Le fonds d’atelier du peintre hongrois Béla Birkàs sera dispersé aux enchères par la maison Le Floc’h le 26 septembre à Saint-Cloud. L’occasion de découvrir l’évolution artistique de ce peintre dont l’œuvre, à mi-chemin entre la figuration et l’abstraction, a traversé les frontières, de la Hongrie aux Etats-Unis en passant par la France.
« Nous sommes fiers de rendre hommage à Béla Birkàs. C’est une chance inédite pour les collectionneurs et amateurs d’art d’acquérir des œuvres marquantes de sa carrière », se réjouissent les commissaires-priseurs de la maison Le Floc’h qui, sollicités par la veuve de l’artiste, s’apprêtent à dévoiler aux enchères près d’une centaine d’œuvres inédites issues de son fonds d’atelier. « La vente sera l’occasion de mettre en lumière l’évolution artistique de ce peintre hongrois qui a su marier figuration et abstraction. »
Des débuts académiques
Originaire de Papa, en Hongrie, Béla Birkàs (1929-1973) abandonne une courte carrière d’enseignant en biologie, pour rejoindre l’Ecole des beaux-arts de Budapest, où il fait ses premières gammes auprès d’Endre Domanovszky et Jenö Barcsay. Alors que la ville est en proie aux révoltes, avec l’insurrection de 1956 contre le régime communiste, l’artiste se réfugie en Autriche, avant d’obtenir une bourse d’études à la Kent State University dans l’Ohio. « C’est au cours de ces années aux Etats-Unis que l’artiste révèle son talent : influencé par une approche fortement académique, ses premières œuvres sur papier dénotent une grande capacité dans le domaine figuratif. » En témoignent au catalogue ses études de portraits au fusain ou à la sanguine. « Devenu élève au Museum of Fine Arts School à Boston, il continue son parcours dans le figuratif jusqu’à la fin des années 1950. »
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
Autoportrait, « Jeune mineur », 1953.
Fusain sur papier contrecollé sur carton, signé et daté en haut à droite (gondolé, petites déchirures, traces d’humidité sur le passe-partout).
Signé, daté, titré et situé au dos.
Dim. à vue : Haut. : 53,5 cm – Larg. : 39 cm
On joint :
Portrait de femme, 1954.
Crayon sur papier contrecollé sur carton, signé et daté en bas à gauche (papier légèrement gondolé, traces d’humidité sur le passe-partout).
Dim. à vue : Haut. : 29,5 cm – Larg. : 20,5 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Note : Jusqu’alors enseignant en biologie, Béla Birkàs rompt avec sa carrière universitaire pour se consacrer à la peinture. Ses œuvres, réalisées en Hongrie en 1954, témoignent de la première approche de l’artiste avec l’art lors de sa formation à l’Ecole des Beaux Arts de Budapest. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
Portrait d’homme, 1957.
Fusain sur papier calque collé aux angles sur carton, signé, daté et situé « Kent. U.S.A. » en bas à droite.
Haut. : 37 cm – Larg. : 28,5 cm
On joint :
Etude de portraits.
Sanguine sur papier calque scotché aux angles sur feuille cartonnée, signée, datée et située « Kent. » en haut à droite.
Dim. à vue : Haut. : 39 cm – Larg. : 29 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Note : Béla Birkàs s’installe aux Etats-Unis pour suivre une formation académique grâce à une bourse d’études à la Kent State University dans l’Ohio, où il remporte un prix de dessin en 1957. Devenu élève au Museum of Fine Arts School à Boston, il continue son parcours dans le figuratif jusqu’à la fin des années ’50. C’est à cette période que nous pouvons attribuer la réalisation de la plupart des fusains et des sanguines sur papier. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
Etude de portrait d’homme, 1957.
Fusain sur papier calque collé aux angles sur carton, signé, daté et situé « Kent. U.S.A. » en haut à droite (piqûres, petite déchirure).
Haut. : 55 cm – Larg. : 44 cm
On joint:
– Etude de portrait d’homme.
Sanguine sur papier calque scotché aux angles sur papier (petites déchirures).
Haut. : 60 cm – Larg. : 47 cm
-Portrait en style cubiste.
Sanguine et fusain sur papier monogrammée en bas à droite (déchirures, taches).
Haut. : 61 cm – Larg. : 45,5 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Note : Béla Birkàs s’installe aux Etats-Unis pour suivre une formation académique grâce à une bourse d’études à la Kent State University dans l’Ohio, où il remporte un prix de dessin en 1957. Devenu élève au Museum of Fine Arts School à Boston, il continue son parcours dans le figuratif jusqu’à la fin des années ’50. C’est à cette période que nous pouvons attribuer la réalisation de la plupart des fusains et des sanguines sur papier. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
Portrait de femme assise.
Deux fusains sur papier, un collé aux angles sur feuille cartonnée, monogrammés en bas à droite (petites déchirures, piqûres et pliures).
Haut. : de 57,5 à 61 cm – Larg. : 43 à 45,5 cm
On joint:
Portrait de femme aux lunettes.
Fusain sur papier.
Haut. : 42,5 cm – Larg. : 53,5 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Note : Béla Birkàs s’installe aux Etats-Unis pour suivre une formation académique grâce à une bourse d’études à la Kent State University dans l’Ohio, où il remporte un prix de dessin en 1957. Devenu élève au Museum of Fine Arts School à Boston, il continue son parcours dans le figuratif jusqu’à la fin des années ’50. C’est à cette période que nous pouvons attribuer la réalisation de la plupart des fusains et des sanguines sur papier. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
Etude de portraits d’hommes, 1957.
Sanguigne et fusain sur papier calque collé aux angles sur feuille cartonnée, signée, datée et située « Holland U.S.A. » en haut au centre (manques aux coins).
Haut. : 45,5 cm – Larg. : 58 cm
On joint:
Deux portraits d’hommes, un fusain sur papier et une aquarelle et crayon sur papier rehaussée de feutre, les deux scotchés aux angles sur une feuille cartonnée.
Haut. : de 23 à 29 cm – Larg. : de 17,5 à 18,5 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Note : Béla Birkàs s’installe aux Etats-Unis pour suivre une formation académique grâce à une bourse d’études à la Kent State University dans l’Ohio, où il remporte un prix de dessin en 1957. Devenu élève au Museum of Fine Arts School à Boston, il continue son parcours dans le figuratif jusqu’à la fin des années ’50. C’est à cette période que nous pouvons attribuer la réalisation de la plupart des fusains et des sanguines sur papier. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
Portrait de Madame Birkas.
