Le 18 septembre 2025 | Mis à jour le 15 octobre 2025
De grands noms de la peinture : la collection d’une ancienne actrice dévoilée aux enchères à Paris
par Clémentine Pomeau-Peyre
Le nom de Dominique Wilms n’est peut-être pas familier pour tout le monde… A la fin de sa carrière, cette actrice de cinéma d’origine belge s’est très sérieusement convertie en collectionneuse d’art, comme le prouve l’ensemble dispersé par la maison Pierre Bergé & Associés le 26 septembre à Paris.
Elle a tenu le rôle principal du film La Môme vert-de-gris d’après le roman de Peter Cheyney aux côtés de l’acteur Eddie Constantine, et a poursuivi ensuite une carrière de femme fatale dans des productions européennes. Mais Dominique Wilms décide à la fin des années 1960 de se consacrer à une autre de ses passions, l’art. Elle suit alors les cours de l’Ecole du Louvre pendant quatre années : « ces études m’ont donné les bases, mais l’essentiel, je l’ai appris au fil du temps, en regardant, en comparant, en me trompant parfois. Petit à petit, on développe un œil ». La vente organisée le 26 septembre par Pierre Bergé & Associés, avec son concours, permet de revenir sur ce parcours d’historienne et collectionneuse d’art.
L’art sacré dans la collection Wilms
Au fil du chemin, Dominique Wilms a notamment déniché quelques tableaux religieux importants : Le Christ entrant dans Jérusalem, par Hippolyte Flandrin (10 000 à 20 000 euros) qui est une esquisse préparatoire à la peinture située à gauche de la nef de l’Eglise Saint-Germain des Prés, une très belle école flamande du XVIIe siècle, atelier de Pierre-Paul Rubens représentant une crucifixion (8 000 à 12 000 euros), ou encore une école française vers 1650, entourage d’Eustache Lesueur, montrant Le Christ chez Marthe et Marie (1 500 à 2 500 euros).
Un goût certain pour les découvertes
« Constituée durant plusieurs décennies, cette collection réunit des chefs d’œuvres qui n’ont jamais été présentés en exposition publique, remarque la commissaire-priseur Houria Bekkaoui, cet ensemble témoigne non seulement de la culture et de la sensibilité de Dominique Wilms, mais aussi de sa capacité à identifier des œuvres méconnues ». Au fil de ses visites dans les puces, les foires et les galeries, l’ancienne actrice a jeté son dévolu sur différents artistes, dont Louise Abbema peintre française à la charnière des XIXe et XXe siècles connue pour ses portraits de personnalités. Le tableau inscrit au catalogue est un portrait d’homme, daté de 1875, et dont le visage évoque Guy de Maupassant (200 à 300 euros). Elle a également apprécié le travail d’Antoine Jean-Gros, peintre néoclassique et élève de David à qui est attribuée une toile figurant Sapho à Leucate (1 500 à 2 500 euros). En ce qui concerne le XXe siècle, retenons une élégante lithographie d’Henri Matisse, intitulée La Pompadour (2 000 à 4 000 euros) et datée de 1951, ou un étonnant panneau attribué à Paul Jouve, sur lequel figure un Vautour sur une branche (800 à 1 200 euros).
Avec cette vente en 270 lots de ses trésors, Dominique Wilms souhaite que « ces œuvres vivent maintenant chez les autres, et brillent dans les yeux de nouvelles personnes. Je voulais mettre un point final à cette aventure et surtout transmettre ».
En ce début du mois de juin, le Printemps asiatique revient pour une nouvelle édition. L’événement, qui rassemble chaque année des galeries spécialisées, quitte cette année La Pagode pour s’installer […]
Opticien de métier, collectionneur par passion, Jean-Marie Pradès (1946-2019) a consacré plus de quarante ans à réunir l’une des plus remarquables collections d’appareils photographiques anciens. Sept ans après sa disparition, […]
Le 5 juin, la maison Beaussant Lefèvre & Associés organisera une vacation mettant en lumière des créations de deux figures majeures de l’art en France entre le XIXe et le […]
La 38e édition de la Garden Party des Rouillac se tiendra du 6 au 8 juin au Château de Villandry, près de Tours. Au programme de cette année, une Sainte […]
Peintre, sculptrice, âme généreuse et flamboyante de l’âge d’or de Montparnasse, Marie Vassilieff (1884-1957) retrouve la lumière grâce à la dispersion de la collection de Claude Bernès, son plus fervent […]