Organisée comme un palais florentin, cette demeure située à Beaujeu, dans le Rhône, abritait une belle collection de tableaux, meubles et objets d’art ancien, rassemblée par une famille d’antiquaires. Tour d’inventaire de cet ensemble dispersé par la maison Kâ-Mondo le 21 juin prochain.
« Cette maison a été meublée avec des pièces anciennes, et dans un esprit assez régional. Le décor est très réussi, et nous nous réjouissons de faire cette vente sur place, ce qui permettra aux acquéreurs de le découvrir », détaille Nina Rougerat, clerc au sein de la maison Kâ-Mondo Nina Rougerat. Parmi les presque 300 lots au catalogue, un tableau devrait particulièrement attirer l’attention : il s’agit d’un portrait d’Armand Aubergy, attribué à Andrea Soldi (20 000 à 30 000 euros) et peint à Alep en 1733.
Un portrait peint à Alep en 1733 et des armoires régionales
L’histoire de ce tableau est un véritable voyage ! Car la ville est à l’époque la seconde ville commerciale de l’Empire Ottoman, et Armand Aubergy fait alors partie des Français autorisés à y résider en tant que négociant. En ce qui concerne le peintre, Andrea Soldi, c’est un italien ayant travaillé au Moyen-Orient avant de s’installer durablement en Angleterre. Quelques autres portraits sont inscrits au catalogue, dont un portrait de femme au chapeau par Johann Wyrsch (1 500 à 2 000 euros) ou une école française vers 1720, école de Jean-Baptiste Santerre, représentant un homme en armure (1 500 à 2 000 euros).
La maison Kâ-Mondo présente également plusieurs grandes armoires en noyer régionales, « nous pensons qu’elles auront plus de succès ici qu’à Paris, où les grands meubles ne sont pas recherchés du tout« , argumente Nina Rougerat. A suivre donc également, l’adjudication de deux grandes armoires en noyer mouluré lyonnaises, du milieu du XVIIIe siècle estimées 2 000 à 3 000 euros et 3 000 à 5 000 euros.
Par KÂ- MONDO / KAPANDJI MORHANGE à Paris le 21/06/2025 : Attribué à Andrea SOLDI (1703 − 1771).
Portrait d’Armand Aubergy (1701‒1751) peint à Alep portant une tasse de café.
Toile.
Titré et daté au revers « Armand Auberge / peint à Alep en 1733 ».
94 × 73 cm.
(Restaurations anciennes)
La ville d’Alep était à cette époque la seconde ville commerciale de l’Empire Ottoman.
Nous remercions Catherine Vigne d’avoir identifié le modèle et de nous avoir communiqué l’article sur ce dernier dans son ouvrage rédigé en collaboration avec Anne Mézin, Les Français au Levant et en Barbarie de François Ier à Bonaparte à paraître chez Geuthner à l’automne 2025. Le tableau y sera reproduit : « Joseph Armand Aubergy, né à Marseille le 9 février 1701, est le fils de Georges Aubergy et d’Elisabeth Bouffier, frère de Barthélémy Aubergy. Il est négociant autorisé à résider à Alep le 7 mai 1722 pour être commis chez Bernard et Cie négociants ; autorisé à continuer sa résidence comme négociant le 17 novembre 1729 ; toujours à Alep en juin 1735, associé à Charles Conil sous la raison Conil et Aubergy ; fit un pèlerinage à Jérusalem en avril 1737 où il est répertorié le 19 avril 1737 dans le registre des pèlerins à la Custodie de Jérusalem. Il est toujours mentionné à Alep en 1738, puis revint à Marseille où il resta majeur de son frère jusqu’à la fin de sa résidence en 1751 ». Source : archives nationales, archives de la chambre de commerce de Marseille ; A. Boppe, Les pèlerins français à Jérusalem, études manuscrite.
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Par KÂ- MONDO / KAPANDJI MORHANGE à Paris le 21/06/2025 : Johann Melchior WYRSCH (Buochs 1732 − 1798).
Portrait de femme au chapeau portant un col de fourrure.
Toile, châssis et cadre d’origine, ovale.
39 × 31 cm.
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Par KÂ- MONDO / KAPANDJI MORHANGE à Paris le 21/06/2025 : École française vers 1720,
entourage de Jean Baptiste SANTERRE.
Portrait d’homme en armure.
Toile.
Porte une inscription sur le cadre identifiant le modèle comme Vauban.
80 × 63,5 cm.
(Restaurations anciennes)
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Par KÂ- MONDO / KAPANDJI MORHANGE à Paris le 21/06/2025 : Importante armoire en noyer mouluré et sculpté ouvrant par deux larges vantaux à décor de coquilles, rocailles et palmes sur fond de croisillons. Le fronton en chapeau de gendarme sommé d’une large coquille.
