Le 6 décembre à Paris, François et Sandrine Dupont disperseront la collection exceptionnelle d’orfèvrerie du Docteur Paul des Marez. Durant plus de cinquante ans, ce collectionneur passionné a réuni parmi les plus belles pièces de l’histoire de l’argenterie.
« Le Docteur Paul des Marez (1929-2020) était un collectionneur discret et passionné. Il courait les ventes, les foires, les expositions, accumulait de la documentation », explique Sandrine Dupont. La commissaire-priseur de Morlaix organise le 6 décembre à Paris la dispersion de sa splendide collection d’orfèvrerie française et étrangère du XVIIIe siècle. « Il possédait également de nombreuses pièces belges, mais elles ne sont pas présentes dans cette vente. Nous nous sommes limités aux objets français, complétés de quelques créations étrangères ».
Le XVIIIe siècle reste effectivement l’une des périodes les plus passionnantes pour les amateurs d’orfèvrerie. À cette époque, le principe des poinçons, marques officielles du maître orfèvre ou de l’Etat, obéit à la réforme de Colbert, datant de 1674. Sur chaque pièce se trouvent quatre marques : le poinçon de maître, le poinçon de charge (qui atteste que l’impôt devra être payé au fermier général), le poinçon de jurande (qui atteste du titre, de la qualité du métal) et le poinçon de décharge indiquant que l’impôt a bien été versé. Au moment de la Révolution française, un système à trois poinçons (de maître, de titre et de garantie) remplace le précédent, avant que n’arrive en 1838 l’époque des poinçons modernes. Toutes ces marques peuvent évoluer (changement de collecteur d’impôts, nouvel orfèvre…), ce qui ouvre une infinité de combinaisons pour les collectionneurs d’aujourd’hui. « C’est un univers très précis, et pour y entrer, il faut avoir l’envie de se plonger dans les ouvrages de références, de faire des recherches… C’est certainement l’une des raisons pour lesquelles les amateurs d’orfèvrerie exercent fréquemment des professions scientifiques, dans la recherche ou la médecine. Ces passionnés font la dynamique du marché, surtout lorsqu’il s’agit de pièces de qualité, issues de collections reconnues », note la commissaire-priseur.
Paire de flambeaux en argent. Paris 1750-1751 et 1753-1754. Maître Orfèvre : Alexis Loir, reçu en 1733. Estimation : 15 000 – 20 000 euros.
Les plus belles pièces d’orfèvrerie du XVIIIe siècle
Les 167 lots issus de la collection du Docteur Paul des Marez, bien identifiés et en très bel état, montrent un panorama des plus belles pièces fabriquées au XVIIIe siècle. Notons par exemple la paire de flambeaux en argent par le maître orfèvre Alexis Loir (reçu en 1733), estimée 15 000 à 20 000 euros. Alexis Loir, qui exerçait comme orfèvre du roi aux Gobelins, et a entre autres réalisé des pièces du fameux mobilier d’argent, « fait partie des noms les plus recherchés par les collectionneurs », souligne Sandrine Dupont. Un autre flambeau du même auteur est également présenté dans la vente, avec une estimation de 3 000 à 5 000 euros. Toujours parmi les pièces phares, une écuelle couverte et son présentoir en argent, réalisation conjointe de deux maîtres orfèvres, Antoine Plot (reçu en 1729) pour l’écuelle et Jean-Louis Morel (reçu en 1748) pour le présentoir. Les deux éléments sont gravés d’armoiries d’alliance et d’une couronne ducale.
Sandrine Dupont avoue un petit faible pour un autre lot, un pichet à vin de Béziers par le maître orfèvre Pierre Granal (reçu en 1742) : « très élégant, avec un répertoire décoratif typique de la seconde moitié du XVIIIe siècle, et notamment un mascaron de Bacchus tel qu’on peut le retrouver sur des pierres d’architecture dans le Languedoc ». De forme balustre, avec un couvercle décoré d’une large coquille, ce pichet est estimé entre 10 000 et 12 000 euros. D’autres orfèvres connus des amateurs figurent dans cette vente : François Joubert (reçu en 1749) avec une aiguière à côtes torses (10 000 à 12 000 euros), Nicolas Lefèvre (reçu en 1759) par une autre aiguière, mais cette fois à décor ciselé de volutes et guirlandes (12 000 à 15 000 euros), ou encore Claude Héricourt (reçu en 1763), auteur d’un pot à crème à bouton en colimaçon (4 000 à 5 000 euros).
