Chaque année, Maître Christophe Lucien organise une vente consacrée au patrimoine parisien. A l’occasion de la huitième édition le 18 mars 2019 à Paris, le commissaire-priseur dispersera la collection étonnante de Roxane Debuisson. Durant plus de cinquante ans, cette parisienne sillonna les rues de la capitale à la recherche de vestiges voués à la destruction, récupérant des enseignes de commerces traditionnels, des plaques d’immeubles, des décors, des éléments architecturaux, et autres témoignages d’un Paris révolu.
Roxane Debuisson, gardienne du patrimoine parisien
Enseigne de coiffeur. Fer doré, épousant la forme d’une sphère, à laquelle est attachée une queue de crin noir. XIXe siècle, modèle du XVIIIe siècle. Potence de métal peint en noir. Sans la potence : 99 x 30 cm. Avec la potence 105 x 40 cm. Estimation : 150-180 euros.
Le 24 juin 2018, Paris perdait l’une de ses plus ferventes admiratrices : Roxane Debuisson. Cette érudite, un brin fantasque, constitua durant plus de cinquante ans une collection unique au monde, constituée d’enseignes de commerces traditionnels, de plaques d’immeubles, de décors et éléments architecturaux en tous genres, témoignant d’un Paris révolu.
« Tout commence un jour de 1962, raconte Maître Christophe Lucien. Alors qu’elle flânait rue de Birague dans le Marais, l’enseigne d’un coiffeur s’écrase à ses pieds. Il s’agissait d’une sphère de métal doré terminée par une queue de crin de cheval, selon la forme traditionnelle des enseignes de coiffeurs-barbiers aux XVIIIe et XIXe siècles, symbolisant la barbe rasée et la chevelure. Inquiète du devenir de l’enseigne voisine, toujours fixée au mur, Roxane Debuisson s’adresse au coiffeur. Ce dernier lui explique qu’il fait retirer les enseignes anciennes de son salon pour les remplacer par un néon. La jeune femme lui propose alors d’acquérir celle subsistant encore au mur. Depuis ce jour, Roxane Debuisson n’aura de cesse de récupérer les vestiges parisiens, dont elle assistera, attristée, à la démolition.»
Historiques, les pièces de sa collection ont figuré dans de grandes expositions parisiennes, faisant parfois l’objet de commentaires dans les écrits d’historiens ou dans la presse. Au fil des années, son appartement du 19 boulevard Henri IV devint un véritable musée à la gloire de Paris dans lequel se pressaient chercheurs, historiens et amis. Parmi eux, le photographe Robert Doisneau qui la suivait dans tout Paris pour prendre des clichés du sauvetage des décors de commerces. « Se pressaient aussi dans son appartement les grands chefs dont elle fut la marraine. Chaque jour, pendant cinquante ans, elle s’adonnait à l’autre passion de sa vie, la gastronomie, et se rendait au restaurant à bord de l’une de ses Rolls dont une Phantom V bleue marine. Elle contemplait la ville derrière la vitre en chantonnant de vieilles chansons françaises avec Daniel, son chauffeur. À l’issue de ces déjeuners dans les meilleurs établissements de la capitale, accompagnés de son rituel champagne Ruinart Blanc de Blancs, elle faisait, en gastronome éclairée, un tour en cuisine, derrière les pianos, commentait avec la brigade les plats dégustés, puis distribuait de généreux pourboires au personnel.Chaque troisième jeudi du mois, elle organisait même un fameux casse-croûte matinal auquel se rendait le gratin de la restauration parisienne. Mais ces dernières années, elle ne sortait plus. Ce sont les cuisiniers qui se rendaient chez elle, dans son appartement-musée parisien. Un jour Gérard Besson, un autre Jean-Louis Nomicos ou Gabriel Biscay.Lors de ses funérailles à l’église Saint-Paul et au cimetière du Père-Lachaise, tout ce que Paris compte de grands chefs fit, en grande tenue, une haie d’honneur au cercueil de celle qui fut non seulement une gardienne de témoignages de l’Histoire de Paris mais encore une mécène de la gastronomie.»
Potence et enseigne du cabaret « Le mouton à cinq pattes ». Fer forgé peint en noir et doré, à décor de rinceaux feuillagés, masque et fleurs. Époque Louis XV. Supporte une enseigne en ronde-bosse en tôle peinte en blanc et vert figurant un mouton, probablement du XIXe siècle. Potence : 169 x 82 cm. Enseigne : 36 x 36 x 6 cm. Estimation : 120-150 euros.