Huile sur toile signée et dedicacée « A Chela […] Birkas » en bas à droite.
Haut. : 61 cm – Larg. : 61 cm
Provenance : Atelier de l’artiste Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
Portrait d’un couple d’amis.
Huile sur toile.
Haut. : 73 cm – Larg. : 92 cm
Provenance : Atelier de l’artiste Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
Etude de portraits.
Sanguine sur papier calque scotché en haut sur papier, signée en haut à droite (petite tache, déchirures).
Haut. : 47,5 cm – Larg. : 60 cm
On joint:
Portrait d’homme.
Fusain sur papier collé aux angles sur feuille cartonnée, signé en haut à droite (pliures dans un coin).
Haut. : 56 cm – Larg. : 44 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Note : Béla Birkàs s’installe aux Etats-Unis pour suivre une formation académique grâce à une bourse d’études à la Kent State University dans l’Ohio, où il remporte un prix de dessin en 1957. Devenu élève au Museum of Fine Arts School à Boston, il continue son parcours dans le figuratif jusqu’à la fin des années ’50. C’est à cette période que nous pouvons attribuer la réalisation de la plupart des fusains et des sanguines sur papier. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
La bataille de San Romano de Paolo Uccello.
Aquarelle, pastel et stylo sur papier collé aux angles sur carton, signée en bas à droite (minuscule déchirure).
Haut. : 15 cm – Larg. : 22,5 cm
On joint trois aquarelles sur papier collé aux angles sur la même feuille cartonnée.
Haut. : de 13 à 16 cm – Larg. : de 20,5 à 24 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Note:En 1962, Béla Birkàs quitte les Etats-Unis pour s’installer à Paris avec sa femme afin de vivre plus profondément sa peinture qu’il sait « européenne ». Fervant amateur et connaisseur de la Renaissance italienne, il s’inspire de ses voyages en Italie pour alimenter son art. C’est devant l’œuvre des grands maîtres tels que Giotto, Paolo Uccello et Piero della Francesca que l’artiste s’initie à l’aquarelle. Nourri de sujets classiques, Béla Birkàs s’émancipe définitivement de la figuration et fait le premier pas de sa transition vers l’abstration figurative. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
Le Jugement dernier de Giotto dans la Chapelle des Scrovegni à Padoue.
Aquarelle sur papier collé sur carton.
Haut. : 21,5 cm – Larg. : 17 cm
On joint :
Trois aquarelles sur papier (dont une collée aux angles sur feuille cartonnée) répresentant deux saints, la Lamentation et un vitrail d’eglise.
Haut. : de 13 à 25 cm – Larg. : de 10,5 à 21 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Note: En 1962, Béla Birkàs quitte les Etats-Unis pour s’installer à Paris avec sa femme afin de vivre plus profondément sa peinture qu’il sait « européenne ». Fervant amateur et connaisseur de la Renaissance italienne, il s’inspire de ses voyages en Italie pour alimenter son art. C’est devant l’œuvre des grands maîtres tels que Giotto, Paolo Uccello et Piero della Francesca que l’artiste s’initie à l’aquarelle. Nourri de sujets classiques, Béla Birkàs s’émancipe définitivement de la figuration et fait le premier pas de sa transition vers l’abstration figurative. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
« La grande bataille I »,1962.
Huile sur toile signée et datée en bas à droite.
Haut. : 130 cm – Larg. : 196 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Exposition :
– Galerie Transposition, Paris, « Birkas Peintures et aquarelles », 8-26 janvier 1965;
– Institut Hongrois de Paris, Paris, « Béla Birkàs. Rétrospective », 25 octobre – 7 novembre 2000.
Note : C’est en 1965 dans la première exposition individuelle de Béla Birkas à la Galerie Transposition à Paris que l’on retrouve “La Grande Bataille”. Cette œuvre emblématique au titre évocateur, peinte en 1962 au retour de ses voyages en Italie, transpose “La bataille de San Romano” de Paolo Uccello à la manière de Béla Birkas. Le tableau qui l’inspire est le panneau central intitulé “Bernardino della Ciarda désarçonné” qui illustre la défaite des siennois contre les florentins. D’un côté le commandant siennois, de l’autre Niccolo da Tolentino qui le désarçonne, au centre une mêlée chaotique de cavaliers, lances et chevaux qu’Uccello, obsédé par la perspective et les détails, traite de façon réaliste.
Bien qu’on discerne le sujet, Béla Birkas retranscript ces éléments en un brillant tumulte d’étendards rouges, de ciel orageux, d’éclaboussures jaunes, créant un espace lumineux autour d’un noyau de formes noires. En reprenant les mots de l’historienne et critique d’art Julia Cserba en 1975, “les deux œuvres ont des liens plutôt spirituels que visuels”.
Mais les sources dans lesquelles l’artiste puise sont multiples et éclectiques. Il emprunte de son passage aux Etats-Unis dans les années ‘50 la touche expressionniste qu’il traduit par des taches contrastées et colorées; de ses racines hongroises, il adopte la richesse violente de la musique folklorique tzigane, qu’il transcrit par des mouvements et un dynamisme certain, suggérés par l’opposition des lignes verticales et horizontales, des coups de pinceau larges et des gouttes de couleur juste esquissées.
Malgré l’absence de dessin, la bataille est évoquée avec une force irrésistible et vivante. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
L’église de Santa Maria Novella à Florence, 1963.
Aquarelle sur papier collé aux angles sur carton, signée, datée et située « Firenze » en bas à droite.
Haut. : 10,5 cm – Larg. : 25 cm
On joint deux acquarelles sur papier collé sur carton dont une signée, datée et située « 63 Firenze » en bas à droite.
Haut. : de 12,5 à 13 cm – Larg. : de 15,5 à 18,5 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Note:En 1962, Béla Birkàs quitte les Etats-Unis pour s’installer à Paris avec sa femme afin de vivre plus profondément sa peinture qu’il sait « européenne ». Fervant amateur et connaisseur de la Renaissance italienne, il s’inspire de ses voyages en Italie pour alimenter son art. C’est devant l’œuvre des grands maîtres tels que Giotto, Paolo Uccello et Piero della Francesca que l’artiste s’initie à l’aquarelle. Nourri de sujets classiques, Béla Birkàs s’émancipe définitivement de la figuration et fait le premier pas de sa transition vers l’abstration figurative. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
« La grande bataille II ».
Huile sur toile signée en bas à droite.
Haut. : 130 cm – Larg. : 195 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Exposition : Institut Hongrois de Paris, Paris, « Béla Birkàs. Rétrospective », 25 octobre – 7 novembre 2000.
