L’appétit pour l’automobile et la moto ancienne a connu un joli regain à l’occasion de la semaine de Rétromobile du 4 au 9 février. Les vacations des grandes maisons ont enregistré des adjudications notables qui s’inscrivent pleinement dans les tendances actuelles du marché et offrent des perspectives encourageantes pour 2025.
Sur sa traditionnelle vidéo de fin de salon, le directeur d’Artcurial Motorcars Matthieu Lamoure affichait la mine des beaux jours. Et pour cause, les trois ventes officielles organisées par Artcurial au sein du Salon Rétromobile ont été un succès : 88% des lots ont trouvé preneur et la maison a totalisé 25 millions d’euros d’adjudications, contre 17,8 millions d’euros en 2024 pour 75% de lots vendus. Si elle ne proposait pas cette année de véhicule à plus de dix millions d’euros, plusieurs têtes d’affiche ont changé de main lors de ces vacations, à commencer par les deux Ferrari 275 GTB de 1966. La première, d’origine française, restaurée mais dotée de ses moteurs et de sa transmission d’origine a obtenu 2 371 640 euros, dans son estimation. La deuxième, à carrosserie alu, a également atteint le montant attendu, avec une adjudication à 2 159 600 euros.
Les tendances du moment se sont bien confirmées avec notamment un succès notable pour les jeunes anciennes, comme la Ferrari 550 Barchetta adjugée 807 360 euros, alors qu’elle était estimée entre 400 000 euros et 600 000 euros. En revanche, l’appétit était moindre pour les véhicules d’avant-guerre de la collection Paul Émile B., pourtant largement mise en avant. Notons néanmoins que cette semaine française a bien été marquée par un record, avec les 34 880 000 euros atteints par une Ferrari 250 LM gagnante des 24 Heures du Mans 1965 proposée par RM Sotheby’s.
Par ARTCURIAL à Paris le 07/02/2025 : Ferrari 275 GTB de 1966. Titre de circulation britanique. Châssis n° 8407 Moteur n° 8407. The Silver Collection
– Certifié par Ferrari Classiche
– Matching numbers, moteur et transmission d’origine
– Couleur Celeste Metallizato d’origine
– Vendue neuve en France
– Version « nez long » et « torque tube »
– Sortant d’une restauration exemplaire par Bacchelli e Villa
Par ARTCURIAL à Paris le 07/02/2025 : Ferrari 275 GTB Aluminium de 1966. Carte grise française
Châssis n° 08151 Moteur n° 08151
Collection André Cadiou, gentleman driver sarthois
– Un des 93 exemplaires à carrosserie aluminium
– Matching numbers, historique connu
– Restaurée dans les années 90 par Cognolato
– Désirable version « nez long »
– Sans réserve
Par ARTCURIAL à Paris le 07/02/2025 : Ferrari 550 Barchetta Pininfarina de 2001. Titre de circulation britannique
Châssis n° ZFFZR52B000124118
The Silver Collection
– État d’origine exceptionnel
– Accompagnée de ses accessoires
– Seulement 915 km depuis sa sortie d’usine
– Certifiée par Ferrari, rare teinte Grigio Alloy
Par BONHAMS CORNETTE DE SAINT-CYR à Paris le 06/02/2025 : Ferrari 166 MM Touring Barchetta de 1950. châssis n° 0034 M
• Livrée neuve en Italie au Comte Marzotto
• 4e au général de la Mille Miglia 1951 #357
• Propriétaire actuel depuis 1994
• Rapport Massini au dossier
• Éligible aux Mille Miglia, Le Mans Classic, Tour de France, Grand Prix Historique de Monaco, et aux plus prestigieux concours d’élégance et compétitions de voitures anciennes
Par BONHAMS CORNETTE DE SAINT-CYR à Paris le 06/02/2025 : Ferrari Tipo 555 ‘Super Squalo’ 2,5 litres Monoplace de course de Formule 1 de 1954-55.
Châssis no. 555/1 – FL9001
• A marqué des points au Championnat du Monde avec une quatrième place à Spa-Francorchamps 1955
• L’une des deux seules survivantes connues
• Un long historique de compétition à l’époque
• A remporté sa catégorie au Grand Prix de Monaco en 2000 avec Martin Stretton
• Eligible pour les événements automobiles internationaux les plus prestigieux
Par BONHAMS CORNETTE DE SAINT-CYR à Paris le 06/02/2025 : Lancia Delta S4 Stradale de 1985.
Châssis no. ZLA038AR0.00000017
Moteur n°. 0059
• L’un des 71 exemplaires supposés avoir été construits
• Vendu neuf par Coombs de Guildford (Royaume-Uni)
• Peinture rare Nero Metallizato et Alcantara Verde
• Même propriétaire depuis 25 ans
• Complet avec son ensemble d’accessoires d’origine
Les jeunes anciennes plébiscitées
Chez Bonhams, ce sont encore deux Ferrari qui ont obtenu les enchères les plus élevées, sans atteindre néanmoins leurs estimations situées entre 4 et 6 millions d’euros : une 166 MM de 1950, quatrième au Mille Miglia 1951 a trouvé preneur à 2 187 000 euros, tandis que l’une des deux 555 de Formule 1 de 1954 survivantes a été adjugée 1 983 750 euros.
Quelques beaux succès sont cependant à signaler comme les 626 750 euros obtenus par la Lancia Delta S4 Stradale de 1985, soit un montant très proche du haut de la fourchette prévisionnelle, ou encore les 132 250 euros obtenus par la Bentley Turbo RT de 1998, au-dessus de son estimation haute.
