Un musée de voitures hippomobiles dispersé en Vendée
par Magazine des enchères
Avant les voitures automobiles, il y eût les voitures à cheval, souvent réalisées par les mêmes carrossiers. C’est une collection complète issue d’un ancien musée qui sera dispersée par la maison Orne Enchères le 15 mai à la Chaize-le-Vicomte, en Vendée. Un véritable événement pour les amateurs d’hippomobile.
Durant trente ans, Frédéric Piveteau, décédé en 2014, a accumulé une collection hippomobile si importante qu’il en a fait un musée situé à Les Epesses en Vendée, non loin du Puy du Fou. Après avoir tenté de la préserver, son fils a fait le choix de se séparer de l’ensemble des objets, rendant ainsi possible une vente d’exception qui se déroulera le 15 mai à la Chaize-le-Vicomte, en Vendée. « C’est exceptionnel, une vente comptant 70 voitures hippomobiles, cela n’arrive qu’une fois par décennie, au mieux », s’enthousiasme le commissaire-priseur en charge de la vente Patrice Biget. La vente ne se limite d’ailleurs pas seulement à des voitures à cheval, c’est tout un univers qui est représenté avec la dispersion d’harnachements, guides, harnais, brancards, fouets, malles de voyages – en somme, un monde disparu qui reprend vie le temps d’une vente aux enchères. Parmi ces objets, l’un des plus remarquables est sans nul doute le harnais de gala portant les armoiries de l’ambassadeur de France en Autriche de 1875 à 1879, le marquis Melchior de Voguë (estimé entre 800 et 1 200 euros). Par la richesse de sa décoration, il montre combien les équipages étaient, bien avant les automobiles, des objets de représentation sociale.
Rare partie de harnais de gala aux armoiries d’alliance de son Excellence l’Ambassadeur Melchior de Vogüé et de Claire des Montiers-Mérinville Comprend : 4 colliers, 3 mantelets, partie de traits, belle garniture en métal doré, (nombreux manques). Estimation : 800 – 1 200 euros.
Plus 200 voitures hippomobiles et objets liés à l’attelage
Ce sont bien sûr les voitures à cheval qui seront les plus disputées, et parmi elles, l’exceptionnel Mail Coach Drag à train relié [photo en Une] datant des années 1870. Mené par ses propriétaires et non par leur cocher, cet étonnant équipage d’apparat était construit pour assister aux courses, d’où la présence de nombreux bancs en hauteur destinés à accueillir la famille et les invités. Le personnel, lui, était confiné à l’intérieur… « Il s’agit d’une pièce extrêmement rare, confirme Patrice Biget. Même à la grande époque de la traction hippomobile, on n’en comptait qu’une centaine ». Parfaitement restaurée et estimée entre 15 000 et 20 000 euros, elle accompagne tous les type de voitures automobiles du XIXe siècle : victoria (400 — 5 000 euros), omnibus (500 — 3 000 euros), milord (500 — 3 000 euros), petit duc (2 000 — 5 000 euros), phaéton (500 — 5 000 euros)… De quoi faire hennir plus d’un enchérisseur !
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