Des vestiges collectés dans les rues de Paris
Enseigne de l’apothicaire « Au mortier d’argent ». Bois sculpté, anciennement argenté, figurant un mortier d’apothicaire, de forme balustre, sur piédouche, la panse à décor d’un mufle de lion mordant une guirlande de fruits et feuillages, le sommet orné d’une cordelette sur fond de croisillons, la base feuillagée, posant sur une console à décor de feuillages et cordelette. XVIIIe siècle. 127 x 76 x 15,5 cm. Estimation : 600-700 euros.
Enseignes de café, tailleur, chapelier, gantier, coutelier, marchand de parapluies, marchand de jouets, bureau de tabac… La collection de Roxane Debuisson, mise en vente le 18 mars à Paris, regorge de trésors vieux de plus d’un siècle. « Elle sauva de la destruction l’enseigne d’apothicaire « Au Mortier d’Argent » du début du XVIIIe siècle (estimée entre 600 et 700 euros), celle du cabaret « Le Mouton à Cinq pattes » (estimée entre 120 et 150 euro), dont la superbe potence du XVIIIe siècle. Elle récupéra des panneaux de toiles peintes sous verre de boulangerie, des sculptures de façades de boulangeries, l’ornement de la fontaine de l’hôtel Raoul dans le Marais, dont le massacre se déroula sous ses yeux. Elle collecta les plaques nominatives que l’on arrachait à la pelleteuse. En lieu et place des endroits que l’on anéantissait, on construisait des cubes sans âme dépourvus de petits commerces, pour permettre le développement de grandes surfaces hideuses en bordure du périphérique.» Ainsi entrèrent dans sa collection des plaques de pierre gravée ou en lave émaillée du XVIIIe siècle, des bancs publics, un potelet de l’arrêt d’autobus Sully Morland (estimé entre 600 et 650 euros), des banquettes de la ligne Nord-Sud du métropolitain (estimées entre 300 et 320 euros), un écusson de garde-corps signé Hector Guimard (estimé entre 1 000 et 1 200 euros), un réverbère (estimé entre 500 et 600 euros).
Cossin, Ecole française de la 1ère moitié du XIXe siècle, Allégorie de la Source, figurant une femme dénudée tenant un dauphin et un roseau, 1837. Ornement de fontaine de l’hôtel Jean-Louis Raoul, dit Hôtel Raoul. Terre cuite, signée et datée sur la terrasse. Accidents. Avec socle : 115 x 104 x 39 cm. Estimation : 200-300 euros.
Découvrez nos coups de cœur parmi les lots de la vente du 18 mars
Par Lucien Paris SARL à Paris le 18/03/2019 : ENSEIGNE DE MARCHAND DE COULEUR
Fer peint polychrome, épousant la forme d’un nuancier en étoile à huit branches.
Circa 1900.
108 x 108 cm.
Une branche brisée.
Provenance.
Marchand de couleur « À l’Étoile de Montrouge ».
La création du commerce est antérieure à l’annexion du nord de la commune de Montrouge par Napoléon III en 1860 pour agrandir Paris.
68, rue de la Tombe Issoire.
XIVe arrondissement.
Acquisition.
Auprès de Mademoiselle RASTOIT, dernier propriétaire du commerce, novembre 1988.
Celle-ci venait chaque année rendre visite à Madame Debuisson pour revoir l’Étoile.Voir le lot
Par Lucien Paris SARL à Paris le 18/03/2019 : ENSEIGNE DU MARCHAND DE JOUET « AU POLICHINELLE »
Fer peint en polychromie, figurant un Polichinelle.
162 x 87 cm.
Époque SECOND EMPIRE.
Attache de fer.
Sans attache : 162 x 87 cm
Avec attache : 162 x 109 cm.
Provenance.
Marchand de jouets « Au Polichinelle ».
102, rue de Longchamp.
XVIe arrondissement.
Cette boutique se trouvait dans les années 1920 avenue Victor Hugo, XVIe arrondissement, avant de déménager 102, rue de Longchamp.
Acquisition.
Mars 1967.
Cette enseigne a été signalée à Madame Debuisson par le photographe Robert Doisneau.
son ami.