Note : Poursuivant son chemin entre la figuration et l’abstraction, Béla Birkàs revient aux sources de ses inspirations et représente “La Grande Bataille II” dans une nouvelle version du tableau d’Uccello. Dans la seconde moitié des années ‘60, son mode de fonctionnement varie, l’artiste s’engage dans de nombreuses voies d’exploration pour élargir sa gamme picturale. Ici, il pousse la synthétisation des éléments en les réduisant à des formes géométriques, les taches colorées utilisées dans la première version de l’œuvre sont désormais inscrites dans des contours noirs. Le dynamisme de la scène d’origine se concentre au milieu de la toile, on y retrouve un centre gris entouré d’éléments colorés et lumineux nous laissant deviner lances, étendards et chevaux. Cette œuvre témoigne de la façon de penser de Birkas à cette époque. « L’abstrait est tombé dans une impasse. Aujourd’hui, c’est le style académique, la convention qu’un artiste doit reprendre. L’abstrait a développé une technique spectaculaire, mais il ne fournit rien, il laisse le spectateur seul”. De l’art abstrait, il nie “son vide et son non-sens” mais lui emprunte la liberté formelle, cherchant à peindre les émotions et les pensées humaines à travers des couleurs vives. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
« Marché de poissons », 1962.
Huile sur toile signée, datée et située « Paris » en bas à droite.
Haut. : 60 cm – Larg. : 92 cm
Provenance : Atelier de l’artiste Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
« Surprise ».
Huile sur toile clouée sur panneau de bois (légers manques).
Haut. : 70 cm – Larg. : 104 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Note : Les cercles colorés et les formes fluides qu’emploie Béla Birkàs dans ses tableaux ne sont pas sans nous rappeler les éléments ludiques et oniriques que l’on retrouve souvent dans les œuvres de Roberto Matta (1911-2002) et Joan Miro (1893-1983).
En effet, ces trois artistes, bien que distincts par leurs styles et leurs parcours individuels, partagent une fascination commune pour l’exploration des profondeurs de l’inconscient et de l’imaginaire à travers la création artistique. Ils s’inspirent des formes organiques du monde naturel, les transformant en éléments visuels uniques et parfois étranges. Ces formes biomorphiques, présentes dans les peintures de Béla Birkàs, évoquent les créatures fantastiques et les paysages oniriques de Matta et les pictogrammes énigmatiques de Miró.
L’utilisation de structures architecturales futuristes chez Matta trouve un écho dans les compositions géométriques et les lignes structurées présentes dans certaines œuvres de notre artiste. L’exploration du cosmos, thème récurrent chez Matta, se retrouve dans l’utilisation de formes circulaires chez Béla Birkàs, évoquant l’idée d’un univers infini et mystérieux.
La spontanéité et le caractère ludique des œuvres de Miró se retrouvent dans l’approche intuitive et expressive de Béla Birkàs. L’utilisation de symboles et d’icônes chez Miró est comparable à la création d’un langage visuel unique par notre artiste dans ses compositions. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
Sans titre.
Gouache, pastel et fusain sur papier d’Arches signée en bas à droite (déchirure).
Haut. : 76 cm – Larg. : 56 cm
On joint l’affiche de l’exposition personnelle du juin 1973 à la Galerie Seiquer de Madrid où probablement l’œuvre a été exposée (déchirures, traces d’humidité). Il s’agit de la dernière exposition avant le déces de l’artiste.
Provenance : Atelier de l’artiste Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
Esquisse préparatoire pour « Guernica du Vietnam ».
Huile sur panneau de bois OSB (traces l’humidité sur le bois au dos).
Haut. : 52 cm – Larg. : 139 cm
Provenance : Atelier de l’artiste Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
« Guernica du Vietnam », 1972-1973.
Huile sur toile (enfoncements, manques, toile détendue au centre).
Haut. : 130 cm – Larg. : 392 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Exposition : Institut Hongrois de Paris, Paris, « Béla Birkàs. Rétrospective », 25 octobre – 7 novembre 2000.
Note : En 1972/1973, vers la fin d’un conflit qui a bouleversé le monde entier durant 20 ans, Béla Birkas peint “Guernica du Vietnam”. Cette œuvre monumentale est l’une des plus belles preuves de l’humanisme de l’artiste. “Il ne s’est jamais occupé de la politique, mais la vie avait une valeur tellement importante pour lui, et il aimait les êtres humains avec un cœur tellement pur, qu’il estimait devoir protester avec ses propres moyens contre les horreurs de la guerre au Viêt-Nam”. Birkas cite ouvertement Picasso (qu’il côtoyait d’ailleurs de temps à autres à Montparnasse) dont il se réapproprie le titre, le format et la composition pour en faire une œuvre surréaliste grandiose. A travers les formes abstraites auxquelles l’artiste nous a habitués, il incorpore des symboles pour dénoncer publiquement le scandale du conflit. Sur un fond bleu, on peut voir à gauche les roues dévastatrices d’un tank surmontant le chaos provoqué par la guerre et à droite un cortège composé d’un chien, d’ossements, d’un crâne et de tentacules. L’élément principal en son centre s’apparente à un masque, équipement largement diffusé au Vietnam suite à l’introduction du napalm, gaz meurtrier utilisé comme arme de guerre par les américains. Du masque jaillit deux mains, l’une d’elle tient une bulle verte telle un boulet de canon, l’autre se tourne vers les dégâts générés par le combat. Une coulée rouge sang enveloppant un sexe masculin traduit la violence d’un conflit mené vainement par une puissance étrangère. A l’aube de son décès, Béla Birkas nous laisse en héritage “Guernica du Vietnam” pour éveiller l’être humain sur les ravages de la guerre et célébrer l’importance de la vie. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
Sans titre,1970.
Huile sur toile signée et datée en bas à droite.
Haut. : 193 cm – Larg. : 130 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Note : Les cercles colorés et les formes fluides qu’emploie Béla Birkàs dans ses tableaux ne sont pas sans nous rappeler les éléments ludiques et oniriques que l’on retrouve souvent dans les œuvres de Roberto Matta (1911-2002) et Joan Miro (1893-1983).
En effet, ces trois artistes, bien que distincts par leurs styles et leurs parcours individuels, partagent une fascination commune pour l’exploration des profondeurs de l’inconscient et de l’imaginaire à travers la création artistique. Ils s’inspirent des formes organiques du monde naturel, les transformant en éléments visuels uniques et parfois étranges. Ces formes biomorphiques, présentes dans les peintures de Béla Birkàs, évoquent les créatures fantastiques et les paysages oniriques de Matta et les pictogrammes énigmatiques de Miró.
