Un rare saphir du Cachemire estimé à plus de 200 000 euros aux enchères à Brest
Le commissaire-priseur Yves Cosqueric présentera aux enchères le 17 mars à Brest un rare et précieux saphir du Cachemire monté sur une bague. Il est estimé à plus de 200 000 euros.
Le saphir du Cachemire que s’apprête à dévoiler aux enchères la maison de vente Adjug’Art provient d’une famille d’aristocrates. Il était à l’origine serti, avec son jumeau, sur une paire de boucles d’oreilles dormeuses. « Dans cette famille, le hasard des successions a mené à séparer les deux saphirs : l’un a été monté sur une broche, l’autre sur une bague », explique le commissaire-priseur Yves Cosquéric, connu du grand public comme l’un des experts de l’émission « Affaire conclue ».
Voilà une quinzaine d’année, le propriétaire actuel lui a confié à la vente la broche héritée de sa tante, elle a été adjugée 230 000 euros au marteau. Le même vendeur lui confie aujourd’hui la bague de sa mère. « Il compte se servir du produit de l’adjudication pour faire des travaux dans son château », révèle le commissaire-priseur.
Un saphir Bleu Cornflower très recherché sur le marché
Les deux pierres sont issues de la même ancienne mine du Cachemire, seule source à avoir produit ce bleu très intense et velouté appelé « cornflower » ou « royal blue ». L’exploitation du gisement n’a duré que quelques dizaines d’années autour de 1880, les saphirs avec cette origine sont donc extrêmement rares – et recherchés – sur le marché. Un saphir du Cachemire serti sur une bague en or du XIXe siècle a ainsi été adjugé 407 000 euros, frais inclus, le 30 novembre dernier par la maison Farran.
Yves Cosquéric a néanmoins décidé de commencer avec une estimation très raisonnable de 200 000 à 250 000 euros, « même si pour des saphirs de cette qualité, il faut plutôt compter entre 50 000 et 60 000 euros le carat… J’ai aussi averti l’acheteur de la première pierre, il aura ainsi la possibilité unique de reconstituer la paire d’origine. »