Le 16 janvier 2026 | Mis à jour le 16 janvier 2026

Des automobiles de légende : un catalogue spectaculaire pour la vente parisienne d’Artcurial

par Magazine des enchères

Malgré un déménagement au palace Peninsula, la traditionnelle vente du début d’année d’Artcurial Motorcars conserve l’habitude d’un catalogue de haute volée, dont la star incontestée est une Mercedes 300 SL Papillon d’origine française, jamais restaurée depuis sa sortie d’usine en 1956.

 

Pour la première fois depuis 14 ans, Artcurial Motrocars ne tiendra pas sa vente au Salon Rétromobile mais au Peninsula Paris, avenue Kleber. Un changement de lieu qui l’a conduit à réduire la taille de son catalogue à 74 véhicules, mais certainement pas sa qualité. Sa tête d’affiche comporte toutes les caractéristiques d’authenticité et d’historique susceptibles d’attirer les enchérisseurs. Il s’agit en effet d’une Mercedes 300 SL Papillon de 1956 dotée de toutes les options « sport » de l’époque, à commencer par le moteur NSL à arbre à cames plus pointu délivrant 240 ch au lieu de 215 pour le modèle classique. Au-delà de sa configuration d’origine déjà intéressante, c’est surtout son état actuel qui fait sa particularité, puisqu’elle n’a fait l’objet d’aucune restauration. Elle conserve sa peinture et son cuir d’origine en bon état et tous les éléments mécaniques de sortie d’usine, jusqu’aux plus petits accessoires d’époque. Elle possède même toujours sa plaque d’immatriculation FNI posée lorsque son premier propriétaire, ancien dirigeant de Pernod Ricard et champion international de tir, en a pris livraison. Elle est estimée entre 2 et 5 millions d’euros.

 

 

Les F1 de Jean Alesi

Jean Alesi reste un des pilotes de Formule 1 français les plus populaires de l’histoire et l’un des rares à avoir été recruté par la Scuderia Ferrari, entre 1991 et 1995. Il a choisi de se séparer de la monoplace offerte par son écurie à la fin de la saison 1992, une Ferrari F92A dans laquelle il a participé cette année-là au Grand Prix de France, de Grande Bretagne, de Belgique, d’Allemagne et d’Australie. Révisée avant de lui être confiée, elle a depuis été exposée dans sa résidence sans jamais avoir été démarrée. Il s’agit de l’une des dernières F1 Ferrari à moteur V12, de quoi justifier son estimation comprise entre 3 et 5 millions d’euros. 

Au catalogue de la vente figure également une Tyrell 018 qui a beaucoup compté pour le pilote français, puisqu’il s’agit de celle avec laquelle il a réalisé ses débuts tonitruants dans la discipline reine, en finissant quatrième au Grand Prix de France 1989 (700 000 — 900 000 euros). La vacation compte bien entendu d’autres lots d’exception : la première Lancia LC2/83 de Groupe C produite en 1983, entièrement restaurée et apte à rouler en course historique (1 800 000 — 2 400 000 euros), une Bugatti 51 de 1931 ex usine au destin mouvementé mais soigneusement documenté (1 300 000 — 2 000 000 euros) ou encore l’une des dernières Porsche Carrera GT produites en 2006, dotée des pneus Michelin « deuxième version », d’un embrayage, d’arbres à cames et de poussoirs neufs (1 300 000 — 1 500 000 euros). 

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