L’utilisation de structures architecturales futuristes chez Matta trouve un écho dans les compositions géométriques et les lignes structurées présentes dans certaines œuvres de notre artiste. L’exploration du cosmos, thème récurrent chez Matta, se retrouve dans l’utilisation de formes circulaires chez Béla Birkàs, évoquant l’idée d’un univers infini et mystérieux.
La spontanéité et le caractère ludique des œuvres de Miró se retrouvent dans l’approche intuitive et expressive de Béla Birkàs. L’utilisation de symboles et d’icônes chez Miró est comparable à la création d’un langage visuel unique par notre artiste dans ses compositions. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
Sans titre.
Huile sur bois.
Haut. : 104 cm – Larg. : 70 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Note : Les cercles colorés et les formes fluides qu’emploie Béla Birkàs dans ses tableaux ne sont pas sans nous rappeler les éléments ludiques et oniriques que l’on retrouve souvent dans les œuvres de Roberto Matta (1911-2002) et Joan Miro (1893-1983).
En effet, ces trois artistes, bien que distincts par leurs styles et leurs parcours individuels, partagent une fascination commune pour l’exploration des profondeurs de l’inconscient et de l’imaginaire à travers la création artistique. Ils s’inspirent des formes organiques du monde naturel, les transformant en éléments visuels uniques et parfois étranges. Ces formes biomorphiques, présentes dans les peintures de Béla Birkàs, évoquent les créatures fantastiques et les paysages oniriques de Matta et les pictogrammes énigmatiques de Miró.
L’utilisation de structures architecturales futuristes chez Matta trouve un écho dans les compositions géométriques et les lignes structurées présentes dans certaines œuvres de notre artiste. L’exploration du cosmos, thème récurrent chez Matta, se retrouve dans l’utilisation de formes circulaires chez Béla Birkàs, évoquant l’idée d’un univers infini et mystérieux.
La spontanéité et le caractère ludique des œuvres de Miró se retrouvent dans l’approche intuitive et expressive de Béla Birkàs. L’utilisation de symboles et d’icônes chez Miró est comparable à la création d’un langage visuel unique par notre artiste dans ses compositions. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
Sans titre, 1973.
Huile sur toile signée et datée au dos.
Haut. : 114 cm – Larg. : 93 cm
Provenance : Atelier de l’artiste Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
« Danse dans le firmement ».
Huile sur toile.
Haut. : 97 cm – Larg. : 133 cm
Provenance : Atelier de l’artiste Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
« Le cirque ».
Huile sur toile signée en bas à droite (manques).
Haut. : 131 cm – Larg. : 163 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Exposition : Institut Hongrois de Paris, Paris, « Béla Birkàs. Rétrospective », 25 octobre – 7 novembre 2000. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
« Arc en ciel », 1972.
Huile sur toile signée et datée en bas à droite et au dos.
Haut. : 46 cm – Larg. : 55 cm
Provenance : Atelier de l’artiste Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
« Flying omnies ».
Huile sur toile (trous, enfoncements)
Haut. : 200 cm – Larg. : 200 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Exposition : Institut Hongrois de Paris, Paris, « Béla Birkàs. Rétrospective », 25 octobre – 7 novembre 2000.
Note : Vers la fin de sa vie, Béla Birkas semble avoir trouvé une convergence entre sa quête scientifique initiale (la biologie) et son amour pour l’art. Le développement fulgurant de l’aéronautique et la perspective d’un monde sans cesse plus vaste ont eu un impact considérable sur l’artiste. C’est surtout dans le film de Stanley Kubrick “2001, l’Odyssée de l’espace” sorti en 1968, que Béla Birkàs trouve son inspiration. Déjà attiré par les sciences naturelles, il commence à peindre des tableaux cosmiques à la fin des années 1960. Nourri par les découvertes scientifiques de l’époque, l’artiste crée son propre répertoire surréaliste : dans ses œuvres de la période, dont “Flying Omnies” en est l’exemple au plus grand format, on retrouve des soucoupes volantes, des planètes et des corps célestes imaginaires flottant dans l’espace pictural.
Cette nouvelle forme expressive révèle non seulement une profonde réflexion sur la place de l’homme dans un monde en pleine expansion mais aussi une forte contamination stylistique avec les autres artistes de l’époque. C’est en effet entre les cafés Le Dôme et La Coupole à Montparnasse, qu’à la table de Béla Birkas se côtoient parmi d’autres Cardenas, Prinner et Giacometti. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
« La danse de Sylphides ».
Huile sur toile.
Haut. : 114 cm – Larg. : 146 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Note : Les cercles colorés et les formes fluides qu’emploie Béla Birkàs dans ses tableaux ne sont pas sans nous rappeler les éléments ludiques et oniriques que l’on retrouve souvent dans les œuvres de Roberto Matta (1911-2002) et Joan Miro (1893-1983).
En effet, ces trois artistes, bien que distincts par leurs styles et leurs parcours individuels, partagent une fascination commune pour l’exploration des profondeurs de l’inconscient et de l’imaginaire à travers la création artistique. Ils s’inspirent des formes organiques du monde naturel, les transformant en éléments visuels uniques et parfois étranges. Ces formes biomorphiques, présentes dans les peintures de Béla Birkàs, évoquent les créatures fantastiques et les paysages oniriques de Matta et les pictogrammes énigmatiques de Miró.
L’utilisation de structures architecturales futuristes chez Matta trouve un écho dans les compositions géométriques et les lignes structurées présentes dans certaines œuvres de notre artiste. L’exploration du cosmos, thème récurrent chez Matta, se retrouve dans l’utilisation de formes circulaires chez Béla Birkàs, évoquant l’idée d’un univers infini et mystérieux.
La spontanéité et le caractère ludique des œuvres de Miró se retrouvent dans l’approche intuitive et expressive de Béla Birkàs. L’utilisation de symboles et d’icônes chez Miró est comparable à la création d’un langage visuel unique par notre artiste dans ses compositions. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
« Voyage vers l’inconnu ».
Huile sur toile clouée sur panneau de bois OSB (manques, traces l’humidité sur le bois au dos).
Haut. : 70 cm – Larg. : 104 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Exposition : Institut Hongrois de Paris, Paris, « Béla Birkàs. Rétrospective », 25 octobre – 7 novembre 2000.
Note : Les cercles colorés et les formes fluides qu’emploie Béla Birkàs dans ses tableaux ne sont pas sans nous rappeler les éléments ludiques et oniriques que l’on retrouve souvent dans les œuvres de Roberto Matta (1911-2002) et Joan Miro (1893-1983).
