Ensemblier autodidacte d’origine alsacienne, Jacques-Emile Ruhlmann s’illustra à Paris dès le début du XXe siècle à travers le mobilier, le papier peint mais également en tant que décorateur. Retour sur cette figure majeure des arts décoratifs français.
1. Il est surnommé le « Riesener de l’Art déco »
Jacques-Emile Ruhlmann (1879-1933), celui que l’on considère aujourd’hui comme un acteur majeur du style 1925, était à son époque déjà surnommé le « Riesener de l’Art déco ». Cet élogieux surnom lui est attribué pour plusieurs raisons : le décorateur s’inspire de deux ébénistes du XVIIIe siècle, Riesener et Weisweiler, en leur empruntant le sens de la précision dans la fabrication des meubles. Mais le surnom lui vient également de sa célébrité. En effet, Riesener était à son époque l’ébéniste favori de Marie-Antoinette et un maître dans l’art du mobilier Louis XVI, tout comme l’était Ruhlmann pour la France et l’Art Déco.
Jacques-Emile Ruhlmann, attribué à. Suite de huit chaises en placage d’ébène de Macassar. Estimation : 1 000 – 1 500 euros.
2. Il acquiert une renommée à l’internationale à l’Exposition des Arts décoratifs et industriels de 1925
C’est en 1925 que Ruhlmann se fait remarquer par le grand public, le pavillon du Collectionneur impressionnant les visiteurs à la fois par son architecture signée Pierre Patout, sa décoration et son ameublement. Il s’agit ici d’un travail d’ensemblier, comme le disait Ruhlmann, et non de décorateur. L’ensemblier ne crée pas uniquement le mobilier, mais il travaille également la pièce qui l’entoure, du choix du papier peint au fauteuil en passant par les luminaires. Ruhlmann dessinera d’ailleurs chacun de ces éléments lors de l’exposition, mais aussi tout au long de sa carrière. L’Exposition des Arts décoratifs et industriels de 1925 est le point de départ de la diffusion internationale du mouvement Art déco qui s’exporte alors à New-York, Shanghai ou encore São Paulo, donnant ainsi naissance aux gratte-ciels que l’on connait aujourd’hui.
Jacques-Emile Ruhlmann. Table de salle à manger en placage d’ébène de Macassar. Estimation : 4 000 – 6 000 euros.
3. Il a choisit l’Art déco plutôt que le modernisme
Dès 1920, deux styles de mobilier opposés à l’Art nouveau, se confrontent, avec des idéaux bien différents. Tandis que le modernisme défend les valeurs humanistes avec des meubles pour lesquels le fonctionnalisme et la distribution au plus grand nombre sont primordiales, Ruhlmann et l’Art déco, cherchent quant à eux le luxe, la qualité du matériau et s’adressent à une clientèle aisée. C’est cette recherche même de prestige qui guide l’artiste dans le choix de ses matériaux, prestataires et clients. En effet, Jacques-Emile Ruhlmann ne laisse rien au hasard. Dessinateur de mobilier et non ébéniste de métier, c’est par ses croquis et esquisses au crayon ou au fusain, que le créateur confie la fabrication de son œuvre d’abord aux ébénistes du Faubourg Saint-Honoré, puis en interne dans son entreprise qui emploiera jusqu’à cent personnes. Au sein du mouvement de Art Déco, le créateur n’est plus nécessairement le fabricant.
Jacques-Emile Ruhlmann. Important meuble de rangement en placage d’ébène de Macassar à caisson cubique. Estimation : 30 000 – 35 000 euros.
4. Il a le goût du détail et de la qualité
Avec Ruhlmann, le mobilier Art déco se doit d’être à la fois luxueux et raffiné, affichant des finitions parfaites. Cette perfection passe notamment par le choix des matériaux. Ainsi le bois est fin et de belle texture, tel l’ébène de Macassar, l’acajou de Cuba, le palissandre des Indes, l’amarante ou le bois de violette ; les placages sont riches comme la loupe de noyer, de frêne ou d’amboine ; et les ornements sont exécutés à partir de matériaux luxueux remis au goût du jour tels que le galuchat (cuir de poisson) et la peau de serpent. Dès 1925, l’artiste ira jusqu’à améliorer les ornements avec du bronze, du cuivre, du métal chromé ou encore de la marqueterie d’ivoire. Mais ce qui fait la renommée de l’ensemblier c’est l’harmonie qui se crée entre les matériaux utilisés, la réconciliation de la ligne et la couleur. C’est ce sens du détail et de la qualité qui attire le tout-Paris dont le couturier Jacques Doucet, l’orfèvre Jean Puiforcat, la comédienne Jane Renouardt ou encore l’Etat français qui passa de nombreuses commandes pour l’Elysée et l’Assemblée Nationale.