Madame Debuisson, quelques mois après l’arrivée de l’enseigne dans la collection, reçoit Claude Mauriac, écrivain, fils de François Mauriac, qui s’écrie aussitôt « Le Polichinelle de mon enfance ! ». C’est ainsi qu’elle a appris que cette enseigne se trouvait avenue Victor Hugo avant les années 1920.
Bibliographie.
L’estampille, n° 37, novembre 1972, p. 23, reproduite.
Marie-France, n° 218, avril 1974, p. 67, reproduite.
Le Collectionneur Français, n° 99, février 1974, p. 3, reproduite.
Marie France BOYER, Habiter Paris, Paris, Société Nouvelle des Éditions du Chêne, 1988, reproduite.
Sanjiro MINAMIKAWA, The Art of living, Kenchiku Siryo, Tokyo, Kenkyusha, 1991.
Florine ASCH, Florine chez les parisiens, Société Nouvelle Adam Biro, Paris, 2003.
Le personnage bouffon de la Commedia dell’ Arte, qui fait tout, brouille tout, touche à tout, fut aussi une marionnette et inspira le jouet emblématique des enfants de bonne famille parisiens. Les comptines à son sujet connurent un immense succès tout au long du XIXe siècle.
Pan! Pan! Qui est-c’ qu’est là?
C’est Polichinelle, Mam’zelle,
Pan! Pan! Qui est-c’ qu’est là?
C’est Polichinelle que v’là!Voir le lot
Par Lucien Paris SARL à Paris le 18/03/2019 : ENSEIGNE DE LA MERCERIE « AU ROUET D’ARGENT »
Plaque de métal peint en bleu, gris et vert, figurant un rouet, un fuseau surmontant un trèfle à quatre feuilles, s’inscrivant dans un parchemin enroulé.
Potence de fer peint rapportée.
Début du XXe siècle.
Sans potence : 63,5 x 60 x 7 cm.
Avec potence : 128 x 93 x 7 cm.
Provenance.
Mercerie « Au Rouet d’Argent ».
4, rue du Pas de la Mule.
IIIe arrondissement.
Acquisition.
Mars 1981.
Bibliographie.
Sanjiro MINAMIKAWA, The Art of living, Kenchiku Siryo, Tokyo, Kenkyusha, 1991.Voir le lot
Par Lucien Paris SARL à Paris le 18/03/2019 : ENSEIGNE « AU GANT D’OR »
Fer doré, épousant la forme d’un gant.
Époque SECOND EMPIRE.
Attache de fer peint.
Sans la potence : 80 x 40 x 25 cm.
Avec la potence : 105 x 40 x 26,5 cm.
Provenance.
Gantier « Au Gant d’Or ».
94, boulevard Beaumarchais.
XIe arrondissement.
Acquisition.
Auprès du dernier propriétaire du commerce, 1962.
Bibliographie.
Marie-France, n° 218, avril 1974, p. 67, reproduite.
L’Estampille, n° 37, novembre 1972, p. 24, reproduite.
Marie France BOYER, Habiter Paris, Paris, Société Nouvelle des Éditions du Chêne, 1988, reproduite.
Sanjiro MINAMIKAWA, The Art of living, Kenchiku Siryo, Tokyo, Kenkyusha, 1991.
Florine ASCH, Florine chez les parisiens, Société Nouvelle Adam Biro, Paris, 2003.
Jusqu’au début du 20 siècle, les personnes élégantes ne sortaient pas sans gants. « Jeter le gant », « aller comme un gant », « prendre des gants », « une main de fer dans un gant de velours », sont des expressions de la langue française qui survivent aujourd’hui. Le commerce de gants était florissant dans Paris. En 1910, on comptait 45 boutiques de gantiers auxquels s’ajoutaient les rez-de-chaussée de grands magasins. Le commerce de gants s’éteignit presque définitivement à la fin des années 1960.Voir le lot
Par Lucien Paris SARL à Paris le 18/03/2019 : ENSEIGNE DE MARCHAND DE PARAPLUIES
Tôle peinte en rouge brique, épousant la forme de deux parapluies réunis par une barre.
Fin du XIXe siècle.
Attache en fer peint.
Sans l’attache : 61 x 60 x 61 cm.
Avec l’attache : 61 x 65 x 61 cm.
Cinq extrémités de baleines absentes.
Provenance.
Marchand de parapluies.
10, rue du Pont Louis-Philippe.
IVe arrondissement.