En effet, ces trois artistes, bien que distincts par leurs styles et leurs parcours individuels, partagent une fascination commune pour l’exploration des profondeurs de l’inconscient et de l’imaginaire à travers la création artistique. Ils s’inspirent des formes organiques du monde naturel, les transformant en éléments visuels uniques et parfois étranges. Ces formes biomorphiques, présentes dans les peintures de Béla Birkàs, évoquent les créatures fantastiques et les paysages oniriques de Matta et les pictogrammes énigmatiques de Miró.
L’utilisation de structures architecturales futuristes chez Matta trouve un écho dans les compositions géométriques et les lignes structurées présentes dans certaines œuvres de notre artiste. L’exploration du cosmos, thème récurrent chez Matta, se retrouve dans l’utilisation de formes circulaires chez Béla Birkàs, évoquant l’idée d’un univers infini et mystérieux.
La spontanéité et le caractère ludique des œuvres de Miró se retrouvent dans l’approche intuitive et expressive de Béla Birkàs. L’utilisation de symboles et d’icônes chez Miró est comparable à la création d’un langage visuel unique par notre artiste dans ses compositions. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
« Une botte dans l’espace ».
Huile sur toile (légers manques).
Haut. : 98 cm – Larg. : 71 cm
Provenance : Atelier de l’artiste Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
Quatre études préparatoires pour « Guernica du Vietnam ».
Gouache, pastel et fusain sur papier (déchirures et pliures aux bords).
Une gouache datée 72 en bas à droite.
Haut. : 37 cm – Larg. : 100 cm
Provenance : Atelier de l’artiste Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
Trois études préparatoires pour « Guernica dU Vietnam », 1970.
Gouache, pastel et fusain sur papier signée et datée 70 en bas à droite (déchirures et pliures aux bords).
Haut. : 37 cm – Larg. : 100 cm
On joint une autre étude préparatoire du même tableau, vers 1970, gouache sur papier (déchirures).
Haut. : 18 cm – Larg. : 82 cm
Provenance : Atelier de l’artiste Voir le lot
Sur les traces des maîtres de la Renaissance italienne
Après une courte période à Paris à l’Académie de Feu, une école dirigée par le sculpteur hongrois Laszlo Szabo, Bélà Birkàs retourne aux Etats-Unis où a lieu en 1961 sa première exposition individuelle à la Dumbarton Gallery de Boston. « D’autres expositions collectives suivent, où il expose aux côtés de Wilfredo Lam, George Grosz, Laszlo Moholy-Nagy, Paul Klee, Vassily Kandinsky, Max Ernst et Marc Chagall », détaillent les commissaires-priseurs. Avec sa femme Chela – dont la vente dévoile un portrait à l’huile – Béla Birkàs quitte définitivement les Etats-Unis en 1962 pour s’installer à Paris, où il fréquente les cafés du quartier Montparnasse, à l’instar de La Coupole et du Dôme. Là, il se lie d’amitié avec Giacometti, Prinner et Cardenas, autant de sculpteurs et peintres avec lesquels il partage la même liberté d’expression. « A cette époque, il effectue de nombreux voyages en Italie, où il est fasciné par les œuvres des grands maîtres de la Renaissance italienne tels que Giotto, Paolo Uccello et Piero della Francesca. » La Chapelle des Scrovegni à Padoue, avec la fresque du Jugement dernier de Giotto, l’église de Santa Maria Novella à Florence, ou encore La Bataille de San Romano de Paolo Uccello lui inspirent une série d’aquarelles marquant les prémisses de sa transition vers l’abstraction figurative. « La Grande Bataille de 1962 remonte à cette époque, un tableau qu’il exposera en 1965 à l’occasion de sa première exposition individuelle à Paris à la Galerie Transposition. »
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
La bataille de San Romano de Paolo Uccello.
Aquarelle, pastel et stylo sur papier collé aux angles sur carton, signée en bas à droite (minuscule déchirure).
Haut. : 15 cm – Larg. : 22,5 cm
On joint trois aquarelles sur papier collé aux angles sur la même feuille cartonnée.
Haut. : de 13 à 16 cm – Larg. : de 20,5 à 24 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Note:En 1962, Béla Birkàs quitte les Etats-Unis pour s’installer à Paris avec sa femme afin de vivre plus profondément sa peinture qu’il sait « européenne ». Fervant amateur et connaisseur de la Renaissance italienne, il s’inspire de ses voyages en Italie pour alimenter son art. C’est devant l’œuvre des grands maîtres tels que Giotto, Paolo Uccello et Piero della Francesca que l’artiste s’initie à l’aquarelle. Nourri de sujets classiques, Béla Birkàs s’émancipe définitivement de la figuration et fait le premier pas de sa transition vers l’abstration figurative. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
« La grande bataille I »,1962.
Huile sur toile signée et datée en bas à droite.
Haut. : 130 cm – Larg. : 196 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Exposition :
– Galerie Transposition, Paris, « Birkas Peintures et aquarelles », 8-26 janvier 1965;
– Institut Hongrois de Paris, Paris, « Béla Birkàs. Rétrospective », 25 octobre – 7 novembre 2000.
Note : C’est en 1965 dans la première exposition individuelle de Béla Birkas à la Galerie Transposition à Paris que l’on retrouve “La Grande Bataille”. Cette œuvre emblématique au titre évocateur, peinte en 1962 au retour de ses voyages en Italie, transpose “La bataille de San Romano” de Paolo Uccello à la manière de Béla Birkas. Le tableau qui l’inspire est le panneau central intitulé “Bernardino della Ciarda désarçonné” qui illustre la défaite des siennois contre les florentins. D’un côté le commandant siennois, de l’autre Niccolo da Tolentino qui le désarçonne, au centre une mêlée chaotique de cavaliers, lances et chevaux qu’Uccello, obsédé par la perspective et les détails, traite de façon réaliste.
Bien qu’on discerne le sujet, Béla Birkas retranscript ces éléments en un brillant tumulte d’étendards rouges, de ciel orageux, d’éclaboussures jaunes, créant un espace lumineux autour d’un noyau de formes noires. En reprenant les mots de l’historienne et critique d’art Julia Cserba en 1975, “les deux œuvres ont des liens plutôt spirituels que visuels”.
Mais les sources dans lesquelles l’artiste puise sont multiples et éclectiques. Il emprunte de son passage aux Etats-Unis dans les années ‘50 la touche expressionniste qu’il traduit par des taches contrastées et colorées; de ses racines hongroises, il adopte la richesse violente de la musique folklorique tzigane, qu’il transcrit par des mouvements et un dynamisme certain, suggérés par l’opposition des lignes verticales et horizontales, des coups de pinceau larges et des gouttes de couleur juste esquissées.
