Une lampe Art déco de Max Le Verrier aux enchères à Villefranche-sur-Saône
Un singe sculpté formant une lampe signée Max Le Verrier fait partie de la sélection d’arts décoratifs de la vente du 28 février proposée par la maison Richard. Il valut à l’artiste de recevoir une médaille au Salon des Humoristes de Paris de 1927.
« Ce singe, c’est Boubou, s’exclame le commissaire-priseur Gérald Richard, un chimpanzé de trois ans qui était au Jardin des Plantes à Paris dans les années 1920. Il a servi de modèle à l’artiste pour plusieurs œuvres, en échange de bananes… A l’époque, les singes, l’exotisme en général étaient à la mode ». Le commissaire-priseur présentera aux enchères le 28 février à Villefranche-sur-Saône une lampe étonnante, dont l’abat-jour prend la forme d’un parapluie tenu par un singe. Cette sculpture date de 1927 environ, en pleine période Art déco, et elle signée d’un artiste français très représentatif de ce style : Max Le Verrier (1891-1973). Elle est estimée entre 2 000 et 3 000 euros.

MAX LE VERRIER (1891-1973), « Le Singe au parapluie ». Lampe en fonte d’art à patine verte nuancée de brun reposant sur un socle octogonal à pans coupés en pierre noire polie, l’abat-jour en verre dépoli de forme parapluie Signature sur la terrasse Le VERRIER. Circa 1927 H : 44 cm – D: 30 cm. Estimation : 2 000 – 3 000 euros.
Une sculpture médaillée au Salon des Humoristes de 1927
La sculpture Le Singe au parapluie existe en deux tailles. « Celle-ci est la plus grande. Et même s’il s’agit d’un tirage important puisque Max Le Verrier était également fondeur d’objets d’art et d’ameublement, c’est une très belle pièce, qu’il a sculptée lui-même avant de l’éditer accompagnée de son parapluie en verre dépoli et d’un socle en pierre noire. »
Le commissaire-priseur remarque que ce type d’objet est aujourd’hui recherché par des acheteurs relativement jeunes qui apprécient l’esthétique Art déco. Max Le Verrier est reconnu comme l’un des pionniers du mouvement Art déco et participa à l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de Paris de 1925.
Dernière surprise de ce lot, la lampe de Boubou a reçu une médaille au Salon des Humoristes de Paris en 1927 ! « Ce Salon, qui a existé entre 1907 et 1968, concernait les dessinateurs, les affichistes, mais aussi d’autres artistes, détaille Gérald Richard, il faut noter que Marcel Duchamp par exemple y a participé ».