Un panorama de l’argenterie, du XVIIe au XIXe siècle
« Le Docteur Paul des Marez a collectionné durant plus de 50 ans, avec des périodes différentes. À un moment, il s’intéressait aux aiguières, et à un autre, il s’est davantage tourné vers les jattes », explique Sandrine Dupont. De cette « période jattes », retenons dans la vente une paire de jattes rondes soulignées d’une frise de godrons par Joseph Cailleau (reçu en 1699), estimée 3 000 à 4 000 euros, ou une paire de jattes carrées par Jean-Antoine Bourguet (reçu en 1758), sobrement décorée de filets (3 000 à 3 500 euros). Quelques pièces étrangères complètent la sélection de l’étude Dupont : des saupoudroirs en argent d’Augsbourg par le maître orfèvre Christian Lütkens (4 000 à 6 000 euros) ou un étonnant haut de masse madrilène daté XVIIe-XVIIIe siècle (4 000 à 6 000 euros), décoré de figures d’apôtres avec les attributs de leurs martyrs. Comme une petite incursion religieuse dans une collection majoritairement tournée vers l’orfèvrerie civile.
Par DUPONT & Associés – Hôtel des ventes de Morlaix à Paris
le 06/12/2021 : Aiguière en argent. Paris 1774-1775
Maître Orfèvre : Nicolas Lefèvre, reçu en 1759
De forme balustre, elle repose sur un piédouche souligné d’une moulures de joncs. La base du corps est ornée d’une frise alternant dards et lancéoles sur fond amati. La panse est ceinturée de deux moulures de filets et reçoit un décor ciselé de volutes et guirlandes feuillagées, coquilles et rosace.Sous le col une large frise de canaux sur fond amati entoure un cartouche rocaille. Le bec pris sur forme ourlé de volutes. Le couvercle à doucine reprend en bordure le décor de la frise de canaux et se termine en volutes sur le bec formant un bec de canard. L’appui-pouce formé d’une coquille encadrée d’acanthe, Le couvercle est sommé d’une prise en forme de grenade. L’anse en volute à décor de feuilles d’acanthes.
Haut. : 25,5 cm
Poids : 989 g.
Provenance : Vente Tajan, Paris, 21 Mai 2001
A silver ewer. Paris 1774-1775 Voir le lot
Par DUPONT & Associés – Hôtel des ventes de Morlaix à Paris
le 06/12/2021 : Saucière en argent. Paris 1755-1756
Maître Orfèvre : Pierre Leclerc, reçu en 1748
De forme ovale à double doucine, elle repose sur une base soulignée d’enroulements moulurés ornés de coquilles sur chaque face. Le bord supérieur, ourlé aux extrémités, reçoit les anses recourbées et ajourées, elles s’appuient sur un décor de coquilles.
Elle est gravée des armoiries d’alliance de François de Sassenage, lieutenant général du Dauphiné.
Long. : 21 cm
Larg. : 14 cm
Haut. : 10 cm
Poids : 425 g.
Provenance : Vente Oriot Dupont, 20 Février 2006
A silver sauce boat. Paris 1755-1756
Voir le lot
Par DUPONT & Associés – Hôtel des ventes de Morlaix à Paris
le 06/12/2021 : Ecuelle à oreilles couverte en argent. Valenciennes vers 1763
Maître Orfèvre : trois fleurs de lys couronnées – Pierre François de Baralle
De forme ronde unei, elle reçoit deux oreilles découpées à canaux et godrons. Le couvercle à doucine est souligné d’une frise de godrons. La prise mouvementée à charnières s’appuie sur une terrasse à godrons rayonnants. Le corps et le couvercle sont gravés des armoiries à supports de licornes de la famille De Trembly.
Diam. : 17,5 cm
Larg. aux anses : 27,7 cm
Haut. : 7,8 cm
Poids : 636 g.
Provenance : Galerie Bernard de Leye, Bruxelles.
A silver ecuelle and cover. Valenciennes circa 1763 Voir le lot
Par DUPONT & Associés – Hôtel des ventes de Morlaix à Paris
le 06/12/2021 : Haut de masse en argent. Madrid XVIe-XVIIe siècle
Sous un édicule ornée de visages d’angelots, se dessine une large corniche à l’antique scandée de pots en ronde bosse. Dans des niches d’inspiration Renaissance italienne se détachent les figures des apôtres présentant les attributs de leurs martyres. On reconnaît ainsi dans l’ordre, Saint Mathieu portant la hache de son supplice, Saint Pierre avec la clé du paradis et le livre, Saint André et la croix en X, Saint Paul avec l’épée et le livre, probablement Saint Thomas avec une lance et possiblement Saint Barthélémy tenant un long couteau. Les niches sont encadrées de cariatides en ronde bosse. La partie inférieure renflée ornée de six bustes de sphinges se détachant dans des cartouches découpés. Le couvercle à doucine reçoit un décor repoussé de rosaces, il est sommé d’un haut mouton balustre.