Malgré l’absence de dessin, la bataille est évoquée avec une force irrésistible et vivante. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
Le Jugement dernier de Giotto dans la Chapelle des Scrovegni à Padoue.
Aquarelle sur papier collé sur carton.
Haut. : 21,5 cm – Larg. : 17 cm
On joint :
Trois aquarelles sur papier (dont une collée aux angles sur feuille cartonnée) répresentant deux saints, la Lamentation et un vitrail d’eglise.
Haut. : de 13 à 25 cm – Larg. : de 10,5 à 21 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Note: En 1962, Béla Birkàs quitte les Etats-Unis pour s’installer à Paris avec sa femme afin de vivre plus profondément sa peinture qu’il sait « européenne ». Fervant amateur et connaisseur de la Renaissance italienne, il s’inspire de ses voyages en Italie pour alimenter son art. C’est devant l’œuvre des grands maîtres tels que Giotto, Paolo Uccello et Piero della Francesca que l’artiste s’initie à l’aquarelle. Nourri de sujets classiques, Béla Birkàs s’émancipe définitivement de la figuration et fait le premier pas de sa transition vers l’abstration figurative. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
L’église de Santa Maria Novella à Florence, 1963.
Aquarelle sur papier collé aux angles sur carton, signée, datée et située « Firenze » en bas à droite.
Haut. : 10,5 cm – Larg. : 25 cm
On joint deux acquarelles sur papier collé sur carton dont une signée, datée et située « 63 Firenze » en bas à droite.
Haut. : de 12,5 à 13 cm – Larg. : de 15,5 à 18,5 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Note:En 1962, Béla Birkàs quitte les Etats-Unis pour s’installer à Paris avec sa femme afin de vivre plus profondément sa peinture qu’il sait « européenne ». Fervant amateur et connaisseur de la Renaissance italienne, il s’inspire de ses voyages en Italie pour alimenter son art. C’est devant l’œuvre des grands maîtres tels que Giotto, Paolo Uccello et Piero della Francesca que l’artiste s’initie à l’aquarelle. Nourri de sujets classiques, Béla Birkàs s’émancipe définitivement de la figuration et fait le premier pas de sa transition vers l’abstration figurative. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
« La grande bataille II ».
Huile sur toile signée en bas à droite.
Haut. : 130 cm – Larg. : 195 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Exposition : Institut Hongrois de Paris, Paris, « Béla Birkàs. Rétrospective », 25 octobre – 7 novembre 2000.
Note : Poursuivant son chemin entre la figuration et l’abstraction, Béla Birkàs revient aux sources de ses inspirations et représente “La Grande Bataille II” dans une nouvelle version du tableau d’Uccello. Dans la seconde moitié des années ‘60, son mode de fonctionnement varie, l’artiste s’engage dans de nombreuses voies d’exploration pour élargir sa gamme picturale. Ici, il pousse la synthétisation des éléments en les réduisant à des formes géométriques, les taches colorées utilisées dans la première version de l’œuvre sont désormais inscrites dans des contours noirs. Le dynamisme de la scène d’origine se concentre au milieu de la toile, on y retrouve un centre gris entouré d’éléments colorés et lumineux nous laissant deviner lances, étendards et chevaux. Cette œuvre témoigne de la façon de penser de Birkas à cette époque. « L’abstrait est tombé dans une impasse. Aujourd’hui, c’est le style académique, la convention qu’un artiste doit reprendre. L’abstrait a développé une technique spectaculaire, mais il ne fournit rien, il laisse le spectateur seul”. De l’art abstrait, il nie “son vide et son non-sens” mais lui emprunte la liberté formelle, cherchant à peindre les émotions et les pensées humaines à travers des couleurs vives. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
« La danse de Sylphides ».
Huile sur toile.
Haut. : 114 cm – Larg. : 146 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Note : Les cercles colorés et les formes fluides qu’emploie Béla Birkàs dans ses tableaux ne sont pas sans nous rappeler les éléments ludiques et oniriques que l’on retrouve souvent dans les œuvres de Roberto Matta (1911-2002) et Joan Miro (1893-1983).
En effet, ces trois artistes, bien que distincts par leurs styles et leurs parcours individuels, partagent une fascination commune pour l’exploration des profondeurs de l’inconscient et de l’imaginaire à travers la création artistique. Ils s’inspirent des formes organiques du monde naturel, les transformant en éléments visuels uniques et parfois étranges. Ces formes biomorphiques, présentes dans les peintures de Béla Birkàs, évoquent les créatures fantastiques et les paysages oniriques de Matta et les pictogrammes énigmatiques de Miró.
L’utilisation de structures architecturales futuristes chez Matta trouve un écho dans les compositions géométriques et les lignes structurées présentes dans certaines œuvres de notre artiste. L’exploration du cosmos, thème récurrent chez Matta, se retrouve dans l’utilisation de formes circulaires chez Béla Birkàs, évoquant l’idée d’un univers infini et mystérieux.
La spontanéité et le caractère ludique des œuvres de Miró se retrouvent dans l’approche intuitive et expressive de Béla Birkàs. L’utilisation de symboles et d’icônes chez Miró est comparable à la création d’un langage visuel unique par notre artiste dans ses compositions. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
« Arc en ciel », 1972.
Huile sur toile signée et datée en bas à droite et au dos.
Haut. : 46 cm – Larg. : 55 cm
Provenance : Atelier de l’artiste Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
« Voyage vers l’inconnu ».
Huile sur toile clouée sur panneau de bois OSB (manques, traces l’humidité sur le bois au dos).
Haut. : 70 cm – Larg. : 104 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Exposition : Institut Hongrois de Paris, Paris, « Béla Birkàs. Rétrospective », 25 octobre – 7 novembre 2000.
Note : Les cercles colorés et les formes fluides qu’emploie Béla Birkàs dans ses tableaux ne sont pas sans nous rappeler les éléments ludiques et oniriques que l’on retrouve souvent dans les œuvres de Roberto Matta (1911-2002) et Joan Miro (1893-1983).
En effet, ces trois artistes, bien que distincts par leurs styles et leurs parcours individuels, partagent une fascination commune pour l’exploration des profondeurs de l’inconscient et de l’imaginaire à travers la création artistique. Ils s’inspirent des formes organiques du monde naturel, les transformant en éléments visuels uniques et parfois étranges. Ces formes biomorphiques, présentes dans les peintures de Béla Birkàs, évoquent les créatures fantastiques et les paysages oniriques de Matta et les pictogrammes énigmatiques de Miró.
