faire revivre ces trésors en les partageant avec le public », conclut Guillaume Cornet. La vente aura lieu sur place, au château du Moulin à Lassay-sur-Croisne, les 24 et 25 mai, et sera retransmise en direct sur le site Interencheres.
Par VALOIR POUSSE-CORNET Maison de ventes à Lassay-sur-Croisne le 24/05/2025 : BUREAU PLAT en marqueterie dite « Boulle » de laiton sur fond d’écaille, la ceinture à ressaut ouvrant par trois tiroirs, les côtés ornés au centre d’un masque de satyre, les pieds galbés terminés par des griffes feuillagées, le plateau recouvert de cuir et ceint d’une lingotière appliquée aux écoinçons de coquilles rocailles. Riche ornementation de bronze doré. Certains bronzes attribuables à Joseph-Emmanuel Zwiener.
Travail inspiré par André-Charles Boulle, d’époque Napoléon III
75 x 180 x 90 cm. Usures, petits accidents. Insolé. Une poignée de tirage à refixer. Voir le lot
Par VALOIR POUSSE-CORNET Maison de ventes à Lassay-sur-Croisne le 24/05/2025 : Panneau de fine Tapisserie d AUDENARDE, Flandres
« La noce de Gombault et Macée » tiré de la tenture des Amours de Gombault et Macée, d’après le poème d’Henri Baude (1415-1490), probablement d’après les cartons de Laurent Guyot (1574-1644).
Laine et soie.
Fin du XVIème – Début du XVIIème siècle.
H : 235 – L 420 cm
Tapisserie galonnée. Quelques usures dans les galons. Manque les bordures. Tapisserie non doublée
Provenance : A. Griffon, acquis le 23 mars 1904 pour la somme de 2000 francs
La légende dit que la Tenture des Amours de Gombault et Macée et notamment notre tapisserie de la Noce symboliserait le mariage de Charles VIII et d’Anne de Bretagne (1491). On pense que son auteur est Henri Baude, poète du XVème siècle, contemporain de François Villon et compagnon de Charles VIII comme Philippe du Moulin, laissa un recueil de poèmes « Dicts moraux pour mettre en tapisserie ».
Tout porte à croire qu’il s’agit bien du célèbre mariage. Macée porte une couronne et les costumes portés par les mariés sont plus raffinés et plus élégants que les costumes portés par les berbères et bergers de l’époque. Gombault est richement habillé d’une chamarre brodée de fleurs à son chapeau. Les poulaines, chaussures du moyen âge ont été portées jusqu’à la fin du XVe siècle. La longueur et la courbe de la chaussure prouvent aussi de la noblesse des personnages. Enfin, on note la présence en contre fond, en perspective, de maisons et des montagnes des Ardennes finement dessinées.
Ce Rare panneau de tapisserie est à la base de nombreuses tapisseries qui ont été tissées par la suite.
Une tapisserie similaire se trouve au Gruuthuse Museum de Bruges
Expert : Frank Kassapian Voir le lot
Par VALOIR POUSSE-CORNET Maison de ventes à Lassay-sur-Croisne le 24/05/2025 : Figure en pierre calcaire peint polychrome représentant Sainte Catherine
France, XIVème siècle.
Sa robe ornée de motifs floraux et de rinceaux avec des plis longs et droits, le manteau présente un orfroi; elle porte la roue de son martyre dans sa main gauche
Hauteur : 72 cm
Provenance : Acquis par Monsieur de M., château du Moulin à Lassay-sur-Croisne (Loir-et-Cher), vers 1900, puis par descendance au propriétaire actuel.
Historique :
La sainte Catherine du château du Moulin (cote 1684 W 13). Il apparaît qu’elle aurait été classée au titre des Monuments historiques par arrêté du ministre d’État chargé des affaires culturelles le 20 juillet 1962, avant que cette protection ne soit annulée par arrêté du 15 mai 1963. Nous remercions les Archives départementales du Loir-et-Cher de nous avoir communiqué les documents, arrêtés et correspondances sur l’historique de notre Sainte Catherine. Nous tenons à disposition ces documents sur demande.
Bibliographie :
P. Vitry, Paul Michel Colombe et la sculpture française de son temps, 1901, pp. 75-76.
Bibliographies comparatives :
J-R Gaborit, Art Gothique- Histoire Mondiale de La Sculpture, Hachette, 1978.
P-Y Le Pogam, La sculpture gothique: (1140-1430), Hazan, 2020.