Avec sa serrure et sa crémaillère en acier, clé en fer forgé d’origine.
Lyon, milieu du XVIIIe siècle.
282 × 196 × 82 cm.
(Moulure inférieure probablement refaite en partie)
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Par KÂ- MONDO / KAPANDJI MORHANGE à Paris le 21/06/2025 : Importante armoire en noyer mouluré et sculpté ouvrant par deux larges vantaux à décor de coquilles, rocailles et palmes sur fond de croisillons. Le fronton arbalète sommé d’une large coquille. Pieds en boule aplatie.
Avec sa serrure et sa crémaillère en acier, clé en fer forgé d’origine.
Lyon, milieu du XVIIIe siècle.
291 × 182 × 80 cm.
(État d’usage)
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Par KÂ- MONDO / KAPANDJI MORHANGE à Paris le 21/06/2025 : Vierge à l’Enfant en pierre calcaire sculptée avec restes de polychromie, dos plat en partie ébauché. Assise sur un banc trône, Marie porte l’Enfant debout sur son genou gauche habillé d’une longue tunique ; tête ceinte d’une couronne posée sur un voile laissant apparaître les mèches ondulées de sa chevelure ; visage aux formes pleines, les yeux finement ourlés aux extrémités étirées vers les tempes ; elle est vêtue d’une robe ceinturée à la simple encolure et d’un manteau dont un pan revient sur le devant des genoux en formant des plis creusés en bec.
Champagne ?, deuxième quart du XIVe siècle.
96 × 47 × 27 cm.
(Quelques manques, tampons au dos)
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Par KÂ- MONDO / KAPANDJI MORHANGE à Paris le 21/06/2025 : Vierge à l’Enfant assise en pierre sculptée. Marie porte l’Enfant assis sur son genou gauche, tenant une fleur dans sa main droite ; elle est vêtue d’une robe et d’un voile formant manteau lui enserrant la tête.
XIXe siècle, dans le style du Moyen-Âge d’après Notre-Dame de Laurie.
67 × 28 × 23 cm.
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Par KÂ- MONDO / KAPANDJI MORHANGE à Paris le 21/06/2025 : Vierge à l’Enfant en noyer sculpté en ronde-bosse. De canon élancé, elle est assise sur un banc trône, portant son Fils debout sur son genou gauche ; sa tête est ceinte d’une couronne fleurdelisée posée sur une voile formant manteau qui laisse voir sa chevelure ondulée.
Lac de Constance ?, vers 1300
79 × 27 cm.
(Quelques restaurations, tête de l’Enfant vraisemblablement refaite)
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Par KÂ- MONDO / KAPANDJI MORHANGE à Paris le 21/06/2025 : Georges SALENDRE (1890−1985).
Adam et Ève.
Pierre de Bourgogne.
Taille directe.
Signé en bas.
H. : 94 cm.
(Restauration sur le bras)
Bibliographie :
– « Georges Salendre, sculpteur » Éditions L’Hermès, Lyon, préface de Marius Mermillon , reproduit de dos et de face sur une double page, collection de Madame et Monsieur Aubert
– « Georges Salendre » Lyon, 1970, Collection Aubert, Besançon, reproduit.
Georges SALENDRE est né le 1er mars 1890 à Romanèche-la-Montagne dans l’Ain.
Élève de l’école des Beaux-Arts de Lyon, 1er prix de Sculpture, Médaille d’or. Croix de guerre (1914‒1918)
Membre fondateur du Salon du Sud-Est à Lyon, en 1925. Il rencontre Suzanne Valadon et Maurice Utrillo.
Son ami, l’architecte Tony Garnier le présente à Édouard Herriot, maire de Lyon, et lui demande de sculpter un Christ
monumental pour la chapelle mortuaire de Grange-Blanche : c’est la première sculpture monumentale de Georges Salendre.
Invité en 1937 à l’exposition internationale de sculpture de Paris, il recevra le grand prix de sculpture et sera nommé
chevalier de la légion d’honneur au titre de l’Éducation Nationale.
Principaux monuments :
Christ monumental, hôpital Édouard-Herriot, Lyon.
Le veilleur de pierre, place Bellecour, Lyon.
La libération, place de la Libération, Villeurbanne.
La résistance universitaire, place Ollier, Lyon.
Le Rhône, avenue Thorez, Givors.
Monument Jean Moulin, Caluire.
Le fusillé, monument aux morts, place Stalingrad, Saint-Étienne.
Le sportif, parc de la Tête d’Or, Lyon.
