Le 10 mai 2019 | Mis à jour le 13 mai 2019

L’histoire de la maison Dior racontée en une vente

par Diane Zorzi

Une robe bustier des années 1950, une parure ornée de coquillages et imaginée par John Galliano, une pochette monogrammée seventies… Lundi 13 mai à 20h à Deuil-la-Barre, Maître Valérie Régis dispersera près de cent lots de mode, haute couture, accessoires, maroquinerie et bijoux retraçant l’histoire de la prestigieuse maison Dior.

 

Près de 100 pièces de mode Dior aux enchères à Deuil-la-Barre

Depuis un an, Maître Valérie Régis a fait de Dior l’une de ses spécialités. Lundi  13 mai, la commissaire-priseur organisera ainsi sa quatrième vente dédiée à la prestigieuse maison française. Au programme, près de cent lots de mode, haute couture, accessoires, maroquinerie et bijoux datant des années 1950 à nos jours. « De Christian Dior à Maria Grazia Chiuri, tous les stylistes y sont représentés et retracent l’histoire de la maison », détaille Jérémy Darotte, consultant mode et haute couture pour l’Hôtel des ventes de la Vallée de Montmorency. Parmi les pièces phares, huit modèles datent de l’époque de Christian Dior. « Ce sont des robes cocktails tout à fait représentatives du goût du styliste pour les silhouettes féminines. On y retrouve ses bustes ajustés et ses jupes en corolle. »

 

[A gauche] Christian Dior, robe de cocktail automne-Hiver 1954 / 1955, ligne « H ». Estimation : 2 000 – 3 000 euros. / [A droite] Christian Dior, robe d’après-midi, probablement Automne-Hiver 1952, Ligne « Profilée ». Estimation : 2 500 – 3 000 euros.

 

Des années 1960, on retient les modèles élégants de Marc Bohan aux broderies fantaisistes, tandis que les pièces des années 1990 évoquent le vent de modernité insufflé par John Galliano. « Ce dernier a opéré un véritable tournant stylistique dans la maison, s’affranchissant des silhouettes féminines et optant pour un style plus sobre et masculin, proche des tailleurs anglais. »

 

 

[A gauche] Christian Dior, robe de cocktail par Marc Bohan, 1961. Estimation : 600 – 800 euros. / [A droite] Christian Dior, ensemble du soir par John Galliano, Printemps-Eté 1997. Estimation : 800 – 1 000 euros.

 

Des modèles emblématiques estimés de 60 à 3 000 euros

Une parure John Galliano à 150 euros, une paire de chaussures Roger Vivier ou un sac de voyage seventies à 200 euros, une veste à sequins à 400 euros, une robe bustier Christian Dior à 1 500 euros…. Estimés de 60 à 3 000 euros, les pièces de mode mises en vente séduiront aussi bien les collectionneurs que les modeuses qui pourront se tourner vers des modèles neufs ou vers des pièces de haute couture de seconde main, à prix accessibles. « Nos ventes Dior attirent à chaque fois des enchérisseurs du monde entier. Il faut dire que la marque Dior a connu un regain d’intérêt suite à l’exposition organisée au Musée des Arts Décoratifs à Paris en juillet 2017 qui a attiré plus de 700 000 visiteurs. Elle est devenue un incontournable des maisons de couture françaises. »

 

 

[A gauche] Christian Dior, sac week-end des années 1970. Estimation : 200 – 300 euros. / [A droite] Christian Dior, parure par John Galliano, Automne-Hiver 2001 / 2002. Estimation : 150 -200 euros.

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