Acquisition.
Novembre 1965.
Bibliographie.
Sanjiro MINAMIKAWA, The Art of living, Kenchiku Siryo, Tokyo, Kenkyusha, 1991. Voir le lot
Par Lucien Paris SARL à Paris le 18/03/2019 : HECTOR GUIMARD (1867-1942)
ÉCUSSON DE GARDE-CORPS DE BALUSTRADE DE BOUCHE D’ENTRÉE DE STATION DU CHEMIN DE FER MÉTROPOLITAIN PARISIEN
Fonte peinte en vert de deux tons, de forme végétale ajourée, reprenant la lettre initiale « M » pour « métropolitain ».
Circa 1900.
Support de fer peint.
Sans support : 75 x 62 cm.
Avec support : 75 x 62 x 30 cm.
Identique à celle de la bouche de métro Cité.
Acquisition.
Janvier 1973.
Expositions :
Le Fer à Paris, architectures, Pavillon de l’Arsenal, mars à mai 1989.
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Par Lucien Paris SARL à Paris le 18/03/2019 : BORNE LIMITE DE STATIONNEMENT DE FIACRE
Fonte, de forme triangulaire, portant l’inscription « limite ».
XIXe siècle.
20 x 20 x 2,5 cm.
Cette borne indiquait la limite au-delà de laquelle les fiacres, voitures de louages, n’avaient pas le droit de stationner pour attendre le client.
Provenance.
Rue Saint-Claude, côté impair, le long de l’église Saint-Denis du Saint Sacrement.
IIIe arrondissement.
Acquisition.
1963.Voir le lot
Par Lucien Paris SARL à Paris le 18/03/2019 : PLAQUE DE BORNE LIMITE – DÉFENSE EXPRESSE DE BÂTIR.
Pierre, de forme rectangulaire, portant l’inscription gravée, « 1727 (chiffre 6 biffé), du règne de Louis XV, de par le Roy. Défenses expresses sont faites de bâtir dans cette rue hors la présente borne et limite, aux peines portées par les déclarations de sa Majesté, de 1724 et 1726. n° 77 ». Le numéro 77 correspond au numéro de la plaque. L’inscription encadre les armes de France couronnées.
Époque LOUIS XV.
Réparations.
Dans une armature de fer.
Environ : 83 x 128 x 6 cm.
Les bornes aux limites de la ville et des faubourgs de Paris ont été posées en conséquence des déclarations du roi de 1724, 1726 et 1728. En 1770, Monsieur Desgodets, architecte du roi, en publie la liste dans le fascicule « Les lois des bâtiments suivant la coutume de Paris » au sein d’une chapitre « État des bornes de la ville et des faubourgs de Paris ». Dans le seul faubourg Saint Honoré, cette liste compte trente-deux bornes aux limites.
Provenance.
6, rue Elzévir, anciennement rue des Récollets.
IIIe arrondissement.
Acquisition.
Lors de la démolition de l’immeuble sur lequel elle était fixée. Mai 1969.
Dans les années 1960, Madame DEBUISSON photographie quatre bornes subsistant : 5, rue Cadet, 4, rue Laborde, 306, rue de Charenton, 6, rue Elzévir.
Bibliographie.
Marie France BOYER, Habiter Paris, Paris, Société Nouvelle des Éditions du Chêne, 1988, reproduite.
Sanjiro MINAMIKAWA, The Art of living, Kenchiku Siryo, Tokyo, Kenkyusha, 1991.Voir le lot
Par Lucien Paris SARL à Paris le 18/03/2019 : LANTERNE DE RÉVERBÈRE PARISIEN
Fer et zinc peint, de forme circulaire évasée, sommée de la couronne de Cybèle et des armes de Paris alternées de palmettes.
Fin du XIXe siècle.
Support circulaire de métal peint.
Sans le support : 108 x 60 cm.
Avec le support : 110,5 x 62 cm.
Provenance.
Place Vendôme.
Acquisition.
2012.Voir le lot
Par Lucien Paris SARL à Paris le 18/03/2019 : RÉVERBÈRE DE PLACE PARISIENNE
Fonte, le fût fuselé à décor de feuilles de lierre et feuilles de laurier, la partie inférieure en balustre à décor de rosaces. Il supporte une lanterne de fer à section carrée retenant quatre plaques de verre. Partie destinée à l’enfouissement en tiges de fer courbées. Fût amovible destiné à l’enfouissement en fonte peinte.