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Par KÂ- MONDO / KAPANDJI MORHANGE à Paris le 21/06/2025 : Georges SALENDRE (1890−1985).
Ève (nu accroupi).
Pierre de Bourgogne.
Signé sur la base sur le côté droit.
Taille directe.
H. : 75 cm.
(Accidents et restaurations)
Bibliographie :
– « Georges Salendre, sculpteur » Éditions L’Hermès, Lyon, préface de Marius Mermillon collection Monsieur et Madame Froget, reproduite deux fois.
– « Georges Salendre » Lyon, 1970, reproduit.
Georges SALENDRE est né le 1er mars 1890 à Romanèche-la-Montagne dans l’Ain.
Élève de l’école des Beaux-Arts de Lyon, 1er prix de Sculpture, Médaille d’or. Croix de guerre (1914‒1918)
Membre fondateur du Salon du Sud-Est à Lyon, en 1925. Il rencontre Suzanne Valadon et Maurice Utrillo.
Son ami, l’architecte Tony Garnier le présente à Édouard Herriot, maire de Lyon, et lui demande de sculpter un Christ
monumental pour la chapelle mortuaire de Grange-Blanche : c’est la première sculpture monumentale de Georges Salendre.
Invité en 1937 à l’exposition internationale de sculpture de Paris, il recevra le grand prix de sculpture et sera nommé
chevalier de la légion d’honneur au titre de l’Éducation Nationale.
Principaux monuments :
Christ monumental, hôpital Édouard-Herriot, Lyon.
Le veilleur de pierre, place Bellecour, Lyon.
La libération, place de la Libération, Villeurbanne.
La résistance universitaire, place Ollier, Lyon.
Le Rhône, avenue Thorez, Givors.
Monument Jean Moulin, Caluire.
Le fusillé, monument aux morts, place Stalingrad, Saint-Étienne.
Le sportif, parc de la Tête d’Or, Lyon.
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Par KÂ- MONDO / KAPANDJI MORHANGE à Paris le 21/06/2025 : Georges SALENDRE (1890−1985).
Buste de femme.
Pierre de Bourgogne.
Signé en bas au dos.
Taille directe.
H. : 32 cm.
(Restaurations)
Socle en bois.
Georges SALENDRE est né le 1er mars 1890 à Romanèche-la-Montagne dans l’Ain.
Élève de l’école des Beaux-Arts de Lyon, 1er prix de Sculpture, Médaille d’or. Croix de guerre (1914‒1918)
Membre fondateur du Salon du Sud-Est à Lyon, en 1925. Il rencontre Suzanne Valadon et Maurice Utrillo.
Son ami, l’architecte Tony Garnier le présente à Édouard Herriot, maire de Lyon, et lui demande de sculpter un Christ
monumental pour la chapelle mortuaire de Grange-Blanche : c’est la première sculpture monumentale de Georges Salendre.
Invité en 1937 à l’exposition internationale de sculpture de Paris, il recevra le grand prix de sculpture et sera nommé
chevalier de la légion d’honneur au titre de l’Éducation Nationale.
Principaux monuments :
Christ monumental, hôpital Édouard-Herriot, Lyon.
Le veilleur de pierre, place Bellecour, Lyon.
La libération, place de la Libération, Villeurbanne.
La résistance universitaire, place Ollier, Lyon.
Le Rhône, avenue Thorez, Givors.
Monument Jean Moulin, Caluire.
Le fusillé, monument aux morts, place Stalingrad, Saint-Étienne.
Le sportif, parc de la Tête d’Or, Lyon.
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Par KÂ- MONDO / KAPANDJI MORHANGE à Paris le 21/06/2025 : Georges SALENDRE (1890−1985).
La fuite en Égypte.
Bronze, cire perdue.
Signé sur la base à gauche, vers l’arrière.
H. : 96 cm
Bibliographie :
– « Georges Salendre » Lyon, 1970, reproduit
– « Georges Salendre, sculpteur » Éditions L’Hermès, Lyon, préface de Marius Mermillon, reproduit, collection de Madame et Monsieur Aubert.
Georges SALENDRE est né le 1er mars 1890 à Romanèche-la-Montagne dans l’Ain.
Élève de l’école des Beaux-Arts de Lyon, 1er prix de Sculpture, Médaille d’or. Croix de guerre (1914‒1918)
Membre fondateur du Salon du Sud-Est à Lyon, en 1925. Il rencontre Suzanne Valadon et Maurice Utrillo.
Son ami, l’architecte Tony Garnier le présente à Édouard Herriot, maire de Lyon, et lui demande de sculpter un Christ
monumental pour la chapelle mortuaire de Grange-Blanche : c’est la première sculpture monumentale de Georges Salendre.
