Le 17 octobre, Pierre-Guillaume Klein présente lors de la quatrième édition de sa vente Quintessence un rare régulateur de précision signé Lépine, horloger de l’impératrice Joséphine.
Sous le Premier Empire, les meilleurs horlogers parisiens rivalisent de savoir-faire pour satisfaire la nouvelle cour. Le régulateur qui sera présenté le 17 octobre à Vezin-le-Coquet en offre un exemple remarquable. « Il appartient au cercle restreint des régulateurs de bureau à calendrier astronomique complet réalisés à Paris au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, et témoigne d’une recherche horlogère particulièrement ambitieuse », souligne le commissaire-priseur Pierre-Guillaume Klein de la maison Ouest Enchères Publiques.
Un régulateur de haute précision
Outre les heures, les minutes et les secondes, son cadran émaillé indique les phases et l’âge de la lune, le jour, la date, le mois et l’année. Le mouvement est réglé par un balancier compensateur à grille, qui corrige les effets de la température sur la marche de l’horloge. « Ce dispositif renforce son caractère scientifique et sa vocation première d’instrument de mesure du temps de haute précision », précise Pierre-Guillaume Klein. Cette rigueur technique s’accompagne d’un décor dans le goût Empire : la caisse en acajou est ornée de bronzes dorés, avec des pilastres coiffés de têtes égyptiennes, des Renommées et des frises de palmettes.

Lépine, horloger de l’Impératrice
Le nom de Lépine est l’un des plus illustres de l’horlogerie française. Horloger de Louis XV puis de Louis XVI, Jean-Antoine Lépine (1720-1814) a donné son nom à un calibre de montre qui a fait date. Sous l’Empire, son gendre Pierre-Claude Raguet, dit Lépine, dirige l’atelier et fournit les dignitaires du régime ainsi que l’entourage de Joséphine. La maison porte alors le titre d’« Horloger de l’Impératrice », employé seulement entre 1805 et 1809. « Cette signature constitue un précieux élément de datation et rattache notre régulateur aux années les plus prestigieuses du Premier Empire », explique le commissaire-priseur.
Les amateurs de l’Empire trouveront également un autre motif d’intérêt dans la vente : un aigle provenant du palais des Tuileries, récupéré après l’incendie de 1871.
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