Le 18 décembre 2020 | Mis à jour le 18 décembre 2020

Des plaques Menier, Peugeot et Lustucru aux enchères à Nantes

par Lucie Rocher

Plaques émaillées, affiches, boîtes et tôles lithographiées, l’art publicitaire d’antan sera à l’honneur le 19 décembre à Nantes, à l’occasion de la prochaine de vente de Salorges Enchères retransmise en live sur Interencheres. Plus de 600 lots provenant de collections privées et estimés de 15 euros à 30 000 euros seront dispersés aux enchères à partir de 10h30.

 

Créés le temps d’une campagne, les plaques émaillées, affiches ou objets publicitaires sont depuis une trentaine d’années de plus en plus recherchés par les collectionneurs. « C’est un marché qui se porte très bien. Les prix ne cessent d’augmenter et des collectionneurs de toute l’Europe participent à nos ventes en ligne », affirme le commissaire-priseur Philippe Kaczorowski, qui organise des ventes dans ce domaine depuis dix ans. « L’art publicitaire a une double vocation, il s’adresse aux collectionneurs, mais regorge aussi d’objets décoratifs qui attirent un large public, notamment les plus jeunes », explique l’expert Frédéric Dufetelle. La prochaine vente de Salorges Enchères, organisée le 19 décembre et proposant plus de 600 lots publicitaires, avec des estimations oscillant entre 15 euros et 30 000 euros, s’annonce sous les meilleurs hospices.

 

Un rare exemplaire d’une plaque émaillée Chocolat Menier 

Parmi les pièces phares de la vente, une plaque émaillée Chocolat Menier affiche une estimation comprise entre 25 000 et 30 000 euros. Cette image iconique figurant la Petite fille Edia, reprend un dessin d’un certain « O.GUS » et succéda à une autre image dévoilant un enfant aux tresses blondes. Elle fut réalisée autour de 1929, à un moment où la marque Menier, en vue de l’exposition coloniale de 1931, souhaitait dynamiser son graphisme en se dotant d’une image plus novatrice et dans l’air du temps. De ce modèle, produit durant une très courte période, seule une dizaine de plaques en émail japy en version étroite sont connues. De quoi expliquer l’estimation élevée de ce rare exemplaire présenté dans un état de conservation remarquable.

 

Chocolat Menier. « Rialta au Lait pour Croquer ». Rare plaque émaillée illustrée de la Petite Fille Édia (d’après O.Gus). Très bel état. Ca 1929, Email Japy. 50 x 100cm. Estimée entre 25 000 et 30 000 euros.

 

Cette aspiration à plus de modernité n’est pas le propre de l’entreprise chocolatière. « L’entre-deux-guerres sonne la fin des dessins publicitaires classiques et l’apparition d’illustrations modernes inspirées du Cubisme et de l’Expressionnisme, ce qui en fait la période la plus prisée des collectionneurs », explique l’expert. Ces derniers pourront également s’offrir une plaque Dubonnet signée A.M Cassandre, l’un des artistes les plus prisés de l’art publicitaire (10 000-12 000 euros), une plaque Chocolat Delespaul-Havez (2 500-3 000 euros), ainsi qu’une plaque Pastille Valda illustrée par Michèle Morgan (4 500-5 000 euros).

 

 

Automobile et épicerie : des incontournables de l’art publicitaire 

Les indémodables publicités autour de l’automobile seront également à l’honneur. « Cette thématique est très commerciale et attire un large public car les plaques peuvent servir de décoration ou séduire les collectionneurs automobiles les plus pointus », explique Philippe Kaczorowski. Des plaques Michelin (estimées de 80 à 1 500 euros) seront ainsi dispersées aux côtés d’un rare panneau publicitaire Peugeot des années 30, figurant le lion emblématique de la firme à partir d’un assemblage de plus de 120 outils Peugeot (5 000-6 000 euros). « C’est une pièce extrêmement percutante, à la fois objet publicitaire ancien et véritable œuvre d’art moderne », poursuit Frédéric Dufetelle. Produit en trois tailles, ce modèle fut diffusé chez les principaux revendeurs de la marque, considérée alors comme l’enseigne de référence dans l’outillage. Sa composition originale s’inscrit dans la lignée des créations des Surréalistes qui, après la redécouverte dans les années 1920 du maître du détournement du XVIe siècle Arcimboldo, s’amusaient à détourner les objets de leur fonction initiale.

 

Peugeot Frères. Exceptionnel panneau publicitaire des années 30 figurant le Lion constitué de plus 120 outils Peugeot. Belle patine d’origine, petite pièce manquante à l’arrière de la patte avant droite. 150 x 112cm. Estimé entre 5 000 et 6 000 euros.

 

Le thème bistrot et épicerie, également très recherché dans les ventes d’art publicitaire, sera représenté à travers des plaques en émail bombé Maggi (50-400 euros), des objets publicitaires Banania (20-200 euros) ou Lustucru (entre 30 et 800 euros). « Cette marque, appréciée pour la modernité de son graphisme, faisait travailler des artistes originaires de Grenoble, région où était implantée l’enseigne, comme Paul Mohr qui illustra la tôle lithographiée Les Macaronis aux Œufs Frais » (700-800 euros), précise l’expert. 

Enchérir | Suivez la vente d’art publicitaire du 19 décembre en live sur interencheres.com

 

 

Découvrez notre sélection parmi les lots publicitaires en vente le 19 décembre

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