Jacques-Emile Ruhlmann. Cabinet « Spécial Ventre » en bois de palissandre, estampillé, daté 1933 au dos. Estimation : NC.
5. Il bat des records aux enchères
S’il est un artiste français du mobilier Art déco qui bat des records aux enchères, c’est bien Ruhlmann. De plus en plus rare sur le marché, le mobilier d’origine de l’ensemblier qui plus est estampillé, ne cesse de prendre de la valeur. En effet, que ce soit pour le mobilier ou l’objet de décoration, Ruhlmann est une référence du mouvement Art Déco. Pour preuve ses résultats en vente aux enchères qui se sont envolés en 2011 à Paris jusqu’à 2 865 000 euros (frais inclus) pour une chaise longue « Aux skis » de 1929.
Image en une : Jacques-Emile Ruhlmann. Bureau moderniste en placage d’ébène de Macassar. Présente sur le plateau une lampe orientable en bronze. Estampillé au fer chaud sous le plateau et sous la partie centrale « Ruhlmann », tampon circulaire « B » et daté 1933. Estimation : 50 000 – 60 000 euros.
Découvrez ci-dessous en images, quelques résultats de mobilier Ruhlmann sur Interencheres. Tous les prix affichés dans la galerie sont indiqués hors frais.
Par GALERIE DE CHARTRES à CHARTRES
le 22/06/2014 : Jacques-Emile RUHLMANN (1879-1933), Basse-Boule Cabanel , modèle créé vers 1918/19. Importante et rare table basse rectangulaire en palissandre et placage de palissandre. La base, formée de quatre traverses dessinant un rectangle évidé, reçoit, à chaque angle, quatre imposantes sphères sculptées de cannelures sur toute leur surface. Ces boules rainurées, reposant sur un talon cylindrique et sommées d un cylindre identique mais réduit dans son épaisseur, soutiennent la haute ceinture accueillant le plateau. La base présente un décrochement vif sur chacun de ses angles, formant ainsi pied patin. La ceinture reprend cette finition de décrochement vif en angle en l interprétant en thème décoratif Travail des années 1920 Etat d usage. Modèle enregistré dans les référenciers Ruhlmann sous les n° 1002 AR 1109 NR Estampillée RUHLMANN, au fer sous l’une des traverse de la base Dim. 43 x 147 x 77 cm Provenance : – Henry Bernstein, (1876-1983) dramaturge – Par descendance, Madame F. (née en 1924), nièce du précédent. Historique : Cette table figurait très probablement dans l’appartement qu Henry Bernstein occupait rue de l’Université, Paris VII. En effet, le dramaturge et, tout particulièrement, sa femme Antoinette avaient choisi de meubler l endroit, en grande partie, avec du mobilier de J. E. Ruhlmann Georges Bernstein-Grüber et Gilbert Maurin décrivent sommairement, pages 178 à 180, l’appartement de la rue de l’Université dans leur ouvrage Bernstein le Magnifique, paru aux éditions Lattés en 1998. A noter : Notre table est probablement l’une des premières à avoir été réalisée en grand format. En effet, elle reprend très précisément les proportions du plus petit modèle, présentant un plateau de 120 x 60 cm, soit une longueur de deux fois la largeur, avec son dessus de 140 x 70 cm. Jacques-Emile Ruhlmann, fidèle à son habitude et à son perfectionnisme légendaire, aura, comme il l’a effectué sur de très nombreux meubles, fait très légèrement évoluer le modèle au fil du temps jusqu à parvenir à ce qu’il considérait comme la proportion idéale en augmentant la largeur de cette table basse de 2 cm.
Par SADDE COMMISSAIRES-PRISEURS à
le 23/10/2005 : Jacques-Émile RUHLMANN (1879-1933) Bureau B.V.R. Jacques-Émile RUHLMANN (1879-1933) Bureau B.V.R.