Encore plus surprenant, les 92 000 euros réalisés par une Ferrari 400i automatique, soit plus de deux fois son estimation haute en raison de sa combinaison de couleur unique. Osenat proposait de son côté une vente exclusivement Automobilia le 7 février avec là aussi un taux de vente très favorable et quelques jolies adjudications. Citons l’authentique étau Bugatti vendu 13 000 euros (estimé entre 8 000 euros et 10 000 euros), une plaque emboutie Huile Bugatti partie pour 8 316 euros alors que son estimation était de seulement 1 600 euros ou encore une voiture pour enfant imitant la Ferrari P2 vendue 7 560 euros, au dessus de son estimation haute.
Par OSENAT à Paris le 07/02/2025 : Etau d’atelier BUGATTI
L’étau conçu par Ettore Bugatti est un étau d’ajustage, il ne l’avait pas prévu pour des travaux durs pour lesquels les étaux conventionnels sont généralement utilisés. Il servait aux ouvriers à ajuster les pièces mécaniques des voitures à une époque où les ma chines-outils n’étaient pas aussi pointues qu’aujourd’hui. Cela donnera ses lettres de noblesse à cet outil de précision. Au début de sa conception, Ettore Bugatti fera réaliser une empreinte en bois afin de couler le noyau pour réaliser les moules en sable. Dans cette empreinte, le logo est sculpté dans le bois. Les premières versions d’étaux ont un rainurage sur la partie mobile et deux vis de guidage dans le corps fixe. Par la suite, le moule en bois sera modifié par l’insertion d’un logo en aluminium. Cela assurera une meilleure qualité au logo dans la fonderie. On les reconnaît facilement, car le logo est plus en relief sur le corps. Il y aura aussi l’apport d’un cache-poussière en tôle avec trois vis et joint feutre afin d’empêcher les impuretés de se coincer entre le corps mobile et fixe. Après-guerre, on aura moins besoin d’ajuster les pièces finies, les étaux devront être plus polyvalents et c’est par Pierre Marco que la dernière modification apparaîtra avec la suppression des deux vis de guidage avec l’usinage du corps fixe afin de pouvoir y mettre une glissière carrée bien plus résistante.
L’étau présenté ici est donc une version de la première série fabriquée par Ettore qui aura connu entre ses mors des pièces d’automobiles Bugatti. Il porte le numéro 34 que l’on retrouve sur presque tous les éléments.
Certains modèles avaient aussi le numéro derrière la pièce en bronze où la manivelle s’appuie, c’est le cas ici. Un deuxième numéro 046 apparaît, celui-ci a été rajouté après-guerre. L’étau, n’aura dans sa longue carrière qu’un de ses mors changés par celui du numéro 18. Il est fonctionnel et a gardé sa peinture noire d’origine. Il est toujours resté dans la famille jusqu’aujourd’hui.
Par OSENAT à Paris le 07/02/2025 : Plaque rectangulaire en tôle lithographiée et emboutie HUILE BUGATTI
Imprimerie des Forges d’Hennebont.
47x60cm
Par OSENAT à Paris le 07/02/2025 : FERRARI 330 P2 circa 1990
Beau travail d’un amateur, adaptation d’une caisse DE LA CHAPELLE sur Châssis tubulaire fait maison.
Échelle 1⁄2
Environ 240x100cm Poids : 120 kg Vitesse max. 45 km/h
Eligible à Little Big Mans – La course « des petits pilotes » sur le circuit Bugatti des 24H du Mans !
Pour rappel, il s’agit de voitures miniatures à moteur thermique répliques des plus grandes et célèbres autos des 24 Heures du Mans – pilotées par des enfants de 7 à 12 ans.
Voiture thermique pour enfant, carrosserie en fibre de verre, châssis tubulaire, batterie 12 volts, starter, neiman, démarreur électrique, alternateur, moteur thermique SACHS 50cm3, boîte de vitesses automatique, embrayage centrifuge, train roulant de voiture sans permis Ligier / Arola, modifié et adapté, siège baquet, volant en cuir, phares, klaxon et feux fonctionnels. Freins à réviser.
Par BONHAMS CORNETTE DE SAINT-CYR à Paris le 06/02/2025 : Ferrari 166 MM Touring Barchetta de 1950. châssis n° 0034 M
• Livrée neuve en Italie au Comte Marzotto
• 4e au général de la Mille Miglia 1951 #357
• Propriétaire actuel depuis 1994
• Rapport Massini au dossier
• Éligible aux Mille Miglia, Le Mans Classic, Tour de France, Grand Prix Historique de Monaco, et aux plus prestigieux concours d’élégance et compétitions de voitures anciennes
Par BONHAMS CORNETTE DE SAINT-CYR à Paris le 06/02/2025 : Ferrari Tipo 555 ‘Super Squalo’ 2,5 litres Monoplace de course de Formule 1 de 1954-55.
Châssis no. 555/1 – FL9001
• A marqué des points au Championnat du Monde avec une quatrième place à Spa-Francorchamps 1955
• L’une des deux seules survivantes connues
• Un long historique de compétition à l’époque
• A remporté sa catégorie au Grand Prix de Monaco en 2000 avec Martin Stretton
• Eligible pour les événements automobiles internationaux les plus prestigieux
Par BONHAMS CORNETTE DE SAINT-CYR à Paris le 06/02/2025 : Lancia Delta S4 Stradale de 1985.
Châssis no. ZLA038AR0.00000017
Moteur n°. 0059
• L’un des 71 exemplaires supposés avoir été construits
• Vendu neuf par Coombs de Guildford (Royaume-Uni)
• Peinture rare Nero Metallizato et Alcantara Verde
• Même propriétaire depuis 25 ans
• Complet avec son ensemble d’accessoires d’origine