Haut. : 34,5 cm
Poids : 1849 g.
Chocs et fentes.
Provenance : Vente Sotheby’s, Paris, 18 Avril 2012
Symbole de pouvoir, la masse était synonyme d’ordre et de discipline, le contrôle de leur respect était l’une des missions du bedeau. Ce dernier exerçait ses fonctions au sein de paroisses ou d’universités. Notre exemplaire par son iconographie est à rattacher probablement au culte catholique. Le bedeau, chargé de faire respecter l’ordre durant les offices, précédait les processions muni d’un bâton ou d’une masse, laquelle était ornée en son chef d’une partie protubérante. Il pouvait également exercer ses prérogatives de » porte-masse » lors des cessions des différents chapitres.
Le haut de masse que nous présentons, affiche une riche ornementation.
Mêlant iconographie chrétienne et ornementation profane, notre haut de masse est à rattacher à la production d’un orfèvre espagnol puisant son inspiration dans différentes sources. Les niches ornées de coquilles trouvent en effet leur origine dans certaines des niches de l’église Orsanmichele de Florence, dont celle décorée par Andrea Verrochio (1435-1488). Cette typologie rencontrera, en effet, un large écho en Espagne, on retrouve ainsi cet usage de la coquille renversée dans la sacristie de la cathédrale de Séville.
Notre haut de masse a probablement fait l’objet d’une commande par un important sanctuaire, une cathédrale ou encore une riche paroisse espagnole.
Voir le lot
Par DUPONT & Associés – Hôtel des ventes de Morlaix à Paris
le 06/12/2021 : Pichet à vin en argent. Béziers 1746-1748
Maître Orfèvre : Pierre Granal, reçu en 1742
De forme balustre, il repose sur un piédouche à doucine souligné d’une frise de godrons et surmonté d’une collerette godronnée. La base du corps est ornée en applique de lancéoles et lambrequins sur fond amati. La panse est ceinturée de deux moulures de filets. Sous le bec se trouve un mascaron bachique surmonté de canaux. Le couvercle à doucine moulurée et bordure de godrons est sommé d’une large coquille à canaux et godrons. L’appui-pouce à volutes moulurées. L’anse à volutes, à large moulure de filets, se termine par des enroulements sommés d’une coquille.
Haut. : 25 cm
Poids : 1029 g.
A silver wine pot. Béziers 1746-1748. Voir le lot
Par DUPONT & Associés – Hôtel des ventes de Morlaix à Paris
le 06/12/2021 : Deux jattes polylobées en argent. Lille 1737 et 1752-1753
Maître Orfèvre : Antoine-François Piquet, reçu en 1737 et Pierre-Joseph Pontus, reçu en 1746
De forme ronde soulignées d’une moulure de filets, la doucine à canaux. Elles sont gravées au centre des armoiries d’alliance de la famille Bave. (Partiellement lisibles)
Diam. : 26,5 et 26 cm
Poids : 435 g. et 405 g.
Provenance : Galerie Véronique Girard, Paris.
Two silver scalloped dishes. Lille 1737 and 1752-1753 Voir le lot
Par DUPONT & Associés – Hôtel des ventes de Morlaix à Paris
le 06/12/2021 : Aiguière en argent. Paris 1758 – 1759
Maître Orfèvre : François Joubert, reçu en 1749
De forme balustre à côtes torses, elle repose sur un piédouche souligné d’une moulure de filets rubanés. La base et le col sont ornés d’une frise de postes partiellement amati. Le bec verseur reçoit un cartouche rocaille gravé au centre des armoiries d’alliance de la famille Forest d’Armaille de Segur. Le couvercle, souligné d’une moulure de filets rubanés, est sommé d’une coquille formant appui-pouce. L’anse à enroulement soulignée de deux bagues d’ivoire, reçoit un décor de coquille, de chutes feuillagées et d’un bouquet de joncs.
Haut. : 23,5 cm
Poids : 863 g.
Provenance : Vente Christie’s Paris, 22 Avril 2013
A silver ewer. Paris 1758-1759
Voir le lot
Par DUPONT & Associés – Hôtel des ventes de Morlaix à Paris
le 06/12/2021 : Paire de jattes carrées en argent. Paris 1768-1769
Maître Orfèvre : Jean-Antoine Bourguet, reçu en 1758
Modèle à contours et moulures de filets.