Par Hôtel des Ventes NICE RIVIERA à NICE
le 27/04/2013 : Jacques-Emile Ruhlmann (1879-1933). Table basse à rouleaux, modèle très rare réalisée en 1922 dans l’esprit des tables chinoises en laque noire, le plateau se prolonge par deux enroulements en bois massif, la réception au sol en retrait. Signée L : 90 cm – l : 45 c Réf. 1114 A (Accidents et écaillures)
Par undefined à Paris
le 30/06/2011 : RUHLMANN Jacques-Emile (1879-1933) – Alfred PORTENEUVE
Fauteuil modèle » tardieu » , édité postérieurement à 1933 par Alfred PORTENEUVE d’après le dessin de Jacques-Emile RUHLMANN. Le siège pivotant ,entièrement gaine de cuir repose sur un pied a méca nism
Par CONAN HOTEL D’AINAY SAS à LYON
le 09/11/2017 : Émile Jacques Ruhlmann (1879-1933).
Ensemble de quatre fauteuils modèle » Fuseau-facettes » en placage d’ébène de Macassar. Pieds avant cannelés en fuseaux surmontés d’une boule en ivoire et patins assortis. Pieds arrières galbés. Assise à trois pans coupés sur le devant et dossier gondole.
H. 85 cm L. 58 cm P. 64 cm
Référence n° 42 (ancien référencier) et 152 (nouveau référencier)
Archives Ruhlmann – Musée des années 30 Boulogne-Billancourt
Bibliographie :
Henri Clouzot : L’illustration 30/6/1928 modèle similaire page 690 :
» Le miracle du mobilier français – Ensemble mobilier de Ruhlmann »
Page 167 photo et page 227 Croquis préparatoire côté au 1/5 dans Ruhlmann par Florence Camard, Éd. du Regard 1983.
Page 280 Chambre de Miss Redhead dans Ruhlmann par F. Camard, Éd. Monelle Hayot 2009.
Références : modèles similaires
Vente Camard 28/10/1991, lot n° 14 : Les Ruhlmann de Geneviève et Pierre Hebey.
Vente Christie’s 30/3/2011, lot 378 : Collections du Château de Gourdon.
Par SVV MILLON & ASSOCIES à PARIS
le 25/03/2011 : Jacques Emile RUHLMANN (1879 – 1933) Attribué à Exceptionnel et important meuble de rangement, Circa 1918 – 1920 en placage de loupe d amboine et filets d ivoire losangés sur bâti de chêne. le meuble repose sur un socle à quatre pieds légèrement ga lbés
Par ROUILLAC à
le 06/06/2005 : RUHLMANN. BUREAU de dame Emile-Jacques RUHLMANN (Paris, 1869… RUHLMANN. BUREAU de dame Emile-Jacques RUHLMANN (Paris, 1869 – Paris, 1933). BUREAU de dame – en palissandre et placage de palissandre des Indes – variante « CRÂNE ». La ceinture amincie et sans tiroir forme une courbe tendue. Les pieds antérieu s cambrés s’amincissent pour chausser un minuscule sabot argenté, prolongeant le jonc argenté avec en enroulement une volute qui souligne le galbe de la jambe. Sans rampe électrique. Porte au fer à chaud sous les traverses : l’estampille-signature : ature : » Ruhlmann » – et la marque de l’atelier » B « .
Par SVV MILLON & ASSOCIES à Paris
le 14/12/2018 : Jacques-Emile RUHLMANN (1879 – 1933) – Jan et Joel MARTEL (1896 – 16 Mars1966 et 25 septembre 1966)
Exceptionnelle commode « Dubly » en placage de citronnier, réalisée en 1933.
Elle ouvre en façade par une double porte centrale et deux portes latérales sur des rayonnages en bois clair.
Plateau supérieur à légère doucine rehaussé d’une baguette en bronze doré intermédiaire.
Puissant piètement d’angle galbé et sabre, souligné en son centre de haut en bas par un jonc plat et saillant en bronze doré. Sabots en bronze doré.
Plaque d’entrée de serrure dans un entourage crénelé en bronze doré à décor géométrique de volutes entrelacées, signée « Martel » en bas à droite.
Estampillée et datée au fer à chaud « Ruhlmann 1933 » et marque de l’atelier B .
