Le 19 février à La Courneuve, la maison Leducq proposera aux enchères deux rares automobiles françaises des années 1950 issues de la collection d’un musée, ainsi qu’une quinzaine de motos tricolores datant de 1920 aux années 1970.
La notoriété de la Hotchkiss Grégoire peut être considérée comme inversement proportionnelle à sa production, limitée à 247 exemplaires seulement, produits entre 1950 et 1954. Un éclat qui doit beaucoup au rôle qu’elle a joué dans la cessation des activités automobile de son constructeur Hotchkiss, mais aussi dans la célébrité de son concepteur, Jean-Albert Grégoire. Celui qui a eu l’intelligence de vanter ses propres mérites dans une autobiographie à succès, y avait concentré toutes ses idées : structure en aluminium, suspension entièrement indépendante, traction avant, moteur à plat et aérodynamisme soigné. Des caractéristiques novatrices qui en ont fait une auto très souvent exposée dans les musées. C’est justement le destin de celle qui sera proposée le 19 février aux enchères par la maison Leducq. Elle a en effet été longtemps résidente de l’ancien Musée de l’Automobile de Villiers-en-Lieu. A ce titre elle n’a pas roulé depuis des décennies et nécessite une remise en route approfondie (4 000 — 6 000 euros).
Par Leducq Maison de Ventes aux enchères à La Courneuve le 19/02/2026 : FORD Comète type FBAFM 1953
N°série : 1159.
– Création FACEL-METALLON.
– V8 français.
– Beaucoup plus rare qu’une 300SL ..!
Au sortir de la guerre, la société Ford France, filiale française du géant américain, hésite à rester sur le sol hexagonal, puis décide finalement de présenter en 1948 une limousine nouvelle, dérivée d’un projet jugé trop petit pour les américains, la Ford Vedette. Contre toute attente, celle-ci rencontre un succès, représentant un élégant haut de gamme pour la bourgeoisie française. Le président de Ford France souhaite néanmoins trouver un moyen d’élargir la gamme en dérivant de sa limousine une version plus ludique et sportive, et surtout plus française dans sa ligne et son élégance. Il fait appel au styliste et ingénieur Jean Daninos qui s’inspire d’un dessin des établissements Farina et va assembler la nouvelle Ford Comète dans son usine Facel-Métalon de Dreux. Il en dérivera dès 1956 la nouvelle marque FACEL. La Comète a été produite de 1951 à 1955, à seulement 3054 exemplaires.
Source : Vedette. Le grand livre, par Dominique Pagneux, éditions E.P.A., 1996.
Cette auto provient de la collection de l’ancien Musée de l’Automobile Française de Villiers-en-Lieu, collection Philippe Charbonneau. Elle se présente en bel état de conservation. Il convient de préciser que la voiture n’a pas bougé de son parking depuis le jour de son acquisition il y a plus de 30 ans. La carrosserie, de coloris vert mousse, ne présente aucune trace de corrosion. La peinture est belle dans l’ensemble mais mériterait un polish général. La baguette de bas de caisse avant gauche est décollée, et il manque les deux logos Facel sur les ailes avant.
L’intérieur est dans son jus. Les garnitures en cuir bleu sont en état d’usage mais sans déchirures. Le tableau de bord est en bon état et complet. Le compteur affiche 87.000 km. Le ciel de toit est à refaire.
L’espace moteur est propre et complet. L’automobile est équipée d’une boîte de vitesse électromagnétique Cotal.
Le véhicule est vendu en l’état, sans aucune garantie, et sans CG ni CT. Il faut prévoir une démarche auprès de la FFVE pour obtenir une attestation en vue d’une carte grise de collection.
Ce véhicule n’ayant pas tourné depuis de très nombreuses année, il est impératif qu’il fasse l’objet d’une remise en route méticuleuse et d’une révision des organes de sécurité. Enlèvement obligatoire sur plateau. Voir le lot
Par Leducq Maison de Ventes aux enchères à La Courneuve le 19/02/2026 : HOTCHKISS Grégoire
N°série 587.
– Voiture d’ingénieur.
– Châssis en aluminium coulé.
– Seulement 247 exemplaires produits !
Ingénieur aussi fantasque qu’égocentrique, mais néanmoins talentueux, ce qui excuse bien des choses, Jean-Albert Grégoire militait pour que l’automobile perde du poids. Il propose en 1948 un prototype dont le châssis et le tablier sont réalisés en aluminium coulé. Il arrive a convaincre la direction de l’entreprise française Hotchkiss, qui cherche avec difficulté à rebondir après la libération, de produire son modèle novateur, dont l’assemblage commence en 1951. Inventive et audacieuse, l’Hotchkiss Grégoire aligne plusieurs innovations : châssis-auvent en Alpax, moteur boxer à 4 cylindres, 4 roues indépendantes, suspension variable brevetée par Grégoire, et un dessin lui permettant d’afficher un CX révolutionnaire pour l’époque. Hélas vendue à un tarif prohibitif, produit à petite vitesse et victime d’une esthétique audacieuse, elle ne rencontra pas le succès escompté. Cela en fait aujourd’hui une automobile exceptionnelle et rare.