Sainte Catherine d’Alexandrie est une figure importante de la chrétienté, souvent célébrée comme une martyre. Selon la tradition, elle aurait vécu au IIIe ou IVe siècle à Alexandrie, en Égypte. Fille d’un noble païen, elle aurait reçu une éducation exceptionnelle, devenant une érudite et une oratrice talentueuse. L’histoire raconte qu’elle se serait convertie au christianisme et aurait commencé à prêcher la foi chrétienne, attirant l’attention de l’Empereur Maxence. Ce dernier, furieux de ses discours et de sa popularité, aurait tenté de la convaincre de renoncer à sa foi et de l’épouser, mais Catherine aurait refusé.
Sainte Catherine comme ici est souvent représentée avec une roue, appelée la « roue de la torture » Selon la tradition, elle aurait été condamnée à être torturée sur une roue, mais celle-ci se serait brisée au moment de son martyr, ce qui est considéré comme un signe de sa sainteté.
La Sainte Catherine ici présente devait probablement tenir de sa main droite une épée ou une palme et fouler de son pied droit l’empereur Maximilien. Le visage est doux, charmant entouré de longs cheveux ondulés. Sa robe, dont les plis tuyautés soulignent la verticalité du corps et viennent s’écraser en biais sur le sol, est couverte d’un grand manteau dont le pan, drapé sur le torse en ondes régulières, est coincé sous le bras gauche et la roue, formant une cascade de plis en arabesques et « en cornets ». Paul Vitry dans son ouvrage (op. cit.,) datait Sainte Catherine du XVè siècle ce qui nous semble trop tardif et une datation du XIVè siècle paraît plus juste.
Elle est demeurée dans la même illustre et honorable famille française depuis 1900 et son apparition sur le marché est un évènement majeur pour les collectionneurs, amateurs et experts.
Expert : Isabelle d’Amécourt art advisory
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Par VALOIR POUSSE-CORNET Maison de ventes à Lassay-sur-Croisne le 24/05/2025 : LIT À DAIS en chêne sculpté de plis de serviettes et deux colonnettes d’angle aux armes de Philippe du Moulin et décor d’écailles et de torsades sans effet de symétrie ni de répétition.
Style du XVe siècle, fin du XIXème siècle. A décheviller.
Haut : 245cm – Long : 214cm – Prof : 180 cm
Il s’agit d’une copie du lit de Rigaud d’Aureille fin du XVème siècle provenant du château de Villeneuve-Lembron et conservé au Musée des Art décoratifs de Paris, n° Inv. PE 968). Rigaud d’Oureilles, maître d’hôtel des rois de France, de Louis XI à François Ier et ambassadeur auprès des grandes cours d’Europe. Voir le lot
Par VALOIR POUSSE-CORNET Maison de ventes à Blois le 25/05/2025 : ARMOIRE MALOUINE en chêne ouvrant par quatre vantaux, les montants en demi colonnes torsadés, les côtés panneautés.
Vers 1700.
Haut : 220cm – Prof : 85cm. Long : 205cm.
Quelques manques, usures Voir le lot
Par VALOIR POUSSE-CORNET Maison de ventes à Blois le 25/05/2025 : LIT A BALDAQUIN en noyer composé d’éléments anciens (la traverse), les montants à cannelures et pieds godronnés. Il est agrémenté d’une tapisserie.
XIXème siècle.
Haut : 260cm. Long : 220cm. Prof : 200cm
Avec deux sommiers 1 place côte à côte. Dim : 196 x 172 cm. (Usures, manque de bois à un pied notamment). Situé dans des étages, à démonter impérativement. Voir le lot
Par VALOIR POUSSE-CORNET Maison de ventes à Lassay-sur-Croisne le 24/05/2025 : VINGT CHAISES en noyer mouluré, entretoise en H, l’assise et le dossier garnis de cuir gaufré et polychromé.
Fin du XIXème siècle, certaines plus anciennes.
91 x 47 x 42 cm (variantes).
Accidents, manques et déchirures. Joint : chutes de cuir
Provenance indiquée par les propriétaires actuels : Château de Murat Voir le lot
Par VALOIR POUSSE-CORNET Maison de ventes à Lassay-sur-Croisne le 24/05/2025 : PAIRE DE BUSTES en bronze à patine brune représentant Racine et Corneille reposant sur une colonne tronquée en marbre bleu turquin.
XIXème siècle.
Haut : 33 cm Voir le lot
Par VALOIR POUSSE-CORNET Maison de ventes à Lassay-sur-Croisne le 24/05/2025 : PAIRE D’IMPORTANTES BERGERES à haut dossier en noyer, piétement dit en os de mouton
En partie d’époque Louis XIII, l’une plus récente.
118 x 65 x 60 cm.
Usures, accidents et restauration. Voir le lot
Par VALOIR POUSSE-CORNET Maison de ventes à Lassay-sur-Croisne le 24/05/2025 : Paire de CANDELABRES en laiton doré à deux bras de lumière.
Style Renaissance.
H. totale : 55 cm.
H. sans abat-jour 35 cm. Voir le lot