Maserati 3500 GT coupé blanc de 1961, présenté aux enchères au rallye Bordeaux Classic

Maserati 3500 GT et Ferrari Testarossa aux enchères au rallye Bordeaux Classic

22/10/2026

Le 25 octobre, Collector Cars Auction disperse à Bordeaux 30 véhicules lors de la vente officielle du Bordeaux Classic, dont une Maserati 3500 GT de 1961 et une Ferrari Testarossa.

Certains rallyes d’anciennes prennent en France une dimension d’événement régional multiforme, permettant au public de profiter du passage et de l’exposition des véhicules participants. C’est le cas du Bordeaux Classic, qui se déroule du 22 au 25 octobre. Il ajoute à son parcours plusieurs remises de trophées, un concours d’élégance et, le dimanche 25 octobre, une vente aux enchères assurée par une jeune maison très dynamique, Collector Cars Auction.

La Maserati 3500 GT, tête d’affiche italienne

Parmi les 30 lots exposés dès le vendredi, deux têtes d’affiche italiennes attireront les regards, à commencer par une Maserati 3500 GT coupé de 1961. Premier modèle de série du constructeur, jusque-là spécialisé dans les voitures de course, la Maserati 3500 GT proposée ici est une série 1 « matching numbers ». Elle est dotée de l’option pont autobloquant et, qui plus est, d’origine française. Elle a fait l’objet d’une restauration récente documentée et profite d’un historique limpide. Elle est estimée entre 130 000 et 150 000 euros.

Maserati 3500 GT coupé de 1961 vue de face, avec sa calandre chromée et ses phares ronds
Maserati 3500 GT coupé, 1961. Série 1 « matching numbers ». Estimation : 130 000 à 150 000 euros.

Une Ferrari Testarossa vendue neuve à Cannes

Autre italienne d’origine française, une Ferrari Testarossa de 1988 vendue neuve à Cannes est détenue depuis 17 ans par son propriétaire actuel. Grâce à ses jantes à cinq écrous, cette version retrouve des pneus en pouces, plus faciles à trouver que les TRX des modèles précédents. Son kilométrage de 79 200 km témoigne d’un usage raisonné. Son historique d’entretien compte en outre une grosse révision début 2026 chez Ferrari, incluant une réfection des freins et le remplacement d’une partie de l’allumage (estimée entre 100 000 et 130 000 euros).

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Une BMW Série 3 E30 extraordinaire

La BMW Série 3 E30 demeure l’un des youngtimers les plus populaires et les plus recherchés. Produite à 2,3 millions d’exemplaires, elle a connu de nombreuses versions de carrosserie et de moteurs, mais peu sortent autant de l’ordinaire que ce cabriolet 318i Baur de 1986. Rappelons que cette carrosserie semi-fermée, réalisée par le carrossier Baur à 2 377 exemplaires, était proposée en concession. Rares sont pourtant les propriétaires à avoir fait ce choix coûteux après le lancement du cabriolet usine en 1985.

BMW 318i cabriolet Baur de 1986 vert acacia, sellerie beige, vue de trois quarts avant
BMW 318i Baur, 1986. Teinte vert acacia. Estimation : 14 000 à 18 000 euros.

À cette carrosserie étonnante, l’exemplaire proposé par Collector Cars Auction ajoute une rarissime teinte d’origine vert acacia et une sellerie en similicuir beige, elle aussi particulièrement peu courante sur le modèle. Son premier propriétaire, suisse, a fait un choix d’options singulier : volant sport, rétroviseurs électriques mais vitres manuelles… En très bel état de conservation, doté de sa boîte à outils d’origine non corrodée, cet exemplaire a de quoi passionner et intriguer les nombreux amateurs du modèle (estimé entre 14 000 et 18 000 euros).

Une rare Kaiser Henry J produite en Israël

Dans un genre très différent, la Kaiser Henry J Corsair de 1952 représente une opportunité unique en France de s’offrir ce modèle emblématique de l’un des derniers constructeurs américains indépendants. Il s’agit de l’une des rares tentatives de produire une américaine compacte durant les années 1950. Sa carrosserie ne mesure que 4,43 m de long, mais elle arbore les éléments de style typiques de l’époque, ailerons et chromes compris. Pour ajouter à l’exotisme, l’exemplaire proposé, entièrement restauré, a été produit en Israël, dans une toute petite série réalisée dans une usine d’Haïfa (estimée entre 15 000 et 20 000 euros).

Kaiser Henry J Corsair de 1952 bleu nuit, restaurée, avec chromes et pneus à flancs blancs
Kaiser Henry J Corsair, 1952. Produite à Haïfa. Estimation : 15 000 à 20 000 euros.

Décidément éclectique, cette vacation comprend également une MG TA d’avant-guerre (estimée entre 35 000 et 45 000 euros) et une Peugeot RCZ R beaucoup plus récente, l’une des Peugeot les plus virulentes de ces vingt dernières années (estimée entre 18 000 et 22 000 euros).

Enchérir | Suivez la vente du Bordeaux Classic le 25 octobre en live sur interencheres.com

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