Cette auto provient de la collection de l’ancien Musée de l’Automobile Française de Villiers-en-Lieu, collection Philippe Charbonneau. Elle se présente en bel état de conservation. Il convient de préciser que la voiture n’a pas bougé de son parking depuis le jour de son acquisition il y a plus de 30 ans. La carrosserie est en bel état et ne présente pas de corrosion, à l’exception du pare-choc avant endommagé le jour de l’acquisition par un transporteur incompétent. Les deux ailes avant portent des traces de surface du frottement du pare-choc.
L’intérieur est dans son jus. Les garnitures en cuir vert sont en état d’usage mais sans déchirures. Le tableau de bord est en bon état et complet. Le ciel de toit est en parfait état. Le compteur affiche 80.792 km. Le volant est en mauvais état. L’espace moteur est propre et complet.
Le véhicule est vendu en l’état, sans aucune garantie, et sans CG ni CT. Il faut prévoir une démarche auprès de la FFVE pour obtenir une attestation en vue d’une carte grise de collection.
Ce véhicule n’ayant pas tourné depuis de très nombreuses année, il est impératif qu’il fasse l’objet d’une remise en route méticuleuse et d’une révision des organes de sécurité. Enlèvement obligatoire sur plateau. Voir le lot
Par Leducq Maison de Ventes aux enchères à La Courneuve le 19/02/2026 : CITROËN type C 5HP 1923
N°série 16078.
– Un jouet.
– Restauration facile.
– Icône de la marque.
Second modèle présenté par André Citroën, tout juste deux ans après la création de la marque, le type C 5HP vise à démocratiser la gamme et toucher une clientèle plus individuelle : docteurs, commerçants, représentants de commerce, professionnels itinérants, célibataires, etc. Surnommée « la petite citron » du fait de son principal coloris jaune à sa sortie, le type C va largement contribuer au succès fulgurant du constructeur.
L’automobile que nous vous présentons est sortie de chaîne en août 1923. Elle est dans son jus, à restaurer, et complète hormis son verre de pare-brise. Elle présente de nombreuses traces d’usage. La capote est HS, tout comme les pneumatiques.
Le véhicule est vendu en l’état, sans aucune garantie, et sans CG ni CT. Il faut prévoir une démarche auprès de la FFVE pour obtenir une attestation en vue d’une carte grise de collection.
Ce véhicule n’ayant pas tourné depuis de très nombreuses année, il est impératif qu’il fasse l’objet d’une remise en route méticuleuse, d’une restauration, et d’une révision des organes de sécurité. Enlèvement obligatoire sur plateau. Voir le lot
Par Leducq Maison de Ventes aux enchères à La Courneuve le 19/02/2026 : PEUGEOT type CM1 110 cm³ circa 1920.
Monocylindre 2 temps – Moteur non bloqué – Beau jus d’origine – Sans CG. Voir le lot
Par Leducq Maison de Ventes aux enchères à La Courneuve le 19/02/2026 : KOEHLER ESCOFFIER 100 BMA type KS3 circa 1937.
Monocylindre – Dans son jus d’origine – Sans CG.
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Par Leducq Maison de Ventes aux enchères à La Courneuve le 19/02/2026 : ALCYON type 23 circa 1950
Monocylindre – Moteur non bloqué – Dans son jus d’origine – Sans CG – A redémarrer Voir le lot
Ford Comète et Peugeot centenaire
Un autre modèle français légendaire des années 1950 sera également présenté à la vente : la Ford Comète, un coupé dessiné par Jean Daninos avant l’aventure Facel Véga. Ses lignes pures et son V8 en faisait, lors de sa sortie, un modèle réellement haut-de-gamme, produit à quelques 3 054 exemplaires. Equipé d’une transmission semi-automatique Cotal, l’exemplaire aux enchères a la même provenance que la Hotchkiss Grégoire et nécessitera en conséquence une remise en route complète malgré son état cosmétique intéressant (15 000 — 20 000 euros).
La vacation compte également plusieurs motos françaises rares : Alcyon Type 23 de 1950 (500 — 800 euros), Koehler Escoffier 100 BMA de 1937 à restaurer (200 — 300 euros), ou encore une plus que centenaire mais bien préservée Peugeot CM1 110 cm3 de 1920 (1 500 — 2 000 euros).