Une toile de James Tissot en vente à Paris
Intitulée Le Bal, cette peinture est restée dans la même famille depuis sa sortie de l’atelier de James Tissot (1836-1902). La maison Tajan l’a inscrite au catalogue de sa vente du 16 juin.
« Cette toile a probablement été peinte vers 1868-1869, avance le commissaire-priseur Landry Orizet, et Tissot a ensuite développé le même thème sur d’autre tableaux ». La composition de James Tissot (1836-1902) mise en vente par la maison Tajan le 16 juin rappelle The Evening, une version plus achevée que l’on peut admirer au musée d’Orsay, mais avec des différences : le rideau à gauche a été retiré, tout comme le grand vase chinois, la robe est jaune sur la toile du musée, et le regard de la femme est moins orienté vers le spectateur.

James Tissot (Nantes, 1836-Chenecey-Buillon, 1902), « Le Bal », huile sur toile d’origine. Dédicacé et signé en bas à droite « A l’ami Pierre (?) / J. Tissot » ; porte une inscription au crayon au revers du châssis « Hotel de Paris 22 / J. Tissot n° 5194 » Sans cadre Enfoncements, griffures et soulèvements, 65 x 40,50 cm. Estimation : 50 000 – 80 000 euros.
« Cette esquisse sur laquelle la robe n’est pas entièrement complétée a quelque chose de touchant, on est au plus près du geste de l’artiste, et cela donne une impression de scène prise sur le vif », ajoute le commissaire-priseur. Elle est plus simple et plus spontanée que les œuvres victoriennes habituelles de Tissot, riches en détails ornementaux. Landry Orizet l’interprète comme une influence du courant impressionniste sur l’artiste français installé en Angleterre entre 1871 et 1882 : James Tissot était proche de Manet, de Degas ou de Berthe Morisot.
Ce tableau estimé entre 50 000 et 80 000 euros est dédicacé à un mystérieux « Ami Pierre » qui n’a pas été identifié, mais « la légende familiale veut que la toile ait été acquise auprès de la veuve de l’artiste, puis transmise par héritage dans la famille ».