L’utilisation de structures architecturales futuristes chez Matta trouve un écho dans les compositions géométriques et les lignes structurées présentes dans certaines œuvres de notre artiste. L’exploration du cosmos, thème récurrent chez Matta, se retrouve dans l’utilisation de formes circulaires chez Béla Birkàs, évoquant l’idée d’un univers infini et mystérieux.
La spontanéité et le caractère ludique des œuvres de Miró se retrouvent dans l’approche intuitive et expressive de Béla Birkàs. L’utilisation de symboles et d’icônes chez Miró est comparable à la création d’un langage visuel unique par notre artiste dans ses compositions. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
« Surprise ».
Huile sur toile clouée sur panneau de bois (légers manques).
Haut. : 70 cm – Larg. : 104 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Note : Les cercles colorés et les formes fluides qu’emploie Béla Birkàs dans ses tableaux ne sont pas sans nous rappeler les éléments ludiques et oniriques que l’on retrouve souvent dans les œuvres de Roberto Matta (1911-2002) et Joan Miro (1893-1983).
En effet, ces trois artistes, bien que distincts par leurs styles et leurs parcours individuels, partagent une fascination commune pour l’exploration des profondeurs de l’inconscient et de l’imaginaire à travers la création artistique. Ils s’inspirent des formes organiques du monde naturel, les transformant en éléments visuels uniques et parfois étranges. Ces formes biomorphiques, présentes dans les peintures de Béla Birkàs, évoquent les créatures fantastiques et les paysages oniriques de Matta et les pictogrammes énigmatiques de Miró.
L’utilisation de structures architecturales futuristes chez Matta trouve un écho dans les compositions géométriques et les lignes structurées présentes dans certaines œuvres de notre artiste. L’exploration du cosmos, thème récurrent chez Matta, se retrouve dans l’utilisation de formes circulaires chez Béla Birkàs, évoquant l’idée d’un univers infini et mystérieux.
La spontanéité et le caractère ludique des œuvres de Miró se retrouvent dans l’approche intuitive et expressive de Béla Birkàs. L’utilisation de symboles et d’icônes chez Miró est comparable à la création d’un langage visuel unique par notre artiste dans ses compositions. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
« Flying omnies ».
Huile sur toile (trous, enfoncements)
Haut. : 200 cm – Larg. : 200 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Exposition : Institut Hongrois de Paris, Paris, « Béla Birkàs. Rétrospective », 25 octobre – 7 novembre 2000.
Note : Vers la fin de sa vie, Béla Birkas semble avoir trouvé une convergence entre sa quête scientifique initiale (la biologie) et son amour pour l’art. Le développement fulgurant de l’aéronautique et la perspective d’un monde sans cesse plus vaste ont eu un impact considérable sur l’artiste. C’est surtout dans le film de Stanley Kubrick “2001, l’Odyssée de l’espace” sorti en 1968, que Béla Birkàs trouve son inspiration. Déjà attiré par les sciences naturelles, il commence à peindre des tableaux cosmiques à la fin des années 1960. Nourri par les découvertes scientifiques de l’époque, l’artiste crée son propre répertoire surréaliste : dans ses œuvres de la période, dont “Flying Omnies” en est l’exemple au plus grand format, on retrouve des soucoupes volantes, des planètes et des corps célestes imaginaires flottant dans l’espace pictural.
Cette nouvelle forme expressive révèle non seulement une profonde réflexion sur la place de l’homme dans un monde en pleine expansion mais aussi une forte contamination stylistique avec les autres artistes de l’époque. C’est en effet entre les cafés Le Dôme et La Coupole à Montparnasse, qu’à la table de Béla Birkas se côtoient parmi d’autres Cardenas, Prinner et Giacometti. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
« Marché de poissons », 1962.
Huile sur toile signée, datée et située « Paris » en bas à droite.
Haut. : 60 cm – Larg. : 92 cm
Provenance : Atelier de l’artiste Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
« Le cirque ».
Huile sur toile signée en bas à droite (manques).
Haut. : 131 cm – Larg. : 163 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Exposition : Institut Hongrois de Paris, Paris, « Béla Birkàs. Rétrospective », 25 octobre – 7 novembre 2000. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
« Danse dans le firmement ».
Huile sur toile.
Haut. : 97 cm – Larg. : 133 cm
Provenance : Atelier de l’artiste Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
Sans titre, 1973.
Huile sur toile signée et datée au dos.
Haut. : 114 cm – Larg. : 93 cm
Provenance : Atelier de l’artiste Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
Sans titre.
Huile sur bois.
Haut. : 104 cm – Larg. : 70 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Note : Les cercles colorés et les formes fluides qu’emploie Béla Birkàs dans ses tableaux ne sont pas sans nous rappeler les éléments ludiques et oniriques que l’on retrouve souvent dans les œuvres de Roberto Matta (1911-2002) et Joan Miro (1893-1983).
En effet, ces trois artistes, bien que distincts par leurs styles et leurs parcours individuels, partagent une fascination commune pour l’exploration des profondeurs de l’inconscient et de l’imaginaire à travers la création artistique. Ils s’inspirent des formes organiques du monde naturel, les transformant en éléments visuels uniques et parfois étranges. Ces formes biomorphiques, présentes dans les peintures de Béla Birkàs, évoquent les créatures fantastiques et les paysages oniriques de Matta et les pictogrammes énigmatiques de Miró.
L’utilisation de structures architecturales futuristes chez Matta trouve un écho dans les compositions géométriques et les lignes structurées présentes dans certaines œuvres de notre artiste. L’exploration du cosmos, thème récurrent chez Matta, se retrouve dans l’utilisation de formes circulaires chez Béla Birkàs, évoquant l’idée d’un univers infini et mystérieux.
La spontanéité et le caractère ludique des œuvres de Miró se retrouvent dans l’approche intuitive et expressive de Béla Birkàs. L’utilisation de symboles et d’icônes chez Miró est comparable à la création d’un langage visuel unique par notre artiste dans ses compositions. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
Sans titre,1970.
Huile sur toile signée et datée en bas à droite.
Haut. : 193 cm – Larg. : 130 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Note : Les cercles colorés et les formes fluides qu’emploie Béla Birkàs dans ses tableaux ne sont pas sans nous rappeler les éléments ludiques et oniriques que l’on retrouve souvent dans les œuvres de Roberto Matta (1911-2002) et Joan Miro (1893-1983).
