Le 10 juillet 2024 | Mis à jour le 10 juillet 2024

Jeux Olympiques : à vos marques, prêts, enchérissez !

par Magazine des enchères

Il n’est pas nécessaire d’être sportif de haut niveau pour participer aux nombreuses ventes aux enchères organisées ce mois-ci autour des thèmes du sport et des olympiades. Le point sur toutes les disciplines…

 

« Le marché des objets du sport est assez restreint, estime Serge Laget, consultant de la vente du 19 juillet chez Vermot et Associés, mais ces ventes permettent de raconter l’histoire des Jeux. » Il s’attarde en particulier sur les lots liés à Pierre de Coubertin, considéré comme le père des Jeux Olympiques modernes, en présentant un portrait en bronze par J. Gonzalez (800 à 1 000 euros), un diplôme officiel signé de sa main en 1924 (500 à 800 euros) et jusqu’à un exemplaire dédicacé de son livre sur les Universités Transatlantiques (400 à 600 euros). Ces objets appartenaient tous au collectionneur Jean-Louis Lamot dont il disperse la collection.

Les jeux modernes commencent donc, sous l’impulsion de Coubertin, en 1896 à Athènes. Mais l’évènement ainsi que les éditions suivantes sont liés aux expositions universelles, et n’ont pas beaucoup de retentissement. Il faut attendre 1912 (Stockholm) et après la Première Guerre mondiale pour que les Jeux intéressent un public plus large. Dans la vente du 13 juillet chez Millon, l’expert Jean-Marc Leynet propose ainsi une affiche de 1900, non signée et qui présente le concours d’escrime (3 000 à 4 000 euros), sans aucune mention des jeux ! 

 

Maurice Guillaume (1920-2015), Pierre de Coubertin, épreuve d’artiste en bronze. Estimation : 5 000-6 000 euros. Vente par Millon le 13 juillet à Paris.

 

Les Jeux Olympiques de 1924 à 2024

Allons directement aux jeux parisiens de 1924, qui intéresseront certainement beaucoup d’amateurs. Chez Millon, une gouache originale de l’affiche par Orsi est estimée 30 000 à 40 000 euros, tandis que chez Vermot et Associés, c’est un vase de Sèvres à l’antique offert à tous les vainqueurs (4 000 à 6 000 euros) qui peut illustrer ces Jeux. « Les médailles de vainqueurs font bien sûr partie des objets les plus recherchés, détaille Jean-Marc Leynet, nous proposons dans cette vente un triptyque or, argent et bronze de l’épreuve de Hockey sur glace des Jeux de Grenoble (35 000 à 40 000 euros). »

Pour les budgets plus restreints, il existe également les médailles de participants, remis à tous les sportifs venus concourir. Comptez 150 à 250 euros pour l’exemplaire remis aux Jeux Olympiques de Melbourne en 1956 ou d’Amsterdam en 1928 chez Vermot et Associés. « Nous avons également une collection d’une vingtaine de torches« , ajoute Jean-Marc Leynet. En effet, ces dernières sont loin d’être uniques : elles sont distribuées aux porteurs officiels ou encore aux notables des villes traversées. Côté prix, sans prétendre atteindre le record de 348 000 euros obtenu par une torche des Jeux Olympiques d’Helsinki chez Ivoire Clermont Ferrand en 2011, il faudra regarder le parcours de la torche d’Albertville 1992 chez Millon (30 000 à 35 000 euros). 

Flammes olympiques. Vente par Millon, le 13 juillet à Paris.

 

Les amateurs de maillots portés par les athlètes ont rendez-vous le 26 juillet chez Cannes Enchères : un maillot porté par l’heptathlonien Kevin Mayer en 2016, qualifié in extremis pour les Jeux de 2024, ou un gilet dédicacé par quatre médaillés d’or français des Jeux de Londres 2012 (Tony Estanguet, Renaud Lavillenie, Alain Bernard et Teddy Riner) sont en lice. 

Terminons avec la masse de vieux papiers disponibles autour de chèque édition : diplômes, affiches, rapports olympiques, journaux, livres… « Certains rapports sont étonnants, il faut les lire, s’enthousiasme Serge Laget, on apprend par exemple qu’en 1924, un journaliste nommé Ducret collaborant avec au moins trois journaux dont le Figaro était également engagé dans la compétition en tant qu’escrimeur, et il a gagné plusieurs médailles ! » 

 

Italo ORSI (Lucca, 1889 – Lucca, 1947) Gouache originale de l’affiche officielle des VIIIème Jeux Olympiques d’été de Paris 1924.Estimation : 30 000-40 000 euros. Vente par Millon, le 13 juillet à Paris.

 

Les belles histoires autour des JO

Quel que soit leur domaine de prédilection, les motivations des collectionneurs peuvent être de plusieurs ordres, entre les anciens sportifs qui rassemblent tout ce qui a trait à leur discipline, les amateurs de badges ou de manuscrits qui s’attachent à un thème, les participants qui rassemblent tous les objets de « leurs » olympiades. Auxquels il faut ajouter Jean-Louis Lamot qui nous raconte : « J’avais douze ans, les Jeux Olympiques de Londres battaient leur plein, je les suivais avec attention dans la presse belge et à la TSF ; ce jour-là, il y a eu un 5000 mètres qui m’a chamboulé, il y avait un Belge, un compatriote, qui tenait tête au grand Zatopek, il l’avait attaqué, passé, puis craqué, puis il était repassé en tête, et avait gagné sous la pluie avec 2 mètres d’avance sur la locomotive tchèque. » Il n’a ensuite eu de cesse que de retrouver le diplôme officiel du coureur belge Gaston Reiff, estimé 3 000 à 4 000 euros dans la vente Vermot et Associés. 

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Los Angeles 1932. Rapport officiel par Gwynn Wilson et F.G Browne des Xème Jeux Olympiques d’été. Estimation : 300-350 euros. Vente par Millon, le 13 juillet à Paris.

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