Le 23 juin 2021 | Mis à jour le 6 juillet 2021

Le premier petit écolier de Lu adjugé à près de 20 000 euros à Nantes

par Diane Zorzi

Le 26 juin à Nantes, l’étude Ouest Enchères Publiques présentait aux enchères la toute première version du petit écolier de Lu, dessiné par Firmin Bouisset. Cette œuvre originale, adjugée à près de 20 000 euros, témoignait des premiers pas du petit écolier qui attise les papilles de génération en génération.

 

A l’instar des marques contemporaines, la biscuiterie LU, fondée par deux Lorrains en 1850, manie habilement les arts décoratifs et la publicité pour forger l’image d’une marque moderne. Les artistes Alphonse Mucha, Sarah Bernhardt ou Auguste Bartholdi ont ainsi collaboré avec la biscuiterie afin de doter les produits d’une réclame attractive. Mais c’est une illustration du lithographe et affichiste Firmin Bouisset (1859-1927) qui s’est érigée en véritable symbole de LU. Elle donne à voir le jeune Louis Lefèvre-Utile junior, l’un des fils des fondateurs de l’entreprise. Le 26 juin dernier à Nantes, Pierre-Guillaume Klein dévoilait la toute première version de cette illustration iconique qui attise les papilles de génération en génération. 

 

Les premiers pas du petit écolier de LU

Si son visage est bien connu des petits et grands, peu savent que l’égérie des biscuits LU est en fait Louis Lefèvre-Utile, le fils des fondateurs de la biscuiterie, Jean-Romain Lefèvre et Pauline-Isabelle Utile. « LU étant avant tout une affaire de famille qui mieux que le fils comme ambassadeur », fait remarquer le commissaire-priseur Pierre-Guillaume Klein. L‘œuvre sur papier de Firmin Bouisset présentée à la vente figure ainsi le petit écolier, Louis Junior, vêtu d’un béret et d’une cape, tenant un petit panier du bras gauche, et croquant dans le petit beurre qu’il tient dans la main droite. « Si de prime abord notre œuvre semble identique à l’illustration définitive, il est amusant de voir les petites différences avec la version connue de tous. On imagine ainsi l’artiste essayer, hésiter et revenir en arrière, et l’on peut même apercevoir les essais de police d’écriture sur le biscuit. Notre illustration est inédite. Il s’agit de l’œuvre originale, la toute première version de l’affiche LU ! »

 

Une œuvre originale de Firmin Bouisset 

Cette œuvre sur papier, contre-collée sur toile, fut conservée dans l’usine Amieux de Chantenay, avant d’être récupérée par les héritiers de la famille, lors du rachat de la société en 1967. « Amieux était une entreprise concurrente de Lu et spécialisée dans la conserverie. Notre dessin était resté depuis dans cette famille d’industriels nantais qui pensaient que ce trésor du patrimoine nantais était une simple affiche. » Estimé entre 3 000 et 5 000 euros, cet émouvant témoignage des premiers pas du petit écolier s’est envolé à 19 375 euros, séduisant de nombreux collectionneurs, attachés au charme du biscuit LU iconique qui, pour beaucoup, fait l’effet de la madeleine de Proust. 

 

Firmin BOUISSET (1859-1927). « Le petit écolier » – Biscuiterie Lefèvre-Utile.
Œuvre sur papier contre-collée sur toile signée en bas à droite et portant le numéro 105 en bas à gauche (pliures, petites tâches, déchirures et restaurations). Haut. : 112 cm – Larg. : 79 cm. Adjugé 19 375 euros (frais inclus).

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