En effet, ces trois artistes, bien que distincts par leurs styles et leurs parcours individuels, partagent une fascination commune pour l’exploration des profondeurs de l’inconscient et de l’imaginaire à travers la création artistique. Ils s’inspirent des formes organiques du monde naturel, les transformant en éléments visuels uniques et parfois étranges. Ces formes biomorphiques, présentes dans les peintures de Béla Birkàs, évoquent les créatures fantastiques et les paysages oniriques de Matta et les pictogrammes énigmatiques de Miró.
L’utilisation de structures architecturales futuristes chez Matta trouve un écho dans les compositions géométriques et les lignes structurées présentes dans certaines œuvres de notre artiste. L’exploration du cosmos, thème récurrent chez Matta, se retrouve dans l’utilisation de formes circulaires chez Béla Birkàs, évoquant l’idée d’un univers infini et mystérieux.
La spontanéité et le caractère ludique des œuvres de Miró se retrouvent dans l’approche intuitive et expressive de Béla Birkàs. L’utilisation de symboles et d’icônes chez Miró est comparable à la création d’un langage visuel unique par notre artiste dans ses compositions. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
« Guernica du Vietnam », 1972-1973.
Huile sur toile (enfoncements, manques, toile détendue au centre).
Haut. : 130 cm – Larg. : 392 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Exposition : Institut Hongrois de Paris, Paris, « Béla Birkàs. Rétrospective », 25 octobre – 7 novembre 2000.
Note : En 1972/1973, vers la fin d’un conflit qui a bouleversé le monde entier durant 20 ans, Béla Birkas peint “Guernica du Vietnam”. Cette œuvre monumentale est l’une des plus belles preuves de l’humanisme de l’artiste. “Il ne s’est jamais occupé de la politique, mais la vie avait une valeur tellement importante pour lui, et il aimait les êtres humains avec un cœur tellement pur, qu’il estimait devoir protester avec ses propres moyens contre les horreurs de la guerre au Viêt-Nam”. Birkas cite ouvertement Picasso (qu’il côtoyait d’ailleurs de temps à autres à Montparnasse) dont il se réapproprie le titre, le format et la composition pour en faire une œuvre surréaliste grandiose. A travers les formes abstraites auxquelles l’artiste nous a habitués, il incorpore des symboles pour dénoncer publiquement le scandale du conflit. Sur un fond bleu, on peut voir à gauche les roues dévastatrices d’un tank surmontant le chaos provoqué par la guerre et à droite un cortège composé d’un chien, d’ossements, d’un crâne et de tentacules. L’élément principal en son centre s’apparente à un masque, équipement largement diffusé au Vietnam suite à l’introduction du napalm, gaz meurtrier utilisé comme arme de guerre par les américains. Du masque jaillit deux mains, l’une d’elle tient une bulle verte telle un boulet de canon, l’autre se tourne vers les dégâts générés par le combat. Une coulée rouge sang enveloppant un sexe masculin traduit la violence d’un conflit mené vainement par une puissance étrangère. A l’aube de son décès, Béla Birkas nous laisse en héritage “Guernica du Vietnam” pour éveiller l’être humain sur les ravages de la guerre et célébrer l’importance de la vie. Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
Esquisse préparatoire pour « Guernica du Vietnam ».
Huile sur panneau de bois OSB (traces l’humidité sur le bois au dos).
Haut. : 52 cm – Larg. : 139 cm
Provenance : Atelier de l’artiste Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
Quatre études préparatoires pour « Guernica du Vietnam ».
Gouache, pastel et fusain sur papier (déchirures et pliures aux bords).
Une gouache datée 72 en bas à droite.
Haut. : 37 cm – Larg. : 100 cm
Provenance : Atelier de l’artiste Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
Trois études préparatoires pour « Guernica dU Vietnam », 1970.
Gouache, pastel et fusain sur papier signée et datée 70 en bas à droite (déchirures et pliures aux bords).
Haut. : 37 cm – Larg. : 100 cm
On joint une autre étude préparatoire du même tableau, vers 1970, gouache sur papier (déchirures).
Haut. : 18 cm – Larg. : 82 cm
Provenance : Atelier de l’artiste Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
Sans titre.
Gouache, pastel et fusain sur papier d’Arches signée en bas à droite (déchirure).
Haut. : 76 cm – Larg. : 56 cm
On joint l’affiche de l’exposition personnelle du juin 1973 à la Galerie Seiquer de Madrid où probablement l’œuvre a été exposée (déchirures, traces d’humidité). Il s’agit de la dernière exposition avant le déces de l’artiste.
Provenance : Atelier de l’artiste Voir le lot
Par Guillaume LE FLOC’H SVV à Saint-Cloud le 26/09/2024 : Béla BIRKAS (1929-1973).
« Une botte dans l’espace ».
Huile sur toile (légers manques).
Haut. : 98 cm – Larg. : 71 cm
Provenance : Atelier de l’artiste Voir le lot
Un Nouveau Réalisme, à mi-chemin entre la figuration et l’abstraction
A mesure que les expositions se succèdent, de Paris à Milan, Bruxelles et Budapest, Béla Birkàs délaisse les taches expressionnistes qui caractérisaient sa première période abstraite, et réintègre des éléments figuratifs suggérant des personnages, objets ou animaux au gré de formes géométriques ou biomorphiques. « Les cercles colorés et les formes fluides qu’il emploie dans ses tableaux ne sont pas sans nous rappeler les éléments ludiques et oniriques que l’on retrouve dans les œuvres de Robert Matta et Joan Miró. » Partageant une même palette de couleurs vives, les peintures de Birkàs évoquent tour à tour les paysages oniriques de Matta et les pictogrammes énigmatiques de Miró. « Obsédé par un art basé sur la réflexion, Béla Birkàs n’apprécie pas l’art abstrait en tant que tel : il en prend le langage formel, mais en refuse le caractère « vide » et « inutile ». De cette recherche d’équilibre entre la liberté technique de l’abstraction et la volonté de raconter les pensées et les sentiments humains naissent les tableaux de la dernière période tels que Flying Omnies et Guernica du Vietnam.A travers des couleurs vives intensément affrontées et des images parfois cauchemardesques, l’artiste se compte parmi ceux que Jeanne Bessière définit comme les promoteurs d’un « Nouveau Réalisme », un art qui saisit le battement secret de la vie. » La Galerie Seiquer de Madrid lui consacre sa dernière exposition individuelle en juin 1973, deux mois avant sa mort à Paris où, en 2000, l’Institut hongrois lui rendra un vibrant hommage à l’occasion d’une rétrospective constituée de la collection de sa veuve.