104 x 180 x 60 cm
(un petit manque de placage en haut à gauche)
Le certificat de fabrication des établissements Ruhlmann sera remis A l’acquéreur.
Bibliographie :
Le Décor d’Aujourd’hui , n 2 Décembre 1933 – Février 1934, modèle approchant reproduit page 20
A lemon-tree veneer and gilded bronze commode by Jacques Emile Ruhlmann and Jan Joel Martel.
Bronze hoofs and lockets.
Locket is signed « Martel » on the bottom right.
Firemarked on the back « Ruhlmann », « 1933 » and stamped « B » plus n « EXP N 2 ».
40,94 x 70,87 x 23,62 inch
(a small lack of veneer on the upper right)
Come with a 1933 certificate from Ruhlmann B Workshop.
Par DE BAECQUE et Associés à Lyon
le 29/06/2017 : Émile-Jacques RUHLMANN (1879-1933)
Canon dit anciennement Inclinable, n° 37 (ancien référencier) ou n° 270 (nouveau référencier)
Rare fauteuil à dossier réglable en inclinaison.
Les longs flancs arrondis sur l’arrière recevant les crémaillères et munis de manchettes d’accotoir en très léger débord.
Le dossier aux angles droits.
Les pieds sphériques sur platine exécutés en bronze, anciennement argenté (traces d’argenture au revers des platines).
Barre de réglage d’inclinaison du dossier en laiton nickelé.
Garnitures et tapisserie façon léopard (non d’origine).
Circa 1920/25.
Estampillé RUHLMANN au fer à chaud sur la traverse arrière.
Dimensions hors-tout : H. 82 cm – l. 72,5 cm – P. 103 cm
Garniture, tapisserie et coussin non d’origine, pieds désargentés, châssis consolidé.
Archives :
Une photographie d’époque et le bleu (voir illustrations) du modèle de notre fauteuil sont conservés dans le Fonds Ruhlmann du Musée des Années 30 à Boulogne-Billancourt.
Remerciements :
Nous adressons nos plus vifs remerciements à Mme Afsaneh Girardot, chargée de la documentation au Musée des Années 30 à Boulogne-Billancourt, pour sa grande disponibilité et son aide précieuse.
EE
Un inédit de Jacques-Émile Ruhlmann
Ruhlmann est assurément la personnalité la plus emblématique et la plus connue du grand public parmi les artistes-décorateurs de l’époque Art déco, en témoigne le surnom de Riesener du XXe siècle qui lui a été donné. Certes, d’autres artistes de cette période sont devenus mythiques mais aucun n’a associé son nom, à ce point, aux arts décoratifs et représenté, de cette manière, ce mouvement aujourd’hui mondialement (re)connu.
Aussi, nous avons cette impression, ou ce sentiment, que tout a déjà été dit, que le tour de l’oeuvre a été fait de façon exhaustive et que, finalement, plus rien n’est à découvrir ou à apprendre.
Or, ce fauteuil » Canon » nous révèle le contraire.
Son nom tout d’abord, ignoré jusque-là, puisque ce modèle est répertorié, dans l’érudit ouvrage de Florence Camard consacré à l’artiste, sous le titre » Inclinable « , qui se révèle un intitulé descriptif. Dans cette même publication, aucune image de ce siège n’est reproduite, ni une photographie d’archive, ni un dessin et encore moins un bleu, c’est pour dire comme l’oeuvre avait pu être oubliée jusqu’à maintenant. Cette appellation » Canon « , nous l’imaginons, doit plus à sa forme qu’au nom de son premier commanditaire comme il était de coutume d’user, chez Ruhlmann, pour chaque nouveau modèle.
Il est fort probable que la photographie d’archive et le bleu, retrouvés dans le Fonds Ruhlmann conservé au Musée des Années 30 à Boulogne-Billancourt, étaient jusqu’à aujourd’hui inconnus et si tel n’a pas été le cas, ils sont demeurés manifestement inexploités et non publiés ; seul un dessin, assez sommaire et relativement éloigné du modèle définitif, pouvait être trouvé relativement facilement.
De sa présence sur le marché des ventes publiques, à notre connaissance et malgré de longues recherches, pas de traces supplémentaires, si ce n’est la présentation sous le feu des enchères en 1999 d’un modèle identique, juste assorti d’une attribution découlant de son hypothétique provenance de chez le célèbre restaurateur Pierre Prunier dont l’établissement avait été, en partie, décoré par Ruhlmann.