Dim. : 25 x 25 cm
Poids : 1412 g.
Provenance : Vente Boscher, Cherbourg, 8 Août 2010
A pair of silver square-shaped dishes. Paris 1768-1769 Voir le lot
Par DUPONT & Associés – Hôtel des ventes de Morlaix à Paris
le 06/12/2021 : Pot à crème en argent. Paris 1772-1773
Maître Orfèvre : Claude Héricourt, reçu en 1763
De forme balustre à côtes torses encadré de mouvements rocailles partiellement amatis, il repose sur un pied rond à contours et moulures de filets. Le bec verseur asymétrique rapporté est orné d’un décor de peignées, branchages et d’une moulure centrale. Le couvercle à charnières et appui-pouce est sommé d’un bouton en forme de colimaçon. L’anse est moulurée.
Haut. : 11,5 cm
Poids : 176 g.
Provenance : Vente Fraysse, Paris, 13 Juin 2006
A silver cream pot. Paris 1772-1773 Voir le lot
Par DUPONT & Associés – Hôtel des ventes de Morlaix à Paris
le 06/12/2021 : Ecuelle couverte et son présentoir en argent. Paris 1752-1753 et 1764-1765
Pour l’écuelle : Paris 1752-1753
Maître Orfèvre : Antoine Plot, reçu en 1729
Pour le présentoir : Paris 1764-1765
Maître Orfèvre : Jean-Louis Morel, reçu en 1748
L’écuelle reçoit deux oreilles découpées ornées d’un riche décor rocaille asymétrique. Le couvercle à double doucine est bordé d’une moulure d’oves et entrelacs, il est souligné de deux moulures de filets et sommé d’une prise en forme d’artichaud reposant sur un tertre feuillagé à fond amati.
Le présentoir rond à cinq contours est bordé d’une frise d’oves et entrelacs espacés de feuille d’acanthes.
L’ensemble est gravé d’armoiries d’alliance surmontées d’une couronne de comte.
Larg. aux anses de l’écuelle : 31,3 cm
Diam. de l’écuelle : 18,3 cl
Haut. de l’écuelle : 13 cm
Diam. du présentoir : 25,5 cm
Poids de l’écuelle : 968 g.
Poids du présentoir : 564 g.
Poids total : 1532 g.
Chocs sur l’écuelle, petit choc sur le couvercle, petits chocs sur le fond du présentoir.
Provenance : Vente Tajan, Paris, 23 Juin 2011
A silver covered ecuelle and its stand. Paris 1752-1753 and 1764-1765 Voir le lot
Par DUPONT & Associés – Hôtel des ventes de Morlaix à Paris
le 06/12/2021 : Aiguière couverte en argent. Paris 1729-1730
Maître Orfèvre : Antoine Haudry, reçu en 1718
Elle repose sur un piédouche mouluré orné d’une large frise de godrons. Elle reçoit à mi-corps et sur l’épaulement une moulure de filets. Le bec verseur couvert est orné en partie basse de lancéoles feuillagées ciselées sur fond amati et se termine par une perle. Le couvercle, à appui-pouce mouluré et double doucine, est bordé d’une frise de godrons, il est sommé d’une graine tournée en forme de vase godronné couvert d’une marguerite. L’anse à volutes est rehaussée de feuilles d’acanthes et s’enroule en partie haute sur une rosace.
Haut. : 27,5 cm
Poids : 989 g.
Provenance : Collection particulière
A silver ewer. Paris 1729-1730 Voir le lot
Par DUPONT & Associés – Hôtel des ventes de Morlaix à Paris
le 06/12/2021 : Ecuelle couverte en argent. Laval 1776-1778
Maître Orfèvre : Guillaume Maréchal, reçu en 1762
Le corps rond uni repose un piédouche à contours, elle reçoit deux oreilles formant coquilles alternant canaux et godrons. Le couvercle à double doucine est bordé d’une frise reprenant l’alternance des canaux et godrons, il est sommé d’une généreuse prise ronde surmontée d’une graine sur une terrasse à godrons rayonnants.
Diam. : 17,7 cm
Larg. aux anses : 28,6 cm
Haut. : 18 cm
Deux infimes chocs sur le couvercle.
Notre écuelle est reproduite dans l’ouvrage « Les orfèvres d’Anjou et du Bas-Maine » Monique Jacob et al. Editions du patrimoine. Réf. 360 p. 474-475. Elle est signalée comme un rare exemple d’écuelle sur piédouche.