Seconde moitié du XIXe siècle.
285 x 61 x 61 cm.
Électrifié.
Acquisition.
1980.
Bibliographie.
Marie-France, n° 218, avril 1974, p. 67, reproduite.
Marie France BOYER, Habiter Paris, Paris, Société Nouvelle des Éditions du Chêne, 1988, reproduite.
Sanjiro MINAMIKAWA, The Art of living, Kenchiku Siryo, Tokyo, Kenkyusha, 1991.
Florine ASCH, Florine chez les parisiens, Société Nouvelle Adam Biro, Paris, 2003.Voir le lot
Par Lucien Paris SARL à Paris le 18/03/2019 : BANC PUBLIC DOS-À-DOS
Fonte peinte en marron, les consoles balustre ajourées à décor des armes de Paris, de rinceaux, palmettes, supportant les deux assises et le dossier constituées d’une seule planche de chêne rectangulaire.
Circa 1920/30.
97 x 162 x 75 cm.
Provenance.
Boulevard Henri IV.
Acquisition.
Auprès des agents de la ville, qui changeaient tous les bancs de l’artère, 1972.
Bibliographie.
Elle, n° 1472, 4 mars 1974, p. 143, reproduit.
Femme Pratique, n° 129, mai 1974, p. 193, reproduite.
L’Événement du Jeudi, 16 au 22 mai 1985, p.124, reproduite.
Marie-France BOYER, Habiter Paris, Paris, Société Nouvelle des Éditions du Chêne, 1988, reproduite.
Sanjiro MINAMIKAWA, The Art of living, Kenchiku Siryo, Tokyo, Kenkyusha, 1991.
Florine ASCH, Florine chez les parisiens, Société Nouvelle Adam Biro, Paris, 2003.
Voir le lot
Par Lucien Paris SARL à Paris le 18/03/2019 : BANQUETTE DOUBLE ET BANQUETTE SIMPLE DE VOITURE DE SECONDE CLASSE DE LA COMPAGNIE NORD-SUD DE MÉTROPOLITAIN PARISIEN.
Planche de bois courbé, verni, l’armature de fer peint en vert, posant deux sur pieds de fonte peinte courbés. La banquette simple est foncée d’une plaque de fer émaillé au sigle de la compagnie Nord-Sud, entre filets, portant la marque « Société du Verre Étiré », en gris sur fond bleuté. La banquette double est foncée d’une plaque de fer émaillé portant l’inscription « Nord-Sud, IIe classe », entre filets, portant la marque « Société du Verre Étiré », en gris sur fond bleuté.
Circa 1920
Banquette simple : 84 x 47 x 48 cm.
Banquette double : 90 x 96 x 49 cm.
Lignes 12 et 13.
Acquisition.
Lors du chantier de démolition des rames du Nord-Sud à Pantin en août 1974.
Bibliographie.
Marie-France BOYER, Habiter Paris, Paris, Société Nouvelle des Éditions du Chêne, 1988, reproduite.
Sanjiro MINAMIKAWA, The Art of living, Kenchiku Siryo, Tokyo, Kenkyusha, 1991. Voir le lot
Par Lucien Paris SARL à Paris le 18/03/2019 : PLAQUE DE SIGNALÉTIQUE DIRECTIONNELLE
Fer émaillé, figurant une main tendant l’index en noir, gris et blanc sur fond bleu.
JAPY Frères et Cie. Marquée.
Circa 1900.
35 x 40 cm.
Usagée.Voir le lot
Par Lucien Paris SARL à Paris le 18/03/2019 : PAIRE D’ENSEIGNES DU MARCHAND D’ESCARGOTS « LAZARE SUCCESSEURS »
Fer doré, épousant la forme d’escargots, en ronde-bosse, la coquille à double spirale.
Époque SECOND EMPIRE.
65 x 90 x 25 cm.
Provenance.
Marchand d’escargots Lazare Successeurs.
13, rue de la Cossonnerie (angle rue Pierre Lescot et Cossonnerie, un escargot sur chaque rue).
1er arrondissement.
Acquisition.
Auprès du dernier propriétaire du commerce, Lazare Successeurs, mai 1969.
Bibliographie :
L’Estampille, n° 37, novembre 1972, p. 27, reproduite.
Le Collectionneur Français, n° 99, février 1974, p. 3, reproduite.