Au regard de ces éléments, il est très vraisemblable que c’est la première fois qu’un tel siège sera mis à l’encan accompagné de sa réelle paternité et du nom que lui avait choisi son auteur Jacques-Émile Ruhlmann ; la chose est suffisamment rare pour que nous puissions parler d’une nouvelle d’importance dans le marché de l’Art déco.
Il est également très intéressant à partir de ce modèle de siège, créé, nous le pensons, entre 1921 et 1923, de noter cette incursion dans le modernisme de Jacques-Émile Ruhlmann bien avant le tournant des années 1927/29. Ce fauteuil nous révèle ainsi une nouvelle facette de l’artiste à cette période, une préoccupation sous forme de tentative aux limites du fonctionnalisme, alors qu’il sortait d’une décennie boudoir-couture pour entrer dans la suivante qui s’habillera de préciosité, de somptuosité et de virtuosité, qualités qui donneront cette aura internationale au créateur.
L’extrême rareté de ce modèle de fauteuil » Canon » repose essentiellement sur cet aspect évoqué précédemment, il devait être probablement très difficile pour Ruhlmann de placer une oeuvre empreinte de tant de modernité dans les décorations qui s’adressaient à des clients qui l’avaient choisi pour tout autre chose, ceci ne rend l’existence de ce siège que plus savoureuse.
Par SVV MILLON & ASSOCIES à PARIS
le 05/12/2016 : Jacques-Emile RUHLMANN (1875 – 1937), CHANAUX et PELLETIER
Table modèle « Collectionneur »
circa 1925
Importante et luxueuse table de salle A manger, modèle collectionneur 25 AR 1308 / NR 1051 variante n 2, en palissandre massif et bAti en chêne plaqué de palissandre. Plateau rectangulaire A deux allonges A l’italienne reposant sur un double piétement lyre et une base rectangulaire A gradin et doucine réunis par un longue traverse centrale chanfreinée.
Estampillée au fer A froid « Chanaux Pelletier » et datée 1924.
75 x 182 x 112,5 cm
Longueur avec allonges : 294,5 cm
Bibliographie :
– Musée des Années 30 Boulogne-Billancourt, dessin de la table n 1308
– Brohan-Museum, modèle présente dans les collections
– Florence Camard, « Ruhlmann », Editions Monelle Hayot, 2009, modèle variant page 176.
Historique :
Cette table est une variante antérieure du modèle présenté en 1925 par J.E. Ruhlmann dans son célèbre « Hotel du Collectionneur » et qui donnera son nom A ce modèle classique, dont plusieurs variantes d’essences et de dimensions furent réalisées.
Important and luxurious dining table in rosewood. Rectangular platter resting on lyre-shaped legs and a rectangular base. Anterior variant of the model presented in 1925 by JE Ruhlmann. Stamped and dated.
Par Isabelle GOXE-Laurent BELAÏSCH-Hôtel des ventes d’Enghien à ENGHIEN LES BAINS
le 27/06/2015 : Emile-Jacques RUHLMANN (1879-1933) (d’après). Bergère, cathédrale dite modèle Doucet, en placage de palissandre et incustation d’ivoire, à décor de frise de vagues, pastilles terminée par un enroulement, les pieds à sabot de bronze doré, la garniture en Suédine grise. (Petits manques au placage).
Par Hôtel des ventes de la Vallée de Montmorency à Deuil la Barre
le 16/10/2018 : JACQUES EMILE RUHLMANN (1879-1933),
Fauteuil de bureau pivotant à accotoirs, en placage d’ébène de Macassar, pose sur quatre pieds en console.
Porte la marque au fer.
Vers 1930.
H : 83 cm L : 64 P : 66 cm
Par HÔTEL DES VENTES GIRAUDEAU S.A.R.L à Tours
le 14/09/2019 : Emile-Jacques RUHLMANN (1879-1933).
Miroir de table pivotant en laiton et placage d’amboine, le miroir proprement dit cerclé de laiton et reposant sur deux piliers ponctués de petits disques en ivoire. L’ensemble supporté par une base rectangulaire à quatre petits pieds boules en laiton.
Signé au revers.
Vers 1930.
33 x 35,5 x 11,5 cm.
(morceau de placage à recoller, très légers manques au placage et restauration).