Du 7 au 9 août, Biarritz Enchères organise ses traditionnelles ventes du Palais. Au programme cette année, quatre vacations thématiques successives : bijoux et montres, arts classiques, arts du XXe siècle et grands vins et alcools.
« Ces ventes du Palais existent depuis 36 ans, se félicite le commissaire-priseur Paul Clérisse. Mon grand-père avait commencé à les organiser, et cela ne s’est plus jamais arrêté ! » Année après année, ces ventes organisées dans l’Hôtel du Palais de Biarritz ont pris de l’ampleur, et c’est désormais quatre ventes thématiques qui accueillent les enchérisseurs dans les premiers jours d’août.
De Boucheron à Louis Valtat : bijoux et arts classiques
Les bijoux et les montres ouvrent la session de cette année le vendredi 7 août, avec notamment un large bracelet manchette dit chenille couvert de 646 diamants taille brillant (80 000 à 85 000 euros), ou une demi parure Boucheron en rubis et diamants composée d’un collier et de pendants d’oreilles (60 000 à 80 000 euros).

Deuxième étape, les Arts classiques, « avec trois tableaux de Louis Valtat, qui viennent de la même succession, et datent à peu près de la même période de l’artiste », précise le commissaire-priseur. Situés dans les années 1910-1920, ces huiles sur toile estimées entre 4 000 et 20 000 euros représentent des fleurs pour deux d’entre elles et une vue de plage avec parasol pour la troisième.

Paul Clérisse signale également une délicate aquarelle d’Eugène Boudin (3 000 à 5 000 euros) montrant des personnages sur la plage, en indiquant qu’elle va être incluse au catalogue raisonné de l’artiste. C’est lors de cette vacation que sera présentée la vue du casino disparu de Biarritz par Fortuné Mollot, une toile qui a fait l’objet d’un précédent article.

Dom Robert, Mithé Espelt, Petrus Pomerol : arts du XXe siècle et grands vins
Le samedi 8 août sera consacré aux Arts du XXe siècle, parmi lesquels deux grandes tapisseries de Dom Robert, « de l’atelier de Suzanne Goubely à Aubusson, une achetée directement à l’atelier, l’autre acquise par l’intermédiaire d’un ami de Dom Robert », ajoute le commissaire-priseur. Ces deux tapisseries spectaculaires sont estimées entre 15 000 et 45 000 euros.

De format plus réduit, une huile sur toile signée de Moïse Kisling intitulée Mimosas (12 000 à 15 000 euros) date plutôt du début de sa carrière et n’a probablement jamais été présentée aux enchères.
Au catalogue figurent aussi onze objets par Mithé Espelt « dont la cote ne cesse de monter ! Et quelques-uns sont faits avec le rouge basque qu’elle a très peu utilisé, ils devraient avoir du succès ici à Biarritz », espère Paul Clérisse. Six miroirs, trois boîtes ou coffrets et une intéressante paire de lampes (modèle unique Lauburu jamais édité et rehaussé de rouge basque, estimation 4000 à 6 000 euros) sont au programme.

Le marathon de ventes se terminera le dimanche 9 août avec plus de 500 lots de vins et alcools. L’expert Pascal Kuzniewski s’est chargé d’estimer une importante sélection de Petrus Pomerol : un magnum de 2016 (5000 à 6 000 euros), deux bouteilles de 2012 en caisse de bois (3 600 à 4 400 euros), une bouteille de 2000 (3 200 à 3 800 euros), une autre de 2010 (2 600 à 3 200 euros)…