Le 29 octobre, la maison Aguttes présente à Neuilly-sur-Seine une plaque de collier en or et émail signée René Lalique, vers 1900-1905. Jamais passé aux enchères, ce bijou Art nouveau est estimé entre 45 000 et 65 000 euros.
Philippine Dupré La Tour, la directrice du département bijoux de la maison de ventes Aguttes, explique la manière dont doit se porter ce bijou Lalique : « Sur cette plaque émaillée en or, on fixait des rangs de perles qui permettaient d’en faire un collier ras-de-cou. Sans les perles, le bijou pouvait aussi être utilisé en broche ». Elle précise que d’autres modèles similaires de René Lalique sont répertoriés. Avant de se consacrer au verre, René Lalique s’est imposé comme l’un des plus grands bijoutiers de l’Art nouveau. Son triomphe à l’Exposition universelle de 1900 lui vaut alors une renommée internationale.
Un bijou Lalique à l’apogée de l’Art nouveau
Cette partie de collier est datée entre 1900 et 1905 environ, soit au moment où le mouvement Art nouveau est à son apogée. « Le ras-de-cou ou collier de chien fait alors son retour », ajoute la directrice du département bijoux. Ce type de collier existait déjà à la cour de Marie-Antoinette, il est remis à la mode par Alexandra de Danemark à la fin du XIXe siècle, lorsque la reine l’adopte pour cacher une cicatrice au cou. René Lalique utilise sur cette plaque des motifs floraux classiques de la période : l’aubépine est en émail vert, agrémentée de diamants qui évoquent les baies.

Une pièce de famille jamais passée aux enchères
Le bijou, jamais passé aux enchères, est arrivé par provenance familiale : « Les personnes n’avaient aucune idée qu’il s’agissait d’une pièce rare » indique Philippine Dupré La Tour, qui l’a estimé entre 45 000 et 65 000 euros.
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