Voir le lot
Par DUPONT & Associés – Hôtel des ventes de Morlaix à Paris
le 06/12/2021 : Petite verseuse Marabout en argent. Abbeville 1758-1759
Maître Orfèvre : Pierre-Claude de Poilly, reçu en 1732
Le corps de forme balustre à larges côtes torses en ailes de chauve-souris reposant sur une base plate à légère doucine surmontée d’une frise de peignées rocaille se prolongeant d’un bandeau ondulant amati. Le bec est décoré d’une large coquille rocaille rehaussée de joncs, de fleurons et de volutes. Le couvercle à doucine et appui-pouce uni à enroulement, reprend le décor du corps. Il se prolonge du couvre-bec orné de volutes et peignées, une graine en forme de grenade le surmonte. L’anse en noyer se rattache au corps à l’aide de deux hottes circulaires moulurées de filets.
Elle est gravée d’un tortil de baron au centre du cartouche.
Haut. : 17 cm
Poids : 446 g.
Provenance : Collection Edouard Cochet n°108
Vente Fraysse, Paris, 9 Novembre 2011
Bibliographie : Modèle reproduit dans l’ouvrage de Martine Plouvier « Les orfèvres de Picardie » Editions Agir-Pic, n°122 p. 231 et 232
A small silver jug. Abbeville 1758-1759 Voir le lot
Par DUPONT & Associés – Hôtel des ventes de Morlaix à Paris
le 06/12/2021 : Chocolatière balustre en argent. Reims vers 1727
Maître Orfèvre : non identifié, initiales ICE
Elle repose sur trois pieds à attaches en coquilles terminés par des patins à enroulements. Le bec verseur couvert à charnières est orné en chute de godrons sur fond amati terminés par une perle. Le couvercle à doucine est bordé d’une large frise de godrons, il est sommé d’une prise mobile en forme de panache sur une terrasse à godrons rayonnants. Le manche latéral balustre en bois noirci s’appuie sur une hotte à attache formant cartouche et terminée d’une collerette godronnée.
Elle est gravée des armes d’alliance des familles de La Tremblaye et Marie, Seigneur de Monceaux..
Haut. : 25 cm
Poids : 784 g.
Deux petits chocs sur le corps.
Provenance : Vente Vassy Jalenques, Clermont-Ferrand, 16 Mars 2013
A silver chocolate pot. Reims circa 1727 Voir le lot
Par DUPONT & Associés – Hôtel des ventes de Morlaix à Paris
le 06/12/2021 : Aiguière en argent. Marseille 1766
Maître Orfèvre : Jean Clément, reçu en 1723
De forme balustre, elle repose sur un piédouche à doucine orné d’une frise ondée surmontée d’une couronne rocaille. Le corps orné de frises de peignées rocaille est rehaussé de deux moulures de filets l’une à mi-corps, la seconde mouvementée. Le couvercle bombé recouvert d’une large coquille rocaille est sommé d’un bouton mouluré torsadé. L’anse à volutes moulurée est sommée d’un coquillage.
Haut. : 28 cm
Poids : 878 g.
Provenance : Vente Mercier, Lille, 5 Octobre 2014
A silver ewer. Marseille 1766 Voir le lot
Par DUPONT & Associés – Hôtel des ventes de Morlaix à Paris
le 06/12/2021 : Deux jattes rondes formant paire en argent. Paris 1702-1703
Maître Orfèvre : François Bingant, reçu en 1680
De forme ronde à chute de godrons, le bord souligné d’une moulure de filets. Elles sont gravées au centre des armoiries surmontées d’un heaume, entourées d’un cordon et de la croix de Malte de la famille Valentin..
Diam. : 24,5 cm
Haut. : 3,5 cm
Poids : 417 et 433 g.
Le collier et la croix de l’ordre de Saint Michel sur les armoiries ont été rajoutés postérieurement. Louis Valentin, ancien médecin des hôpitaux français en Amérique.
Provenance : Vente Matthias, Paris, 13 Mars 2001
A pair of circular dishes. Paris 1702-1703 Voir le lot
Par DUPONT & Associés – Hôtel des ventes de Morlaix à Paris
le 06/12/2021 : Chocolatière en argent. Lille 1735-1736
Maître Orfèvre : Noël Leplus, reçu en 1713
De forme balustre à pans lisses alternés de doucines, elle repose sur trois pieds à enroulement et attaches en médaillon. Le bec verseur couvert à charnières. Le couvercle, reprenant l’alternance de pans et doucines, reçoit un bouton sur l’opercule mouluré monté à charnières.
Manche latéral en bois tourné.
Haut. : 28 cm
Poids : 979 g.
A silver chocolate pot. Lille 1735-1736 Voir le lot