Femme Pratique, n° 129, mai 1974, p. 193, reproduite.
Marie France BOYER, Habiter Paris, Paris, Société Nouvelle des Éditions du Chêne, 1988.
Sanjiro MINAMIKAWA, The Art of living, Kenchiku Siryo, Tokyo, Kenkyusha, 1991.
Florine ASCH, Florine chez les parisiens, Société Nouvelle Adam Biro, Paris, 2003.
Le quartier des Halles attira très tôt les marchands d’escargots. La construction des Halles Centrales par Baltard sous le Second Empire développa leur installation aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des bâtiments, sous auvents et dans les rues adjacentes. Seul subsiste aujourd’hui l’établissement L’Escargot Montorgueil, 38, rue Montorgueil. Voir le lot
Par Lucien Paris SARL à Paris le 18/03/2019 : SCULPTURES DE FAÇADE DE LA BOULANGERIE « À MOLIÈRE »
Trois statues en plâtre, figurant le buste de Molière sur piédouche de bois tourné et mouluré, et deux personnages en pied de ses comédies, vraisemblablement Alceste et Dom Juan, en costumes de la seconde moitié du XVIIe siècle.
Vers 1820. Le buste de Molière est probablement plus ancien.
Buste de Molière :
h. sans le piédouche : 62 cm.
h. avec le piédouche : 93 cm.
Personnages :
h. pour l’un : 157 cm.
h. pour l’autre : 165 cm.
Deux estrades modernes en bois : 21 x 75 x 60 cm.
Provenance.
Boulangerie « À Molière »
26, rue du Pont Neuf, à l’angle de la rue Saint-Honoré.
Ier arrondissement.
Acquisition.
Février 1970.
Bibliographie.
Article du périodique « Musée des Familles » de mai 1838, traitant de la fontaine qui fut érigée en 1844 sous la direction de Louis Tullius Joachim Visconti au 40, rue de Richelieu, rue où Molière expira un soir de 1673.
« On va élever enfin à Paris un monument à Molière. Oui, jusqu’à présent, le plus grand de nos écrivains, le plus profond de nos philosophes, Molière, le grand Molière, l’immortel Molière n’avait d’autre monument consacré à sa mémoire qu’un buste en plâtre qui servait d’enseigne à une boutique des Halles et à la façade d’une maison où il n’était pas même né. Quand les étrangers viendront à Paris, ils n’auront plus à nous reprocher notre ingratitude et notre oubli ».
Charles FEGDAL, Les Vieilles enseignes de Paris, Paris, Eugène Figuière et Compagnie,1913.
« Arrivés à la rue du Pont Neuf au numéro 26, sur cette rue et au coin de la rue Saint Honoré, nous voici devant une boulangerie qui a pour enseigne « A Molière ». Sur un fronton d’homme en bois sculpté, se voient deux statues d’homme en costumes Louis XIV. Entre eux s’élève sur un socle le buste de Molière ».
Marie-France, n° 218, avril 1974, p. 69, reproduite.
Femme Pratique, n° 129, mais 1974, p. 189, reproduite.
Marie France BOYER, Habiter Paris, Paris, Société Nouvelle des Éditions du Chêne, 1988.
Voir le lot
Par Lucien Paris SARL à Paris le 18/03/2019 : ENSEIGNE ET DÉCOR DU CAFÉ « À L’AVIATION »
Petits Bacchus et ballon dirigeable
Amants en aéroplane au-dessus de Paris (allégorie de l’aviation)
Deux huiles sur toiles, la première de boiserie extérieure, signée E. MÉROU en bas à gauche, la seconde de boiserie intérieure, signée en bas à droite.
Circa 1904, année d’ouverture du café.
260 x 45 cm et 150 x 150 cm.
Deux autres cafés ont été décorés par E. Mérou 3, boulevard de Grenelle dans le XVe arrondissement et rue de Sèvres dans le VI arrondissement.
Provenance.
Café « À l’Aviation ».
101, rue de Turenne.
IIIe arrondissement.
Acquisition.
Auprès du dernier propriétaire, juillet 1966.
Exposition.
Marie-France, n° 218, avril 1974, p. 67, reproduite.
Paris, boutiques d’hier, Musée des Arts et Traditions Populaires, du 16 mai au 17 octobre 1977.
Bibliographie.
Elle, n° 1472, 4 mars 1974, p. 143, reproduite.