Invité en 1937 à l’exposition internationale de sculpture de Paris, il recevra le grand prix de sculpture et sera nommé
chevalier de la légion d’honneur au titre de l’Éducation Nationale.
Principaux monuments :
Christ monumental, hôpital Édouard-Herriot, Lyon.
Le veilleur de pierre, place Bellecour, Lyon.
La libération, place de la Libération, Villeurbanne.
La résistance universitaire, place Ollier, Lyon.
Le Rhône, avenue Thorez, Givors.
Monument Jean Moulin, Caluire.
Le fusillé, monument aux morts, place Stalingrad, Saint-Étienne.
Le sportif, parc de la Tête d’Or, Lyon.
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Par KÂ- MONDO / KAPANDJI MORHANGE à Paris le 21/06/2025 : Pieter Van BLOEMEN (Anvers, 1657−1720).
Rachel conduisant le troupeau de Laban.
Toile.
Porte un numéro à l’encre au revers du châssis « n°11 ».
74 × 98,5 cm.
(Restaurations anciennes)
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Par KÂ- MONDO / KAPANDJI MORHANGE à Paris le 21/06/2025 : * François de TROY (Toulouse 1645 − Paris 1730).
La Sainte Famille.
Toile.
69,5 × 58,5 cm.
(Trace d’inscriptions en bas à gauche, restaurations anciennes)
Exposition : probablement R. Mesuret, Les Expositions de l’Académie royale de Toulouse de 1751 à 1791, Toulouse, 1972, n°5022.
Bibliographie : Probablement D. Brême, François de Troy 1645‒1730, Paris, 1997, cité p. 92 (« tableau perdu sans que l’on puisse savoir qu’en penser »).
Nous remercions Monsieur Dominique Brême d’avoir confirmé l’authenticité de ce tableaux d’après une photo numérique en novembre 2024. Il date le tableau vers 1723‒1725 alors que François de Troy collabore avec son fils Jean François. Dominique Brême précise qu’il pourrait probablement s’agir du tableau exposé à Toulouse en 1785.
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Par KÂ- MONDO / KAPANDJI MORHANGE à Paris le 21/06/2025 : Élise PUYROCHE-WAGNER (Dresde 1828 − Lyon 1895).
Raisins sur un entablement.
Toile d’origine.
Signé en bas à droite « E Puyroche Wagner ».
79 × 94,5 cm.
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Par KÂ- MONDO / KAPANDJI MORHANGE à Paris le 21/06/2025 : * École française du XIXe siècle, d’après Martin DROLLING.
Intérieur d’une cuisine
Huile sur toile.
58 × 71 cm.
(Rentoilée, restaurations anciennes)
Reprise du tableau du Louvre.
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Par KÂ- MONDO / KAPANDJI MORHANGE à Paris le 21/06/2025 : École italienne du XVIIIe siècle,
suiveur de Pietro BELLOTTI.
Le porteur de draps.
Toile.
96 × 71,5 cm.
(Restaurations anciennes)
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Par KÂ- MONDO / KAPANDJI MORHANGE à Paris le 21/06/2025 : Suite de quatre fauteuils à dossier violoné en cabriolet, en noyer à décor mouluré et sculpté de fleurettes. Pieds cambrés.
Lyon, époque Louis XV.
91 × 62 × 62 cm.
(Quelques entures)
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Des sculptures anciennes et modernes
Au chapitre des sculptures anciennes, retenons deux Vierges à l’enfant en pierre : la première date du dernier quart du XIVe siècle, et est probablement originaire de Champagne (8 000 à 12 000 euros), et la seconde datée du XIXe siècle suit un style du Moyen Âge d’après Notre-Dame-de-Laurie (1 500 à 2 000 euros). Une autre en noyer sculpté, datée vers 1300 est située vers le lac de Constance (2 000 à 3 000 euros).
Ce chapitre compte également les seules pièces du XXe siècle conservées par la famille, des sculptures de Georges Salendre (1890-1985). « C’était très probablement une connaissance, un proche des propriétaires car nous avons 15 pièces de cet artiste, et il est plus connu dans sa région d’origine qu’ailleurs », précise Nina Rougerat. Installé à Lyon durant une bonne partie de sa carrière, Georges Salendre (1890-1985) a principalement travaillé la pierre, créant des portraits et des corps féminins voluptueux. Il était proche de Suzanne Valadon et de Maurice Utrillo, dont il a fait un bronze conservé au musée de Brou à Bourg-en-Bresse. « Nos estimations pour ses sculptures sont très raisonnables, entre 80 et 2 000 euros, il y a des amateurs dans la région », ajoute Nina Rougerat.