Le 4 novembre 2020 | Mis à jour le 4 novembre 2020

Artifexio : le Shazam de l’art contemporain vendu aux enchères

par Diane Zorzi

Lancée en 2019, Artifexio a été conçue sur le modèle de l’application Shazam pour mettre en relation les galeries ou marchands d’art contemporain avec de potentiels acheteurs, grâce à un système de reconnaissance d’images. Cette technologie innovante sera vendue aux enchères le 5 novembre avec une mise à prix fixée à 3 000 euros.

 

Demain à 10h, la commissaire-priseur Juliette Jourdan vendra aux enchères une solution digitale innovante, lancée en 2019 par une startup nantaise : Artifexio. Baptisée « le Shazam de l’art contemporain », cette application web et mobile est dotée d’un moteur d’Intelligence Artificielle unique au monde permettant à ses utilisateurs d’identifier une œuvre d’art à partir d’une simple photographie prise avec un smartphone dans une galerie, une exposition, un magazine ou encore dans la rue. Mais au contraire d’applications comme Smartify, Artifexio a été conçue à destination des acteurs du marché de l’art. « Il ne s’agit pas d’une application culturelle grand public, mais plutôt d’un outil de mise en relation entre les collectionneurs et les vendeurs, qu’il s’agisse de galeries ou de marchands d’art, précise Florele Chauveau, clerc de commissaire-priseur judiciaire au sein de l’étude Antonietti-Jourdan. Le système de reconnaissance visuelle permet de générer et d’entretenir une communauté d’amateurs d’art qui sont des clients potentiels. »

 

Une application innovante d’intermédiation entre les collectionneurs et les galeries d’art contemporain

Avec cette application, les utilisateurs ont accès à une base de données d’œuvres d’art similaires à leur recherche et proposées à la vente par les galeries ou marchands partenaires qui bénéficient quant à eux d’un carnet d’adresses de prospects et clients. L’application accompagne ainsi les amateurs d’art contemporain de la découverte de leur prochain coup de cœur artistique à leur achat. Un site web de mise en situation des œuvres d’art dans un décor accompagne l’outil, donnant aux collectionneurs tout le loisir de se projeter avec ses futures acquisitions. « Nous joignons également à la vente la solution web Artcodice qui est un site de production de certificats d’authenticité destiné aux artistes qui souhaiteraient enregistrer leurs œuvres pour se prémunir de toute copie », ajoute Florele Chauveau. Cette vente, qui fait suite à une liquidation judiciaire de la société et qui se déroulera à huis clos depuis Nantes, comprend ainsi les solutions digitales Artifexio et Artcodice qui seront toutes deux proposées aux enchères avec leurs marques et noms de domaine associés.

 

Une solution digitale à développer en Europe

Ces dernières années, les ventes aux enchères de biens incorporels, tels que les marques, les noms de domaine ou les brevets, se développent au sein des études des commissaires-priseurs judiciaires. Elles permettent aux acquéreurs de bénéficier de la notoriété déjà acquise par la société dont les actifs sont vendus aux enchères. A cet égard, la solution Artifexio compte, malgré son jeune âge, vingt-deux galeries partenaires en Europe et affiche près de 10 000 téléchargements sur iOS et Android, soit une base particulièrement intéressante à exploiter pour les sociétés spécialisées dans l’intermédiation entre collectionneurs, galeries et marchands d’art. La mise à prix est fixée à 3 000 euros et les enchérisseurs sont invités à déposer au préalable une caution auprès de la maison de ventes.

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