Marie France BOYER, Habiter Paris, Paris, Société Nouvelle des Éditions du Chêne, 1988, reproduite.
Sanjiro MINAMIKAWA, The Art of living, Kenchiku Siryo, Tokyo, Kenkyusha, 1991.Voir le lot
Par Lucien Paris SARL à Paris le 18/03/2019 : ÉMILE-DÉSIRÉ LIÉNARD (1842-?)
Passants rue des Gobelins, au bord de la Bièvre, quartier des tanneurs, 1896
Huile sur toile, signée et datée en bas à droite.
46 x 38 cm.Voir le lot
Par Lucien Paris SARL à Paris le 18/03/2019 : ÉCOLE FRANÇAISE DU MILIEU DU XIXe SIÈCLE
Cavalcade sous l’Arc de Triomphe
Gravure rehaussée.
Marie-Louise de verre églomisé.
24 x 31 cm.
Usures, taches.Voir le lot
Par Lucien Paris SARL à Paris le 18/03/2019 : ENSEIGNE DU FABRICANT DE FOURNITURES POUR CAFÉS ET BISTROTS « À L’ÉLÉPHANT »
Zinc et tôle peints en gris et rouge, épousant la forme d’un éléphant paré, la panse abritant une horloge sous verre, le cadran en métal à chiffres romains sur fond blanc, surmonté de l’inscription en lettres capitales « À l’ÉLÉPHANT ».
185 x 180 x 35 cm.
Circa 1840.
Provenance.
Maison BRESSON, fondée en 1824, à l’enseigne « À L’ÉLÉPHANT ».
Fabricant de fournitures pour cafés et bistrots, spécialité de comptoirs en étain, pompes à bière et billards.
122 à 134, rue de Lyon.
XIIe arrondissement.
Successeurs Maison E. RINGUET.
Agencement pour limonadiers, entreprise générale d’installation pour cafés, brasseries, marchands de vin, restaurants, hôtels, casinos et cercles.
Médaille d’or à l’Exposition Universelle de Paris en 1900, onze grands prix aux grandes expositions internationales en Europe de 1900 à 1931 (Paris, exposition coloniale).
Acquisition.
Auprès des Établissements RINGUET, derniers propriétaires du commerce, janvier 1969,
Un second éléphant, symétrique, lui faisant face, orné d’un baromètre, fut détruit lors de sa dépose dans les années 1960, avant l’acquisition de son pendant par Madame DEBUISSON.
Bibliographie.
L’Événement du Jeudi, 16 au 22 mai 1985, p.124, reproduite.
L’Estampille, n° 37, novembre 1972, p. 27, reproduite.
Le Collectionneur Français, n°99, février 1974, p. 4, reproduite.
Elle, n° 1472, 4 mars 1974, p. 143, reproduite.
Femme Pratique, n° 129, mai 1974, p. 193, reproduite.
Marie France BOYER, Habiter Paris, Paris, Société Nouvelle des Éditions du Chêne, 1988.
Sanjiro MINAMIKAWA, The Art of living, Kenchiku Siryo, Tokyo, Kenkyusha, 1991.
Florine ASCH, Florine chez les parisiens, Société Nouvelle Adam Biro, Paris, 2003.
L’éléphant de la Bastille est un projet napoléonien de fontaine destinée à orner la place de la Bastille et donner de l’eau aux riverains. Alimentée par l’eau de l’Ourcq acheminée par le canal Saint-Martin, cette fontaine devait être surmontée de la statue colossale d’un éléphant portant un howdah en forme de tour. Elle devait être implantée au débouché du canal. Confiée après 1812 à l’architecte Alavoine, sa réalisation fut remise en cause par la chute de Napoléon avant d’être abandonnée après la Révolution de 1830. La statue de l’éléphant ne fut jamais exécutée en bronze, mais un modèle en plâtre à l’échelle 1, élevé en 1814 près du chantier puis détruit en 1846, constitua pendant une trentaine d’années un objet de curiosité qui suscita les commentaires de plusieurs écrivains avant d’être immortalisé par Victor Hugo dans son roman Les Misérables qui en fait le refuge de Gavroche. Seuls les infrastructures, le bassin et le socle de cette fontaine furent réalisés entre 1810 et 1830. Encore visibles de nos jours, ils servent de base à la colonne de Juillet inaugurée le 28 juillet 1840.
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