Le 6 janvier 2023 | Mis à jour le 16 janvier 2023

De Maximilien Luce aux frères Guéret : florilège de belles signatures aux enchères à Mâcon

par Clémentine Pomeau-Peyre

Plus de 550 tableaux, pièces d’argenterie, bijoux, sacs de luxe ou véhicule de collection seront dispersés aux enchères par Alexandra Chaillou-Weidmann et Jérôme Duvillard le 12 janvier à Mâcon. La vente regorge de belles signatures, des frères Guéret à Camille Pissarro ou Maximilien Luce, en passant par les maisons de luxe Chanel, Hermès ou Dior.

 

« Depuis quelques années, nous ne proposons plus de vente fin décembre, au moment où l’offre globale est très importante. Nous avons choisi d’organiser une vente fin janvier, en la mettant en ligne le plus tôt possible, cela laisse le temps de découvrir les lots » : Alexandra Chaillou-Weidmann, commissaire-priseur au sein de la maison de vente Quai des Enchères à Mâcon, souligne que cette année encore, le pari semble réussi, avec plusieurs lots qui suscitent de l’intérêt en termes de consultation sur Interencheres et de demandes d’informations complémentaires. « Des tableaux, des bijoux, des sacs, des meubles… et une 2 CV Charleston !  Nos 550 lots sont variés, mais ceux qui attirent le plus sont clairement les pièces qui bénéficient d’un nom, d’une signature ».

 

Un marbre de Borghi et une console des frères Guéret

Pour exemple, le marbre délicat Jeune femme au loup par Ambrogio Borghi, de très belle qualité, est estimé 8 000 à 12 000 euros. Le sculpteur italien a notamment travaillé pour des monuments milanais et remporté plusieurs concours. Autre œuvre dont la signature semble plaire aux amateurs, une console du XIXe siècle des frères Guéret (22 000 – 30 000 euros). « À partir de 1855, ces frères participent à toutes les expositions et ils ont eu des prix pour leurs meubles sculptés à Bruxelles, Londres, Vienne », détaille la commissaire-priseur associée de Jérôme Duvillard. Cette console exceptionnelle dans le style Louis XVI est typique de leur travail, avec une riche ornementation faite de fleurs, de guirlandes, d’un amour allongé sur l’entretoise…

 

Des œuvres de Camille Pissarro, Maximilien Luce et Hippolyte Petitjean

Le lot phare de la vente porte une belle signature, celle de Camille Pissarro. « Ce dessin au lavis de 1891 (30 000 – 40 000 euros) appartient à la même famille depuis une cinquantaine d’années, il avait été acquis dans la galerie parisienne Cardo, la provenance est parfaite et la qualité magnifique », s’émerveille Alexandra Chaillou-Weidmann. Au chapitre des tableaux, il faut aussi noter deux toiles pointillistes. La première est d’Hippolyte Petitjean, artiste né à Mâcon et proche du maître du genre Georges Seurat : sa « Famille au Bain »(5 000 – 10 000 euros) a fait partie de l’exposition qui lui a été consacrée en 2016 au musée des Ursulines de la ville. Et la seconde est du peintre et affichiste Maximilien Luce, elle représente Paris et ses trois ponts (8 000 – 12 000 euros). Identifiée dans le catalogue raisonné de l’artiste, cette huile sur carton avait été présentée en vente en mars 1947.

 

 

D’un sac Chanel à une chaîne stéréo Bang et Olufsen

Cet appétit des enchérisseurs pour les noms semble aller jusqu’aux marques, en particulier lorsqu’il s’agit de luxe. « Le sac Chanel, premier lot de la vente, suscite beaucoup d’intérêt, et c’est toujours le cas pour ce type de pièce » : le mini Timeless en tissu matelassé beige est estimé 600 à 800 euros… Et la commissaire-priseur s’étonne du succès de la chaîne stéréo Bang et Olufsen avec platine vinyle (200 – 300 euros), dont la fiche est à ce stade davantage consultée sur Interencheres que celle d’un très réussi Portrait de gentilhomme du XVIIIe siècle (2 000 – 3 000 euros), huile sur toile malheureusement restée anonyme…

Enchérir | Suivez la vente des Trésors du Quai le 12 janvier en live sur interencheres.com

 

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