Le 11 février 2021 | Mis à jour le 11 février 2021

Jusqu’à 1,5 million d’euros pour Soulages, Thorvald Hellesen et Guido Reni : retour sur les résultats du mois de janvier

par Interencheres

Une toile inédite de Pierre Soulages à 1,5 million d’euros, des compositions futuristes de Félix Del Marle préemptées par le musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, un record mondial pour le peintre norvégien Thorvald Hellesen, un chef-d’œuvre de Guido Reni à 118 940 euros… Retour sur les plus belles adjudications du mois de janvier.

 

Dès le 1er janvier à Saint-Valéry-en-Caux, les enchères se sont envolées pour un Combat de boxe de Thorvald Hellesen (1888-1937). La toile, estimée entre 20 0000 et 25 000 euros, a été adjugée à 177 320 euros (frais compris) par Bruno Roquigny, établissant un record mondial pour le peintre abstrait norvégien, associé au Cubisme orphique. « Cet artiste est décédé assez jeune, à l’âge de 49 ans, et a peint très peu d’œuvres, détaille le commissaire-priseur. Aussi, ses peintures sont particulièrement rares sur le marché. » Le même jour à Honfleur, le Jardin français de Félix Ziem (1821-1911) trouvait quant à lui preneur à près de 50 000 euros, sous le marteau de Bernard Brunet.

 

Deux toiles de Félix Del Marle préemptées par le musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

Le 17 janvier à Lyon, c’est un vase L’Etang d’Emile Gallé (1846-1904) qui attisait les convoitises. Exécuté autour de 1898-1900, il a été adjugé à 29 141 euros, dépassant aisément son estimation haute, fixée à 8 000 euros. Un résultat à la hauteur de la qualité muséale de l’objet dont le Musée des Beaux-Arts de Lyon conserve un modèle identique. Même date, à Mayenne, la vente organisée par Pascal Blouet a créé la surprise avec la préemption de deux toiles du peintre futuriste Félix del Marle (1889-1952) par le musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, pour un montant total de 58 220 euros, et un record mondial enregistré à 40 300 euros pour une œuvre de Robert Tatin (1902-1983). Proche des Surréalistes, ce peintre et poète représentatif de l’art naïf s’était installé dans les années 1960 en Mayenne, à Cossé-le-Vivien, où il érigea un « environnement d’art » spectaculaire, devenu aujourd’hui le musée Robert-Tatin.

 

Des porcelaines de Vincennes et de Sèvres adjugées jusqu’à 133 350 euros

Le 22 janvier à Paris, un pot à lait issu de la manufacture de Vincennes a pulvérisé son estimation, fixée autour de 25 000 euros, trouvant preneur à 133 350 euros, lors d’une vente de la maison Beaussant-Lefèvre. Quelques jours plus tard, la maison Pescheteau-Badin adjugeait à 34 290 euros un ensemble de porcelaines de Sèvres du XVIIIe siècle, composé d’un broc Roussel et d’une jatte ovale richement ornée de bouquets de fleurs et de rinceaux de style rocaille.

 

Une œuvre inédite de Soulages adjugée à près d’1,5 million d’euros

L’art d’après-guerre était à l’honneur le 23 janvier à Caen où une toile de Pierre Soulages (né en 1919), datée de 1956, s’est envolée à près d’1,5 million d’euros. Cette œuvre inédite sur le marché appartenait au poète et homme politique Léopold Sédar Senghor. Elle a été acquise par un collectionneur européen. « C’est un très beau prix de niveau international, commentait le commissaire-priseur Jean Rivola, à l’issue de la vente. La bataille s’est jouée entre sept enchérisseurs, tant professionnels que collectionneurs privés, qui le voulaient vraiment.» Le même jour à Bordeaux, un panneau d’Albert Marquet était quant à lui adjugé à 141 450 euros lors d’une vente de la maison Briscadieu, dédiée à la peinture bordelaise.

      En savoir plus | Un tableau historique de Soulages vendu à près d’1,5 million d’euros en Normandie

 

Des tableaux de Guido Reni et Giuseppe Vermiglio adjugés jusqu’à 211 200 euros

Les dernières ventes du mois de janvier ont quant à elles été rythmées par de belles adjudications établies pour l’art ancien. Le 26 janvier à Nantes, un tableau inédit signé Gerbrand van den Eeckhout, un artiste hollandais appartenant à la seconde génération des élèves de Rembrandt, a été acquis par un enchérisseur suisse pour 148 800 euros. Découvert dans un château du Poitou par Bertrand Couton, le tableau daté de 1669 dévoilait une scène rare, tirée de l’Ancien Testament, Pharaon rendant à Abraham son épouse Sara. Le 28 janvier à Toulouse, les enchères ont grimpé jusqu’à 118 940 euros pour un chef-d’œuvre de Guido Reni (1575-1642), présenté par Marc Labarbe et expertisé par le cabinet Turquin. Représentant La mort de Cléopâtre, le tableau était caractéristique de la dernière manière du maître bolonais. Le lendemain à Paris, un tableau d’autel signé d’un artiste majeur de la peinture lombarde du XVIIe siècle, Giuseppe Vermiglio (1585-1635), était adjugé à 211 200 euros lors d’une vente organisée par la maison Ader, tandis que le 31 janvier à Evreux une toile de Jean-Baptiste Champaigne (1631-1681) trouvait preneur à 96 720 euros. Daté autour de 1672, le tableau servit d’étude préparatoire à une composition ornant la voussure ouest du salon de Mercure au château de Versailles.

         En savoir plus | Un chef d’œuvre de Guido Reni adjugé à près de 120 000 euros 

 

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