Le 16 septembre 2025 | Mis à jour le 16 septembre 2025
Une collection de mobilier insolite aux enchères à Lille
par Clémentine Pomeau-Peyre
La maison Mercier Art dévoile, le 30 septembre, l’univers atypique d’un collectionneur décorateur. Au programme, des meubles et objets insolites avec des provenances surprenantes… Découvertes.
« Nous avons 350 lots, qui viennent d’un seul collectionneur décorateur, il a rassemblé cet ensemble pendant environ une cinquantaine d’années », commence la commissaire-priseur de la maison Mercier Heloïse de Baudus. Le mobilier constitue l’essentiel du catalogue, avec une sélection de meubles en métal, d’usine ou d’administrations. Pour exemple, les bancs d’amphithéâtre trois places en tôle pliée et laquée signées Jean Prouvé (2 000 à 4 000 euros). « L’activité professionnelle de notre vendeur consistait à créer des décors, il a donc acquis des éléments au fur et à mesure, en entreposant ce dont il ne se servait pas », suppose la commissaire-priseur. Les visiteurs auront la surprise de la découverte au moment de la vente, puisqu’elle aura lieu sur place.
Quelques lots insolites à découvrir
De cet étonnant ensemble hétéroclite, elle extrait quelques lots qui ont retenu son attention. « Des porte-menus de restaurant en chêne, avec des éléments dorés (100 à 150 euros), je suis persuadée qu’ils viennent d’établissements prestigieux », s’exclame la commissaire-priseur. Deux exemplaires sont proposés dans la vente, ils sont datés vers 1880. Ou la série de tables de la Banque de France : près d’une dizaine au catalogue (entre 150 et 500 euros pièce), de formes variées, avec des entretoises en métal et des tiroirs.
Banque, cuisine ou cinéma ?
Une petite série de vestiaires en bois, probablement utilisés dans le cadre d’une pratique sportive, devrait attirer les amateurs (200 à 400 euros pièce) : « c’est le type de meuble qui peuvent être récupérés par des particuliers, pour meubler une grande entrée par exemple », suggère Heloïse de Baudus. Il faut avoir de la place, comme pour envisager de placer le bureau coffre dit Magic Box d’Ernst Mumenthaler. Daté des années 1960, ce meuble en bois de placage ouvre par deux vantaux découvrant de nombreux compartiments et plans de travail (300 à 500 euros). Et de la hauteur de plafond pour se servir d’un projecteur de cinéma BBT, dont la hauteur minimale se situe à 2,30 mètres (100 à 150 euros)…
Heloïse de Baudus s’est également arrêtée sur les meubles de cuisine en métal de la vente : deux paires de buffets à hauteur d’appui (600 à 800 euros la paire), et un important buffet vaisselier deux-corps (1 000 à 1 500 euros). Outre leur aspect très design, « ils viennent certainement des cuisines d’un hôtel ou d’un grand restaurant, on voit bien la qualité de fabrication, l’épaisseur du marbre… ».
Dans un tout autre esprit, elle désigne enfin ces éléments de façade en pierre sculptée représentant un couple mi-humain mi-serpent (400 à 800 euros) : « ils sont très érodés, et à première vue on peut penser qu’ils ont été réalisés à la manière de, mais il s’agit bien de sculptures du XVIe siècle ! ».
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